vendredi 7 octobre 2022
| Juridiction | Tribunal Administratif de Lyon |
| Section | Tribunal Administratif de Lyon |
| N° Dossier | TA69-2104884 |
| Type | Décision |
| Recours | Excès de pouvoir |
| Publication | C |
| Formation | 9ème chambre |
| Avocat requérant | SELARL JEAN-PIERRE & WALGENWITZ AVOCATS ASSOCIES |
Vu la procédure suivante :
Par une requête et deux mémoires enregistrés respectivement les 17 juin 2021, 31 octobre 2021, 20 janvier 2022 sous le n° 2104884, M. B C demande au tribunal :
1°) d'annuler la décision du 13 décembre 2017 par laquelle la directrice générale des Hospices civils de Lyon (HCL) l'a placé en disponibilité d'office sans traitement pour raison de santé pour la période du 15 septembre 2017 au 14 mars 2018 ;
2°) d'enjoindre aux Hospices civils de Lyon de procéder à la reconstitution de sa carrière pour la période du 15 septembre 2017 à la date de son placement en disponibilité pour convenances personnelles ;
3°) d'enjoindre aux Hospices civils de Lyon de procéder au versement des salaires qu'il aurait dû percevoir durant cette période, déduction faite des indemnités journalières de sécurité sociale perçues, ou de les condamner à lui verser une indemnité de même montant ;
4°) de condamner les Hospices civils de Lyon à lui rembourser les frais d'avocat exposés durant cette période ;
5°) de condamner les Hospices civils de Lyon à lui verser une indemnité de 30 000 euros en réparation de ses préjudices.
Il soutient que :
- en s'abstenant de mener une enquête suite à l'agression dont il a été victime le 25 juillet 2016, les HCL lui ont dénié son droit à protection statutaire, ne lui ont apporté aucune aide ni soutien, et ils n'ont pas donné suite à sa " déclaration de violence " du 23 août 2017 ;
- la décision du 13 décembre 2017 est illégale car elle repose sur un avis du comité médical irrégulièrement rendu le 7 décembre 2017 au vu d'une expertise réalisée le 27 novembre 2017 par un médecin agréé psychiatre pourtant membre du comité médical, ce que prohibent les articles 7 et 12 du décret n° 86-442 du 14 mars 1986 ; il n'a pas été destinataire de cette expertise ni du " compte rendu exhaustif " de cette réunion ;
- il n'était pas alors inapte à toutes fonctions car une expertise psychiatrique réalisée le 3 mars 2020 à la demande du tribunal a conclu à son aptitude à reprendre ses fonctions sur un poste aménagé et le rapport du service de médecine statutaire contenu dans son dossier médical soumis au comité médical ne contenait pas d'éléments médicaux à l'appui d'un constat d'invalidité;
- ce n'est qu'au 3 août 2020 que les HCL se sont conformés à l'injonction prononcée par jugement du tribunal de céans du 12 juin 2019 ;
- les HCL, qui avaient jusqu'alors ignoré ses demandes de réintégration et fait obstacle à la présentation devant l'Association nationale pour la formation permanente du personnel hospitalier (ANFH) de sa demande de prise en charge d'une formation de reconversion, ne lui ont proposé de postes de réintégration que le 4 janvier 2021.
Par mémoires en défense enregistrés les 6 septembre 2021 et 8 décembre 2021, les Hospices civils de Lyon, représentés par la Selarl Jean-Pierre et Walgenwitz Avocats Associés, concluent au rejet de la requête et à la mise à la charge du requérant d'une somme de 1 500 euros au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
Les HCL font valoir que :
- la requête est irrecevable car, d'abord, le requérant présente à titre principal des conclusions à fin d'injonction, ensuite sa demande d'annulation de la décision du 13 décembre 2017 est sans objet puisque cette décision a déjà fait l'objet d'un jugement et a été partiellement annulée par le tribunal le 12 juin 2019 ; cette demande est au surplus tardive au même titre qu'une nouvelle demande d'annulation de décisions du 21 juillet 2020, enfin la requête est dépourvue de moyens ;
- à titre subsidiaire, le requérant n'est pas fondé à demander l'annulation de son placement en disponibilité d'office prononcé le 13 décembre 2017 au vu d'un avis d'inaptitude permanente et définitive à l'exercice de toutes fonctions par l'agent, rendu le 7 décembre 2017 par le comité médical ;
- le requérant ne peut pas prétendre au versement rétroactif de salaires et ses préjudices ne sont pas établis.
L'instruction a été close le 25 avril 2022 par une ordonnance du même jour prise en application de l'article R. 611-11-1 du code de justice administrative.
