mardi 6 décembre 2022
| Juridiction | Tribunal Administratif de Lyon |
| Section | Tribunal Administratif de Lyon |
| N° Dossier | TA69-2105744 |
| Type | Décision |
| Recours | Excès de pouvoir |
| Publication | C |
| Formation | 6ème chambre |
| Avocat requérant | MOUTOUSSAMY |
Vu la procédure suivante :
Par une requête et deux mémoire complémentaires, enregistrés respectivement les 19 juillet 2021, 25 août 2021 et 8 novembre 2022, Mme C A, représentée par Me Moutoussamy, demande au tribunal :
1°) d'ordonner, avant dire droit, au Conseil national des activités privées de sécurité de communiquer une copie de l'ensemble des documents sur lesquels la procédure d'enquête administrative s'est fondée ;
2°) d'annuler ou de réformer la décision du 5 mai 2021 par laquelle la commission nationale d'agrément et de contrôle du Conseil national des activités privées de sécurité, d'une part, a rejeté son recours administratif préalable formé le 1er février 2021 contre la décision du 3 décembre 2020 de la commission locale d'agrément et de contrôle rejetant sa demande tendant à la délivrance d'une autorisation préalable d'accès à la formation professionnelle, et, d'autre part, a rejeté cette demande ;
3°) d'enjoindre au Conseil national des activités privées de sécurité de lui délivrer une autorisation préalable d'entrée en formation dans un délai d'un mois, sous astreinte de 71,75 euros par jour de retard à compter de la notification de jugement ;
4°) de mettre à la charge du département et de l'Etat solidairement le versement de la somme de 2 000 euros au titre des dispositions de l'article L.761-1 du code de justice administrative.
Elle soutient que :
- la décision contestée a été adoptée à l'issue d'une procédure irrégulière dès lors qu'il n'est pas justifié que les agents en charge de l'enquête administrative la concernant bénéficiaient d'une habilitation spéciale ni qu'ils étaient régulièrement désignés, en méconnaissance des dispositions de l'article R. 40-29 du code de procédure pénale et des dispositions de l'article L. 612-22 du code de la sécurité intérieure ;
- l'administration a également méconnu l'obligation posée par les dispositions de l'article R. 40-29 du code de procédure pénale de saisine préalable, pour complément d'information, des services de la police nationale ou de la gendarmerie avant toute décision défavorable, ainsi que le procureur de la République ;
- la procédure contradictoire prévue par les dispositions de l'article L. 121-1 du code des relations entre le public et l'administration a été méconnue dès lors que l'administration a fondé la décision litigieuse sur des éléments non mentionnés dans son courrier lui demandant de présenter ses observations et qu'elle a ainsi été privée de la possibilité de formuler l'intégralité de ses observations et de produire l'intégralité des pièces nécessaires à sa défense, que l'administration a par ailleurs adopté la décision avant l'expiration du délai qui lui avait été laissé pour présenter ses observations et qu'elle n'a pas communiqué le dossier malgré deux sollicitations en ce sens ;
- l'administration a méconnu les dispositions des articles L 612-20 et L. 612-22 du code de la sécurité intérieure dès lors qu'il n'est pas établi que sa responsabilité pénale ait été engagée pour les faits retenus, que son comportement et sa moralité sont compatibles avec l'exercice du métier d'agent de sécurité et que la décision contestée est fondée sur des considérations de fait matériellement inexactes ;
- l'administration a méconnu le principe de la présomption d'innocence.
Par un mémoire en défense, enregistré 4 octobre 2022, le Conseil national des activités privées de sécurité (CNAPS) conclut au rejet de la requête.
Il soutient que les moyens de la requête ne sont pas fondés.
Vu les autres pièces du dossier ;
Vu :
- le code de procédure pénale ;
- le code des relations entre le public et l'administration ;
- le code de la sécurité intérieure ;
- le code de justice administrative.
Les parties ayant été régulièrement averties du jour de l'audience.
Ont été entendus au cours de l'audience publique :
- le rapport de M. Segado, président-rapporteur,
- et les conclusions de Mme Sautier, rapporteure publique.
