vendredi 15 juillet 2022
| Juridiction | Tribunal Administratif de Lyon |
| Section | Tribunal Administratif de Lyon |
| N° Dossier | TA69-2106986 |
| Type | Décision |
| Recours | Excès de pouvoir |
| Publication | C |
| Formation | JU 4ème chambre |
| Avocat requérant | WECKERLIN |
Vu la procédure suivante :
Par une requête, enregistrée le 3 septembre 2021, M. B A C, représenté par Me Weckerlin, demande au tribunal :
1°) d'annuler les décisions par lesquelles le ministre de l'intérieur a successivement retiré du capital de son permis de conduire un point pour une infraction au code de la route commise le 19 septembre 2019, quatre points pour une infraction commise le 7 novembre 2019, trois points pour une infraction commise le 7 octobre 2020, trois points pour une infraction commise le 18 septembre 2020, ensemble la décision référencée " 48 SI " du 29 juillet 2021 par laquelle le ministre a retiré huit points de son permis de conduire à la suite d'une infraction du 12 octobre 2019, l'a informé de la perte de validité dudit permis pour solde de points nul et lui a enjoint de le restituer aux services préfectoraux de son département de résidence ;
2°) d'enjoindre au ministre de l'intérieur de lui restituer son titre de conduite doté des points illégalement retirés, dans un délai de quinze jours à compter de la notification du jugement à intervenir ;
3°) de mettre à la charge de l'Etat une somme de 2 500 euros en application des dispositions de l'article L. 761-1 du code de justice administrative ainsi que les dépens de l'instance.
Il soutient que :
- les décisions procédant aux retrait de points de son permis de conduire ne lui ont pas été notifiées ;
- au moment de sa verbalisation pour les infractions susvisées, il n'a pas été destinataire de l'information préalable prévue par les dispositions de l'article L. 223-3 et R. 223-3 du code de la route ;
- la réalité des infractions qui lui sont reprochées n'est pas établie.
Par un mémoire en défense, enregistré le 12 novembre 2021, le ministre de l'intérieur conclut au rejet de la requête.
Il fait valoir que :
- le moyen tiré du défaut de notification des décisions portant retrait de points est inopérant ;
- les autres moyens soulevés ne sont pas fondés.
Vu les autres pièces du dossier.
Vu :
- le code de la route ;
- le code de procédure pénale ;
- le code de justice administrative.
En application de l'article R. 732-1-1 du code de justice administrative, la présidente a dispensé la rapporteure publique, sur sa proposition, de prononcer des conclusions à l'audience.
Les parties ont été régulièrement averties du jour de l'audience.
Au cours de l'audience publique, il a été donné lecture du rapport en l'absence des parties ni présentes ni représentées.
Considérant ce qui suit :
1. M. A C a commis une série d'infractions au code de la route les 19 septembre 2019, 7 novembre 2019, 7 octobre 2020 et 18 septembre 2020. Par une décision référencée " 48 SI " du 29 juillet 2021, suite à une infraction commise le 12 octobre 2019 ayant entraîné le retrait de huit points de son permis de conduire, le ministre de l'intérieur a constaté la perte de validité de ce permis. M. A C demande l'annulation de la décision " 48 SI " portant invalidation de son permis de conduire ainsi que des décisions de retrait de points.
Sur les conclusions à fin d'annulation :
En ce qui concerne le moyen tiré du défaut de notification des décisions de retrait de points
2. Les conditions de la notification au conducteur des retraits de points de son permis de conduire, prévues par les dispositions de l'article L. 223-3 du code de la route, ne conditionnent pas la régularité de la procédure suivie et partant, la légalité de ces retraits Cette notification a pour seul objet de rendre ceux-ci opposables à l'intéressé et de faire courir le délai dont il dispose pour en contester la légalité devant la juridiction administrative. La circonstance que l'administration ne soit pas en mesure d'apporter la preuve que la notification des retraits successifs, effectuée par lettre simple, a bien été reçue par son destinataire, ne saurait lui interdire de constater que le permis a perdu sa validité, dès lors que la décision procédant au retrait des derniers points récapitule les retraits antérieurs et les rend ainsi opposables au conducteur. M. A C ne saurait dès lors utilement se prévaloir de ce que divers retraits de points ne lui auraient pas été notifiés avant l'intervention de la décision constatant la perte de validité de son permis de conduire.
En ce qui concerne le moyen tiré du défaut d'information préalable
3. En application des dispositions des articles L. 223-3 et R. 223-3 du code de la route, dans leurs versions successives applicables à la date des infractions en litige, lors de la constatation d'une infraction entraînant retrait de points, l'auteur de celle-ci est notamment informé qu'il encourt un retrait de points, si la réalité de l'infraction est établie dans les conditions définies à l'article L. 223-1 du même code. Il est informé également de l'existence d'un traitement automatisé des retraits et reconstitutions de points et de la possibilité pour lui d'accéder aux informations le concernant.
