vendredi 30 décembre 2022
| Juridiction | Tribunal Administratif de Lyon |
| Section | Tribunal Administratif de Lyon |
| N° Dossier | TA69-2109272 |
| Type | Décision |
| Recours | Excès de pouvoir |
| Publication | C |
| Formation | 7ème chambre |
| Avocat requérant | SELARL CHANON LELEU ASSOCIES |
Vu la procédure suivante :
Par une requête et un mémoire, enregistrés les 19 novembre 2021 et 30 juin 2022, M. A C, représenté par la SELARL Chanon Leleu Associés (Me Leleu) doit être regardé comme demandant au tribunal :
1°) de condamner l'Institut national des sciences appliquées (INSA) de Lyon à lui verser la somme totale de 26 538 euros en réparation des préjudices qu'il estime avoir subis du fait :
- de son placement et de son maintien sur un poste ne correspondant pas à ses aptitudes physiques ;
- du délai anormalement long de traitement de sa situation ;
2°) de mettre à la charge de l'INSA de Lyon la somme de 2 000 euros en application des dispositions de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
Il soutient que :
- l'INSA de Lyon a commis une première faute de nature à engager sa responsabilité en le plaçant et en le maintenant sur un poste de travail ne correspondant pas à ses aptitudes physiques sans procéder aux examens médicaux préalables et aux adaptations nécessaires à son état de santé ;
- cet établissement a commis une seconde faute de nature à engager sa responsabilité en s'abstenant de faire preuve de diligence dans les délais de saisine du comité médical départemental du Rhône ;
- ces fautes, qui sont à l'origine de ses placements en congé de maladie ordinaire puis en autorisation spéciale d'absence à demi-traitement et l'ont empêché de bénéficier plus rapidement d'une adaptation de son poste de travail ou d'un reclassement, lui ont causé un préjudice financier correspondant à la perte de son plein traitement entre les mois de janvier 2019 et février 2021 estimé à 21 538,11 euros ;
- ces fautes lui ont également causé un préjudice moral évalué à la somme de 5 000 euros.
Par deux mémoires en défense, enregistrés les 17 février et 27 juillet 2022, l'Institut national des sciences appliquées de Lyon conclut au rejet de la requête.
Il fait valoir que :
- il n'est pas la personne publique responsable des fautes et retards du comité médical départemental du Rhône ;
- les moyens et les prétentions indemnitaires de M. C sont infondés.
Par un mémoire, enregistré le 4 novembre 2022, la ministre de l'enseignement supérieur et de la recherche a informé le tribunal qu'elle n'était pas compétente pour défendre dans le cadre de la présente instance.
Vu les autres pièces du dossier.
Vu :
- le code de l'éducation ;
- le code général de la fonction publique ;
- le code des relations entre le public et l'administration ;
- la loi n° 83-634 du 13 juillet 1983 ;
- la loi n° 84-16 du 11 janvier 1984 ;
- le décret n° 84-1051 du 30 novembre 1984 ;
- le décret n° 85-1534 du 31 décembre 1985 ;
- le décret n° 86-442 du 14 mars 1986 ;
- le décret n° 2016-580 du 11 mai 2016 ;
- l'arrêté du 21 mars 2018 autorisant, au titre de l'année 2018, l'ouverture de concours externes et internes pour le recrutement d'adjoints techniques principaux de recherche et de formation de 2e classe et fixant le nombre et la répartition des postes offerts à ces concours ;
- le code de justice administrative.
Les parties ont été régulièrement averties du jour de l'audience, à laquelle le directeur de l'Institut national des sciences appliquées de Lyon et la ministre de l'enseignement supérieur et de la recherche n'étaient ni présents, ni représentés.
Ont été entendus au cours de l'audience publique :
- le rapport de M. B ;
- les conclusions de M. Arnould, rapporteur public ;
- et les observations de Me Gouy-Paillier, substituant Me Leleu, représentant M. C.
