vendredi 20 octobre 2023
| Juridiction | Tribunal Administratif de Lyon |
| Section | Tribunal Administratif de Lyon |
| N° Dossier | TA69-2108760 |
| Type | Décision |
| Recours | Excès de pouvoir |
| Publication | C |
| Formation | 8ème chambre |
| Avocat requérant | SELARL BLT DROIT PUBLIC |
Vu la procédure suivante :
Par une requête et un mémoire en réplique enregistrés le 3 novembre 2021 et le 6 septembre 2022, Mme B A, représentée par la Selarl Baudelet et Pinet, demande au tribunal :
- d'annuler la décision du 15 septembre 2021 par laquelle le directeur du Centre hospitalier d'Ardèche Nord a prononcé sa suspension de fonctions ;
- d'enjoindre au Centre hospitalier d'Ardèche Nord de régulariser sa situation administrative et financière ;
- de mettre à la charge du Centre hospitalier d'Ardèche Nord la somme de 1 000 euros au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
Elle soutient que :
- il n'est pas justifié de la compétence du signataire de la décision en litige ;
- elle n'a pas bénéficié de l'information requise relative à la possibilité de prendre des congés ;
- sa suspension a été décidée en violation de la procédure disciplinaire et des droits de la défense ;
- la décision en litige se fonde sur une réglementation illégale et contraire aux engagements internationaux de la France en ce qu'elle restreint excessivement le choix des vaccins admis et néglige l'immunité naturelle acquise en limitant la durée de validité du certificat de rétablissement qu'elle prévoit ;
- la décision attaquée la prive illégalement de ses droits au titre de l'avancement ;
- son placement en arrêt de travail faisait obstacle à sa suspension.
Par un mémoire en défense enregistré le 18 août 2022, le Centre hospitalier d'Ardèche Nord, représenté par la Selarl BLT Droit public, conclut au rejet de la requête et à ce que la somme de 3 500 euros soit mise à la charge de la requérante au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
Il soutient que les moyens de la requête ne sont pas fondés.
Vu la décision attaquée et les autres pièces du dossier.
Vu :
- le code de la santé publique ;
- la convention pour la protection des droits de l'homme et de la dignité de l'être humain à l'égard des applications de la biologie et de la médecine, signée à Oviedo le 4 avril 1997 ;
- la loi n° 83-634 du 13 juillet 1983 portant droits et obligations des fonctionnaires ;
- la loi n° 86-33 du 9 janvier 1986 portant dispositions statutaires relatives à la fonction publique hospitalière ;
- la loi n° 2021-1040 du 5 août 2021 relative à la gestion de la crise sanitaire ;
- le décret n° 2021-699 du 1er juin 2021 prescrivant les mesures générales nécessaires à la gestion de la sortie de crise sanitaire ;
- le décret n° 2021-1059 du 7 août 2021 modifiant le décret n° 2021-699 du 1er juin 2021 prescrivant les mesures générales nécessaires à la gestion de la sortie de crise sanitaire;
- le code de justice administrative.
Les parties ayant été régulièrement averties du jour de l'audience ;
Après avoir entendu, au cours de l'audience publique :
- le rapport de M. Gille,
- les conclusions de Mme Reniez,
- et les observations de Me Galifi pour le Centre Hospitalier d'Ardèche Nord.
Considérant ce qui suit :
1. Infirmière employée par le Centre hospitalier d'Ardèche Nord (CHAN), Mme A conteste la décision du 15 septembre 2021 par laquelle le directeur de cet établissement a prononcé sa suspension de fonctions à compter du même jour au motif qu'elle ne justifiait pas de la régularité de sa situation au regard de son obligation de vaccination résultant de la loi du 5 août 2021 relative à la gestion de la crise sanitaire.
