lundi 14 novembre 2022
| Juridiction | Tribunal Administratif de Lyon |
| Section | Tribunal Administratif de Lyon |
| N° Dossier | TA69-2105547 |
| Type | Décision |
| Recours | Excès de pouvoir |
| Publication | C |
| Formation | 9ème chambre |
| Avocat requérant | SELARL DOITRAND & ASSOCIES |
Vu la procédure suivante :
Par un jugement n° 2105547 du 14 novembre 2022, le tribunal a annulé l'arrêté du 1er mars 2021 par lequel la directrice des ressources humaines du groupement hospitalier centre des Hospices civils de Lyon a placé Mme C B en disponibilité d'office en attente de réintégration jusqu'au 28 février 2022, ensemble le rejet de son recours gracieux.
Vu le code de justice administrative.
1. Aux termes de l'article R. 741-11 du code de justice administrative : " Lorsque le président du tribunal administratif () constate que la minute d'une décision est entachée d'une erreur ou d'une omission matérielle non susceptible d'avoir exercé une influence sur le jugement de l'affaire, il peut y apporter, par ordonnance rendue dans le délai d'un mois à compter de la notification aux parties, les corrections que la raison commande./ La notification de l'ordonnance rectificative rouvre, le cas échéant, le délai d'appel ou de recours en cassation contre la décision ainsi corrigée () ".
2. Le jugement visé plus haut est entachée d'une erreur purement matérielle, que la raison commande de corriger.
ORDONNE :
Article 1er : Dans les visas du jugement du 14 novembre 2022, après la mention " Mme B soutient que : ", il est ajouté :
" - l'arrêté attaqué est entaché d'un vice d'incompétence de l'auteur de l'acte ;
- cet arrêté est entaché d'une erreur de fait car, dès avant la prise de cette décision, comme postérieurement, étaient vacants des postes compatibles avec ses restrictions médicales ;
- les HCL devaient si besoin adapter tout poste vacant ;
- l'auteur de l'arrêté a commis une erreur de droit, d'une part en s'étant cru lié par la décision d'un service de ne pas retenir sa candidature, d'autre part en estimant qu'il pouvait refuser de la réintégrer alors qu'existaient des postes vacants adaptés. "
Article 2 : La présente ordonnance sera notifiée à Mme C B et aux Hospices civils de Lyon.
Copie en sera adressée à la SELARL Doitrand et Associés et à la SELARL Jean-Pierre et Walgenwitz Avocats Associés.
Fait à Lyon, le 17 novembre 2022.
La présidente,
G. Verley-Cheynel
La République mande et ordonne au ministre de la santé et de la prévention en ce qui le concerne ou à tous huissiers de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.
Pour expédition conforme,
Un greffier
TRIBUNAL ADMINISTRATIF
DE LYON
___________
Mme C B
___________
M. Bernard Gros
Rapporteur
___________
Mme Elodie Reniez
Rapporteure publique
___________
Audience du 21 octobre 2022
Décision du 14 novembre 202__ ___________
36-05-02-01
C
RÉPUBLIQUE FRANÇAISE
AU NOM DU PEUPLE FRANÇAIS
Le tribunal administratif de Lyon
(9ème chambre)
Vu la procédure suivante :
Par une requête et deux mémoires en réplique enregistrés respectivement le 13 juillet 2021, le 10 février 2022 et le 5 octobre 2022, Mme C B, représentée par la Selarl Doitrand et Associés (Me Calvet-Baridon), demande au tribunal :
1°) d'annuler l'arrêté du 1er mars 2021 par lequel la directrice des ressources humaines du groupement hospitalier centre des Hospices Civils de Lyon (HCL) l'a placée en disponibilité d'office en attente de réintégration jusqu'au 28 février 2022, ensemble le rejet de son recours gracieux ;
2°) d'enjoindre aux HCL de la réintégrer juridiquement et de reconstituer sa carrière à compter du 19 décembre 2020, dans un délai de quinze jours à compter de la notification du jugement, sous astreinte de 50 euros par jour de retard ;
3°) de mettre à la charge des HCL une somme de 3 000 euros au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
Mme B soutient que :
Par des mémoires en défense enregistrés les 11 janvier 2022 et 3 août 2022, les HCL, représentés par la Selarl Jean-Pierre et Walgenwitz Avocats associés (Me Walgenwitz), concluent au rejet de la requête et à ce que la somme de 1 500 euros soit mise à la charge de Mme B au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
Les HCL font valoir que les moyens de la requête ne sont pas fondés.
