mardi 6 décembre 2022
| Juridiction | Tribunal Administratif de Lyon |
| Section | Tribunal Administratif de Lyon |
| N° Dossier | TA69-2107108 |
| Type | Décision |
| Recours | Excès de pouvoir |
| Publication | C |
| Formation | 6ème chambre |
| Avocat requérant | ADJA OKE |
Vu la procédure suivante :
Par une requête et quatre mémoires complémentaire enregistrés respectivement le 7 septembre 2021, le 25 octobre 2022 pour deux de ces mémoires et le 14 novembre 2022, Mme C B, représentée par Me Adja Oke, doit être regardée comme demandant au tribunal :
1°) d'annuler l'arrêté du 25 mars 2021 par lequel le président de la métropole de Lyon lui a retiré son agrément d'assistante maternelle, ainsi que la décision du 9 juillet 2021 rejetant son recours gracieux ;
2°) de mettre à la charge de la métropole de Lyon la somme de 1 500 euros au titre des dispositions de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
Elle soutient que :
- la décision du 25 mars 2021, ainsi que celle du 9 juillet 2021, sont entachées d'incompétence ;
- ces deux décisions ne mentionnent pas les textes dont ils font application, ni les faits qui lui sont reprochés, et sont en conséquence insuffisamment motivées ;
- le président de la métropole de Lyon s'est cru à tort en situation de compétence liée par l'avis de la commission consultative paritaire départementale ;
- le dossier qui lui a été communiqué dans le cadre de la réunion de la commission consultative paritaire départementale du 1er mars 2021 n'était pas complet ;
- l'arrêté est entaché d'un vice de procédure dès lors qu'elle n'a pas eu accès au rapport du 22 janvier 2021, dont la lettre de convocation à la réunion de la commission du 11 février 2021 ne fait pas mention ;
- l'arrêté litigieux se fonde sur le motif tiré de la méconnaissance de ses droits et devoirs d'une assistante maternelle et de son manque d'implication pour se renseigner en ne faisant aucune démarche pour se former ou en n'interpellant pas les services de la PMI en cas de question qui n'a pas été soumise à la commission consultative paritaire départementale ; au surplus, le motif tiré du manque d'implication pour se renseigner et de l'absence de démarches pour se former n'apparaît pas davantage dans le rapport d'évaluation en vue du passage en commission, déterminant le déclenchement de la procédure de retrait d'agrément ;
- la matérialité des faits qui lui sont reprochés n'est pas établie ;
- le retrait d'agrément est entachée d'erreur d'appréciation.
Par deux mémoires en défense enregistrés le 22 juin 2022 et le 4 novembre 2022, la métropole de Lyon, représenté par la SCP Carnot avocats agissant par Me Prouvez conclut au rejet de la requête.
Elle soutient que les moyens soulevés par Mme B ne sont pas fondés.
Vu les autres pièces du dossier.
Vu :
- le code de l'action sociale et des familles ;
- le code des relations entre le public et l'administration ;
- le code de justice administrative ;
Les parties ont été régulièrement averties du jour de l'audience.
Ont été entendus au cours de l'audience publique :
- le rapport de M. Delahaye, premier conseiller ;
- les conclusions de Mme Sautier, rapporteure publique ;
- les observations de Me Adja Oke pour Mme B et celles de Me Litzler pour la métropole de Lyon.
Considérant ce qui suit :
1. Mme C B, née le 14 novembre 1986 et assistante maternelle agréée depuis 2014 pour l'accueil de trois enfants dont un de tout âge et de deux de plus deux ans, a vu son agrément renouvelé le 25 novembre 2019 mais restreint à l'accueil de trois enfants dont un de tout âge et de deux de plus trois ans. Par un arrêté du 25 mars 2021, le président de la métropole de Lyon a prononcé le retrait de l'agrément de l'intéressée. Mme B doit être regardée comme demandant au tribunal d'annuler l'arrêté du 25 avril 2021, ainsi que la décision du 9 juillet 2021 rejetant son recours gracieux.
