mardi 21 novembre 2023
| Juridiction | Tribunal Administratif de Lyon |
| Section | Tribunal Administratif de Lyon |
| N° Dossier | TA69-2109648 |
| Type | Décision |
| Recours | Excès de pouvoir |
| Publication | C |
| Formation | JU 5ème chambre |
| Avocat requérant | MARTINEZ |
Vu la procédure suivante :
Par une requête et des mémoires, enregistrés les 3 décembre 2021, 20 janvier 2022 et 28 octobre 2023, M. A B, représenté par Me Martinez, demande au tribunal, dans le dernier état de ses écritures :
1°) d'annuler la décision du 12 octobre 2021 par laquelle la directrice de la caisse d'allocations familiales du Rhône a confirmé la décision du 2 avril 2021 par laquelle elle a mis à sa charge un indu d'aide personnelle au logement d'un montant de 1 908,42 euros, constitué du 1er avril 2019 au 31 mars 2021, et un indu d'allocation aux adultes handicapés et de majoration pour la vie autonome d'un montant de 5 160,74 euros, constitué du 1er avril 2019 au 31 mars 2021 ;
2°) d'annuler la décision du 12 octobre 2021 par laquelle la directrice de la caisse d'allocations familiales du Rhône a refusé de lui accorder une remise de sa dette d'aide personnelle au logement d'un montant de 1 908,42 euros ;
3°) d'annuler la décision du 12 octobre 2021 par laquelle la directrice de la caisse d'allocations familiales du Rhône a refusé de lui accorder une remise de sa dette d'allocation aux adultes handicapés et de majoration pour la vie autonome d'un montant de 5 160,74 euros ;
4°) à titre subsidiaire, de lui accorder une remise gracieuse totale ou partielle de sa dette ;
5°) d'enjoindre à la caisse d'allocations familiales du Rhône de lui restituer les sommes retenues, sans délai à compter de la notification du jugement et sous astreinte de 200 euros par jour de retard ;
6°) de mettre à la charge de la caisse d'allocations familiales du Rhône le versement à Me Martinez, avocat de M. B, de la somme de 2 500 euros au titre des dispositions des articles L. 761-1 du code de justice administrative et 37 de la loi du 10 juillet 1991.
Il soutient que :
- sa requête est recevable, dès lors qu'il n'avait pas connaissance des voies et délais de recours ;
- la décision du 12 octobre 2021 est entachée d'un vice de procédure, dès lors que la commission de recours amiable ne s'est pas prononcée sur l'indu d'allocation aux adultes handicapés ;
- la décision en litige est insuffisamment motivée, dès lors que la commission de recours amiable n'a pas tenu compte des motifs pour lesquels il n'a pas pu revenir en France ;
- la commission de recours amiable a statué dans des conditions irrégulières, dès lors qu'il n'a pas été informé de sa réunion et qu'elle était irrégulièrement composée ;
- la décision du 12 octobre 2021 est intervenue en méconnaissance des droits de la défense, dès lors qu'il n'a pas pu présenter ses observations auprès de la commission de recours amiable ;
- la décision du 12 octobre 2021 méconnaît les dispositions de l'article R. 822-23 du code de la construction et de l'habitation ;
- il n'a pas pu revenir en France en raison d'un cas de force majeure, dès lors qu'il était bloqué en Algérie, du fait de la fermeture des frontières algériennes et de son incarcération en Algérie du 15 mai 2019 au 14 mai 2020 ;
- sa situation financière ne lui permet pas de rembourser les dettes d'aide personnelle au logement et d'allocations aux adultes handicapés.
Par un mémoire en défense, enregistré le 26 juin 2023, la caisse d'allocations familiales du Rhône conclut au rejet de la requête.
Elle soutient que :
- le tribunal administratif n'est pas compétent pour connaître des conclusions relatives à l'allocation aux adultes handicapés ;
- le requérant n'avait pas droit à l'aide personnalisée au logement, faute de justifier d'une résidence stable et effective en France ;
- les fausses déclarations de M. B font obstacle à toute remise de dette ;
- il a suffisamment été tenu compte de la situation personnelle du requérant.
