mardi 4 octobre 2022
| Juridiction | Tribunal Administratif de Lyon |
| Section | Tribunal Administratif de Lyon |
| N° Dossier | TA69-2107074 |
| Type | Décision |
| Recours | Excès de pouvoir |
| Publication | C |
| Formation | 6ème chambre |
| Avocat requérant | LAGIER |
Vu les procédures suivantes :
I°) Par une première requête enregistrée le 6 septembre 2021 sous le n°2107074, et un mémoire complémentaire enregistré le 29 août 2022, la Ligue pour la Protection des Oiseaux Auvergne Rhône-Alpes, représentée par Me Posak, demande au tribunal :
1°) d'annuler l'arrêté du préfet du Rhône en date du 16 juillet 2021 en tant qu'il a institué, à son article 2, une période complémentaire de la vénerie du blaireau du 15 mai 2022 au 31 août 2022.
2°) de mettre à la charge de l'Etat le versement de la somme de 1 250 euros en application des dispositions de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
Elle soutient que :
- l'arrêté est entaché d'incompétence ;
- il est irrégulier dès lors que les membres de la commission départementale de chasse et de faune sauvage, qui n'ont pas été suffisamment informés, n'ont pu se prononcer en connaissance de cause ;
- il est entaché d'une irrégularité procédurale constitutive d'une garantie au regard des dispositions de l'article L. 123-19-1 du code de l'environnement en raison de l'insuffisance de la note de présentation du projet publiée le 20 mai 2021 qui ne permet pas d'apprécier le contexte et les objectifs du projet d'arrêté en l'absence de mention du traitement particulier et du régime spécifique de la chasse au blaireau ; en outre, ni le rapport en réponse aux remarques du public, ni la synthèse des observations et propositions du public, ni les motifs de la décision dans un document séparé, ne sont disponibles sur le site internet de la préfecture en méconnaissance du même article ;
- l'arrêté est entaché d'erreur manifeste d'appréciation dès lors que le préfet ne s'est pas préalablement assurer que les prélèvements effectués les années précédentes ne dépassaient pas le cadre d'une chasse durable et de prélèvements raisonnables au regard de l'état des populations, de leur répartition et de leur densité sur le département ;
- le préfet a méconnu la biologie de l'espèce et porte une atteinte directe à sa reproduction ;
- le préfet ne démontre pas l'existence d'une atteinte à l'équilibre agro-sylvo-cynégétique, ni que les dégâts occasionnés ne puissent être résorbés par des mesures alternatives à la destruction ou à défaut, par le recours ponctuel à des opérations de régulation prévues par l'article L. 427-6 du code de l'environnement.
Par un mémoire en intervention volontaire, enregistré les 5 avril 2022, et un second mémoire enregistré le 2 septembre 2022 et non communiqué, la Fédération départementale des chasseurs du Rhône et de la Métropole de Lyon, représentée par Me Lagier, conclut au rejet de la requête
Elle soutient que les moyens soulevés par l'association requérante ne sont pas fondés.
Par un mémoire en défense, enregistré le 23 mai 2022, le préfet du Rhône conclut au rejet de la requête.
Il soutient que les moyens soulevés par l'association requérante ne sont pas fondés.
La clôture d'instruction a été fixée au 14 septembre 2022 par une ordonnance du 30 août 2022.
II°) Par une seconde requête enregistrée le 15 septembre 2021 sous le n°2107316, l'association France Nature Environnement Auvergne Rhône-Alpes et l'association France Nature Environnement Rhône demandent au tribunal :
1°) d'annuler l'arrêté du préfet du Rhône en date du 16 juillet 2021 en tant qu'il a institué, à son article 2, une période complémentaire de la vénerie du blaireau du 15 mai 2022 au 31 août 2022, et à titre subsidiaire, d'annuler l'arrêté du 16 juillet 2021 dans son ensemble si le caractère séparable de ces dispositions n'était pas admis.
2°) de mettre à la charge de l'Etat le versement à chacune de la somme de 1 000 euros en application des dispositions de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
Elles soutiennent que :
- l'arrêté est entaché d'une irrégularité procédurale constitutive d'une garantie au regard des dispositions de l'article L. 123-19-1 du code de l'environnement en raison de l'insuffisance de la note de présentation du projet publiée le 20 mai 2021 qui ne permet pas d'apprécier le contexte et les objectifs du projet d'arrêté en l'absence de mention du traitement particulier et du régime spécifique de la chasse au blaireau, et en l'absence d'avis formalisé de la commission départementale de la chasse et de la faune sauvage (CDCFS) ;
- l'arrêté est intervenu en méconnaissance des dispositions de l'article R. 424-5 du code de l'environnement et est entachée d'erreur de fait faute pour le préfet de démontrer l'existence d'une atteinte à l'équilibre agro-sylvo-cynégétique ;
- l'arrêté est intervenu en méconnaissance des dispositions de l'article L. 424-10 du code de l'environnement et est entachée d'une erreur de droit dès lors qu'il implique la destruction de jeunes blaireaux ;
Par un mémoire en intervention volontaire, enregistré le 5 avril 2022, la Fédération départementale des chasseurs du Rhône et de la Métropole de Lyon, représentée par Me Lagier, conclut au rejet de la requête
Elle soutient que les moyens soulevés par les associations requérantes ne sont pas fondés.