Sur les conclusions à fin d'annulation :
2. En premier lieu, la décision contestée du 25 mars 2021 a été signée par Mme Vacher, vice-présidente déléguée à l'Enfance, la Famille et la Jeunesse et titulaire d'une délégation de signature à cet effet par un arrêté n°2020-07-16-R-0569 du 16 juillet 2020 publié au recueil des actes administratifs du mois de juillet 2020 et accessible tant au juge qu'aux parties. Par suite, le moyen tiré de l'incompétence de l'auteur de cette décision doit être écarté.
3. En deuxième lieu, aux termes de l'article L. 421-3 du code de l'action sociale et des familles : " L'agrément nécessaire pour exercer la profession d'assistant maternel est délivré par le président du conseil départemental du département où le demandeur réside () si les conditions d'accueil garantissent la sécurité, la santé et l'épanouissement des mineurs () accueillis, en tenant compte des aptitudes éducatives de la personne () ". Les troisième à cinquième alinéas de l'article L. 421-6 du même code disposent que : " Si les conditions de l'agrément cessent d'être remplies, le président du conseil départemental peut, après avis d'une commission consultative paritaire départementale, modifier le contenu de l'agrément ou procéder à son retrait. (). / Toute décision de retrait de l'agrément, de suspension de l'agrément ou de modification de son contenu doit être dûment motivée et transmise sans délai aux intéressés. ". Aux termes de l'article L. 3611 3 du code général des collectivités territoriales : " La métropole de Lyon s'administre librement dans les conditions fixées par le présent livre et par les dispositions non contraires de la première partie du présent code, des titres II, III et IV du livre Ier et des livres II et III de sa troisième partie, et de la législation en vigueur relative au département. / Pour l'application à la métropole de Lyon des dispositions de l'alinéa précédent : / 1° La référence au département est remplacée par la référence à la métropole de Lyon ; / 2° La référence au conseil général est remplacée par la référence au conseil de la métropole ; / 3° La référence au président du conseil général est remplacée par la référence au président du conseil de la métropole. ".
4. Il ressort des termes de la décision litigieuse du 25 mars 2021 que le président de la métropole de Lyon a, au visa des dispositions précitées, retiré l'agrément d'assistante maternelle de Mme B au motif notamment que l'intéressée présente des difficultés de communication et d'acceptation des critères du cadre règlementaire de l'agrément signalées par l'ensemble des professionnelles de la petite enfance (puéricultrices, animatrice du RAM et médecin PMI), que ces difficultés ont eu un impact sur les enfants accueillis ainsi que l'a relevé le médecin de PMI dans son compte rendu du 16 novembre 2020, qu'elle a refusé de bénéficier d'un accompagnement psychologique ainsi de rencontrer un psychologue de la PMI, qu'elle a manifesté de manière inappropriée le jour de réunion de la commission consultative départementale le souhait de bénéficier d'une extension d'agrément alors que celle-ci se réunissait pour émettre un avis sur une éventuel retrait de son agrément, ce qui révèle une incompréhension des remarques et attentes qui lui étaient adressées, que son discours ne laisse pas apparaitre de préoccupation concernant les enfants, et enfin subsidiairement que l'intéressée méconnaît les droits et devoirs d'une assistante maternelle et manque d'implication en ne faisant aucune démarche pour se former ou en n'interpellant pas les services de la PMI en cas de question. Par suite, la décision en litige comporte les considérations de droit et fait qui la fondent et est ainsi suffisamment motivée.