4. L'information prévue par ces dispositions du code de la route constitue une formalité substantielle dont l'accomplissement, qui est une garantie essentielle donnée à l'auteur de l'infraction pour lui permettre d'en contester la réalité et d'en mesurer les conséquences sur la validité de son permis, est une condition de la régularité de la procédure suivie et, partant, de la légalité du retrait de points. Il appartient à l'administration d'apporter la preuve, par tous moyens, qu'elle a satisfait à cette obligation. M. A C soutient qu'il n'a pas reçu les informations requises par le code de la route lors des infractions commises les 19 septembre 2019, 7 novembre 2019, 7 octobre 2020, 18 septembre 2020, et 12 octobre 2019.
S'agissant de l'infraction du 7 octobre 2020 :
5. Aux termes du II de l'article R. 49-1 du code de procédure pénale : " Sans préjudice de l'article R. 249-9, le procès-verbal peut être dressé au moyen d'un appareil sécurisé dont les caractéristiques sont fixées par arrêté du garde des sceaux, ministre de la justice, permettant le recours à une signature manuscrite conservée sous forme numérique. ". En vertu des articles A. 37 1 et suivants du même code, lorsque le procès-verbal de constatation de l'infraction est dressé avec un appareil électronique sécurisé permettant de dresser un procès-verbal dématérialisé, il est adressé, par voie postale au domicile du contrevenant, un avis de contravention et une notice de paiement. L'avis de contravention adressé par voie postale au contrevenant comporte les informations requises par les dispositions L. 223-3 et R. 223-3 du code de la route.
6. Il résulte de l'instruction, notamment des mentions du relevé d'information intégral relatif à la situation du permis de conduire de M. A C que l'intéressé s'est acquitté le 27 octobre 2020 de l'amende forfaitaire au titre de l'infraction susvisée, constatée par un procès-verbal dématérialisé dressé au moyen d'un appareil électronique sécurisé. En application des dispositions susmentionnées du code de procédure pénale, M. A C doit être regardé comme ayant nécessairement reçu à son domicile l'avis de contravention afférent à cette infraction. Eu égard aux mentions dont cet avis de contravention doit être revêtu, il doit être regardé comme établi que l'administration s'est acquittée envers lui de son obligation de lui délivrer, préalablement au paiement de l'amende forfaitaire, les informations requises en vertu des dispositions des articles L. 223-3 et R. 223-3 du code de la route, dès lors qu'il ne démontre pas avoir été destinataire d'un avis inexact ou incomplet.
S'agissant de l'infraction du 12 octobre 2019 :
7. L'omission de la formalité prévue aux articles L. 223-3 et R. 223 3 du code de la route est sans influence sur la régularité du retrait de points lorsque la réalité de l'infraction a été établie par une condamnation devenue définitive prononcée par le juge pénal qui a statué sur tous les éléments de fait et de droit portés à sa connaissance et que l'auteur de l'infraction a ainsi pu la contester. Cette dernière condition est également remplie lorsque la condamnation intervient selon la procédure simplifiée régie par les articles 524 et suivants du code de procédure pénale, qui permettent au juge de statuer sans débat préalable sur une contravention de police, mais qui réservent la possibilité, pour le prévenu, de former opposition à l'ordonnance pénale ainsi prononcée et d'obtenir que l'affaire soit portée à l'audience du tribunal de police ou de la juridiction de proximité dans les formes de la procédure ordinaire.
8. Il résulte de l'instruction que la réalité de l'infraction commise le 12 octobre 2019 par M. A C ayant été établie par une condamnation pénale devenue définitive le 21 mai 2021, le moyen tiré du manquement à l'obligation d'information préalable prévue aux articles L. 223-3 et R. 223-3 du code de la route ne saurait, en tout état de cause, être utilement invoqué à l'encontre du retrait de huit points consécutif à cette infraction.
S'agissant de l'infraction du 19 septembre 2019 :
9. Si le ministre se prévaut des mentions de relevé d'information intégral de l'intéressé pour attester de l'émission d'un titre exécutoire d'amende forfaitaire majorée afférent à cette infraction relevée par radar automatique, il n'établit pas à défaut de le produire à l'instance, que le formulaire d'amende forfaitaire majorée dont M. A C a été destinataire était conforme au modèle de titre exécutoire d'amende forfaitaire majorée produit à l'instance, lequel comporte l'ensemble des informations requises par le code de la route.