Sur les conclusions à fin d'annulation :
2. Aux termes de l'article 12 de la loi du 5 août 2021 visée ci-dessus : " I. - Doivent être vaccinés, sauf contre-indication médicale reconnue, contre la covid-19 : / 1° Les personnes exerçant leur activité dans : / a) Les établissements de santé mentionnés à l'article L. 6111-1 du code de la santé publique () / (). / II. - Un décret, pris après avis de la Haute Autorité de santé, détermine les conditions de vaccination contre la covid-19 des personnes mentionnées au I du présent article. Il précise les différents schémas vaccinaux et, pour chacun d'entre eux, le nombre de doses requises. / Ce décret fixe les éléments permettant d'établir un certificat de statut vaccinal pour les personnes mentionnées au même I et les modalités de présentation de ce certificat (). Il détermine également les éléments permettant d'établir le résultat d'un examen de dépistage virologique ne concluant pas à une contamination par la covid-19 et le certificat de rétablissement à la suite d'une contamination par la covid-19. / () / IV. - Un décret, pris après avis de la Haute Autorité de santé, peut, compte tenu de l'évolution de la situation épidémiologique et des connaissances médicales et scientifiques, suspendre, pour tout ou partie des catégories de personnes mentionnées au I, l'obligation prévue au même I ". Aux termes de l'article 13 de la même loi : " I. - Les personnes mentionnées au I de l'article 12 établissent : / 1° Satisfaire à l'obligation de vaccination en présentant le certificat de statut vaccinal prévu au second alinéa du II du même article 12. / Par dérogation au premier alinéa du présent 1°, peut être présenté, pour sa durée de validité, le certificat de rétablissement prévu au second alinéa du II de l'article 12 () ; / 2° Ne pas être soumises à cette obligation en présentant un certificat médical de contre-indication (). / II. - Les personnes mentionnées au I de l'article 12 justifient avoir satisfait à l'obligation prévue au même I ou ne pas y être soumises auprès de leur employeur lorsqu'elles sont salariées ou agents publics (). / V.- Les employeurs sont chargés de contrôler le respect de l'obligation prévue au I de l'article 12 par les personnes placées sous leur responsabilité () ". Aux termes de l'article 14 de cette loi : " I. - () B. - A compter du 15 septembre 2021, les personnes mentionnées au I de l'article 12 ne peuvent plus exercer leur activité si elles n'ont pas présenté les documents mentionnés au I de l'article 13 ou, à défaut, le justificatif de l'administration des doses de vaccins requises par le décret mentionné au II de l'article 12 (). / III. - Lorsque l'employeur constate qu'un agent public ne peut plus exercer son activité en application du I, il l'informe sans délai des conséquences qu'emporte cette interdiction d'exercer sur son emploi ainsi que des moyens de régulariser sa situation. L'agent public qui fait l'objet d'une interdiction d'exercer peut utiliser, avec l'accord de son employeur, des jours de congés payés. A défaut, il est suspendu de ses fonctions ou de son contrat de travail. La suspension mentionnée au premier alinéa du présent III, qui s'accompagne de l'interruption du versement de la rémunération, prend fin dès que l'agent public remplit les conditions nécessaires à l'exercice de son activité prévues au I. Elle ne peut être assimilée à une période de travail effectif pour la détermination de la durée des congés payés ainsi que pour les droits acquis par l'agent public au titre de son ancienneté. Pendant cette suspension, l'agent public conserve le bénéfice des garanties de protection sociale complémentaire auxquelles il a souscrit () ".
En ce qui concerne la légalité externe :
3. Alors que le CHAN a produit la décision de son directeur du 15 décembre 2020 portant délégation de signature à la directrice adjointe de l'établissement et signataire de la décision en litige, le moyen tiré de ce qu'il ne serait pas justifié de la compétence de celle-ci doit être écarté.
4. Alors que la requérante a été destinataire d'un courrier d'information en date du 1er septembre 2021 relatif à sa situation à l'égard de son obligation vaccinale et aux conséquences susceptibles d'en être tirées, il ne résulte d'aucune disposition législative ou réglementaire que la légalité de la mesure de suspension prévue par l'article 14 de la loi du 5 août 2021 serait subordonnée à la fourniture préalable à l'intéressé d'une information spécifique relative à l'utilisation de jours de congés. Par suite, le moyen tiré par la requérante de ce qu'elle n'a pas bénéficié d'une telle information avant le prononcé de la mesure en litige doit être écarté.
5. Fondée sur le constat du défaut de production par la requérante du justificatif requis, la décision en litige se borne à faire application des dispositions spécifiques de l'article 14 de la loi du 5 août 2021 et ne présente dès lors pas de caractère disciplinaire. Dans ces conditions, Mme A ne peut utilement se prévaloir de la méconnaissance des garanties liées à la procédure disciplinaire prévue par les articles 82 et suivants de la loi susvisée du 9 janvier 1986, ni soutenir que les droits de la défense ont été méconnus.
