mardi 18 octobre 2022
| Juridiction | Tribunal Administratif de Lyon |
| Section | Tribunal Administratif de Lyon |
| N° Dossier | TA69-2104218 |
| Type | Décision |
| Recours | Excès de pouvoir |
| Publication | C |
| Formation | 5ème chambre |
| Avocat requérant | GILLIOEN |
Vu la procédure suivante :
Par une requête, enregistrée le 4 juin 2021, M. B A, représenté par Me Gillioen, demande au tribunal :
1°) d'annuler la décision implicite, née le 26 avril 2021, par laquelle le préfet du Rhône lui a refusé le bénéfice du regroupement familial pour son épouse et leur fille mineure ;
2°) d'enjoindre au préfet du Rhône d'admettre son épouse et sa fille au bénéfice du regroupement familial dans le délai de quinze jours à compter de la notification du jugement à intervenir, sous astreinte de 100 euros par jour de retard, ou à tout le moins, de procéder au réexamen de sa situation, dans les mêmes conditions de délai et d'astreinte ;
3°) de mettre à la charge de l'Etat le versement, à son conseil, d'une somme de 1 200 euros sur le fondement des dispositions de l'article L. 761-1 du code de justice administrative et de l'article 37 de la loi n° 91-647 du 10 juillet 1991, à charge pour Me Gillioen de renoncer au bénéfice de l'aide juridictionnelle.
M. A soutient que :
- la décision implicite a été prise à l'issue d'une procédure irrégulière, faute pour le préfet d'avoir recueilli l'avis du maire de sa commune de résidence et d'avoir saisi l'Office français de l'immigration et de l'intégration ;
- il remplit les conditions de ressources et de logement pour bénéficier d'une mesure de regroupement familial au profit de son épouse et de leur fille, de sorte que l'autorité administrative a entaché sur ce point sa décision d'une erreur de droit et d'une erreur d'appréciation ;
- le préfet a méconnu les stipulations de l'article 5 de l'accord franco-marocain du 9 octobre 1987 et les dispositions des articles L. 411-1, R. 411-4 et R. 411-5 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile ;
- la décision implicite porte une atteinte excessive à son droit au respect de sa vie privée et familiale, en méconnaissance de l'article 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales, et est entachée d'une erreur manifeste d'appréciation ;
- la décision méconnaît également l'intérêt supérieur de son enfant.
Par un mémoire en défense, enregistré le 30 septembre 2022, le préfet du Rhône conclut à ce que le tribunal prononce un non-lieu à statuer sur la requête.
Il fait valoir qu'il a délivré au requérant l'autorisation demandée par une décision du 8 avril 2022.
Vu les autres pièces du dossier ;
Vu le code de justice administrative.
La présidente de la formation de jugement a dispensé le rapporteur public, sur sa proposition, de prononcer des conclusions à l'audience.
Les parties ont été régulièrement averties du jour de l'audience.
A été entendu au cours de l'audience publique le rapport de M. Habchi, premier conseiller.
Considérant ce qui suit :
1. M. A, ressortissant marocain né le 25 mars 1989, est entré régulièrement en France afin d'y exercer un emploi d'ingénieur d'études. Titulaire d'une carte de séjour pluriannuelle délivrée le 9 juillet 2020 par le préfet du Rhône, valable jusqu'au 8 juillet 2024, il a sollicité le 26 octobre 2020 le bénéfice du regroupement familial pour son épouse et leur fille née le 2 mars 2017, toutes deux de nationalité marocaine, et résidant au Maroc. En l'absence de réponse à sa demande de regroupement familial, une décision implicite de rejet est née du silence gardé par le préfet du Rhône, le 26 avril 2021. M. A demande au tribunal d'annuler cette décision.
Sur les conclusions à fin d'annulation et d'injonction :
2. Il ressort des pièces du dossier, ainsi que le fait valoir le préfet du Rhône dans son mémoire en défense du 30 septembre 2022, que le bénéfice du regroupement familial a été accordé en faveur de l'épouse de M. A et de sa fille par une décision du 8 avril 2022. Dès lors, les conclusions à fin d'annulation dirigées contre le refus implicite du préfet du Rhône sont devenues sans objet. Il n'y a donc plus lieu d'y statuer. Par voie de conséquence, les conclusions à fin d'injonction sous astreinte de la requête doivent également être rejetées.
Sur les frais liés au litige :
3. Dans les circonstances de l'espèce, il y a lieu de faire application des dispositions de l'article L. 761-1 du code de justice administrative, et de mettre à la charge de l'Etat la somme de 1 000 euros au titre des frais exposés par le requérant et non compris dans les dépens.
D E C I D E :
Article 1er : Il n'y a plus lieu de statuer sur les conclusions à fin d'annulation et d'injonction présentées par M. A.
Article 2 : L'Etat versera à M. A la somme de 1 000 euros (mille euros) au titre des dispositions de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
Article 3 : Le surplus des conclusions de la requête est rejeté.
Article 4 : Le présent jugement sera notifié à M. B A et au préfet du Rhône.
Délibéré après l'audience du 4 octobre 2022 à laquelle siégeaient :
Mme Vaccaro-Planchet, présidente,
M. Habchi, premier conseiller,
Mme Soubié, première conseillère.
Rendu public par mise à disposition au greffe le 18 octobre 2022.
Le rapporteur,
H. Habchi
La présidente,
V. Vaccaro-Planchet
La greffière,
C. Delmas
La République mande et ordonne au préfet du Rhône en ce qui le concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.
Pour expédition,
Un greffier,
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608292
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. A... contre l'arrêté du préfet des Hautes-Alpes du 5 mai 2026 prolongeant son assignation à résidence. Le requérant invoquait une atteinte disproportionnée à sa liberté d'aller et venir et une méconnaissance de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et de l'article 3-1 de la Convention internationale des droits de l'enfant. Le tribunal a jugé que les contraintes horaires imposées (présence au domicile de 14h à 17h) n'étaient pas disproportionnées, faute de preuves suffisantes de leur incompatibilité avec le suivi scolaire de sa belle-fille. La décision s'appuie sur les articles L. 731-1 et R. 733-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608430
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant égyptien, contestant un arrêté préfectoral du 14 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. La juridiction a estimé que l'arrêté était suffisamment motivé et ne méconnaissait pas les articles L. 612-6 et L. 612-10 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA), le préfet ayant examiné les critères légaux. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, y compris la demande d'aide juridictionnelle provisoire et de communication du dossier.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608432
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant sénégalais, contestant un arrêté préfectoral du 15 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. Le tribunal a jugé que l'arrêté était suffisamment motivé et que la situation personnelle du requérant avait été examinée, notamment son maintien irrégulier après expiration de son visa. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, sur la base des articles L. 613-1, L. 612-2, L. 612-6 et L. 721-4 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2607881
Le Tribunal administratif de Marseille, statuant en référé sur le fondement de l’article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de suspension de l’arrêté du sous-préfet d’Istres du 7 avril 2026 mettant en demeure M. et Mme A... de quitter leur logement à Vitrolles. La requête a été jugée irrecevable car elle n’était pas accompagnée de la copie intégrale de la décision contestée, en méconnaissance des exigences procédurales. En conséquence, le juge a appliqué l’article L. 522-3 du même code pour rejeter la requête sans instruction ni audience, et a refusé l’admission provisoire à l’aide juridictionnelle.
01/06/2026