Par un mémoire en défense, enregistré le 23 mai 2022, le préfet du Rhône conclut au rejet de la requête.
Il soutient que les moyens soulevés par les associations requérantes ne sont pas fondés.
La clôture d'instruction a été fixée au 29 août 2022 par une ordonnance du 8 juillet 2022.
Vu les autres pièces des dossiers.
Vu :
- la charte de l'environnement ;
- la convention relative à la conservation de la vie sauvage et du milieu naturel en Europe ;
- le code de l'environnement ;
- le code de justice administrative.
Les parties ont été régulièrement averties du jour de l'audience.
Ont été entendus au cours de l'audience publique :
- le rapport de M. Delahaye, premier conseiller ;
- les conclusions de Mme Sautier, rapporteure publique ;
- les observations de Me Posak pour la Ligue pour la Protection des Oiseaux Auvergne Rhône-Alpes, celles de Mme B pour l'association France Nature Environnement Auvergne Rhône-Alpes et celles de M. A pour l'association France Nature Environnement Rhône.
Considérant ce qui suit :
1. Par arrêté du 16 juillet 2021 portant sur l'ouverture et la clôture de la chasse pour la campagne 2021-2022 dans le département du Rhône et de la Métropole de Lyon, le préfet du Rhône a notamment institué, à l'article 2 de cet arrêté, une période complémentaire pour la vénerie du blaireau du 15 mai 2022 au 31 août 2022 exercée uniquement par des équipages agréés. Par une première requête enregistrée sous le n°2107074, la Ligue pour la Protection des Oiseaux Auvergne Rhône-Alpes demande au tribunal l'annulation de cet arrêté du 16 juillet 2021 en tant qu'il a institué une période complémentaire de la vénerie du blaireau du 15 mai 2022 au 31 août 2022. Par une seconde requête enregistrée sous le n°2107316, l'association France Nature Environnement Auvergne Rhône-Alpes et l'association France Nature Environnement Rhône concluent aux même fins.
2. Ces deux requêtes, qui concernent la même situation et présentent la même question à juger, ont fait l'objet d'une instruction commune. Il y a lieu de les joindre pour qu'il y soit statué par un seul jugement.
Sur l'intervention de la fédération départementale des chasseurs du Rhône et de la Métropole de Lyon :
3. La Fédération départementale des chasseurs du Rhône et de la Métropole de Lyon a, eu égard à son objet statutaire et à la nature des litiges, intérêt au maintien de la décision attaquée. Ainsi son intervention est recevable dans ces deux instances.
Sur les conclusions en annulation :
4. D'une part, aux termes de l'article L. 424-2 du code de l'environnement : " Nul ne peut chasser en dehors des périodes d'ouverture de la chasse fixées par l'autorité administrative selon des conditions déterminées par décret en Conseil d'Etat.() ". Aux termes de l'article R. 424-5 du même code: " La clôture de la vénerie sous terre intervient le 15 janvier. / Le préfet peut, sur proposition du directeur départemental de l'agriculture et de la forêt et après avis de la commission départementale de la chasse et de la faune sauvage et de la fédération des chasseurs, autoriser l'exercice de la vénerie du blaireau pour une période complémentaire à partir du 15 mai ".