Vu la décision attaquée et les autres pièces du dossier.
Vu :
- la loi n° 83-634 du 13 juillet 1983 portant droits et obligations des fonctionnaires ;
- la loi n° 86-33 du 9 janvier 1986 portant dispositions statutaires relatives à la fonction publique hospitalière ;
- le décret n° 88-976 du 13 octobre 1988 relatif au régime particulier de certaines positions des fonctionnaires hospitaliers, à l'intégration et à certaines modalités de mise à disposition ;
- le décret n° 89-376 du 8 juin 1989 relatif au reclassement des fonctionnaires hospitaliers reconnus inaptes à l'exercice de leurs fonctions ;
- le code de justice administrative.
Les parties ayant été régulièrement averties du jour de l'audience ;
Après avoir entendu au cours de l'audience publique du 21 octobre 2022 :
- le rapport de M. A,
- les conclusions de Mme D,
- et les observations de Me Royaux pour Mme B ainsi que celles de Me Walgenwitz pour les HCL.
Considérant ce qui suit :
1. Intégrée au 15 juillet 2013 dans le corps des infirmiers des services médicaux des HCL, Mme B demande l'annulation de son placement, une année durant, en disponibilité d'office en attente de réintégration, décidé le 1er mars 2021 par la directrice des ressources humaines du groupement hospitalier centre des HCL.
Sur les conclusions à fin d'annulation :
2. Aux termes de l'article 62 de la loi du 9 janvier 1986, applicable, visée ci-dessus : " La disponibilité est la position du fonctionnaire qui, placé hors de son établissement, cesse de bénéficier, dans cette position, de ses droits à l'avancement et à la retraite / () / La disponibilité est prononcée soit à la demande de l'intéressé, soit d'office à l'expiration des congés prévus aux 2°, 3° et 4° de l'article 41 et à l'article 43 et dans les cas prévus aux articles 55 et 56 ou à l'issue de la période correspondant à la situation définie à l'article 50-1. Le fonctionnaire mis en disponibilité qui refuse successivement trois postes qui lui sont proposés en vue de sa réintégration peut être licencié après avis de la commission administrative paritaire / Un décret en Conseil d'Etat détermine les cas et conditions de mise en disponibilité, sa durée ainsi que les modalités de réintégration des fonctionnaires intéressés à l'expiration de la période de disponibilité ". L'article 31 du décret du 13 octobre 1988 susvisé prévoit que la mise en disponibilité peut être accordée, sur demande du fonctionnaire et sous réserve des nécessités du service, notamment pour convenances personnelles. Aux termes de l'article 37 de ce décret : " Deux mois au moins avant l'expiration de la période de disponibilité en cours, le fonctionnaire doit solliciter soit le renouvellement de sa disponibilité soit sa réintégration. () / () la réintégration est de droit à la première vacance lorsque la disponibilité n'a pas excédé trois ans. Le fonctionnaire qui refuse l'emploi proposé est maintenu en disponibilité. / Le fonctionnaire qui ne peut être réintégré faute de poste vacant est maintenu en disponibilité jusqu'à sa réintégration et au plus tard jusqu'à ce que trois postes lui aient été proposés. () " ;
3. Il résulte des dispositions précitées que lorsqu'un fonctionnaire hospitalier placé en disponibilité pour une durée n'excédant pas trois ans demande à être réintégré, il est réintégré de droit sur le premier poste vacant. L'obligation de réintégration à la première vacance s'impose, sous réserve des nécessités du service, y compris lorsque l'intéressé demande à être réintégré avant le terme de la période pour laquelle il a été placé en disponibilité. Pour mettre en œuvre cette obligation, l'administration doit prendre en compte les postes vacants à la date de la demande de réintégration et ceux qui deviennent vacants ultérieurement.