10. Toutefois, la seule circonstance que l'intéressé n'a pas été informé, lors de la constatation d'une infraction, de l'ensemble des informations requises par le code de la route n'entache pas d'illégalité la décision de retrait de points correspondante s'il ressort des pièces du dossier que ces éléments ont été portés à sa connaissance à l'occasion d'infractions antérieures, de même nature, suffisamment récentes.
11. En l'espèce, il résulte du relevé d'information intégral relatif à la situation du requérant que l'intéressé a été destinataire de l'information préalable prévue par les dispositions des articles L. 223-3 et R. 223-3 du code de la route à l'occasion d'une infraction de même nature, à savoir un excès de vitesse inférieur à 20 km/h avec une vitesse maximale autorisée supérieure à 50 km/h commise le 28 juillet 2018, pour laquelle il s'est acquitté de l'amende forfaitaire correspondante le 27 août 2018. Dès lors l'omission de l'information, s'agissant du retrait de points correspondant à l'infraction commise le 19 septembre 2019 contesté, n'a pas eu pour effet, dans les circonstances de l'espèce, de priver le requérant de la garantie instituée par la loi pour lui permettre d'en mesurer les conséquences sur la validité de son permis et éventuellement d'en contester la réalité devant le juge pénal. Par suite, le moyen tiré du défaut d'information préalable s'agissant de l'infraction du 19 septembre 2019 doit être écarté.
S'agissant des infractions des 7 novembre 2019 et 18 septembre 2020 :
12. Si le ministre se prévaut des mentions du relevé d'information intégral de l'intéressé pour attester de l'émission d'un titre exécutoire d'amende forfaitaire majorée afférent aux infractions commises les 7 novembre 2019 et 18 septembre 2020, il n'établit pas, à défaut de les produire à l'instance, que les formulaires d'amende forfaitaire majorée dont M. A C a été destinataire comportaient les informations requises par le code de la route. La production par l'administration du procès-verbal électronique dressé à l'occasion de l'infraction commise le 18 septembre 2020, qui n'est pas signé par M. A C, ne comporte pas la mention d'un refus de signer ni l'ensemble des informations requises par le code de la route, ne permet pas d'établir que l'information a effectivement été communiquée au contrevenant à l'occasion de l'établissement de ce procès-verbal. L'administration n'apporte pas non plus la preuve que M. A C aurait été antérieurement destinataire d'un avis de contravention comportant lesdites informations, notamment celles relatives à la qualification de l'infraction et au nombre de points dont le retrait est encouru. Dans ces conditions, l'administration ne peut être regardée comme ayant satisfait à son obligation d'information du contrevenant. Par suite, A C est fondé à soutenir que les décisions du ministre lui retirant respectivement quatre et trois points de son permis de conduire à la suite des infractions commises les 7 novembre 2019 et 18 septembre 2020 ont été prises au terme d'une procédure irrégulière et, sans qu'il soit besoin de se prononcer sur les autres moyens dirigés contre ces décisions, à en demander l'annulation.
En ce qui concerne le moyen tiré de la réalité des infractions commises les 19 septembre 2019, 12 octobre 2019 et 7 octobre 2020 :
13. En vertu de l'article L. 223-1 du code de la route, le nombre de points dont est affecté le permis de conduire est réduit de plein droit si le titulaire du permis a commis une infraction pour laquelle cette réduction est prévue. Il résulte du même article que la réalité d'une infraction entraînant retrait de points est établie par le paiement d'une amende forfaitaire ou l'émission du titre exécutoire de l'amende forfaitaire majorée, l'exécution d'une composition pénale ou par une condamnation définitive.
14. Il résulte des mentions du relevé d'information intégral versé au dossier, d'une part, que M. A C a réglé l'amende forfaitaire correspondant à l'infraction commise le 7 octobre 2020, d'autre part, qu'un titre exécutoires d'amende forfaitaire majorée a été émis à raison de l'infraction commise le 19 septembre 2019, enfin, que l'infraction du 12 octobre 2019 a donné lieu à une condamnation pénale par jugement du tribunal judiciaire de Saint-Etienne du 30 avril 2021 devenu définitive le 21 mai 2021. Dans ces conditions, la réalité des infractions commises les 19 septembre 2019, 12 octobre 2019 et 7 octobre 2020 doit être regardée comme établie et le moyen tiré du défaut d'établissement de la réalité de ces infractions ne peut qu'être écarté.
15. Il résulte de tout ce qui précède que M. A C est seulement fondé à demander l'annulation des décisions de retrait de points consécutives aux infractions commises les 7 novembre 2019 et 18 septembre 2020 ainsi que, par voie de conséquence, de la décision " 48 SI " du 29 juillet 2021 par laquelle le ministre de l'intérieur a prononcé l'invalidation de son permis de conduire pour solde de points nul.