5. D'autre part, aux termes de l'article 7 de la charte de l'environnement : " toute personne a le droit, dans les conditions et les limites définies par la loi () de participer à l'élaboration des décisions publiques ayant une incidence sur l'environnement ". Aux termes de l'article L.123-19-1 du code de l'environnement : " I. - Le présent article définit les conditions et limites dans lesquelles le principe de participation du public, prévu à l'article 7 de la Charte de l'environnement, est applicable aux décisions, autres que les décisions individuelles, des autorités publiques ayant une incidence sur l'environnement lorsque celles-ci ne sont pas soumises, par les dispositions législatives qui leur sont applicables, à une procédure particulière organisant la participation du public à leur élaboration. / Les dispositions du présent article ne s'appliquent pas aux décisions qui modifient, prorogent, retirent ou abrogent les décisions mentionnées à l'alinéa précédent soumises à une procédure particulière organisant la participation du public à leur élaboration. / Ne sont pas regardées comme ayant une incidence sur l'environnement les décisions qui ont sur ce dernier un effet indirect ou non significatif. /II. - Sous réserve des dispositions de l'article L. 123-19-6, le projet d'une décision mentionnée au I, accompagné d'une note de présentation précisant notamment le contexte et les objectifs de ce projet, est mis à disposition du public par voie électronique et, sur demande présentée dans des conditions prévues par décret, mis en consultation sur support papier dans les préfectures et les sous-préfectures en ce qui concerne les décisions des autorités de l'Etat, y compris les autorités administratives indépendantes, et des établissements publics de l'Etat, ou au siège de l'autorité en ce qui concerne les décisions des autres autorités. Lorsque le volume ou les caractéristiques du projet de décision ne permettent pas sa mise à disposition par voie électronique, la note de présentation précise les lieux et horaires où l'intégralité du projet peut être consultée. Pour les décisions à portée nationale de l'Etat, y compris les autorités administratives indépendantes, et des établissements publics de l'Etat, la liste indicative des consultations programmées est publiée tous les trois mois par voie électronique. Au plus tard à la date de la mise à disposition prévue au premier alinéa du présent II, le public est informé, par voie électronique, des modalités de consultation retenues. Les observations et propositions du public, déposées par voie électronique ou postale, doivent parvenir à l'autorité administrative concernée dans un délai qui ne peut être inférieur à vingt et un jours à compter de la mise à disposition prévue au même premier alinéa. Le projet de décision ne peut être définitivement adopté avant l'expiration d'un délai permettant la prise en considération des observations et propositions déposées par le public et la rédaction d'une synthèse de ces observations et propositions. Sauf en cas d'absence d'observations et propositions, ce délai ne peut être inférieur à quatre jours à compter de la date de la clôture de la consultation. Dans le cas où la consultation d'un organisme consultatif comportant des représentants des catégories de personnes concernées par la décision en cause est obligatoire et lorsque celle-ci intervient après la consultation du public, la synthèse des observations et propositions du public lui est transmise préalablement à son avis. Au plus tard à la date de la publication de la décision et pendant une durée minimale de trois mois, l'autorité administrative qui a pris la décision rend publics, par voie électronique, la synthèse des observations et propositions du public avec l'indication de celles dont il a été tenu compte, les observations et propositions déposées par voie électronique ainsi que, dans un document séparé, les motifs de la décision () ".
6. Il ressort des pièces du dossier que la note de présentation mise à disposition du public, visant à préciser notamment le contexte et les objectifs de l'arrêté du 16 juillet 2021 au sens des dispositions précitées du II de l'article L. 123-9-1 du code de l'environnement, et à laquelle était joint le projet d'arrêté portant sur l'ouverture et la clôture de la chasse pour la campagne 2021-2022 dans le département du Rhône et la Métropole de Lyon, est un document mis en ligne sur internet le 20 mai 2021 faisait seulement état de considérations très générales sur l'existence d'actions et de mesures prises afin de conserver et de restaurer les habitats des différentes espèces permettant une préservation et un développement des populations tout en garantissant un minimum de dégâts aux cultures et aux forêts et de ce que le projet d'arrêté fixant les dates d'ouverture et de fermeture de la chasse pour chaque espèce, soumis à la disposition du public, a pour objectif de gérer les espèces de grands et petits gibiers afin qu'elles se maintiennent, se développent ou se limitent pour respecter un équilibre agro-sylvo-cygénétique. Toutefois, ce document ne précise pas notamment les objectifs et le contexte des mesures concernant le blaireau, en particulier les motifs justifiant l'ouverture d'une période complémentaire pour l'exercice de la vénerie sous terre de cet animal, alors que l'arrêté se borne à faire état de ce que cette période complémentaire permet une meilleure régulation des populations et de limiter les dégâts aux cultures qu'il peut occasionner. Il ne donne en particulier aucune indication quant aux populations de blaireaux dans le département, aux nécessités et pratiques traditionnelles de cette chasse, aux prises effectuées les années précédentes ainsi qu'aux dégâts occasionnés, la mention de ces informations étant nécessaire afin de permettre le respect effectif du principe de participation du public. Ce document ne satisfait dès lors pas aux exigences énoncées du II de l'article L. 123-19-6 du code de l'environnement dans le champ duquel entrait ledit arrêté qui n'est pas dépourvu d'une incidence sur l'environnement au sens de cet article.
7. Un vice affectant le déroulement d'une procédure administrative préalable n'est toutefois de nature à entacher d'illégalité la décision prise que s'il ressort des pièces du dossier qu'il a été susceptible d'exercer, en l'espèce, une influence sur le sens de cette décision ou qu'il a privé les intéressés d'une garantie.
