LogoMeilleurAvocats.fr
AvocatsAssistant IABlogPrix
ConnexionDéposer ma demande

Vous avez un problème juridique ?

Décrivez votre situation en 2 minutes — un avocat spécialisé vous répond sous 24h.

Déposer ma demandeJe suis avocat
Logo MeilleurAvocats.frMeilleurAvocats.fr

Mise en relation avocat–client par l'IA. Gratuit pour les particuliers.

Particuliers

  • Déposer une demande
  • Trouver un avocat
  • Assistant IA gratuit
  • Bibliothèque juridique
  • Guides pratiques
  • Jurisprudence

Avocats

  • Pour les avocats
  • Espace avocat
  • Tarifs et formules
  • Recevoir des leads
  • Programme d'affiliation
  • Contact commercial

Spécialités

  • Droit général
  • Droit du travail
  • Droit de la sécurité sociale et de la protection sociale
  • Droit fiscal et droit douanier
  • Droit de la famille, des personnes et de leur patrimoine
  • Droit immobilier

Légal

  • Mentions légales
  • Confidentialité
  • CGU
  • Cookies
  • Contact

Newsletter juridique hebdomadaire

Décisions clés, évolutions législatives, conseils pratiques — chaque semaine.

© 2026 MeilleurAvocats.fr— KONSEIL SAS. Tous droits réservés.

Mentions légales|Confidentialité|Cookies

BOB★La messagerie française & cryptée pour des échanges confidentiels entre avocats et clients.

En savoir +TéléchargerBOB
AccueilJurisprudence administrativeN° TA69-2109578

Tribunal Administratif de Lyon — Décision N° TA69-2109578

mardi 17 janvier 2023

JuridictionTribunal Administratif de Lyon
SectionTribunal Administratif de Lyon
N° DossierTA69-2109578
TypeDécision
RecoursExcès de pouvoir
PublicationC
Formation5ème chambre
Avocat requérantHASSID

Texte intégral

Vu les procédures suivantes :

I- Par une requête enregistrée le 30 novembre 2021 sous le n° 2109578, Mme E D, représentée par Me Hassid, demande au Tribunal :

1°) d'annuler la décision par laquelle le préfet du Rhône a implicitement rejeté sa demande de regroupement familial au profit de ses deux enfants vivant aux Comores ;

2°) d'enjoindre au préfet du Rhône de lui délivrer l'autorisation de regroupement familial demandée et de délivrer un titre de séjour à son fils A et un document de circulation pour étranger mineur à son fils B, dans un délai d'un mois à compter de la notification du jugement, sous astreinte de 150 euros par jour de retard ;

3°) de mettre à la charge de l'Etat le versement d'une somme de 1 500 euros à son profit au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.

Mme D soutient que :

- faute de réponse à sa demande de communication des motifs de la décision implicite, la décision contestée est entachée d'un défaut de motivation ;

- elle est entachée d'un défaut d'examen particulier de sa situation personnelle ;

- en l'absence de production des avis du maire de sa commune de résidence et de l'Office français de l'immigration et de l'intégration, la décision est entachée d'un vice de procédure ;

- la décision attaquée méconnaît les dispositions des articles L. 434-7 et L. 434-8 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile ;

- la décision méconnaît les stipulations de l'article 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales ;

- elle méconnaît les stipulations de l'article 3 de la convention internationale relative aux droits de l'enfant.

Par un mémoire en défense, enregistré le 16 décembre 2022, le préfet du Rhône conclut au rejet de la requête.

Il soutient que :

- la demande de la requérante a été rejetée par une décision expresse du 4 février 2022 ;

- les moyens de la requête ne sont pas fondés.