Considérant ce qui suit :
1. M. C, fonctionnaire de l'État depuis le 1er septembre 2001 et détaché au sein de l'Institut régional d'administration (IRA) de Lyon du 1er septembre 2017 au 31 août 2018, a été lauréat du concours interne de recrutement dans le corps des adjoints techniques principaux de recherche et de formation 2ème classe - session 2018 en vue d'occuper un poste d'opérateur logistique polyvalent - transport et logistique, situé au sein de la direction du patrimoine et du développement durable (DIRPAT - DD) de l'Institut national des sciences appliquées (INSA) de Lyon. Par un arrêté du 23 août 2018, la rectrice de l'académie de Lyon l'a nommé en qualité d'adjoint technique principal de recherche et de formation (ATRF) de 2ème classe, dans la branche d'activité professionnelle " G ", emploi-type " opérateur logistique " et l'a affecté au sein de l'INSA de Lyon à compter du 1er septembre 2018. Victime d'un malaise le 12 septembre suivant et placé en arrêts de travail, M. C a été examiné par un médecin agréé qui a conclu, le 15 novembre 2018, à son inaptitude permanente et définitive à l'exercice de ses fonctions, à l'absence d'aménagements possibles de son poste de travail et au caractère justifié de ses arrêts de travail au titre d'un état dépressif. Saisi par l'INSA de Lyon, le comité médical départemental du Rhône a émis, le 10 janvier 2019, un avis défavorable à l'aptitude de l'intéressé à l'exercice de ses fonctions et un avis défavorable à son reclassement, en considérant qu'il était inapte de manière absolue, permanente et définitive à ses fonctions et à toutes fonctions. Après avoir été placé en congé de maladie ordinaire du 12 septembre 2018 au 1er février 2019, M. C a été placé en congé de maladie ordinaire d'office, du 2 février au 26 septembre 2019 inclus, par une décision du directeur de l'INSA de Lyon du 6 février 2019 qui sera annulée par un jugement du tribunal en date du 9 septembre 2020. Saisi une nouvelle fois par l'INSA de Lyon, le comité médical départemental du Rhône a émis, le 4 mars 2021, un avis défavorable à l'aptitude de l'intéressé à l'exercice de ses fonctions et un avis favorable à son reclassement dans un autre emploi, sur un poste adapté à son état de santé. Par une décision du 9 juin 2021, le directeur de l'INSA de Lyon a placé M. C en période de préparation au reclassement du 4 mars 2021 au 3 mars 2022 inclus avec conservation de l'intégralité de son traitement et de ses droits à avancement. Par une décision du 15 juin 2021, le directeur de l'INSA de Lyon l'a placé en autorisation spéciale d'absence à compter du 6 février 2019, dans l'attente de l'avis du comité médical, et l'a maintenu à demi-traitement, hors indemnité de fonction, de sujétion et d'expertise (IFSE), jusqu'à la date de la reprise de ses fonctions, de son reclassement, de sa mise en disponibilité ou de son admission à la retraite. Le 19 juillet 2021, M. C a formé une réclamation préalable qui a été implicitement rejetée le 19 septembre suivant. Par une décision du 5 octobre 2021, le directeur de l'INSA de Lyon a partiellement modifié la décision précitée du 15 juin 2021 en substituant au placement de M. C en autorisation spéciale d'absence à compter du 6 février 2019 un placement de l'intéressé en disponibilité d'office, à titre conservatoire, à compter de la même date. Enfin, par une décision du 4 avril 2022, le directeur de l'INSA de Lyon a placé M. C en disponibilité d'office pour maladie à compter du 4 mars 2022, dans l'attente de l'avis du conseil médical relatif à une mise à la retraite d'office pour invalidité, et l'a maintenu à demi-traitement, sans les primes. Le requérant demande au tribunal de condamner l'INSA de Lyon à lui verser la somme totale de 26 538 euros en réparation des préjudices qu'il estime avoir subis du fait, d'une part, de son placement et de son maintien sur un poste ne correspondant pas à ses aptitudes physiques et, d'autre part, du délai anormalement long de traitement de sa situation.