Une note en délibéré présentée pour Mme A a été enregistrée le 23 novembre 2022.
Considérant ce qui suit :
1. Mme A, née le 10 mars 1971, a sollicité, le 15 octobre 2020, une autorisation préalable en vue de suivre une formation aux métiers de la sécurité privée. Cette autorisation lui a été refusée par la commission locale d'agrément et de contrôle Sud-Est par une décision du 3 décembre 2020. L'intéressée a alors saisi, le 29 janvier 2021, la commission nationale d'agrément et de contrôle du Conseil national des activités privées de sécurité d'un recours administratif préalable obligatoire. Par une décision du 5 mai 2021, dont Mme A demande au tribunal de prononcer l'annulation, la commission nationale d'agrément et de contrôle a rejeté son recours tout en confirmant le rejet de sa demande d'autorisation préalable d'accès à la formation professionnelle.
Sur les conclusions en annulation :
2. En premier lieu, d'une part, aux termes de l'article L. 611-1 du code de la sécurité intérieure : " Sont soumises aux dispositions du présent titre, dès lors qu'elles ne sont pas exercées par un service public administratif, les activités qui consistent : / 1° A fournir des services ayant pour objet la surveillance humaine ou la surveillance par des systèmes électroniques de sécurité ou le gardiennage de biens meubles ou immeubles ainsi que la sécurité des personnes se trouvant dans ces immeubles ou dans les véhicules de transport public de personnes ; () ". Aux termes de l'article L. 612-20 du même code : " Nul ne peut être employé ou affecté pour participer à une activité mentionnée à l'article L. 611-1 : () / 2° S'il résulte de l'enquête administrative, ayant le cas échéant donné lieu à consultation, par des agents des commissions nationale et régionales d'agrément et de contrôle spécialement habilités par le représentant de l'Etat territorialement compétent et individuellement désignés, des traitements de données à caractère personnel gérés par les services de police et de gendarmerie nationales relevant des dispositions de l'article 26 de la loi n° 78-17 du 6 janvier 1978 relative à l'informatique, aux fichiers et aux libertés, à l'exception des fichiers d'identification, que son comportement ou ses agissements sont contraires à l'honneur, à la probité, aux bonnes mœurs ou sont de nature à porter atteinte à la sécurité des personnes ou des biens, à la sécurité publique ou à la sûreté de l'Etat et sont incompatibles avec l'exercice des fonctions susmentionnées ; () ". Enfin, aux termes de l'article L. 612-22 du même code : " L'accès à une formation en vue d'acquérir l'aptitude professionnelle est soumis à la délivrance d'une autorisation préalable, fondée sur le respect des conditions fixées au 1°, 2°, 3°, 4° et 4° bis de l'article L. 612-20 () ".
3. D'autre part, aux termes de l'article R. 40-23 du code de procédure pénale : " Le ministre de l'intérieur (direction générale de la police nationale et direction générale de la gendarmerie nationale) est autorisé à mettre en œuvre un traitement automatisé de données à caractère personnel, dénommé "traitement d'antécédents judiciaires", dont les finalités sont celles mentionnées à l'article 230-6. ". Aux termes de l'article R. 40-28 du même code : " I. Ont accès à la totalité ou, à raison de leurs attributions, à une partie des données mentionnées à l'article R. 40-26 pour les besoins des enquêtes judiciaires : 1° Les agents des services de la police nationale exerçant des missions de police judiciaire individuellement désignés et spécialement habilités () ". Il résulte du 1° du I de l'article R. 40-29 du même code que les agents habilités selon les modalités prévues au 1° du I de l'article R. 40-28 peuvent consulter les données à caractère personnel figurant dans le traitement des antécédents judiciaires, qui se rapportent à des procédures judiciaires closes ou en cours, sans autorisation du ministère public, dans le cadre des enquêtes prévues à l'article L. 114-1 du code de la sécurité intérieure, applicable en particulier à l'instruction des demandes d'autorisation concernant les emplois privés relevant du domaine de la sécurité.