II- Par une requête enregistrée le 25 mai 2022 sous le n° 2203962, Mme F, représentée par Me Hassid, demande au tribunal :

1°) d'annuler la décision du 4 février 2022 par laquelle le préfet du Rhône a rejeté sa demande de regroupement familial au profit de ses deux enfants vivant aux Comores ;

2°) d'enjoindre au préfet du Rhône de lui délivrer l'autorisation de regroupement familial demandée, et de délivrer un titre de séjour à son fils A et un document de circulation pour étranger mineur à son fils B dans un délai d'un mois à compter de la notification du jugement, sous astreinte de 150 euros par jour de retard ;

3°) de mettre à la charge de l'Etat le versement d'une somme de 1 500 euros à son profit au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.

Mme D soutient que :

- la décision en litige est insuffisamment motivée ;

- elle est entachée d'un défaut d'examen particulier de sa situation personnelle ;

- en l'absence de production des avis du maire et de l'Office français de l'immigration et de l'intégration, la décision est entachée d'un vice de procédure ;

- le préfet s'est estimé lié par l'insuffisance de ses ressources ;

- la décision méconnaît les dispositions des articles L. 434-7 et L. 434-8 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile ;

- les ressources prises en compte par le préfet sont inexactes ;

- la décision attaquée est entachée d'une erreur manifeste d'appréciation de ses ressources ;

- elle méconnaît les stipulations de l'article 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales ;

- elle méconnaît les stipulations de l'article 3 de la convention internationale relative aux droits de l'enfant.

Par un mémoire en défense, enregistré le 16 décembre 2022, le préfet du Rhône conclut au rejet de la requête.

Il soutient que les moyens de la requête ne sont pas fondés.

Vu :

- les autres pièces des dossiers ;

- la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales ;

- la convention internationale relative aux droits de l'enfant signée à New York le 26 janvier 1990 ;

- le code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile ;

- le code des relations entre le public et l'administration ;

- le code de justice administrative.

La présidente de la formation de jugement a dispensé le rapporteur public, sur sa proposition, de prononcer des conclusions à l'audience.

Les parties ont été régulièrement averties du jour de l'audience.

Ont été entendus au cours de l'audience publique :

- le rapport de Mme C,

- et les observations de Me Cavalli, substituant Me Hassid, représentant Mme D.

Considérant ce qui suit :

1. Les requêtes n° 2109578 et 2203962 sont relatives à une même demande de regroupement familial déposée par une ressortissante étrangère et ont fait l'objet d'une instruction commune. Il y a de les joindre pour statuer par un seul jugement.

2. Mme D, ressortissante comorienne née en 1969, a sollicité le 19 août 2019 une autorisation de regroupement familial au profit de ses deux fils vivants aux Comores. En l'absence de réponse, elle demande, par la requête n° 2109578, l'annulation de la décision implicite de refus née du silence du préfet du Rhône. Par la requête n° 2203962, elle sollicite l'annulation de la décision explicite de refus prise par le préfet du Rhône le 4 février 2022.

Sur la requête n° 2109578 :

3. Aux termes de l'article R. 421-20 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile devenu l'article R. 432-26 de ce code : " L'autorité compétente pour délivrer l'autorisation d'entrer en France dans le cadre du regroupement familial est le préfet (). Cette autorité statue sur la demande de regroupement familial dans le délai de six mois prévu à l'article L. 421-4. L'absence de décision dans ce délai vaut rejet de la demande de regroupement familial. ".

4.Lorsqu'une décision expresse de rejet a été prise postérieurement à l'intervention d'une décision implicite de rejet, cette décision expresse doit être regardée comme se substituant à la décision implicite. En l'espèce, par une première requête, enregistrée le 30 novembre 2021, Mme D demande l'annulation de la décision implicite de refus née du silence gardé par le préfet du Rhône sur sa demande d'autorisation de regroupement familial. Par une seconde requête, enregistrée le 25 mai 2022, l'intéressée demande l'annulation de la décision du 4 février 2022 par laquelle le préfet du Rhône a rejeté sa demande d'autorisation de regroupement familial. Les conclusions de la première requête, qui sont dirigées contre une décision implicite à laquelle s'est nécessairement substituée cette décision expresse, qui est elle-même régulièrement contestée par une autre requête, sont ainsi devenues sans objet, ainsi que, par voie de conséquence, les conclusions afférentes à fin d'injonction sous astreinte. Il n'y a donc plus lieu de statuer sur les conclusions de la requête n° 2109578.