2. En premier lieu, d'une part, aux termes de l'article 5 de la loi du 13 juillet 1983 portant droits et obligations des fonctionnaires, dans sa version applicable au litige : " Sous réserve des dispositions de l'article 5 bis Nul ne peut avoir la qualité de fonctionnaire : / () 5° S'il ne remplit les conditions d'aptitude physique exigées pour l'exercice de la fonction compte tenu des possibilités de compensation du handicap. ". Selon les termes de l'article 20 du décret du 14 mars 1986 relatif à la désignation des médecins agréés, à l'organisation des comités médicaux et des commissions de réforme, aux conditions d'aptitude physique pour l'admission aux emplois publics et au régime de congés de maladie des fonctionnaires, dans sa version applicable au litige : " Nul ne peut être nommé à un emploi public s'il ne produit à l'administration, à la date fixée par elle, un certificat médical délivré par un médecin généraliste agréé constatant que l'intéressé n'est atteint d'aucune maladie ou infirmité ou que les maladies ou infirmités constatées et qui doivent être indiquées au dossier médical de l'intéressé ne sont pas incompatibles avec l'exercice des fonctions postulées. / Au cas où le praticien de médecine générale a conclu à l'opportunité d'un examen complémentaire, l'intéressé est soumis à l'examen d'un médecin spécialiste agréé. / Dans tous les cas l'administration peut faire procéder à une contre-visite par un médecin spécialiste agréé en vue d'établir si l'état de santé de l'intéressé est bien compatible avec l'exercice des fonctions qu'il postule. ". Et aux termes de l'article 63 de la loi du 11 janvier 1984 portant dispositions statutaires relatives à la fonction publique de l'État, dans sa version applicable au litige : " Lorsque les fonctionnaires sont reconnus, par suite d'altération de leur état physique, inaptes à l'exercice de leurs fonctions, le poste de travail auquel ils sont affectés est adapté à leur état physique. Lorsque l'adaptation du poste de travail n'est pas possible, ces fonctionnaires peuvent être reclassés dans des emplois d'un autre corps s'ils ont été déclarés en mesure de remplir les fonctions correspondantes. () ".
3. D'autre part, aux termes de l'article 50 du décret du 31 décembre 1985 fixant les dispositions statutaires applicables aux ingénieurs et aux personnels techniques et administratifs de recherche et de formation du ministère chargé de l'enseignement supérieur : " Le corps des adjoints techniques de recherche et de formation est régi par les dispositions du décret n° 2016-580 du 11 mai 2016 relatif à l'organisation des carrières des fonctionnaires de catégorie C de la fonction publique de l'Etat et par celles du présent décret. / Ce corps comprend le grade d'adjoint technique de recherche et de formation classé dans l'échelle de rémunération C1, le grade d'adjoint technique principal de recherche et de formation de 2e classe classé dans l'échelle de rémunération C2 et le grade d'adjoint technique principal de recherche et de formation de 1re classe classé dans l'échelle de rémunération C3. ". Selon les termes de l'article 50-1 du même décret : " I. - Les membres du corps des adjoints techniques de recherche et de formation concourent à l'accomplissement des missions d'enseignement et de recherche des établissements où ils exercent. Ils peuvent se voir confier des missions administratives. / Dans les unités d'enseignement et établissements publics locaux d'enseignement, ils sont chargés d'assister les personnels en charge de l'enseignement dans la préparation des cours et des activités expérimentales et lors des séances des activités expérimentales. / Dans les activités d'enseignement notamment dans les établissements publics locaux d'enseignement, ils exercent leurs fonctions auprès des personnels en charge de l'enseignement. / II. - Les adjoints techniques de recherche et de formation relevant du grade classé en échelle de rémunération C1 sont chargés des tâches d'exécution et de service intérieur. / III. - Les adjoints techniques principaux de recherche et de formation de 2e classe et de 1re classe sont chargés des tâches d'exécution qualifiées. ". Et aux termes de l'article 52 de ce décret : " () I. - Les adjoints techniques de recherche et de formation sont recrutés sans concours dans les conditions prévues aux articles 3-2 à 3-5 du décret du 11 mai 2016 précité. / Les adjoints techniques principaux de recherche et de formation de 2e classe sont recrutés par concours sur épreuves dans les conditions prévues à l'article 3-6 du même décret. / () II. - Les recrutements opérés en application du présent article sont organisés par branche d'activité professionnelle ou par emploi-type ; ils peuvent être organisés par regroupement de branches d'activité professionnelle pour le concours interne. () ".