4. Toutefois, dès lors que les dispositions citées ci-dessus du code de la sécurité intérieure prévoient la possibilité que certains traitements automatisés de données à caractère personnel soient consultés au cours de l'enquête conduite par l'administration dans le cadre de ses pouvoirs de police, préalablement à la délivrance d'un agrément individuel, la circonstance que l'agent ayant procédé à cette consultation n'aurait pas été, en application des dispositions également citées ci-dessus du code de procédure pénale, individuellement désigné et régulièrement habilité à cette fin, si elle est susceptible de donner lieu aux procédures de contrôle de l'accès à ces traitements, n'est pas, par elle-même, de nature à entacher d'irrégularité la décision prise sur la demande d'agrément.
5. En l'espèce, il ressort, d'une part, des pièces versées au dossier par le directeur du CNAPS qu'au cours de l'instruction de la demande formulée par Mme A tendant à la délivrance d'une autorisation préalable d'accès à une formation aux métiers de la sécurité privée, les informations relatives à ses antécédents judiciaires ont été consultées le 2 février 2021 par Mme B, agent du CNAPS ayant pour matricule 750047C, qui a été régulièrement habilitée, aux termes d'un arrêté du préfet de police de Paris du 3 février 2020, à accéder " aux données à caractère personnel et aux informations enregistrées dans les traitements suivants : () - Traitement des Antécédents Judiciaires (TAJ) () ". Compte tenu de cette habilitation spéciale et limitative, cet agent faisait partie des personnels investis de missions de police administrative au sens et pour l'application de l'article 40-29 du code de procédure pénale. D'autre part, il est précisé en défense que c'est ce même agent, dont la qualité d'agent au siège du CNAPS est établie par ces mêmes pièces, qui a mené l'enquête administrative concernant l'intéressée, qualité qui n'est pas contestée en réplique. Par suite, le moyen tiré de ce que la décision attaquée aurait été prise au terme d'une procédure irrégulière doit être écarté en ses deux branches.
6. En deuxième lieu, il ressort des pièces du dossier que le CNAPS avait saisi, préalablement à l'édiction de la décision en litige, le procureur de la République, par un courriel en date du 23 octobre 2020 ainsi que les services de police dans le cadre d'une demande d'enquête de moralité diligentée le 21 octobre 2020. Le moyen tiré du défaut de saisine préalable, pour complément d'information, des services de la police nationale ou de la gendarmerie ainsi que du procureur de la République, en méconnaissance de l'article R. 40-29 du code de procédure doit, par suite, être écarté.
7. En troisième lieu, la décision de la commission nationale d'agrément et de contrôle du Conseil national des activités privées de sécurité du 5 mai 2021 s'est substituée à la décision de la commission locale d'agrément et de contrôle Sud-Est du 3 décembre 2020. Dans ces conditions, la requérante ne peut utilement ainsi se prévaloir, pour contester la décision du 5 mai 2021, des vices propres dont serait entachée la décision de la commission locale d'agrément et de contrôle Sud-Est du 3 décembre 2020 tirés de ce que cette décision du 3 décembre 2020 aurait méconnu la procédure contradictoire prévue par les dispositions de l'article L. 121-1 du code des relations entre le public et l'administration, que cette commission locale avait mise en œuvre alors qu'elle n'était pas obligatoire, aux motifs que, d'une part, cette commission locale s'était fondée sur des éléments non mentionnés dans son courrier du 21 octobre 2020 demandant de présenter ses observations et, d'autre part, que cette décision initiale aurait été adoptée avant l'expiration du délai qui lui avait été laissé pour présenter ses observations, ce qui au surplus n'est pas établi, vices qui ont nécessairement disparu avec la décision du 5 mai 2021 qui a été prise sur la réclamation de l'intéressée qui a pu ainsi présenter à la commission nationale ses observations au regard de l'ensemble des manquements retenus par la commission locale. En outre, Mme A ne peut utilement se prévaloir de la méconnaissance du principe du contradictoire de l'absence de transmission de son dossier administratif dont elle n'a en tout état de cause sollicité la communication que les 10 décembre 2020 et 21 décembre 2020, soit postérieurement à la décision de rejet de sa demande par la commission locale intervenue le 3 décembre 2020
8. En quatrième lieu, les dispositions de l'article L. 121-1 du code des relations entre le public et l'administration, pas davantage qu'aucune disposition du code de la sécurité intérieure ou aucun principe général n'imposaient la mise en œuvre d'une telle procédure préalablement à ce que la commission nationale d'agrément et de contrôle se prononce sur la demande dont l'avait saisi l'intéressé. Par ailleurs, il ne ressort pas des pièces du dossier que, suite à la réclamation préalable formulée par la requérante, le CNAPS aurait mis en œuvre la procédure contradictoire prévue par les dispositions précitées de l'article L. 121-1 du code des relations entre le public et l'administration à laquelle il n'était pas tenu de mettre en œuvre. Ainsi, Mme A ne peut utilement soutenir que la décision du 5 mai 2021 aurait méconnu le principe du contradictoire du fait particulièrement de l'absence de transmission de son dossier administratif en dépit de ses deux demandes formulées en décembre 2020.