Vu la décision attaquée et les autres pièces des dossiers ;
Vu :
- la loi n° 86-33 du 9 janvier 1986 portant dispositions statutaires relatives à la fonction publique hospitalière ;
- le décret n° 88-386 du 19 avril 1988 relatif aux conditions d'aptitude physique et aux congés de maladie des agents de la fonction publique hospitalière ;
- le décret n° 88-976 du 13 octobre 1988 relatif au régime particulier de certaines positions des fonctionnaires hospitaliers, à l'intégration et à certaines modalités de mise à disposition ;
- le code de justice administrative.
Les parties ayant été régulièrement averties du jour de l'audience ;
Après avoir entendu, au cours de l'audience publique du 9 septembre 2022 :
- le rapport de M. A,
- les conclusions de Mme Reniez, rapporteure publique,
- les observations de M. C et celles de Me Walgenwitz pour les Hospices civils de Lyon.
Considérant ce qui suit :
1. Employé par les Hospices civils de Lyon (HCL) en qualité d'agent des services hospitaliers, titulaire depuis 2007, M. B C a été placé en congé de maladie ordinaire à compter du 15 septembre 2016 puis, à l'issue, en disponibilité d'office pour raison de santé pour une période de 6 mois jusqu'au 14 mars 2018, par décision de la directrice générale des HCL prise le 13 décembre 2017. Il demande l'annulation de cette décision ainsi que la reconstitution de sa carrière et le versement de salaires ou d'une indemnité, et, par ailleurs, le remboursement de frais d'avocat et le versement d'une indemnité de 30 000 euros au titre de divers chefs de préjudice.
Sur les fins de non-recevoir opposées en défense par les HCL :
2. En premier lieu, contrairement à ce que font valoir les HCL en défense, la requête de M. C ne peut pas être regardée comme une demande d'injonction à titre principal et cette requête, qui n'est pas dépourvue de moyens, satisfait aux exigences posées par l'article R. 411-1 du code de justice administrative.
3. En second lieu, M. C, réputé avoir eu connaissance de la décision du 13 décembre 2017 qu'il attaque, au plus tard à la date à laquelle il avait formé son premier recours, soit le 21 mars 2018, disposait, pour en demander de nouveau l'annulation, du délai de recours contentieux de deux mois que cette décision mentionne. Or, ce délai était expiré lorsque, le 17 juin 2021, il a présenté une nouvelle demande tendant à l'annulation pour excès de pouvoir de la même décision, laquelle demande est ainsi irrecevable, ainsi que les conclusions d'injonction dont elle est assortie, reconstitution de carrière, versement d'une indemnité et, en tout état de cause, versement de salaires.
Sur les conclusions indemnitaires en tant qu'elles sont fondées sur l'illégalité de la décision du 13 décembre 2017 :
4. En premier lieu, aux termes des dispositions de l'article 7 du décret du 19 avril 1988 susvisé : " Les comités médicaux () sont consultés obligatoirement en ce qui concerne : () 6. La mise en disponibilité d'office pour raisons de santé, son renouvellement et l'aménagement des conditions de travail après la fin de la mise en disponibilité / () / Les comités médicaux peuvent recourir au concours d'experts pris hors de leur formation. Ces experts doivent être choisis sur la liste des médecins agréés du département, prévue à l'article 1er du décret du 14 mars 1986 susvisé et, à défaut, sur la liste des médecins agréés d'autres départements. Les experts donnent leur avis par écrit ou sont entendus par le comité médical / Le secrétariat du comité médical informe le fonctionnaire : - de la date à laquelle le comité médical examinera son dossier ; - de ses droits relatifs à la communication de son dossier et à la possibilité de faire entendre le médecin de son choix ; - des voies de recours possibles devant le comité médical supérieur () ".
5. D'abord, si M. C, finalement destinataire à une date indéterminée de ce document, soutient n'avoir pas, préalablement à la réunion du comité médical du 7 décembre 2017, reçu le rapport d'expertise du médecin agréé du 27 novembre 2017, il n'établit pas ni même allègue avoir sollicité cette communication avant la réunion du comité. S'il fait valoir que les HCL ont tardé à lui communiquer ce rapport après cette séance, une telle circonstance reste sans incidence sur la légalité de la décision du 13 décembre 2017, prise après avis du comité médical.
6. Ensuite, si ce médecin spécialiste était membre du comité médical, il est constant qu'il n'a pas siégé à la séance du 7 décembre 2017 au cours de laquelle il a été procédé à l'examen de la situation de M. C. Par suite, doit être écarté le moyen tiré de la méconnaissance de la disposition susmentionnée de l'article 7 du décret du 19 avril 1988, applicable en l'espèce, prévoyant le concours d'experts pris hors de la formation du comité médical, alors qu'en tout état de cause il ne ressort pas des pièces du dossier qu'une telle circonstance aurait eu une influence sur le sens de la décision ni aurait privé le requérant d'une garantie.