5.Il n'y a pas lieu, dans les circonstances de l'espèce, de faire application de l'article L. 761-1 du code de justice administrative et de mettre à la charge de l'Etat la somme demandée par Mme D au titre des frais liés au litige.

Sur la requête n° 2203962 :

En ce qui concerne les conclusions à fin d'annulation :

6. Aux termes de l'article L. 211-2 du code des relations entre le public et l'administration : " Les personnes physiques ou morales ont le droit d'être informées sans délai des motifs des décisions administratives individuelles défavorables qui les concernent. / A cet effet, doivent être motivées les décisions qui : / 1° Restreignent l'exercice des libertés publiques ou, de manière générale, constituent une mesure de police ; (). ", et aux termes de l'article L. 232-4 du même code : " Une décision implicite intervenue dans les cas où la décision explicite aurait dû être motivée n'est pas illégale du seul fait qu'elle n'est pas assortie de cette motivation. / Toutefois, à la demande de l'intéressé, formulée dans les délais du recours contentieux, les motifs de toute décision implicite de rejet devront lui être communiqués dans le mois suivant cette demande. Dans ce cas, le délai du recours contentieux contre ladite décision est prorogé jusqu'à l'expiration de deux mois suivant le jour où les motifs lui auront été communiqués. ".

7. La décision en litige comporte la mention des considérations de fait qui la fondent, quand bien même elle n'explicite pas l'ensemble des éléments relatifs à la situation personnelle de Mme D. Elle est ainsi suffisamment motivée.

8. Si le préfet a produit l'avis du service de l'Office français de l'immigration et de l'intégration (OFII) sur la demande de Mme D, il n'a pas produit celui du maire de Lyon pourtant visé dans la décision en litige. Toutefois, les renseignements concernant le logement ayant été recueillis dans des conditions que la requérante ne conteste pas, celle-ci n'a pas été privée d'une garantie. Par ailleurs, la circonstance que les conditions de logement soient vérifiées par un agent de l'OFII ou un agent de la commune de résidence n'est pas de nature à exercer une influence sur le sens de la décision prise par le préfet au terme de la procédure, alors que l'avis du maire de la commune est réputé implicitement favorable. Dès lors, l'absence de saisine du maire de la commune de résidence du demandeur est en l'espèce resté sans incidence. Par suite, Mme D n'est pas fondée à soutenir que l'absence de vérification de ses conditions de logement par le maire entache d'illégalité la décision attaquée.

9. Il ne ressort pas de la décision en litige ni des pièces du dossier que le préfet n'aurait pas procédé à un examen particulier de la situation personnelle de Mme D. Par suite, le moyen doit être écarté.

10. Aux termes de l'article L. 434-8 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile : " Pour l'appréciation des ressources mentionnées au 1° de l'article L. 434-7 toutes les ressources du demandeur et de son conjoint sont prises en compte, indépendamment des prestations familiales, de l'allocation équivalent retraite et des allocations prévues à l'article L. 262-1 du code de l'action sociale et des familles, à l'article L. 815-1 du code de la sécurité sociale et aux articles L. 5423-1 et L. 5423-2 du code du travail (). " Aux termes de l'article R. 434-4 du même code: " Pour l'application du 1° de l'article L. 434-7, les ressources du demandeur et de son conjoint qui alimenteront de façon stable le budget de la famille sont appréciées sur une période de douze mois par référence à la moyenne mensuelle du salaire minimum de croissance au cours de cette période. Ces ressources sont considérées comme suffisantes lorsqu'elles atteignent un montant équivalent à : 1° Cette moyenne pour une famille de deux ou trois personnes ;2° Cette moyenne majorée d'un dixième pour une famille de quatre ou cinq personnes ; 3° Cette moyenne majorée d'un cinquième pour une famille de six personnes ou plus. "