9. En dernier lieu, il ressort des pièces du dossier et particulièrement des éléments contenus au fichier TAJ et de l'enquête administrative réalisée par le CNAPS le 21 octobre 2020, que, au cours de la période du 1er janvier 2003 au 30 octobre 2006, la requérante a commis une escroquerie à l'encontre de la caisse d'allocations familiales portant sur la perception indue d'allocations de congé parental d'un montant total dépassant les 10 000 euros alors qu'elle travaillait pour la société Sécuritas et que, dans le cadre de la comparution sur reconnaissance préalable de culpabilité elle a reconnu ces faits d'escroquerie. Outre ces faits, d'une extrême gravité bien qu'anciens, il ressort également des pièces du dossier et du rapport d'enquête de moralité que l'intéressée a été mise en cause comme auteure de faits de violence commis en réunion suivie d'incapacité n'excédant pas 8 jours le 8 février 2014 à Vaulx-en-Velin, le plaignant, neveu de la requérante ayant déclaré que la requérante et deux oncles l'avaient violenté et menacé de mort. La requérante, en faisant valoir qu'aucune condamnation n'est intervenue, qu'il s'agissait d'un différend familial et que le plaignant a décidé ne pas poursuivre cette plainte en estimant que cette " dispute familiale n'en valait pas la peine ", la plainte ayant été classée sans suite en raison de la carence du plaignant, ne conteste pas sérieusement la matérialité de ces faits. De plus, il ressort notamment de ce même rapport d'enquête que la requérante a eu, le 16 mai 2014, une altercation verbale avec un voisin qui a déposé plainte en déclarant qu'elle était entrée sans autorisation dans son terrain et qu'elle l'a, avec son mari et sa fille, menacé, Mme A ayant déclaré qu'il s'agissait d'une querelle de voisinage et ne reconnaissait qu'une seule insulte. Si l'intéressée fait état de ce qu'elle n'a pas été condamnée, la plainte ayant été classée sans suite, et qu'elle aurait déposé plainte de son côté pour un bris de vitre volontaire, elle ne remet pas en cause sérieusement les éléments ainsi recueillis lors de l'enquête administrative concernant l'existence et la nature de cette altercation verbale. En outre, il ressort de ces mêmes éléments que la requérante a été mise en cause pour des faits d'usurpation de l'identité d'un tiers ou d'usage de données permettant de l'identifier en vue de troubler sa tranquillité ou celle d'autrui ou de porter atteinte à son honneur ou à sa considération, commis du 20 février 2017 au 21 mars 2017 à Lyon, l'intéressée ayant reconnu avoir utilisé, à l'insu de la plaignante, qui était une de ses employées, son compte professionnel de gestion de stage, alors qu'elle était placée en congé maladie, Mme A ne contestant pas sérieusement la matérialité de ces faits en invoquant dans ses écritures un contexte de licenciement conflictuel de cette personne. Enfin, si les éléments du dossier ne permettent pas de regarder comme étant établis les faits de vols entre le 17 février 2017 au 4 mars 2017 concernant une plainte de son ex compagne, classée sans suite, mettant en cause la requérante pour ne pas avoir restitué les effets personnels de la plaignante, ainsi que les menaces que la requérante aurait proférées entre le 10 février 2017 et 9 mai 2017 à l'égard de cette personne, les autres agissements précédemment exposés suffisent à révéler, en dépit des contextes de conflit familial et de voisinage allégués, un comportement de l'intéressée incompatible avec l'exercice d'une activité professionnelle d'agent de sécurité et il résulte de l'instruction que la commission nationale d'agrément et de contrôle aurait pris cette même décision de refus en se fondant sur ces seuls éléments. Par suite, et alors même que la requérante fait état qu'elle est aussi connue par les services de gendarmerie et de police comme victime d'agissements depuis près de 10 ans, la commission nationale d'agrément et de contrôle du Conseil national des activités privées de sécurité, en estimant, pour refuser l'autorisation préalable sollicitée, que Mme A ne remplissait pas les conditions pour se voir délivrer cette autorisation, n'a pas entaché la décision litigieuse d'erreur d'appréciation au regard des dispositions du 2° de l'article L. 612-20 du code de la sécurité intérieure auxquelles renvoient les dispositions de l'article L. 612-22.