Sur les conclusions aux fins d'injonction :
16. Aux termes de l'article L. 911-1 du code de justice administrative : " Lorsque sa décision implique nécessairement qu'une personne morale de droit public ou un organisme de droit privé chargé de la gestion d'un service public prenne une décision dans un sens déterminé, la juridiction, saisie de conclusions en ce sens, prescrit, par la même décision, cette mesure assortie, le cas échéant, d'un délai d'exécution. ".
17. Eu égard à ses motifs, le présent jugement implique, dans la limite du nombre maximum de points que peut comporter le capital de points de son permis et sous réserve de retraits de points éventuellement prononcés par ailleurs à raison d'infractions étrangères à la présente instance, de restituer à M. A C son titre de conduite doté des points retirés à la suite des infractions commises les l7 novembre 2019 et 18 septembre 2020. Il y a lieu d'enjoindre au ministre de l'intérieur, d'y procéder dans un délai de deux mois à compter de la notification du présent jugement
Sur les conclusions tendant à l'application de l'article L. 761-1 du code de justice administrative :
18. Aux termes de l'article L. 761-1 du code de justice administrative : " Dans toutes les instances, le juge condamne la partie tenue aux dépens ou, à défaut, la partie perdante, à payer à l'autre partie la somme qu'il détermine, au titre des frais exposés et non compris dans les dépens. Le juge tient compte de l'équité ou de la situation économique de la partie condamnée. Il peut, même d'office, pour des raisons tirées des mêmes considérations, dire qu'il n'y a pas lieu à cette condamnation. ".
19. Dans les circonstances de l'espèce, il n'y a pas lieu de mettre à la charge de l'Etat la somme demandée par M. A C au titre des frais exposés par lui et non compris dans les dépens de l'instance.
D E C I D E
Article 1er : Les décisions portant retrait d'un total de sept points à la suite des infractions au code de la route commises les 7 novembre 2019 et 18 septembre 2020, ensemble la décision référencée " 48 SI " du 29 juillet 2021 en tant qu'elle prononce l'invalidation du titre de conduite de M. A C, sont annulées.
Article 2 : Il est enjoint au ministre de l'intérieur de restituer à M. A C les points illégalement retirés à la suite des infractions mentionnées à l'article 1er, dans la limite du nombre maximum de points que peut comporter le capital de points de son permis et sous réserve de retraits de points éventuellement prononcés par ailleurs à raison d'infractions étrangères à la présente instance, dans le délai de deux mois à compter de la notification du présent jugement.
Article 3 : Le surplus des conclusions de la requête est rejeté.
Article 4 : Le présent jugement sera notifié à M. B A C et au ministre de l'intérieur.
Rendu public par mise à disposition au greffe le 15 juillet 202La présidente
G. Verley-Cheynel
La greffière,
T. Andujar
La République mande et ordonne au ministre de l'intérieur, en ce qui le concerne, et à tous commissaires de justice à ce requis, en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.
Pour expédition conforme,
Une greffière,
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608292
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. A... contre l'arrêté du préfet des Hautes-Alpes du 5 mai 2026 prolongeant son assignation à résidence. Le requérant invoquait une atteinte disproportionnée à sa liberté d'aller et venir et une méconnaissance de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et de l'article 3-1 de la Convention internationale des droits de l'enfant. Le tribunal a jugé que les contraintes horaires imposées (présence au domicile de 14h à 17h) n'étaient pas disproportionnées, faute de preuves suffisantes de leur incompatibilité avec le suivi scolaire de sa belle-fille. La décision s'appuie sur les articles L. 731-1 et R. 733-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608430
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant égyptien, contestant un arrêté préfectoral du 14 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. La juridiction a estimé que l'arrêté était suffisamment motivé et ne méconnaissait pas les articles L. 612-6 et L. 612-10 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA), le préfet ayant examiné les critères légaux. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, y compris la demande d'aide juridictionnelle provisoire et de communication du dossier.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608432
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant sénégalais, contestant un arrêté préfectoral du 15 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. Le tribunal a jugé que l'arrêté était suffisamment motivé et que la situation personnelle du requérant avait été examinée, notamment son maintien irrégulier après expiration de son visa. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, sur la base des articles L. 613-1, L. 612-2, L. 612-6 et L. 721-4 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2607881
Le Tribunal administratif de Marseille, statuant en référé sur le fondement de l’article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de suspension de l’arrêté du sous-préfet d’Istres du 7 avril 2026 mettant en demeure M. et Mme A... de quitter leur logement à Vitrolles. La requête a été jugée irrecevable car elle n’était pas accompagnée de la copie intégrale de la décision contestée, en méconnaissance des exigences procédurales. En conséquence, le juge a appliqué l’article L. 522-3 du même code pour rejeter la requête sans instruction ni audience, et a refusé l’admission provisoire à l’aide juridictionnelle.
01/06/2026