En ce qui concerne la légalité interne :
S'agissant du principe et des modalités de mise en œuvre de l'obligation vaccinale :
6. A l'appui de sa contestation par voie d'exception du principe et des modalités de mise en œuvre de l'obligation de vaccination contre la covid-19, Mme A fait valoir les incertitudes scientifiques entourant selon elle la fixation par voie réglementaire de la durée de validité du certificat de rétablissement consécutif à une contamination par la Covid-19 permettant à l'agent concerné de justifier de la régularité de sa situation ainsi que la détermination de la liste des vaccins susceptibles de donner lieu à la délivrance d'un certificat de statut vaccinal, utilisant la technique de l'ARN messager ou reposant sur un vecteur viral non réplicatif. Toutefois, la seule circonstance que la durée de validité d'un certificat de rétablissement ne soit pas individualisée au regard de l'évolution concrète du taux d'anticorps résultant d'une contamination antérieure de l'intéressé ne suffit pas pour considérer que la fixation initiale par le pouvoir réglementaire d'une durée uniforme de six mois n'était ni nécessaire ni adéquate, et si l'Organisation mondiale de la santé a pu autoriser l'utilisation d'autres vaccins que ceux mentionnés par le décret du 1er juin 2021 modifié dans sa rédaction applicable en l'espèce avant que ce dernier ne les retienne par la suite, notamment un vaccin à virus inactivé, il n'est pas même allégué qu'à la date des décrets du 1er juin et du 7 août 2021 concernés, des données d'essais cliniques ou issues de la littérature scientifique relatives à l'efficacité de ceux-ci auraient été disponibles, alors que de telles données étaient en revanche connues pour les vaccins retenus, autorisés par l'Agence européenne du médicament après mise en œuvre d'une procédure de contrôle qualité au niveau européen destiné à garantir qu'ils répondaient aux normes européennes en matière de sécurité, d'efficacité et de qualité, de fabrication et de circulation. Dans ces conditions, compte tenu de l'ensemble des éléments alors en possession de son auteur, le décret du 1er juin 2021 modifié, en particulier son article 2-2, ne saurait être regardé comme étant entaché sur les points en débat d'une erreur manifeste d'appréciation. Pour les mêmes motifs et s'agissant notamment du recueil préalable du consentement libre et éclairé des personnes concernées, le moyen tiré par la requérante, qui n'a d'ailleurs pas été vaccinée contre son gré, de la méconnaissance des principes et garanties énoncés par les articles 1 et 5 de la convention pour la protection des droits de l'homme et de la dignité de l'être humain à l'égard des applications de la biologie et de la médecine signée à Oviedo le 4 avril 1997 doit être écarté.
S'agissant du droit à l'avancement :
7. Il résulte des termes mêmes de l'article 14 de la loi du 5 août 2021 cité au point 2 que la suspension prévue par cet article ne peut être assimilée à une période de travail effectif pour les droits acquis par l'agent public au titre de son ancienneté. Par suite, Mme A n'est pas fondée à soutenir que c'est à tort que la décision en litige relève que sa période de suspension ne sera pas prise en compte au titre de l'avancement.
S'agissant de la date d'entrée en vigueur de la décision contestée :
8. Aux termes de l'article 41 de la loi du 9 janvier 1986 portant dispositions statutaires relatives à la fonction publique hospitalière applicable au litige : " Le fonctionnaire en activité a droit : () 2° A des congés de maladie dont la durée totale peut atteindre un an pendant une période de douze mois consécutifs en cas de maladie dûment constatée mettant l'intéressé dans l'impossibilité d'exercer ses fonctions. Celui-ci conserve alors l'intégralité de son traitement pendant une durée de trois mois ; ce traitement est réduit de moitié pendant les neuf mois suivants. Le fonctionnaire conserve, en outre, ses droits à la totalité du supplément familial de traitement et de l'indemnité de résidence. Le bénéfice de ces dispositions est subordonné à la transmission par le fonctionnaire, à son administration, de l'avis d'arrêt de travail justifiant du bien-fondé du congé de maladie, dans un délai et selon les sanctions prévues en application de l'article 42 () ".
9. Il résulte de la combinaison des dispositions de l'article 41 de la loi du 9 janvier 1986 citées au point précédent et des dispositions du I de l'article 12 et du III de l'article 14 de la loi du 5 août 2021 citées au point 2 que, si le directeur d'un établissement public de santé peut légalement prendre une mesure de suspension à l'égard d'un agent qui ne satisfait pas à l'obligation vaccinale contre la covid-19 alors que cet agent est déjà en congé de maladie, cette mesure et la suspension de traitement qui lui est associée ne peuvent toutefois entrer en vigueur qu'à compter de la date à laquelle prend fin le congé de maladie de l'agent en question. Alors qu'il est constant qu'a la date d'effet de la décision en litige, Mme A était en arrêt de travail justifié pour cause de maladie depuis le 30 août précédent, il résulte de ce qui précède que la requérante est fondée à soutenir que cette décision est entachée d'illégalité en tant qu'elle porte sur une période antérieure à la fin de son congé de maladie.