5. En troisième lieu, aux termes de l'article R. 421-23 du code de l'action sociale et des familles : " Lorsque le président du conseil départemental envisage de retirer un agrément, d'y apporter une restriction ou de ne pas le renouveler, il saisit pour avis la commission consultative paritaire départementale mentionnée à l'article R. 421-27 en lui indiquant les motifs de la décision envisagée. L'assistant maternel ou l'assistant familial concerné est informé, quinze jours au moins avant la date de la réunion de la commission, par lettre recommandée avec demande d'avis de réception, des motifs de la décision envisagée à son encontre, de la possibilité de consulter son dossier administratif et de présenter devant la commission ses observations écrites ou orales. ".
6. D'une part, contrairement à ce que fait valoir Mme B, il ne ressort pas des pièces du dossier, et notamment des termes de la décision litigieuse tels que précédemment rappelés, que le président de la métropole de Lyon se serait cru en situation de compétence liée par l'avis de la commission consultative paritaire départementale du 1er mars 2021, ainsi que le démontre la teneur de la lettre de notification de cette décision qui indique que le président de la métropole a décidé de suivre l'avis de cette commission.
7. D'autre part, il ressort des pièces du dossier que Mme B a été informée par courrier du 11 février 2021 du président de la métropole de Lyon que ce dernier envisageait de lui retirer son agrément d'assistante maternelle, ce courrier lui indiquant les motifs de la décision envisagée et l'informant de la saisine de la commission consultative paritaire qui se réunira le 1er mars 2021, de la possibilité de se faire assister de la personne de son choix et de faire valoir ses observations écrites et/ou orales. Si Mme B fait valoir que les pièces de son dossier administratif qui lui ont été communiquées dans le cadre de la réunion de la commission consultative paritaire départementale ne comportait pas le rapport de saisine de cette commission du 22 janvier 2021 établi par Mme A, adjointe au chef de service santé de la maison de la métropole de Lyon, il ressort des pièces du dossier que l'intéressée, qui a obtenu le 12 janvier 2021, suite à sa demande, la communication de son dossier préalablement à l'engagement de la procédure de retrait de son agrément, ne justifie pas avoir sollicité à nouveau la communication de celui-ci entre le 11 février 2021, date d'engagement de la procédure de retrait de son agrément, et le 25 mars 2021, date d'édiction de l'arrêté litigieux. La circonstance selon laquelle Mme B n'aurait pas obtenu la communication de ce rapport du 22 janvier 2021 suite à ses demandes des 2 et 13 avril 2021, intervenues postérieurement à la décision en litige, est à cet égard sans incidence sur la légalité de cette dernière. Par suite, Mme B n'est pas fondée à soutenir qu'elle aurait été privée de la garantie attachée à la communication de son entier dossier, ni pour les mêmes motifs que la procédure serait viciée du fait de l'absence de communication du rapport du 22 janvier 2021, alors même que la lettre du 11 février 2021 ne faisait pas mention de l'existence de ce rapport.
