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AccueilJurisprudence administrativeN° TA69-2106863

Tribunal Administratif de Lyon — Décision N° TA69-2106863

jeudi 13 octobre 2022

JuridictionTribunal Administratif de Lyon
SectionTribunal Administratif de Lyon
N° DossierTA69-2106863
TypeDécision
RecoursExcès de pouvoir
PublicationC
Formation7ème chambre
Avocat requérantBOUSQUET

Texte intégral

Vu la procédure suivante :

Par une requête et un mémoire complémentaire, enregistrés les 27 août 2021 et 13 avril 2022, M. A D, représenté par Me Delachaux, demande au tribunal :

1°) d'annuler la décision du 28 juin 2021 par laquelle le président de la chambre de commerce et d'industrie Auvergne-Rhône-Alpes a décidé de prononcer son licenciement de son poste de Directeur de l'Entreprenariat, du Commerce et de la Proximité, poste de niveau 8 ;

2°) d'enjoindre à la chambre de commerce et d'industrie Auvergne-Rhône-Alpes, de procéder, sous un mois, à sa réintégration à un poste de même niveau avec reconstitution de sa carrière et ses droits sociaux à compter de la date de la décision annulée ;

3°) de mettre à la charge de la chambre de commerce et d'industrie Auvergne-Rhône-Alpes la somme de 3 000 euros au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.

M. D soutient que :

- la décision attaquée est entachée " d'incompétence du signataire " de l'acte en l'absence d'indication de sa qualité et de sa compétence à prendre une telle décision ;

- elle n'est pas motivée s'agissant des raisons objectives qui auraient justifié l'impossibilité de pouvoir procéder à son reclassement :

- la délibération du 9 décembre 2020 de l'assemblée générale de la chambre de commerce et d'industrie (CCI) Auvergne-Rhône-Alpes ne fait aucune mention des dispositions qui auraient autorisé sa consultation par voie électronique ;

- la décision attaquée méconnaît les dispositions de l'article 35-1 du statut des personnels consulaires prévoyant une obligation de recherche de reclassement dès lors que :

* des postes de même niveau que celui qu'il occupait étaient disponibles pour un reclassement,

* il n'a reçu aucune proposition de reclassement interne sur les postes de niveau 8 parmi les propositions de reclassement qui lui ont été présentées alors qu'il avait expressément manifesté, le 8 janvier 2021, son souhait de continuer à recevoir les offres de reclassement qui pourraient se présenter et que de telles propositions ont été adressées par courriers recommandés avec accusé de réception à un agent placé dans une situation identique à la sienne,

* les collaborateurs qui ont été nommés sur des postes de niveau 8 occupaient des emplois qui ne figuraient pas dans la liste des postes supprimés et il appartenait à la CCI de garantir la priorité de son reclassement.

Par un mémoire enregistré le 7 mars 2022, la chambre de commerce et d'industrie de région Auvergne-Rhône-Alpes, représentée par Me Bousquet, conclut au rejet de la requête et à ce qu'une somme de 6 000 euros soit mise à la charge du requérant au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.

Elle fait valoir que :

- les moyens invoqués ne sont pas fondés et, s'agissant de l'erreur commise à par le service Ressources humaines ayant conduit à ce que les offres d'emploi ne lui soient pas adressées par courriers recommandés, elle n'est pas délibérée et n'a pas la portée invoquée par le requérant qui a en tout état de cause été avisé de la mise en recrutement des postes de directeurs de niveau 8 et n'a toutefois pas candidaté à ces emplois.

Par une ordonnance du 27 avril 2022 la clôture de l'instruction a été fixée au 30 mai 2022.

Vu les autres pièces du dossier.

Vu :

- le code du commerce ;

- la loi n° 52-1311 du 10 décembre 1952 ;

- la loi n° 2010-853 du 23 juillet 2010 ;

- l'arrêté du 25 juillet 1997 relatif au statut du personnel de l'assemblée des chambres françaises de commerce et d'industrie, des chambres régionales de commerce et d'industrie, des chambres de commerce et d'industrie et des groupements inter-consulaires ;

- le code de justice administrative.