4. M. C soutient que l'INSA de Lyon aurait commis une première faute de nature à engager sa responsabilité en le plaçant et en le maintenant sur un poste de travail ne correspondant pas à ses aptitudes physiques sans procéder aux examens médicaux préalables et aux adaptations nécessaires à son état de santé. Toutefois, il est constant que le 21 août 2018, soit antérieurement à l'arrêté du 23 août suivant par lequel la rectrice de l'académie de Lyon l'a nommé en qualité d'ATRF de 2ème classe, dans la branche d'activité professionnelle " G ", emploi-type " opérateur logistique " et l'a affecté au sein de l'INSA de Lyon à compter du 1er septembre 2018, l'intéressé a fait l'objet d'un examen médical à l'issue duquel le médecin généraliste agréé a certifié " qu'aucun signe d'affection cliniquement décelable ne contre indiqu(ait) la profession d'opérateur en logistique ". Or, si le requérant se prévaut d'un certificat médical établi par le même médecin le 10 septembre 2018, soit postérieurement à sa prise de poste à compter du 1er ou 3 septembre 2018, et faisant état de ce que ce médecin " ne () (pouvait se) prononcer sur le fait (qu'il) n'(était) atteint d'aucune maladie pour les fonctions postulées n'ayant pas son dossier médical " et de ce que " seul un examen clinique (peut permettre) d'affirmer qu'une personne n'est atteint(e) d'une maladie d'où la nécessité de faire des examens complémentaires pour l'affirmer ", en tout état de cause, il n'établit ni même n'allègue avoir porté à la connaissance de l'administration, préalablement à sa nomination et à la prise de ses fonctions, tout élément relatif aux pathologies dont il était atteint et de nature à démontrer que son état de santé était incompatible avec l'exercice de ses fonctions. Au surplus, l'administration fait valoir en défense, sans être contredite, que M. C, lauréat du concours interne de recrutement dans le corps des ATRF 2ème classe - session 2018 en vue d'occuper un poste d'opérateur logistique polyvalent - transport et logistique, situé au sein de la DIRPAT - DD de l'INSA de Lyon, était " parfaitement informé " des missions impliquées par le poste sur lequel il s'était " porté candidat () en toute connaissance de cause ". Enfin, le requérant, qui n'a exercé ses fonctions qu'entre le 1er ou le 3 septembre 2018 et le 12 septembre suivant, ne saurait en tout état de cause faire grief à l'INSA de Lyon de ne pas avoir procédé " rapidement " à l'adaptation de son poste de travail, dès lors que le médecin agréé qui l'avait examiné le 15 novembre 2018, avait conclu à son inaptitude permanente et définitive à l'exercice de ses fonctions et à l'absence d'aménagements possibles de son poste de travail au regard de ses pathologies. Dans ces conditions, M. C n'est pas fondé à soutenir que l'INSA de Lyon aurait commis une faute en le plaçant et en le maintenant sur un poste de travail ne correspondant pas à ses aptitudes physiques.