11. Il résulte de ces dispositions que le caractère suffisant du niveau de ressources du demandeur est apprécié sur la période de douze mois précédant le dépôt de la demande de regroupement familial, par référence à la moyenne mensuelle du salaire minimum interprofessionnel de croissance au cours de cette même période, même si, lorsque ce seuil n'est pas atteint au cours de la période considérée, il est toujours possible pour le préfet de prendre une décision favorable en tenant compte de l'évolution des ressources du demandeur, y compris après le dépôt de la demande.

12. Pour refuser à Mme D l'autorisation sollicitée, le préfet du Rhône a retenu que celle-ci ne disposait pas de ressources suffisantes pour subvenir aux besoins de sa famille et qu'elle vivait séparée de ses enfants depuis 2011.

13. Si Mme D se prévaut de sa rémunération sur la fin de l'année 2021, il ressort des bulletins de salaire produits que la requérante a perçu un salaire mensuel d'environ 1 200 euros en mars 2021 et d'environ 1 130 euros sur la fin de l'année 2021, montant inférieur à celui attendu pour une famille de cinq personnes, qui s'élève à 1 318,47 euros. Par suite, le moyen tiré de l'erreur d'appréciation des ressources et celui tiré de l'inexactitude matérielle des revenus retenus doivent être écartés.

14. Il ressort des termes de la décision en litige, qui notamment se fonde également sur la durée depuis laquelle la requérante vit séparée de ses enfants, que le préfet ne s'est pas estimé tenu de refuser l'autorisation sollicitée au regard du seul critère des revenus. Par suite, le moyen doit être écarté.

15. Si la requérante justifie disposer d'un logement d'une surface suffisante pour loger sa famille, cette circonstance ne permet pas de contester utilement le motif retenu par le préfet pour rejeter sa demande.

16. Aux termes de l'article 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales : " toute personne a droit au respect de sa vie privée et familiale (). " et " il ne peut y avoir ingérence d'une autorité publique dans l 'exercice de ce droit que pour autant que cette ingérence est prévue par la loi et qu'elle constitue une mesure qui, dans une société démocratique, est nécessaire à la sécurité nationale, à la sûreté publique, au bien-être économique du pays, à la défense de l'ordre et à la prévention des infractions pénales, à la protection de la santé ou de la morale, ou à la protection des droits et libertés d'autrui. ". Aux termes de l'article 3-1 de la convention internationale des droits de l'enfant : " Dans toutes les décisions qui concernent les enfants, qu'elles soient le fait des institutions publiques ou privées de protection sociale, des tribunaux, des autorités administratives ou des organes législatifs, l'intérêt supérieur de l'enfant doit être une considération primordiale. ". Il résulte de ces stipulations, qui peuvent être utilement invoquées à l'appui d'un recours pour excès de pouvoir, que, dans l'exercice de son pouvoir d'appréciation, l'autorité administrative doit accorder une attention primordiale à l'intérêt supérieur des enfants dans toutes les décisions les concernant. Elles sont applicables non seulement aux décisions qui ont pour objet de régler la situation personnelle d'enfants mineurs mais aussi à celles qui ont pour effet d'affecter, de manière suffisamment directe et certaine, leur situation.

17. Il ressort des pièces du dossier que la requérante vit séparée de ses enfants depuis l'année 2011, sans que soient précisées les relations qu'elle entretiendrait avec eux, ni la nécessité pour eux de vivre avec leur mère, alors même que le père de l'un des enfants est décédé en 2005 et celui du second en 2020. Dans ces conditions, Mme D n'est pas fondée à soutenir que la décision en litige porterait atteinte de manière disproportionnée à son droit au respect de sa vie privée et familiale et méconnaîtrait l'intérêt supérieur de ses enfants. Par suite, les moyens tirés de la méconnaissance des stipulations citées au point 16 doivent être écartés.