4. D'autre part, il résulte de l'article 71 de la même loi du 9 janvier 1986 et de l'article 1er du décret du 8 juin 1989 susvisé pris pour son application que lorsqu'un fonctionnaire hospitalier n'est plus en mesure d'exercer ses fonctions, de façon temporaire ou permanente, par suite de l'altération de son état de santé, il incombe à l'administration, après avis du médecin du travail ou du comité médical si le fonctionnaire est en congé de maladie, de rechercher si le poste occupé par ce fonctionnaire peut être adapté à son état de santé ou, à défaut, de lui proposer une affectation dans un autre emploi de son grade compatible avec cet état de santé.
5. Enfin, l'article 6 sexies de la loi du 13 juillet 1983 susvisée prescrit aux administrations de prendre les mesures appropriées pour permettre notamment aux fonctionnaires reconnus handicapés par la commission des droits et de l'autonomie des personnes handicapées " d'accéder à un emploi ou de conserver un emploi correspondant à leur qualification, de l'exercer et d'y progresser ou pour qu'une formation adaptée à leurs besoins leur soit dispensée, sous réserve que les charges consécutives à la mise en oeuvre de ces mesures ne soient pas disproportionnées, notamment compte tenu des aides qui peuvent compenser en tout ou partie les dépenses supportées à ce titre par l'employeur ". L'article 47-2 de la loi du 9 janvier 1986 énonce que des aménagements d'horaires propres à faciliter son exercice professionnel ou son maintien dans l'emploi sont, dans toute la mesure compatible avec les nécessités du fonctionnement du service, accordés à leur demande à ces fonctionnaires.
6. L'aménagement du poste de travail est destiné à permettre le maintien en activité des personnels. Cet aménagement peut consister, notamment, en une adaptation des horaires ou en un allégement de service, destinés à permettre à l'agent de recouvrer, au besoin par l'exercice d'une activité professionnelle différente, la capacité d'assurer la plénitude des fonctions.
7. Alors qu'elle se trouvait placée en disponibilité pour convenance personnelles depuis le 1er mars 2020, pour une durée d'un an, Mme B, bénéficiaire de la reconnaissance de travailleur handicapé jusqu'au 30 avril 2024, a demandé sa réintégration " sur un poste aménagé ", par un courrier notifié aux HCL le 24 décembre 2020, soit plus de deux mois avant l'expiration de sa période de disponibilité. Par ailleurs, selon les restrictions médicales posées le 27 mars 2019 par le médecin du travail, confirmées le 5 mars 2021 par un médecin du service de médecine statutaire, qui y ajoute la nécessité d'horaire fixes, Mme B ne pouvait plus assurer de service de nuit et était limitée dans le port de charges. En conséquence, la réintégration de l'agent ne constituant pas une simple faculté pour les HCL, ces derniers devaient, dès la première vacance suivant sa demande, proposer à Mme B une affectation sur un poste compatible avec ses restrictions médicales, ou bien sur un poste pouvant être aménagé selon lesdites restrictions. Il ressort des pièces du dossier que, dès janvier 2021, plusieurs postes répondant à cette exigence de compatibilité se sont trouvés vacants, postes que les HCL, qui connaissaient ses restrictions médicales, se sont abstenus de proposer à Mme B. Ainsi en est-il, par exemple, d'un poste de référent usagers au groupement hospitalier nord, ouvert aux infirmières, publié en janvier 2021, d'un poste d'infirmière au service de médecine statutaire, publié à la même date, d'un poste d'infirmière au groupement hospitalier centre, chargée du suivi des transplantations d'organes et de tissus, publié en mars 2021, expressément pointé comme pouvant convenir à un agent reclassé en raison d'une contre-indication au port de charges. Dans ces conditions, sans que les HCL puissent utilement se prévaloir d'un délai de réintégration qu'ils estiment raisonnable, Mme B est fondée à soutenir qu'est entachée d'illégalité la décision attaquée du 1er mars 2021 qui, prise au motif d'une absence de postes vacants, la place en disponibilité d'office en attente de réintégration.