Les parties ont été régulièrement averties du jour de l'audience.

Ont été entendus au cours de l'audience publique :

- le rapport de M. B,

- les conclusions de M. Arnould, rapporteur public,

- les observations de Me Jonnier, substituant Me Delachaux représentant M. D,

- et les observations de Me Bousquet, représentant la CCI Auvergne-Rhône-Alpes.

Considérant ce qui suit :

1. Recruté à compter du 1er avril 2006 en qualité de Directeur du Commerce et Services à la personne au sein de la chambre de commerce et d'industrie (CCI) de Lyon, M. D a été nommé, à compter de mars 2012, en qualité de Directeur de l'Entrepreneuriat, du commerce et de la Proximité au sein de la CCI de Lyon Métropole. Suite à la suppression de son poste décidée par la délibération du 9 décembre 2020 de l'assemblée générale de la CCI Auvergne-Rhône-Alpes, le président de la chambre de commerce et d'industrie Auvergne-Rhône-Alpes a prononcé le licenciement de M. D par une décision du 28 juin 2021 dont il demande au tribunal de prononcer l'annulation de cette décision.

Sur les conclusions à fin d'annulation :

2. En premier lieu, M. D soutient que la décision attaquée ne préciserait ni la qualité de son signataire, ni la compétence de ce dernier pour édicter une décision de licenciement. Toutefois, il ressort de la lecture de la décision attaquée, signée par M. E C, qu'elle comporte dans son entête la mention " Le Président ", de telle sorte que si la qualité du signataire n'était pas mentionnée au niveau de la signature et du nom, l'entête du courrier permettait, sans ambiguïté, de déterminer la qualité du signataire de l'acte, le président de la chambre de commerce et d'industrie de région Auvergne-Rhône-Alpes étant compétent, en application de l'article L. 712-1 du code du commerce, pour édicter la décision attaquée en qualité de représentant légal de l'établissement. Par suite, le moyen tel qu'articulé ne pourra qu'être écarté.

3. En deuxième lieu, la décision attaquée vise les textes dont elle fait application, notamment les dispositions des articles 33 et 35-1 du statut du personnel administratif des chambres de commerce et d'industrie et précise les éléments déterminants qui ont conduit à son édiction, en l'espèce, d'une part, la réduction drastique de la ressource fiscale affectée au réseau consulaire et le plan de transformation et de redimensionnement de la CCI Lyon Métropole Saint-Etienne Roanne qui ont conduit l'assemblée générale de la CCI Auvergne-Rhône-Alpes à supprimer notamment le poste de Directeur de l'Entrepreneuriat, du commerce et de la Proximité de niveau 8 que M. D occupait au sein de la délégation de Lyon et d'autre part, l'impossibilité de procéder à son reclassement. La décision en litige comporte ainsi les circonstances de fait et de droit qui en constituent le fondement et qui ont permis à M. D d'en discuter utilement. Par suite, ce moyen qui manque en fait doit être écarté.

4. En troisième lieu, M. D soutient que la délibération du 9 décembre 2020 par laquelle l'assemblée générale de la CCI Auvergne-Rhône-Alpes a approuvé la suppression de 128 postes ne fait aucune mention des dispositions ayant autorisé le recours à une consultation électronique, cette faculté n'étant pas prévue par l'article 35-1 du statut du personnel administratif des chambres de commerce et d'industrie, et que cette délibération serait en conséquence irrégulière ainsi que toute la procédure de licenciement qui en découle. Si le requérant doit être regardé, ce faisant, comme invoquant, par voie d'exception, l'illégalité de la délibération du 9 décembre 2020, il ressort toutefois de l'article 31 du règlement intérieur de la CCI de région Auvergne-Rhône-Alpes, relatif à la consultation électronique de l'Assemblée générale, que le " président de la CCI peut consulter par voie électronique les membres de son assemblée générales " et que le vote est effectué électroniquement dans les mêmes conditions de quorum et de majorité, la CCI faisant en outre valoir en défense que s'appliquaient des règles sanitaires très contraignantes à la date à laquelle cette délibération a été soumise à l'assemblée générale. La circonstance que la délibération du 9 décembre 2020 relative à la suppression de 128 postes ne mentionne pas l'article 31 du règlement intérieur ne saurait entacher ladite délibération de l'irrégularité invoquée, ni dès lors les décisions qui en ont découlé, alors qu'au demeurant l'extrait de cette délibération comporte en entête la mention " Consultation électronique de l'assemblée générale CCI de Région Auvergne-Rhône-Alpes ". Par suite, le moyen tel qu'articulé doit être écarté.