Par un courrier du 23 mai 2023, les parties ont été informées, en application de l'article R. 611-7 du code de justice administrative, que la décision est susceptible d'être fondée sur des moyens d'ordre public soulevés d'office tirés, d'une part, de l'incompétence de l'ordre de juridiction administratif pour statuer sur les conclusions tendant à demander l'annulation d'une décision relative à un indu d'allocation aux adultes handicapés (AAH) et à solliciter une remise de dette d'un indu d'allocation aux adultes handicapés, dès lors que les juridictions de l'ordre judiciaire sont seules compétentes pour connaître des recours dirigés contre les décisions relatives au bénéfice de l'allocation aux adultes handicapés et, d'autre part, sur l'irrecevabilité des conclusions relatives à la contestation de l'indu d'aide personnalisée au logement en raison du défaut de recours administratif préalable.
M. B a été admis au bénéfice de l'aide juridictionnelle totale par une décision du 29 septembre 2023.
Vu les autres pièces du dossier ;
Vu :
- le code de l'action sociale et des familles ;
- le code de la construction et de l'habitation ;
- le code de l'organisation judiciaire ;
- le décret n° 2015-233 du 27 février 2015 relatif au tribunal des conflits et aux questions préjudicielles ;
- le code de justice administrative.
La présidente du tribunal a désigné Mme Boulay, première conseillère, en application de l'article R. 222-13 du code de justice administrative.
La présidente de la formation de jugement a dispensé le rapporteur public, sur sa proposition, de prononcer des conclusions à l'audience.
Les parties ont été régulièrement averties du jour de l'audience.
A été entendu au cours de l'audience publique le rapport de Mme Boulay.
Après avoir prononcé, à l'issue de l'audience, la clôture de l'instruction.
Considérant ce qui suit :
1. M. B a été bénéficiaire de l'aide personnalisée au logement dans le département du Rhône à compter du 1er janvier 2010. Par un courrier du 2 avril 2021, la caisse d'allocations familiales du Rhône lui a demandé le reversement d'une somme de 1 908,42 euros, correspondant à un indu d'aide personnalisée au logement, constitué du 1er avril 2019 au 31 mars 2021, et d'une somme de 5 160,74 euros, correspondant à un indu d'allocation aux adultes handicapés et de majoration pour la vie autonome, constitué du 1er avril 2019 au 31 mars 2021. M. B a, le 2 mai 2021, contesté le bien-fondé de ces indus et sollicité une remise de l'ensemble de sa dette. Cette demande a été rejetée par une décision de la directrice de la caisse d'allocations familiales du Rhône du 12 octobre 2021, prise après avis de la commission de recours amiable. M. B demande au tribunal d'annuler les décisions du 12 octobre 2021 et de lui accorder la remise de l'ensemble de ses dettes.
Sur l'incompétence de l'ordre de juridiction administratif :
2. Aux termes de l'article L. 241-6 du code de l'action sociale et des familles : " I. - La commission des droits et de l'autonomie des personnes handicapées est compétente pour : () / 3°Apprécier : / a) Si l'état ou le taux d'incapacité de la personne handicapée justifie l'attribution, () pour l'adulte, de l'allocation prévue aux articles L. 821-1 et L. 821-2 du code de la sécurité sociale () ". Aux termes de l'article L. 241-9 du même code : " Les décisions relevant du 1° du I de l'article L. 241-6 () ainsi que celles relevant des 2°, 3° et 5° du I du même article peuvent faire l'objet de recours devant les tribunaux judiciaires spécialement désignés en application de l'article L. 211-16 du code de l'organisation judiciaire. () ". Aux termes de l'article L. 211-16 du code de l'organisation judiciaire : " Des tribunaux judiciaires spécialement désignés connaissent : () 2° Des litiges relevant de l'admission à l'aide sociale mentionnés à l'article L. 134-3 du code de l'action sociale et des familles ".