7. Par ailleurs, le requérant ne cite aucune disposition imposant que lui fût transmis un " compte rendu exhaustif " de la réunion du comité médical. Son moyen déplorant l'absence d'une telle transmission ne peut ainsi qu'être écarté.
8. Enfin, en vertu des articles 17 du décret du 19 avril 1988 susvisé et 29 du décret du 13 octobre 1988 susvisé, applicables, le fonctionnaire qui, ayant épuisé ses droits à congés de maladie ordinaire, demeure dans l'incapacité de reprendre son service et ne peut pas être reclassé dans l'immédiat, est placé en disponibilité d'office.
9. Dans la décision critiquée de placement en disponibilité d'office prise le 13 décembre 2017 par la directrice générale des HCL, cette dernière s'est appuyée sur l'avis rendu le 7 décembre 2017 par le comité médical, lequel estimait l'agent inapte de manière permanente et définitive à l'exercice de toutes fonctions. Il résulte de l'instruction que l'avis du comité médical a été rendu à la vue de l'expertise du 27 novembre 2017, qui, contrairement à ce que soutient le requérant, se prononçait bien, médicalement, sur son aptitude, et excluait toute possibilité de reclassement. Si, dans son expertise du 3 mars 2020, un autre médecin spécialiste de l'affection de M. C estime " possible d'envisager une tentative de reprise d'activité professionnelle ", réservant d'ailleurs une " réapparition " des " difficultés passées ", cette énonciation ne permet pas d'établir que M. C, s'il ne l'était pas définitivement, n'était pas, au 15 septembre 2017, ni même au 14 mars 2018, temporairement inapte à l'exercice de ses fonctions, ou bien à d'autres fonctions occupées par reclassement. Il s'ensuit que la décision du 13 décembre 2017 de placement en disponibilité d'office pour une période de six mois du 15 septembre 2017 au 14 mars 2018 n'est pas entachée d'une erreur d'appréciation de son état de santé.
10. Il résulte de ce qui précède que la décision du 13 décembre 2017 n'a pas été illégalement prise. Ne peuvent en conséquence qu'être rejetées les conclusions indemnitaires présentées alternativement par M. C fondées sur une telle illégalité et, en tout état de cause, ses conclusions pécuniaires, tendant au versement de salaires.
Sur les conclusions indemnitaires en tant qu'elles sont fondées sur une gestion fautive de la situation de M. C :
11. En premier lieu, M. C se plaint de ce que les HCL ne lui ont pas apporté d'aide ni de soutien consécutivement à l'agression verbale dont il a été victime sur son lieu de travail le 25 juillet 2016, et il leur reproche notamment de n'avoir pas diligenté d'enquête suite à sa " déclaration de violence " du 23 août 2017. Toutefois, ne se prévalant d'ailleurs d'aucun texte qui aurait été en l'espèce méconnu, il échoue à démontrer ici l'adoption par les HCL d'un comportement fautif à son égard.
12. En deuxième lieu, M. C reproche aux HCL de s'être tardivement conformés à l'injonction prononcée le 12 juin 2019 par le tribunal de céans. Les HCL, qui ont régularisé la situation du requérant par deux arrêtés du 21 juillet 2020, en lui versant, pour la période du 15 septembre 2017 au 13 décembre 2017, un demi-traitement au lieu d'indemnités journalières, n'apportent aucune explication au retard ainsi mis à procéder au réexamen, prescrit sous deux mois par le tribunal, de la situation de M. C. Toutefois, le requérant ne démontre pas que cette carence a généré à son détriment un quelconque préjudice.
13. En troisième lieu, si M. C soutient que les HCL ont fait obstacle à la présentation devant l'Association nationale pour la formation permanente du personnel hospitalier de sa demande de prise en charge d'une formation de reconversion, il n'apporte pas à l'appui de sa demande les précisions nécessaires à la détermination d'une faute commise en l'espèce par les HCL.
14. En quatrième lieu, M. C se plaint de ce que les HCL ne lui ont proposé des postes de réintégration que le 4 janvier 2021, alors que, dès le 24 octobre 2016, il avait formulé plusieurs demandes de réintégration, restées sans réponse, et qu'il bénéficiait d'un avis favorable à une reprise émis le 3 mars 2020 par un médecin agréé expert. Les HCL en défense, qui se bornent à mettre en avant la " crise sanitaire ", n'apportent pas de justification à ce délai de dix mois séparant le constat de l'aptitude retrouvée par M. C, des propositions de postes qu'ils lui ont faites, délai anormalement long en l'espèce et ainsi fautif. Dans les circonstances de l'espèce, il sera fait une juste appréciation du préjudice moral subi par le requérant, qui a déposé une demande de disponibilité pour convenance personnelle quelques jours après ces propositions, en fixant à 500 euros le montant de l'indemnisation qui lui est due à ce titre.