8. Il résulte de ce qui précède, sans qu'il soit besoin d'examiner l'autre moyen de la requête, que doit être annulée cette décision du 1er mars 2021 ainsi que la décision du 11 mai 2021 portant rejet de recours gracieux.
Sur l'injonction :
9. Le présent jugement implique que les HCL procèdent à la réintégration juridique de Mme B et reconstituent sa carrière, à compter du 1er mars 2021, date à laquelle avait pris fin sa disponibilité pour convenances personnelles. Il y a lieu de leur adresser une injonction en ce sens et de leur impartir un délai de deux mois pour s'y conformer. Il n'y a pas lieu, dans les circonstances de l'espèce, d'assortir cette injonction de l'astreinte qui est sollicitée.
Sur les frais liés au litige :
10. Il y a lieu, dans les circonstances de l'espèce, de mettre à la charge des HCL le versement à B de la somme de 1 400 euros au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
D E C I D E :
Article 1er : Sont annulées la décision du 1er mars 2021 portant placement en disponibilité d'office de Mme B en attente de sa réintégration et sa confirmation du 11 mai 2021.
Article 2 : Il est enjoint aux HCL de réintégrer juridiquement Mme B au 1er mars 2021 et de reconstituer sa carrière à compter de cette date, dans un délai de deux mois suivant la notification du présent jugement.
Article 3 : Les HCL verseront à Mme B une somme de 1 400 (mille quatre cents) euros au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
Article 4 : Le surplus des conclusions de la requête est rejeté.
Article 5 : Les conclusions présentées par les HCL au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative sont rejetées.
Article 6 : Le présent jugement sera notifié à Mme C B et aux Hospices civils de Lyon.
Délibéré après l'audience du 21 octobre 2022, à laquelle siégeaient :
M. Besse, président,
M. Gros, premier conseiller,
Mme de Lacoste Lareymondie, première conseillère.
Rendu public par mise à disposition au greffe le 14 novembre 2022.
Le rapporteur,
B. A
Le président,
T. Besse
La greffière,
S. Lecas
La République mande et ordonne au ministre de la santé et de la prévention en ce qui le concerne, ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.
Pour expédition,
Un greffier,
N° 2202340
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608292
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. A... contre l'arrêté du préfet des Hautes-Alpes du 5 mai 2026 prolongeant son assignation à résidence. Le requérant invoquait une atteinte disproportionnée à sa liberté d'aller et venir et une méconnaissance de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et de l'article 3-1 de la Convention internationale des droits de l'enfant. Le tribunal a jugé que les contraintes horaires imposées (présence au domicile de 14h à 17h) n'étaient pas disproportionnées, faute de preuves suffisantes de leur incompatibilité avec le suivi scolaire de sa belle-fille. La décision s'appuie sur les articles L. 731-1 et R. 733-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608430
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant égyptien, contestant un arrêté préfectoral du 14 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. La juridiction a estimé que l'arrêté était suffisamment motivé et ne méconnaissait pas les articles L. 612-6 et L. 612-10 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA), le préfet ayant examiné les critères légaux. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, y compris la demande d'aide juridictionnelle provisoire et de communication du dossier.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608432
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant sénégalais, contestant un arrêté préfectoral du 15 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. Le tribunal a jugé que l'arrêté était suffisamment motivé et que la situation personnelle du requérant avait été examinée, notamment son maintien irrégulier après expiration de son visa. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, sur la base des articles L. 613-1, L. 612-2, L. 612-6 et L. 721-4 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2607881
Le Tribunal administratif de Marseille, statuant en référé sur le fondement de l’article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de suspension de l’arrêté du sous-préfet d’Istres du 7 avril 2026 mettant en demeure M. et Mme A... de quitter leur logement à Vitrolles. La requête a été jugée irrecevable car elle n’était pas accompagnée de la copie intégrale de la décision contestée, en méconnaissance des exigences procédurales. En conséquence, le juge a appliqué l’article L. 522-3 du même code pour rejeter la requête sans instruction ni audience, et a refusé l’admission provisoire à l’aide juridictionnelle.
01/06/2026