5. En second lieu, M. C soutient que l'INSA de Lyon aurait également commis une faute de nature à engager sa responsabilité en s'abstenant de faire preuve de diligence dans les délais de saisine du comité médical départemental du Rhône. Toutefois, la circonstance que l'INSA de Lyon ait saisi pour la seconde fois le comité médical départemental du Rhône au plus tard au mois de février 2021, le requérant ayant été informé de ce que sa situation serait de nouveau soumise audit comité par un courrier du 5 février 2021 puis convoqué à sa séance par un courrier du 11 février suivant, soit cinq mois après le jugement du 9 septembre 2020 par lequel le tribunal avait annulé la décision du 6 février 2019 prononçant le placement de M. C en congé de maladie ordinaire d'office du 2 février au26 septembre 2019 inclus, n'est pas de nature à démontrer que le délai de traitement de sa situation par cet établissement aurait été " anormalement long ". Par ailleurs, les éventuels retards du comité médical départemental du Rhône, dont le secrétariat est assuré par les services de l'État, ne sauraient être imputés à l'INSA de Lyon, personne morale distincte de l'État. Dans ces conditions, le requérant n'est pas davantage fondé à soutenir que l'INSA de Lyon aurait commis une faute du fait du " délai anormalement long de traitement de sa situation ".
6. Il résulte de ce qui précède que la requête de M. C doit être rejetée en toutes ses conclusions.
D É C I D E :
Article 1er : La requête de M. C est rejetée.
Article 2 : Le présent jugement sera notifié à M. A C et à l'Institut national des sciences appliquées de Lyon.
Copie en sera adressée, pour information, à la ministre de l'enseignement supérieur et de la recherche.
Délibéré après l'audience du 16 décembre 2022, à laquelle siégeaient :
Mme Baux, présidente,
M. Pineau, premier conseiller,
M. Gueguen, conseiller.
Rendu public par mise à disposition au greffe le 30 décembre 2022.
Le rapporteur,
C. B
La présidente,
A. Baux
La greffière,
S. Rolland
La République mande et ordonne à la ministre de l'enseignement supérieur et de la recherche, en ce qui la concerne, ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.
Pour expédition conforme,
Un greffier,
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608292
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. A... contre l'arrêté du préfet des Hautes-Alpes du 5 mai 2026 prolongeant son assignation à résidence. Le requérant invoquait une atteinte disproportionnée à sa liberté d'aller et venir et une méconnaissance de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et de l'article 3-1 de la Convention internationale des droits de l'enfant. Le tribunal a jugé que les contraintes horaires imposées (présence au domicile de 14h à 17h) n'étaient pas disproportionnées, faute de preuves suffisantes de leur incompatibilité avec le suivi scolaire de sa belle-fille. La décision s'appuie sur les articles L. 731-1 et R. 733-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608430
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant égyptien, contestant un arrêté préfectoral du 14 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. La juridiction a estimé que l'arrêté était suffisamment motivé et ne méconnaissait pas les articles L. 612-6 et L. 612-10 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA), le préfet ayant examiné les critères légaux. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, y compris la demande d'aide juridictionnelle provisoire et de communication du dossier.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608432
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant sénégalais, contestant un arrêté préfectoral du 15 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. Le tribunal a jugé que l'arrêté était suffisamment motivé et que la situation personnelle du requérant avait été examinée, notamment son maintien irrégulier après expiration de son visa. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, sur la base des articles L. 613-1, L. 612-2, L. 612-6 et L. 721-4 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2607881
Le Tribunal administratif de Marseille, statuant en référé sur le fondement de l’article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de suspension de l’arrêté du sous-préfet d’Istres du 7 avril 2026 mettant en demeure M. et Mme A... de quitter leur logement à Vitrolles. La requête a été jugée irrecevable car elle n’était pas accompagnée de la copie intégrale de la décision contestée, en méconnaissance des exigences procédurales. En conséquence, le juge a appliqué l’article L. 522-3 du même code pour rejeter la requête sans instruction ni audience, et a refusé l’admission provisoire à l’aide juridictionnelle.
01/06/2026