8. En l'espèce, le non-respect, par l'autorité administrative, de la procédure prévue par les dispositions de l'article L. 123-19-6 du code de l'environnement préalablement à l'édiction de l'arrêté en litige a privé le public, et notamment les associations de défense de l'environnement, d'une garantie, sans que le préfet ne puisse utilement se prévaloir de l'accessibilité sur le site internet du résultats des consultations du public des années précédentes et du nombre important de remarques effectivement formulées sur le projet d'arrêté. Il s'ensuit que l'arrêté litigieux a été édicté à la suite d'une procédure irrégulière dans des conditions de nature à l'entacher d'illégalité.
9. Il résulte de ce qui précède, sans qu'il soit besoin de se prononcer sur les autres moyens de la requête, que l'arrêté du préfet du Rhône en date du 16 juillet 2021 en tant qu'il a institué une période complémentaire de la vénerie du blaireau du 15 mai 2022 au 31 août 2022 doit être annulé.
Sur les frais liés au litige :
10. Il y a lieu dans les circonstances de l'espèce, de mettre à la charge de l'Etat, partie perdante dans ces instances, le versement à l'association France Nature Environnement Auvergne Rhône-Alpes et à l'association France Nature Environnement Rhône d'une somme de 250 euros à chacune au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative, ainsi que le versement d'une somme de 1 250 euros au même titre à la ligue pour la protection des oiseaux Auvergne-Rhône-Alpes.
DÉCIDE :
Article 1er : L'intervention de la Fédération départementale des chasseurs du Rhône et de la Métropole de Lyon est admise dans les requêtes n°2107074 et n°2107316.
Article 2 : l'arrêté du préfet du Rhône en date du 16 juillet 2021 en tant qu'il a institué une période complémentaire de la vénerie du blaireau du 15 mai 2022 au 31 août 2022 est annulé.
Article 3: L'Etat versera à la Ligue pour la Protection des Oiseaux Auvergne Rhône-Alpes une somme de 1 250 euros au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
Article 4 : L'Etat versera à l'association France Nature Environnement Auvergne Rhône-Alpes et à l'association France Nature Environnement Rhône une somme de 250 euros à chacune au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
Article 5 : Le présent jugement sera notifié à la Ligue pour la Protection des Oiseaux Auvergne Rhône-Alpes, à l'association France Nature Environnement Auvergne Rhône-Alpes, à l'association France Nature Environnement Rhône et au ministre de la transition écologique et de la cohésion des territoires.
Une copie du présent jugement sera adressée au préfet du Rhône.
Délibéré après l'audience du 20 septembre 2022, à laquelle siégeaient :
M. Segado, président,
Mme Bour, première conseillère,
M. Delahaye, premier conseiller.
Rendu public par mise à disposition au greffe le 4 octobre 2022.
Le rapporteur,
L. DelahayeLe président,
J. Segado
La greffière,
N. Renoud-Genty
La République mande et ordonne au ministre de la transition écologique et de la cohésion des territoires en ce qui la concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.
Pour expédition conforme,
Un greffier,
2- 2107316
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608292
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. A... contre l'arrêté du préfet des Hautes-Alpes du 5 mai 2026 prolongeant son assignation à résidence. Le requérant invoquait une atteinte disproportionnée à sa liberté d'aller et venir et une méconnaissance de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et de l'article 3-1 de la Convention internationale des droits de l'enfant. Le tribunal a jugé que les contraintes horaires imposées (présence au domicile de 14h à 17h) n'étaient pas disproportionnées, faute de preuves suffisantes de leur incompatibilité avec le suivi scolaire de sa belle-fille. La décision s'appuie sur les articles L. 731-1 et R. 733-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608430
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant égyptien, contestant un arrêté préfectoral du 14 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. La juridiction a estimé que l'arrêté était suffisamment motivé et ne méconnaissait pas les articles L. 612-6 et L. 612-10 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA), le préfet ayant examiné les critères légaux. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, y compris la demande d'aide juridictionnelle provisoire et de communication du dossier.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608432
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant sénégalais, contestant un arrêté préfectoral du 15 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. Le tribunal a jugé que l'arrêté était suffisamment motivé et que la situation personnelle du requérant avait été examinée, notamment son maintien irrégulier après expiration de son visa. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, sur la base des articles L. 613-1, L. 612-2, L. 612-6 et L. 721-4 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2607881
Le Tribunal administratif de Marseille, statuant en référé sur le fondement de l’article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de suspension de l’arrêté du sous-préfet d’Istres du 7 avril 2026 mettant en demeure M. et Mme A... de quitter leur logement à Vitrolles. La requête a été jugée irrecevable car elle n’était pas accompagnée de la copie intégrale de la décision contestée, en méconnaissance des exigences procédurales. En conséquence, le juge a appliqué l’article L. 522-3 du même code pour rejeter la requête sans instruction ni audience, et a refusé l’admission provisoire à l’aide juridictionnelle.
01/06/2026