3. Par ailleurs, aux termes de l'article 32 du décret du 27 février 2015 relatif au tribunal des conflits et aux questions préjudicielles : " Lorsqu'une juridiction de l'ordre judiciaire ou de l'ordre administratif décline la compétence de l'ordre de juridiction auquel elle appartient au motif que le litige ne ressortit pas à cet ordre, elle renvoie les parties à saisir la juridiction compétente de l'autre ordre de juridiction. Toutefois, lorsque la juridiction est saisie d'un contentieux relatif à l'admission à l'aide sociale tel que défini par le code de l'action sociale et des familles ou par le code de la sécurité sociale, elle transmet le dossier de la procédure, sans préjuger de la recevabilité de la demande, à la juridiction de l'autre ordre de juridiction qu'elle estime compétente par une ordonnance qui n'est susceptible d'aucun recours. () ". L'article R. 142-10 du code de la sécurité sociale prévoit que : " Le tribunal judiciaire territorialement compétent est celui dans le ressort duquel demeure le demandeur. () ". Enfin, en vertu de l'article D. 211-10-3 du code de l'organisation judiciaire, le siège et le ressort des tribunaux judiciaires compétents pour connaître des litiges mentionnés à l'article L. 211-16 sont fixés conformément au tableau VIII-III annexé à ce code.
4. Il résulte de ces dispositions que les juridictions de l'ordre judiciaire sont seules compétentes pour connaître des recours dirigés contre les décisions relatives au bénéfice de l'allocation aux adultes handicapés. Les conclusions présentées au titre de l'indu d'allocation aux adultes handicapés et de la majoration pour la vie autonome, ainsi que celles relatives à la remise de dette correspondant à cet indu d'un montant de 5 160,74 euros, doivent donc être rejetées comme portées devant un ordre de juridiction incompétent pour en connaître. Par suite, en application de l'article 32 du décret du 27 février 2015 et des dispositions du tableau VIII-III annexé au code de l'organisation judiciaire, il y a lieu de transmettre ces conclusions au tribunal judiciaire de Lyon.
Sur les conclusions dirigées contre l'indu d'aide personnalisée au logement :
5. En premier lieu, l'absence de la mention des voies et délais de recours est sans incidence sur la légalité de l'indu en litige. En outre, la décision en litige comporte les considérations de droit et de fait qui en constituent le fondement. Par suite, elle satisfait aux exigences de motivation.
6. En deuxième lieu, aux termes de l'article R. 142-2 du code de la sécurité sociale : " () La commission peut valablement statuer dans les cas mentionnés aux 1° et 3° si l'un au moins des représentants de chaque fraction de la commission est présent et, dans les cas mentionnés au 2°, si deux de ses membres sont présents. () ".
7. D'une part, il résulte de l'instruction que la commission de recours amiable, saisie à la demande du requérant qui a ainsi pu faire valoir ses observations à l'occasion de son recours, a examiné la demande de M. B lors de sa séance du 7 octobre 2021, ce dont le requérant, qui n'avait pas à y être convoqué, a été informé par un courrier du 17 septembre 2021. D'autre part, si le requérant soutient, sans autre précision, que la commission de recours amiable a statué dans des conditions irrégulières, faute pour la caisse d'allocations familiales de justifier de sa composition, M. B n'invoque aucune irrégularité précise qui serait susceptible d'exercer une influence sur la décision attaquée ou de le priver d'une garantie. Ce moyen est ainsi dépourvu des précisions suffisantes pour permettre au tribunal d'en apprécier le bien-fondé. Par suite, les moyens tirés des vices de procédures et de la méconnaissance des droits de la défense doivent être écarté.
8. En troisième lieu, aux termes de l'article L. 821-2 du code de la construction et de l'habitation : " Les aides personnelles au logement sont accordées au titre de la résidence principale. ". Aux termes de l'article R. 351-1 du même code, qui précise les dispositions communes aux différentes aides personnelles au logement : " L'aide personnalisée au logement instituée par l'article L. 351-1 est attribuée, pour leur résidence principale, aux personnes qui occupent : () soit un logement à usage locatif, () La notion de résidence principale doit être entendue au sens du logement effectivement occupé au moins huit mois par an, sauf obligation professionnelle, raison de santé ou cas de force majeure (). ". Aux termes de l'article R. 822-3 du même code : " Est considéré comme résidence principale, pour l'application du premier alinéa du II de l'article L. 822-2, le logement effectivement occupé soit par le bénéficiaire de l'aide personnelle au logement, soit par son conjoint, soit par une des personnes à charge au sens de l'article R. 823-4, au moins huit mois par an, sauf obligation professionnelle, raison de santé ou cas de force majeure. ".