10. En dernier lieu, la décision attaquée relevant, non de la catégorie des sanctions mais des mesures de police administrative, la requérante ne peut utilement se prévaloir du principe de la présomption d'innocence.
11. Il résulte de tout ce qui précède que Mme A n'est pas fondée à demander l'annulation de la décision du 5 mai 2021.
Sur les frais liés au litige :
12. Les dispositions de l'article L. 761-1 du code de justice administrative font obstacle à ce qu'il en soit fait application à l'encontre du conseil national des activités privées de sécurité, qui n'est pas partie perdante.
D E C I D E :
Article 1er : La requête de Mme A est rejetée.
Article 2 : Le présent jugement sera notifié à Mme C A et au Conseil national des activités privées de sécurité.
Délibéré après l'audience du 22 novembre 2022, à laquelle siégeaient :
M. Segado, président,
M. Delahaye, premier conseiller,
Mme Collomb, première conseillère.
Rendu public par mise à disposition au greffe le 6 décembre 2022.
Le président,
J. SegadoL'assesseur le plus ancien,
L. Delahaye
La greffière,
T. Zaabouri
La République mande et ordonne au ministre de l'intérieur et des outre-mer en ce qui le concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.
Pour expédition,
Un greffier,
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608292
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. A... contre l'arrêté du préfet des Hautes-Alpes du 5 mai 2026 prolongeant son assignation à résidence. Le requérant invoquait une atteinte disproportionnée à sa liberté d'aller et venir et une méconnaissance de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et de l'article 3-1 de la Convention internationale des droits de l'enfant. Le tribunal a jugé que les contraintes horaires imposées (présence au domicile de 14h à 17h) n'étaient pas disproportionnées, faute de preuves suffisantes de leur incompatibilité avec le suivi scolaire de sa belle-fille. La décision s'appuie sur les articles L. 731-1 et R. 733-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608430
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant égyptien, contestant un arrêté préfectoral du 14 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. La juridiction a estimé que l'arrêté était suffisamment motivé et ne méconnaissait pas les articles L. 612-6 et L. 612-10 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA), le préfet ayant examiné les critères légaux. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, y compris la demande d'aide juridictionnelle provisoire et de communication du dossier.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608432
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant sénégalais, contestant un arrêté préfectoral du 15 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. Le tribunal a jugé que l'arrêté était suffisamment motivé et que la situation personnelle du requérant avait été examinée, notamment son maintien irrégulier après expiration de son visa. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, sur la base des articles L. 613-1, L. 612-2, L. 612-6 et L. 721-4 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2607881
Le Tribunal administratif de Marseille, statuant en référé sur le fondement de l’article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de suspension de l’arrêté du sous-préfet d’Istres du 7 avril 2026 mettant en demeure M. et Mme A... de quitter leur logement à Vitrolles. La requête a été jugée irrecevable car elle n’était pas accompagnée de la copie intégrale de la décision contestée, en méconnaissance des exigences procédurales. En conséquence, le juge a appliqué l’article L. 522-3 du même code pour rejeter la requête sans instruction ni audience, et a refusé l’admission provisoire à l’aide juridictionnelle.
01/06/2026