8. Enfin, il ressort des termes du courrier précité du 11 février 2021 informant Mme B du retrait envisagé de son agrément et de la saisine de la commission consultative paritaire qui se réunira le 1er mars 2021, que le président de la métropole de Lyon reprochait à Mme B, d'une part, son manque de professionnalisme illustré pas son absence de collaboration avec les services de la PMI, son refus de signer un engagement professionnel, l'absence d'information des services de la PMI de l'accueil de 6 mineurs à son domicile dans le cadre de l'ordonnance du 25 mars 2020, le fait de s'être engagée oralement dans un accueil auprès de parents sans attendre l'avis de la commission d'agrément, le fait de ne pas être suffisamment attentive aux besoins des enfants accueillis et de ne pas prévoir de les occuper lors des visites à domicile, le non-respect du droit du travail en accueillant un enfant un week-end par mois sans jour de repos compensatoire, sa difficulté à concilier sa vie familiale et sa vie professionnelle, accrue lors des vacances scolaires lorsque ces deux enfants sont présents, le non-respect du rythme de sommeil des enfants accueillis, ainsi que l'accueil d'un ami à son domicile pendant l'accueil des enfants lors d'une visite des puéricultrices, et d'autre part, une grande difficulté à gérer ses émotions repérée par les puéricultrices, l'animatrice du relais d'assistante maternelle et par le médecin PMI, ce dernier ayant relevé l'absence de remise en question de sa pratique professionnelle et sa difficulté à accepter le cadre imposé par sa profession et de son absence de saisine de la proposition de rencontrer la psychologue. Contrairement à ce que fait valoir Mme B, il ne ressort pas des termes de la décision litigieuse précédemment rappelés qu'en ayant retenu que l'intéressée méconnaît les droits et devoirs d'une assistante maternelle et manque d'implication en ne faisant aucune démarche pour se former ou en n'interpellant pas les services de la PMI en cas de question, que le président de la métropole de Lyon aurait retenu un motif distinct de ceux mentionnés dans le courrier du 11 février 2021, qui n'aurait pas été soumis à la commission consultative paritaire départementale dès lors que ces manquements, relevés dans l'avis de la commission consultative paritaire, illustrent parmi d'autres son manque de professionnalisme, son absence de collaboration avec les services de la PMI ainsi que son absence de remise en question de sa pratique professionnelle. Par suite, le moyen tiré d'un vice de procédure à cet égard doit également être écarté.
9. En quatrième lieu, aux termes de l'article R. 421-3 du code de l'action sociale et des familles : " Pour obtenir l'agrément d'assistant maternel ou d'assistant familial, le candidat doit : 1° Présenter les garanties nécessaires pour accueillir des mineurs dans des conditions propres à assurer leur développement physique, intellectuel et affectif ; () ". Aux termes de l'annexe 4-8 du code de l'action sociale et des familles portant référentiel fixant les critères de l'agrément des assistants maternels par le président du conseil général : " Les critères d'agrément définis à la section 1 et à la section 2 sont communs à l'exercice à domicile et en maison d'assistants maternels, à l'exception des dispositions mentionnées ci-dessous qui s'appliquent exclusivement à l'exercice en maison d'assistants maternels.() Sous-section 2 La maîtrise de la langue française orale et les capacités de communication et de dialogue. Il convient de prendre en compte : 1° La maîtrise de la langue française orale, obligatoire pour le suivi de la formation et l'établissement des relations avec l'enfant, ses parents, les services départementaux de protection maternelle et infantile et les autres professionnels ;2° L'aptitude à la communication et au dialogue nécessaire pour l'établissement de bonnes relations avec l'enfant, ses parents et les services départementaux de protection maternelle et infantile ; 3° Les capacités d'écoute et d'observation ; () Sous-section 5. La connaissance du métier, du rôle et des responsabilités de l'assistant maternel. Il convient de prendre en compte : 1° La capacité à mesurer les responsabilités qui sont les siennes vis-à-vis de l'enfant, de ses parents ainsi que des services départementaux de protection maternelle et infantile, en tenant compte de l'apport des réunions d'information préalables et de la formation obligatoire ultérieure prévues à l'article L. 2112-2 du code de la santé publique ;2° La capacité à observer une discrétion professionnelle et à faire preuve de réserve vis-à-vis des tiers dans le cadre de son activité professionnelle ;3° La connaissance ou la capacité de s'approprier, dans le cadre des réunions d'information obligatoires et de la formation obligatoire ultérieure, les principales règles légales, réglementaires et conventionnelles régissant la profession ; 4° La compréhension et l'acceptation du rôle d'accompagnement, de contrôle et de suivi des services départementaux de protection maternelle et infantile ; () ".