9. Lorsqu'il statue sur un recours dirigé contre une décision qui, remettant en cause des paiements déjà effectués, ordonne la récupération d'un indu d'aide personnalisée au logement, il entre dans l'office du juge d'apprécier, au regard de l'argumentation du requérant, le cas échéant, de celle développée par le défendeur et, enfin, des moyens d'ordre public, en tenant compte de l'ensemble des circonstances de fait qui résultent de l'instruction, la régularité comme le bien-fondé de la décision de récupération d'indu. Il lui appartient, s'il y a lieu, d'annuler ou de réformer la décision ainsi attaquée, pour le motif qui lui paraît, compte tenu des éléments qui lui sont soumis, le mieux à même, dans l'exercice de son office, de régler le litige.
10. Il résulte de l'instruction que l'indu en litige est fondé sur la circonstance que M. B a résidé à l'étranger à partir du mois de juillet 2018 et jusqu'au mois d'avril 2021, et a notamment été incarcéré en Algérie du 15 mai 2019 au 14 mai 2020. S'il soutient que cette incarcération et l'épidémie de Covid-19 ont fait obstacle à son retour en France, d'une part, il ne démontre pas avoir tenté en vain de revenir en France à l'issue de son incarcération et, d'autre part, la circonstance qu'il était incarcéré en Algérie faisait obstacle à ce qu'il puisse percevoir l'aide personnalisée au logement, faute d'avoir résidé au moins huit mois en France au cours de la période considérée. Ainsi, le requérant ne respectait pas la condition de résidence stable et effective en France lui permettant de bénéficier de l'aide personnalisée au logement du 1er avril 2019 au 31 mars 2021. C'est donc à bon droit que la caisse d'allocations familiales du Rhône a mis à sa charge le reversement des sommes indûment perçues au titre de l'aide personnalisée au logement.
Sur la demande de remise de dette d'aide personnalisée au logement :
11. D'une part, aux termes de l'article R. 822-23 du code de la construction et de l'habitation : " Est considéré comme résidence principale, pour l'application du premier alinéa du II de l'article L. 822-2, le logement effectivement occupé soit par le bénéficiaire de l'aide personnelle au logement, soit par son conjoint, soit par une des personnes à charge au sens de l'article R. 823-4, au moins huit mois par an, sauf obligation professionnelle, raison de santé ou cas de force majeure. ". Il résulte de ces dispositions que, pour bénéficier de l'allocation de logement social, aide personnelle au logement, une personne doit remplir la condition de ressources qu'elles mentionnent et résider en France de manière stable et effective. Pour apprécier si cette seconde condition est remplie, il y a lieu de tenir compte de son logement, de ses activités ainsi que de toutes les circonstances particulières relatives à sa situation, parmi lesquelles le nombre, les motifs et la durée d'éventuels séjours à l'étranger et ses liens personnels et familiaux. La personne qui remplit les conditions pour bénéficier de l'allocation de logement social a droit, lorsqu'elle accomplit hors de France un ou plusieurs séjours dont la durée de date à date ou la durée totale par année civile n'excède pas trois mois, au versement sans interruption de cette allocation.
12. D'autre part, aux termes de l'article L. 823-9 du code de la construction et de l'habitation : " Les articles L. 161-1-5 et L. 553-2 du code de la sécurité sociale sont applicables au recouvrement des montants d'aide personnelle au logement indûment versés. ". Aux termes de l'article L. 553-2 du code de la sécurité sociale : " Tout paiement indu de prestations familiales est récupéré, sous réserve que l'allocataire n'en conteste pas le caractère indu, par retenues sur les prestations à venir ou par remboursement intégral de la dette en un seul versement si l'allocataire opte pour cette solution. (). / Toutefois, par dérogation aux dispositions des alinéas précédents, la créance de l'organisme peut être réduite ou remise en cas de précarité de la situation du débiteur, sauf en cas de manœuvre frauduleuse ou de fausses déclarations. ". Cette dernière notion doit s'entendre comme visant les inexactitudes ou omissions délibérément commises par l'allocataire dans l'exercice de son obligation déclarative.