5. En quatrième lieu, aux termes de la partie " recherche de reclassement " de l'article 35-1 du statut du personnel administratif des chambres de commerce et d'industrie : " () la CCI employeur qui décide de prendre des mesures pouvant entraîner un ou plusieurs licenciements pour suppression de poste doit, comme mentionné ci-dessus, procéder obligatoirement à des recherches de reclassement au sein de l'ensemble des établissements consulaires de la région et au niveau de l'ensemble des établissements du réseau des CCI de France notamment à l'aide de la bourse à l'emploi du réseau consulaire. / Les recherches de reclassement doivent être entreprises dès que possible et peuvent se poursuivre tout au long de la procédure de licenciement pour suppression de poste, jusqu'à la notification définitive du licenciement. / () / La CCI employeur mettra également en œuvre des actions et initiatives permettant une recherche de poste à l'extérieur du réseau consulaire par elle-même ou un prestataire choisi par elle. / Les agents susceptibles d'être concernés par un licenciement pour suppression de poste peuvent postuler sur l'un des emplois transmis par la CCI employeur dans le cadre de la recherche de reclassement. Dans ce cas, ils bénéficient d'une priorité de reclassement qui s'impose aux présidents des CCIT concernées, rattachées à la CCI employeur bénéficiant d'une délégation de compétence en matière de recrutement. / (). " Il résulte de ces dispositions qu'avant de prononcer le licenciement pour suppression d'emploi d'un agent soumis au statut du personnel des chambres de commerce et d'industrie, il appartient à la compagnie consulaire d'examiner les possibilités de reclassement de cet agent notamment en son sein, tant sur des emplois équivalents que sur des emplois de rang hiérarchique inférieur.

6. D'une part, M. D soutient qu'il appartenait à la CCI, en application des dispositions précitées relatives au reclassement des agents dont le poste était supprimé, de lui proposer le poste de Directeur des ressources et Expertises (DREX) dont la création avait été décidée lors de l'assemblée générale des 17 et 18 novembre 2020, ce poste ayant été attribué à un collaborateur de niveau 7 antérieurement placé sous sa responsabilité. Toutefois, il ressort des pièces du dossier que le poste de DREX a été pourvu dès le 11 septembre 2020, soit antérieurement à l'adoption de la délibération du 9 décembre 2020 portant suppression de 128 postes, la procédure de reclassement prévue par l'article 35-1 précité ne pouvant dès lors trouver à s'appliquer, le requérant n'étant ainsi pas fondé à soutenir qu'il aurait été privé de la possibilité de bénéficier d'un reclassement sur ledit poste, ladite offre d'emploi n'intervenant pas dans le cadre de suppressions de postes. Enfin, si M. D fait état de ce que le poste de DREX figurait en annexe de la délibération du 9 décembre 2020 dans la " liste des nouveaux postes hors formation " et qu'en ne lui proposant pas ce poste dans le cadre de la procédure de reclassement, la CCI aurait agi en violation de cette délibération de l'assemblée générale, l'annexe en cause n'avait qu'une valeur informative.