18. Il résulte de ce qui précède que Mme D n'est pas fondée à demander l'annulation de la décision du 4 février 2022 lui refusant la délivrance d'une autorisation de regroupement familial au profit de ses enfants.

En ce qui concerne les conclusions aux fins d'injonction et d'astreinte :

19. Les motifs du présent jugement n'impliquent aucune mesure d'exécution. Par suite, les conclusions à fin d'injonction sous astreinte doivent être rejetées.

En ce qui concerne les conclusions relatives aux frais non compris dans les dépens :

20. Les dispositions de l'article L. 761-1 du code de justice administrative font obstacle à ce que soit mis à la charge de l'Etat, qui n'est pas, dans la présente instance, la partie perdante, le versement d'une somme au titre des frais exposés et non compris dans les dépens.

D E C I D E :

Article 1er : Il n'y a plus lieu de statuer sur les conclusions à fin d'annulation et d'injonction sous astreinte de la requête n° 2109578.

Article 2 : Le surplus des conclusions des requêtes n° 2109578 et n° 2203962 de Mme D est rejeté.

Article 3 : Le présent jugement sera notifié à Mme E D et à la préfète du Rhône.

Délibéré après l'audience du 3 janvier 2023, à laquelle siégeaient :

Mme Vaccaro-Planchet, présidente,

Mme Soubié, première conseillère,

Mme Boulay, première conseillère.

Rendu public par mise à disposition au greffe le 17 janvier 2023.

La rapporteure,

A.-S. C

La présidente,

V. Vaccaro-PlanchetLa greffière,

C. Touja

La République mande et ordonne à la préfète du Rhône en ce qui la concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.

Pour expédition,

Un greffier,

2- 220396

Décisions similaires

TA13Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608292

Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. A... contre l'arrêté du préfet des Hautes-Alpes du 5 mai 2026 prolongeant son assignation à résidence. Le requérant invoquait une atteinte disproportionnée à sa liberté d'aller et venir et une méconnaissance de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et de l'article 3-1 de la Convention internationale des droits de l'enfant. Le tribunal a jugé que les contraintes horaires imposées (présence au domicile de 14h à 17h) n'étaient pas disproportionnées, faute de preuves suffisantes de leur incompatibilité avec le suivi scolaire de sa belle-fille. La décision s'appuie sur les articles L. 731-1 et R. 733-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.

01/06/2026

TA13Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608430

Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant égyptien, contestant un arrêté préfectoral du 14 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. La juridiction a estimé que l'arrêté était suffisamment motivé et ne méconnaissait pas les articles L. 612-6 et L. 612-10 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA), le préfet ayant examiné les critères légaux. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, y compris la demande d'aide juridictionnelle provisoire et de communication du dossier.

01/06/2026

TA13Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608432

Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant sénégalais, contestant un arrêté préfectoral du 15 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. Le tribunal a jugé que l'arrêté était suffisamment motivé et que la situation personnelle du requérant avait été examinée, notamment son maintien irrégulier après expiration de son visa. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, sur la base des articles L. 613-1, L. 612-2, L. 612-6 et L. 721-4 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.

01/06/2026

TA13Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2607881

Le Tribunal administratif de Marseille, statuant en référé sur le fondement de l’article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de suspension de l’arrêté du sous-préfet d’Istres du 7 avril 2026 mettant en demeure M. et Mme A... de quitter leur logement à Vitrolles. La requête a été jugée irrecevable car elle n’était pas accompagnée de la copie intégrale de la décision contestée, en méconnaissance des exigences procédurales. En conséquence, le juge a appliqué l’article L. 522-3 du même code pour rejeter la requête sans instruction ni audience, et a refusé l’admission provisoire à l’aide juridictionnelle.

01/06/2026

← Retour aux décisions