13. Il résulte de l'instruction, notamment de l'avis émis par la commission " Aides personnelles au logement " du 7 octobre 2021, que l'indu d'aide personnelle au logement mis à la charge de M. B a pour origine son séjour à l'étranger à compter du mois de juillet 2018, qu'il n'avait pas déclaré auprès de la caisse d'allocations familiales du Rhône, qui a été révélé par la notification d'actualisation de la pension du requérant transmise par la Carsat à la caisse d'allocations familiales. M. B, qui ne conteste pas avoir séjourné hors de France jusqu'au mois de mars 2021, se borne à alléguer, sans en justifier, qu'il a été dans l'impossibilité de revenir en France en raison de l'épidémie de Covid 19, et, d'autre part, qu'il a été incarcéré en Algérie du 15 mai 2019 au 14 mai 2020, ce dont il n'avait pas informé la caisse d'allocations familiales du Rhône et qui faisait obstacle à ce qu'il bénéficie de l'aide personnalisée au logement. Ainsi, ces omissions délibérées, commises par le requérant sur une période de près de trois ans et de manière répétée, revêtent le caractère de " fausses déclarations " faisant obstacle, en application des dispositions de l'article L. 553-2 du code de la sécurité sociale, au bénéfice d'une remise gracieuse. Il résulte de ce qui précède que M. B, qui peut au demeurant solliciter de l'administration un échelonnement de ses remboursements, n'est pas fondé à demander l'annulation de la décision du 12 octobre 2021 par laquelle la directrice de la caisse d'allocations familiales du Rhône a refusé de lui accorder une remise de dette.
D E C I D E :
Article 1er : Les conclusions de la requête de M. B relatives à un indu d'allocation aux adultes handicapés et de majoration de vie sociale et à une remise de dette d'allocation aux adultes handicapés sont transmises avec le dossier au tribunal judiciaire de Lyon.
Article 2 : Le surplus des conclusions de la requête de M. B est rejeté.
Article 3 : Le présent jugement sera notifié à M. A B et à la caisse d'allocations familiales du Rhône. Copie en sera adressée au Pôle social du tribunal judiciaire de Lyon.
Rendu public par mise à disposition au greffe le 21 novembre 2023.
La magistrate désignée,
P. BoulayLa greffière,
C. Touja
La République mande et ordonne au ministre délégué auprès du ministre de la transition écologique et de la cohésion des territoires, chargé de la ville et du logement, en ce qui le concerne, ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.
Pour expédition,
Un greffier,
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608292
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. A... contre l'arrêté du préfet des Hautes-Alpes du 5 mai 2026 prolongeant son assignation à résidence. Le requérant invoquait une atteinte disproportionnée à sa liberté d'aller et venir et une méconnaissance de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et de l'article 3-1 de la Convention internationale des droits de l'enfant. Le tribunal a jugé que les contraintes horaires imposées (présence au domicile de 14h à 17h) n'étaient pas disproportionnées, faute de preuves suffisantes de leur incompatibilité avec le suivi scolaire de sa belle-fille. La décision s'appuie sur les articles L. 731-1 et R. 733-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608430
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant égyptien, contestant un arrêté préfectoral du 14 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. La juridiction a estimé que l'arrêté était suffisamment motivé et ne méconnaissait pas les articles L. 612-6 et L. 612-10 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA), le préfet ayant examiné les critères légaux. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, y compris la demande d'aide juridictionnelle provisoire et de communication du dossier.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608432
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant sénégalais, contestant un arrêté préfectoral du 15 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. Le tribunal a jugé que l'arrêté était suffisamment motivé et que la situation personnelle du requérant avait été examinée, notamment son maintien irrégulier après expiration de son visa. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, sur la base des articles L. 613-1, L. 612-2, L. 612-6 et L. 721-4 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2607881
Le Tribunal administratif de Marseille, statuant en référé sur le fondement de l’article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de suspension de l’arrêté du sous-préfet d’Istres du 7 avril 2026 mettant en demeure M. et Mme A... de quitter leur logement à Vitrolles. La requête a été jugée irrecevable car elle n’était pas accompagnée de la copie intégrale de la décision contestée, en méconnaissance des exigences procédurales. En conséquence, le juge a appliqué l’article L. 522-3 du même code pour rejeter la requête sans instruction ni audience, et a refusé l’admission provisoire à l’aide juridictionnelle.
01/06/2026