7. D'autre part, il ressort des pièces du dossier que si par un courrier du 14 décembre 2020, M. D s'est vu proposé, en application de l'article 35-1 susmentionné, des postes en vue de son reclassement interne, ledit courrier ayant invité l'intéressé à répondre à ces propositions, le 8 janvier 2021, celui-ci a remis au service Ressources Humaines un bordereau indiquant son refus de candidater aux postes proposés, tous d'un niveau 7, soit d'un niveau inférieur au poste occupé, et son souhait de rester destinataire des offres de reclassement. Or, il ressort du compte rendu de l'entretien de licenciement de M. D, intervenu le 28 mars 2021, que le service RH a commis une erreur dans le traitement des données recueillies, erreur confirmée par la défenderesse dans ses écritures, et que le souhait de M. D de continuer à être destinataire des offres de reclassement n'a pas été enregistré. Le requérant soutient que sa volonté de continuer à recevoir les offres de postes aurait dû conduire à ce que, à l'instar d'un autre agent de la CCI occupant également un poste de niveau 8 supprimé, il reçoive lui aussi par courrier recommandé avec accusé de réception deux postes de niveau 8, le poste de " Directeur de Stratégie Marché et transformation " et celui " Directeur Commercial et Marketing ". A cet égard, le requérant verse au débat le courrier du 9 février 2021 dont l'agent précité a reçu notification et il soutient qu'en l'absence d'envoi d'un courrier équivalent, il aurait été privé de la possibilité de bénéficier d'un reclassement en priorité sur les deux postes précités, de surcroît confiés à deux agents de la CCI n'étant pas en recherche d'un reclassement, et qu'en ne lui proposant pas ces deux postes de niveau 8, la CCI aurait gravement méconnu les obligations de reclassement imposées par l'article 35-1 du statut. Toutefois, s'agissant du poste de " Directeur de Stratégie Marché et transformation ", il ressort des pièces du dossier que M. D a eu connaissance de l'existence de ce poste, a minima dès le 10 février 2021 puisqu'il a échangé à propos de cette fiche de poste avec l'agent de la CCI l'ayant élaborée, ainsi que le démontrent les échanges de courriels versés au débat. Ces éléments attestent ainsi que M. D était informé de l'existence de cet emploi de direction, quand bien même il n'aurait pas été par la suite destinataire d'un courrier équivalent à celui adressé à un autre agent de la CCI. En outre, il ne ressort pas des pièces du dossier que, pleinement informé de l'existence du poste de Directeur de Stratégie Marché et transformation, M. D aurait été empêché de présenter sa candidature, aucune pièce du dossier, notamment les échanges de courriels avec le concepteur de la fiche de poste, n'évoquant au demeurant un intérêt du requérant pour ce poste. Ensuite, s'agissant du poste de " Directeur Commercial Marketing ", dont le requérant indique également qu'il aurait pu l'obtenir par application du droit de priorité de reclassement si un courrier recommandé lui avait été envoyé, il ressort cependant des pièces produites en défense que l'existence de ce poste a été portée à la connaissance de M. D par un courriel du 4 février 2021, envoyé par la responsable de recrutement de la CCI Lyon Métropole Saint-Etienne Roanne à l'ensemble des collaborateurs de la CCI. Si le requérant soutient que ce courriel, adressé à une liste de diffusion, ne pourrait être regardé comme une diligence suffisante, l'institution consulaire ne pouvant se borner à renvoyer à la consultation d'un simple site d'offres d'emploi, le courriel précité ne se limitait pas à renvoyer vers un site Internet mais comportait l'intitulé précis de plusieurs postes disponibles, notamment celui de Directeur Commercial et Marketing, et précisait les modalités détaillées de dépôts de candidatures. Par ailleurs, si le requérant fait état de ce que la CCI avait informé, dès le 12 janvier 2021, les collaborateurs dont les emplois étaient supprimés qu'ils étaient dispensés d'activités à compter du 1er février 2021, les invitant à communiquer l'adresse de leurs messageries personnelles afin de maintenir un lien durant la procédure de reclassement, il ne ressort pas des pièces du dossier que M. D aurait communiqué cette adresse personnelle et que le courriel précité aurait, en conséquence, pu être envoyé sur sa messagerie personnelle. En effet, il ressort des échanges de courriels susmentionnés que M. D a continué à utiliser sa messagerie professionnelle, a minima jusqu'au 10 février 2021, et qu'en conséquence, il a nécessairement été informé de l'existence de l'offre d'emploi de Directeur Commercial Marketing à laquelle il pouvait ainsi candidater dans le cadre de la procédure de reclassement, la CCI n'ayant en tout état de cause pas à justifier des raisons l'ayant conduite à écarter M. D de ce poste alors qu'il n'avait pas présenté de candidature, pas davantage qu'à celui de Directeur de Stratégie Marché et transformation. Ainsi, l'absence d'envoi de lettre recommandée n'a, dans les circonstances de l'espèce, privé M. D d'aucune des garanties prévues par l'article 35-1 du statut du personnel des chambres régionales de commerce et d'industrie et n'a pas davantage été de nature à exercer une influence sur le sens de la décision attaquée en l'absence de candidature du requérant auxdits postes. Enfin, M. D soutient, dans le dernier état de ces écritures, que la CCI ne justifierait pas des raisons pour lesquelles les postes de direction précités ne figuraient pas dans le courrier de proposition de reclassement du 14 décembre 2020 mais si l'article 35-1 du statut du personnel administratif des chambres de commerce et d'industrie prévoit que les recherches de reclassement doivent être entreprises dès que possible, ces dispositions n'imposent pas que ces recherches diligentes doivent aboutir à ce que la première proposition de reclassement ait à comporter l'ensemble des postes qui s'avèreront disponibles pour le reclassement, l'article 35-1 prévoyant au contraire que les recherches de reclassement peuvent se poursuivre jusqu'à la notification définitive du licenciement.