15. En dernier lieu, les frais de justice exposés devant le juge administratif en conséquence directe d'une faute de l'administration sont susceptibles d'être pris en compte dans le préjudice résultant de la faute imputable à celle-ci. Toutefois, lorsque l'intéressé avait qualité de partie à l'instance, la part de son préjudice correspondant à des frais non compris dans les dépens est réputée intégralement réparée par la décision que prend le juge dans l'instance en cause.
16. Si M. C réclame le remboursement de frais d'avocat, à savoir une somme de 3 400 euros exposée pour la contestation initiale, par requête du 21 mars 2018, de la décision du 13 décembre 2017, ce préjudice est réputé intégralement réparé par le jugement du 12 juin 2019, quand bien même le tribunal, qui n'avait que partiellement fait droit à sa demande tendant à l'annulation de cette décision, a décidé, dans les circonstances de l'espèce, de rejeter ses conclusions tendant au bénéfice des dispositions de l'article L. 761-1 du code de justice administrative. Ce chef de préjudice ne peut par conséquent donner lieu à indemnisation.
17. Il résulte de ce qui précède que M. C est seulement fondé à demander la condamnation des HCL à lui verser une indemnité de 500 euros.
Sur les frais de procès :
18. Les dispositions de l'article L. 761-1 du code de justice administrative font obstacle à ce qu'il soit fait droit aux conclusions présentées sur leur fondement par les HCL et dirigées contre M. C, qui n'est pas partie perdante.
D E C I D E :
Article 1er : Les HCL sont condamnés à verser à M. C une indemnité de 500 (cinq cents) euros.
Article 2 : Le surplus des conclusions de la requête est rejeté.
Article 3 : Les conclusions présentées par les HCL sur le fondement de l'article L. 761-1 du code de justice administrative sont rejetées.
Article 4 : Le présent jugement sera notifié à M. B C et aux Hospices civils de Lyon.
Délibéré après l'audience du 23 septembre 2022, à laquelle siégeaient :
M. Besse, président,
M. Gros, premier conseiller,
Mme de Lacoste Lareymondie, première conseillère.
Rendu public par mise à disposition au greffe le 7 octobre 2022.
Le rapporteur,
B. A
Le président,
T. Besse
La greffière,
A. Calmès
La République mande et ordonne au ministre de la santé et de la prévention en ce qui le concerne, ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.
Pour expédition,
Un greffier,
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608292
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. A... contre l'arrêté du préfet des Hautes-Alpes du 5 mai 2026 prolongeant son assignation à résidence. Le requérant invoquait une atteinte disproportionnée à sa liberté d'aller et venir et une méconnaissance de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et de l'article 3-1 de la Convention internationale des droits de l'enfant. Le tribunal a jugé que les contraintes horaires imposées (présence au domicile de 14h à 17h) n'étaient pas disproportionnées, faute de preuves suffisantes de leur incompatibilité avec le suivi scolaire de sa belle-fille. La décision s'appuie sur les articles L. 731-1 et R. 733-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608430
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant égyptien, contestant un arrêté préfectoral du 14 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. La juridiction a estimé que l'arrêté était suffisamment motivé et ne méconnaissait pas les articles L. 612-6 et L. 612-10 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA), le préfet ayant examiné les critères légaux. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, y compris la demande d'aide juridictionnelle provisoire et de communication du dossier.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608432
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant sénégalais, contestant un arrêté préfectoral du 15 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. Le tribunal a jugé que l'arrêté était suffisamment motivé et que la situation personnelle du requérant avait été examinée, notamment son maintien irrégulier après expiration de son visa. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, sur la base des articles L. 613-1, L. 612-2, L. 612-6 et L. 721-4 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2607881
Le Tribunal administratif de Marseille, statuant en référé sur le fondement de l’article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de suspension de l’arrêté du sous-préfet d’Istres du 7 avril 2026 mettant en demeure M. et Mme A... de quitter leur logement à Vitrolles. La requête a été jugée irrecevable car elle n’était pas accompagnée de la copie intégrale de la décision contestée, en méconnaissance des exigences procédurales. En conséquence, le juge a appliqué l’article L. 522-3 du même code pour rejeter la requête sans instruction ni audience, et a refusé l’admission provisoire à l’aide juridictionnelle.
01/06/2026