10. Il ressort des pièces du dossier, et notamment des termes du rapport d'évaluation du chef de l'adjointe au service de santé de la métropole de Lyon du 22 janvier 2021, qu'il a été constaté par le service lors de la visite à domicile du 21 juillet 2020, que l'intéressée accueillait à son domicile avec un 1er étage surélevé, durant le mois de juillet 2020 dans le cadre de la dérogation prévue par l'ordonnance n°2020-310 du 25 mars 2020 permettant l'accueil simultané de six mineurs durant la crise sanitaire, sans toutefois en informer le service, trois enfants de moins de 18 mois, dont deux ne marchent pas, un enfant de 3 ans et demi et un autre de 5 ans et demi, soit un total de sept mineurs à domicile avec ses deux propres enfants, qu'elle a reconnu ne pas sortir de la journée les jeudis et vendredi lorsqu'elle gardait les trois bébés et ne pas avoir prévu d'activité particulière, sans s'interroger sur son organisation, ni sur la sécurité des enfants notamment en cas de besoin d'évacuation en urgence. Il ressort également des termes de ce rapport que les deux visites à domicile des 18 février et 21 juillet 2020 ont été laborieuses et peu constructives car l'intéressée ne parvient pas à répondre aux professionnelles tout en s'occupant des enfants présents et que ses difficultés à concilier sa vie familiale et sa vie professionnelle pendant les vacances scolaires sont manifestes au regard notamment de sa grande amplitude horaire de travail, qu'elle est en colère et pleine d'amertume suite à la restriction de son agrément et aux refus opposés à ses différentes demandes de modification de celui-ci, qu'elle a du mal à gérer ses émotions sans entendre les raisons des précédents refus, qu'elle ne voit pas le service de PMI comme un soutien technique et se dit " victime d'injustice " et " persécutée ". Le médecin de PMI a relevé suite à son entretien avec l'intéressée le 16 novembre 2020 qu'il lui semble important qu'elle puisse bénéficier d'un nouvel avis psychologique et que son sentiment est celui d'une assistante maternelle qui remet en question trop facilement le cadre professionnel, n'acceptant aucune remise en question de sa pratique, Mme B ayant refusé de se rendre au rendez-vous avec la psychologue du service estimant cette demande humiliante. Enfin, il ressort du rapport d'évaluation que Mme B s'est engagée oralement auprès de parents dans un accueil sans attendre l'avis de la commission d'agrément, mécontentant ainsi ces derniers auprès du service, qu'elle ne respecte pas le droit du travail en travaillant le week-end sans repos compensateur pendant 12 jours refusé en décembre 2019, qu'elle a refusé le 18 février 2020 de signer un engagement professionnel dans le cadre du renouvellement de son agrément et a sollicité une modification de son agrément dans des termes confus et incorrects, qu'elle manque de discrétion professionnelle et discrédite le service de PMI, le service ayant été interpellé le 26 novembre 2019 par le maire de Lyon 5ème, saisi par l'un des employeurs de l'intéressée sur les motifs justifiant la restriction de son agrément, qu'elle a le 16 novembre 2020 envoyé un courrier mettant en cause une autre assistante maternelle de son secteur.
11. D'une part, si Mme B fait valoir que la décision est entachée d'erreur de fait, elle ne produit aucun élément de nature à remettre en cause les griefs précédemment rappelés ainsi que l'appréciation des professionnels de la petite enfance de la métropole de Lyon notamment sur ses difficultés de communication et d'acceptation du cadre règlementaire de l'agrément qui ont nécessairement un impact sur les conditions d'accueil des enfants ainsi que sur son refus de bénéficier d'un accompagnement psychologique et de signer l'engagement professionnel accompagnant le renouvellement de son agrément. Le moyen tiré de l'absence de matérialité des faits doit dès lors être écarté.