10. Il résulte de tout ce qui précède que la décision attaquée doit être annulée en tant, seulement, qu'elle porte sur la période courant du 15 septembre 2021 jusqu'à l'expiration du congé de maladie de la requérante ayant débuté le 30 août 2021 ou de tout autre congé qui lui aurait été immédiatement consécutif.
Sur les conclusions à fin d'injonction :
11. Eu égard à la portée de l'annulation prononcée par le présent jugement, l'exécution de celui-ci implique nécessairement que le directeur du Centre hospitalier d'Ardèche Nord procède à la régularisation de la situation administrative et financière de la requérante pour la période concernée. Il y a lieu de lui adresser une injonction en ce sens et, dans les circonstances de l'espèce, de lui impartir un délai de deux mois pour s'y conformer.
Sur les frais liés au litige :
12. Les dispositions de l'article L. 761-1 du code de justice administrative font obstacle à ce qu'il soit fait droit aux conclusions du centre hospitalier défendeur présentées sur leur fondement et dirigées contre la requérante, qui n'est pas partie perdante. Dans les circonstances de l'espèce, il y a lieu de faire application de ces mêmes dispositions et de mettre à la charge du Centre hospitalier d'Ardèche Nord le versement à Mme A de la somme de 1 000 euros qu'elle demande au titre des frais d'instance.
D E C I D E :
Article 1er : La décision du directeur du Centre hospitalier d'Ardèche Nord du 15 septembre 2021 est annulée en tant qu'elle porte sur la période courant de cette date jusqu'au terme du congé de maladie de Mme A ayant débuté le 30 août 2021 ou de tout autre congé qui lui aurait été immédiatement consécutif.
Article 2 : Il est enjoint au directeur du Centre hospitalier d'Ardèche Nord de procéder dans le délai de deux mois à la régularisation de la situation administrative et financière de Mme A pour la période mentionnée à l'article 1er du présent jugement.
Article 3 : Le Centre hospitalier d'Ardèche Nord versera la somme de 1 000 euros à Mme A en application de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
Article 4 : Le surplus des conclusions de la requête de Mme A et les conclusions du Centre hospitalier d'Ardèche Nord tendant à l'application de l'article L. 761-1 du code de justice administrative sont rejetés.
Article 5 : Le présent jugement sera notifié à Mme B A et au Centre hospitalier d'Ardèche Nord.
Délibéré après l'audience du 14 juin 2023, à laquelle siégeaient :
M. Gille, président,
M. Richard-Rendolet, premier conseiller,
Mme de Mecquenem, première conseillère.
Rendu public par mise à disposition au greffe le 20 octobre 2023.
Le président, rapporteur
A. Gille
L'assesseur le plus ancien
F.-X. Richard-RendoletLe greffier,
Y. Mesnard
La République mande et ordonne au préfet de l'Ardèche en ce qui le concerne, ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.
Pour expédition,
Un greffier.
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608292
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. A... contre l'arrêté du préfet des Hautes-Alpes du 5 mai 2026 prolongeant son assignation à résidence. Le requérant invoquait une atteinte disproportionnée à sa liberté d'aller et venir et une méconnaissance de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et de l'article 3-1 de la Convention internationale des droits de l'enfant. Le tribunal a jugé que les contraintes horaires imposées (présence au domicile de 14h à 17h) n'étaient pas disproportionnées, faute de preuves suffisantes de leur incompatibilité avec le suivi scolaire de sa belle-fille. La décision s'appuie sur les articles L. 731-1 et R. 733-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608430
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant égyptien, contestant un arrêté préfectoral du 14 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. La juridiction a estimé que l'arrêté était suffisamment motivé et ne méconnaissait pas les articles L. 612-6 et L. 612-10 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA), le préfet ayant examiné les critères légaux. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, y compris la demande d'aide juridictionnelle provisoire et de communication du dossier.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608432
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant sénégalais, contestant un arrêté préfectoral du 15 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. Le tribunal a jugé que l'arrêté était suffisamment motivé et que la situation personnelle du requérant avait été examinée, notamment son maintien irrégulier après expiration de son visa. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, sur la base des articles L. 613-1, L. 612-2, L. 612-6 et L. 721-4 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2607881
Le Tribunal administratif de Marseille, statuant en référé sur le fondement de l’article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de suspension de l’arrêté du sous-préfet d’Istres du 7 avril 2026 mettant en demeure M. et Mme A... de quitter leur logement à Vitrolles. La requête a été jugée irrecevable car elle n’était pas accompagnée de la copie intégrale de la décision contestée, en méconnaissance des exigences procédurales. En conséquence, le juge a appliqué l’article L. 522-3 du même code pour rejeter la requête sans instruction ni audience, et a refusé l’admission provisoire à l’aide juridictionnelle.
01/06/2026