8. Il résulte ainsi de ces éléments que M. D n'est pas fondé à soutenir que chambre de commerce et d'industrie Auvergne-Rhône-Alpes aurait manqué à son obligation de recherche de reclassement en méconnaissance des dispositions précitées de l'article 35-1 du statut du personnel administratif des chambres de commerce et d'industrie. Par suite, le moyen tiré de ce que la décision prononçant son licenciement pour suppression de poste serait intervenue en méconnaissance de ces dispositions doit être écarté.

9. Il résulte de ce qui précède que M. D n'est pas fondé à demander l'annulation de la décision contestée.

Sur les conclusions à fin d'injonction :

10. Le présent jugement, qui rejette les conclusions à fin d'annulation de la requête, n'implique aucune mesure d'exécution. Il y a donc lieu de rejeter les conclusions à fin d'injonction présentées par M. D.

Sur les frais liés au litige :

11. Les dispositions de l'article L. 761-1 du code de justice administrative font obstacle à ce que la somme demandée par M. D soit mise à la charge de la chambre de commerce et d'industrie Auvergne-Rhône-Alpes, qui n'est pas la partie perdante dans la présente instance. Il y a lieu, en revanche, de mettre à la charge de M. D le versement de la somme de 1 100 euros au titre des frais exposés par la chambre de commerce et d'industrie de région Auvergne-Rhône-Alpes et non compris dans les dépens.

D E C I D E :

Article 1er : La requête de M. D est rejetée.

Article 2 : M. D versera à la chambre de commerce et d'industrie Auvergne-Rhône-Alpes une somme de 1 100 euros en application des dispositions de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.

Article 3 : Le présent jugement sera notifié à M. A D et à la chambre de commerce et d'industrie Auvergne-Rhône-Alpes.

Délibéré après l'audience du 30 septembre 2022, à laquelle siégeaient :

Mme Baux, présidente,

M. Pineau, premier conseiller,

M. Gueguen, conseiller.

Rendu public par mise à disposition au greffe le 13 octobre 2022.

Le rapporteur,

N. B

La présidente,

A. Baux

La greffière,

F. Faure

La République mande et ordonne au ministre de l'économie et des finances et de la souveraineté industrielle et numérique, en ce qui le concerne, ou à tous commissaires de justice à ce requis, en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.

Pour expédition,

Un greffier,

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