12. D'autre part, en se bornant à faire valoir qu'elle a entendu contester la teneur du compte-rendu de l'entretien avec sa puéricultrice référente du 5 novembre 2019 en ne signant pas son engagement professionnel, à alléguer à tort que la décision en litige serait fondée sur un simple ressenti du médecin de PMI et à faire état des raisons qui l'ont conduit à solliciter la modification de son agrément au cours de la réunion de la commission consultative paritaire, Mme B n'établit pas, eu égard à l'ensemble des griefs qui sont reprochés et qui ont été précédemment rappelés, que le président de la métropole de Lyon, qui a fait siennes les appréciations portées par les professionnels de la petite enfance, aurait commis une erreur d'appréciation en lui retirant son agrément d'assistante maternelle, alors que l'intéressée avait par ailleurs déjà fait l'objet d'un avertissement le 20 mars 2018 pour non-respect de son agrément et de deux engagements professionnels au mois d'octobre 2016 et au mois de novembre 2019 lors du renouvellement de son agrément, pointant notamment une attitude inadaptée dans la gestion de ses émotions.
13. Il résulte de ce qui précède que Mme B n'est pas fondée à demander l'annulation de l'arrêté du 25 mars 2021 par lequel le président de la métropole de Lyon lui a retiré son agrément d'assistante maternelle, ni par voie de conséquence de la décision du 9 juillet 2021 rejetant son recours gracieux, dont les vices propres ne peuvent être utilement contestés.
Sur les conclusions au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative :
14. Les dispositions de l'article L. 761-1 du code de justice administrative font obstacle à ce qu'une somme soit mise à la charge de la métropole de Lyon au titre des frais exposés par Mme B et non compris dans les dépens.
DÉCIDE :
Article 1er : La requête de Mme B est rejetée.
Article 2 : Le présent jugement sera notifié à Mme C B et à la métropole de Lyon.
Délibéré après l'audience du 22 novembre 2022, à laquelle siégeaient :
M. Segado, président,
M. Delahaye, premier conseiller,
Mme Collomb, première conseillère.
Rendu public par mise à disposition au greffe le 6 décembre 2022.
Le rapporteur,
L. DelahayeLe président,
J. Segado
La greffière,
T. Zaabouri
La République mande et ordonne au préfet du Rhône en ce qui le concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.
Pour expédition conforme,
Un greffier,
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608292
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. A... contre l'arrêté du préfet des Hautes-Alpes du 5 mai 2026 prolongeant son assignation à résidence. Le requérant invoquait une atteinte disproportionnée à sa liberté d'aller et venir et une méconnaissance de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et de l'article 3-1 de la Convention internationale des droits de l'enfant. Le tribunal a jugé que les contraintes horaires imposées (présence au domicile de 14h à 17h) n'étaient pas disproportionnées, faute de preuves suffisantes de leur incompatibilité avec le suivi scolaire de sa belle-fille. La décision s'appuie sur les articles L. 731-1 et R. 733-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608430
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant égyptien, contestant un arrêté préfectoral du 14 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. La juridiction a estimé que l'arrêté était suffisamment motivé et ne méconnaissait pas les articles L. 612-6 et L. 612-10 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA), le préfet ayant examiné les critères légaux. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, y compris la demande d'aide juridictionnelle provisoire et de communication du dossier.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608432
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant sénégalais, contestant un arrêté préfectoral du 15 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. Le tribunal a jugé que l'arrêté était suffisamment motivé et que la situation personnelle du requérant avait été examinée, notamment son maintien irrégulier après expiration de son visa. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, sur la base des articles L. 613-1, L. 612-2, L. 612-6 et L. 721-4 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2607881
Le Tribunal administratif de Marseille, statuant en référé sur le fondement de l’article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de suspension de l’arrêté du sous-préfet d’Istres du 7 avril 2026 mettant en demeure M. et Mme A... de quitter leur logement à Vitrolles. La requête a été jugée irrecevable car elle n’était pas accompagnée de la copie intégrale de la décision contestée, en méconnaissance des exigences procédurales. En conséquence, le juge a appliqué l’article L. 522-3 du même code pour rejeter la requête sans instruction ni audience, et a refusé l’admission provisoire à l’aide juridictionnelle.
01/06/2026