jeudi 3 novembre 2022
| Juridiction | Tribunal Administratif de Lyon |
| Section | Tribunal Administratif de Lyon |
| N° Dossier | TA69-2110238 |
| Type | Décision |
| Recours | Excès de pouvoir |
| Publication | C |
| Formation | 1ère chambre |
| Avocat requérant | SELARL BLT DROIT PUBLIC |
Vu la procédure suivante :
Par une requête et un mémoire, enregistrés les 21 décembre 2021 et 25 février 2022, M. D C et Mme A C, représentés par Me Mallon, demandent au tribunal :
1°) d'annuler l'arrêté du 12 août 2021 par lequel le maire de la commune de Saint-Just-Saint-Rambert a délivré un permis d'aménager à la société IBG Investissement en vue de la réalisation d'un lotissement de trois lots sur un terrain situé 134 route de la Tranchardière, ainsi que la décision rejetant leur recours gracieux ;
2°) de mettre à la charge de la commune de Saint-Just-Saint-Rambert une somme de 2 000 euros au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
Ils soutiennent que :
- le dossier de demande de permis d'aménager est insuffisant au regard des exigences de l'article R. 442-5 du code de l'urbanisme, notamment en ce qui concerne les dispositifs de collecte des ordures ménagères et les documents photographiques exigés ;
- la surface à aménager ayant été sous-évaluée, le projet entrait dans le champ des prescriptions de l'article L. 441-4 du même code, dès lors méconnues ;
- l'arrêté attaqué est entaché de fraude dès lors que la société pétitionnaire ne dispose d'aucun droit pour réaliser les travaux en cause ;
- la servitude de passage permettant l'accès au projet n'a été concédée que pour une partie limitée de celui-ci et ne peut dès lors être regardée comme permettant la desserte des autres parcelles comprises dans son périmètre, dès lors enclavées en méconnaissance de l'article UCb 3.1 du règlement du plan local d'urbanisme de la commune ;
- la desserte du projet méconnaît les dispositions de l'article UCb 3.2 du même règlement, aucune aire de retournement ni de local pour ordure ménagère ne pouvant être réalisés sur l'espace de desserte.
Par deux mémoires en défense, enregistrés les 2 février et 28 mars 2022, la société IBG Investissement, représentée par Me Thiry, conclut au rejet de la requête et à ce que la somme de 3 000 euros soit mise à la charge des requérants au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
Elle fait valoir que les moyens soulevés par les requérants ne sont pas fondés.
Par un mémoire en défense enregistré le 28 mars 2022, la commune de Saint-Just-Saint-Rambert, représentée par Me Saban, conclut au rejet de la requête et à ce que la somme de 2 500 euros soit mise à la charge des requérants au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
Elle fait valoir que les moyens soulevés par les requérants ne sont pas fondés.
Par ordonnance du 28 mars 2022, la clôture de l'instruction a été fixée au 11 avril 2022.
Vu les autres pièces du dossier.
Vu :
- le code de l'urbanisme ;
- le code de justice administrative.
Les parties ont été régulièrement averties du jour de l'audience.
Ont été entendus au cours de l'audience publique :
- le rapport de M. Gilbertas, premier conseiller,
- les conclusions de M. Borges-Pinto, rapporteur public,
- les observations de Me Teyssier, suppléant Me Saban, pour la commune de Saint-Just-Saint-Rambert, et celles de Me Thiry pour la société IBG Investissement.
Considérant ce qui suit :
1. La société IBG Investissement a déposé, le 8 juin 2021, une demande de permis d'aménager en vue de la réalisation d'un lotissement de trois lots sur un terrain situé 134 route de la Tranchardière, sur le territoire de la commune de Saint-Just-Saint-Rambert. Par un arrêté du 12 août 2021, le maire de cette commune lui en a accordé le bénéfice. M. D C et Mme A C, voisins du projet, demandent au tribunal l'annulation, pour excès de pouvoir, de cet arrêté ainsi que de la décision rejetant leur recours gracieux.
Sur les conclusions à fin d'annulation :
2. En premier lieu, aux termes de l'article R. 442-5 du code de l'urbanisme : " Un projet architectural, paysager et environnemental est joint à la demande. Il tient lieu du projet d'aménagement mentionné au b de l'article R*441-2. / Il comporte, outre les pièces mentionnées aux articles R*441-2 à R*441-8 : () b) Deux documents photographiques permettant de situer le terrain respectivement dans l'environnement proche et, sauf si le demandeur justifie qu'aucune photographie de loin n'est possible, dans le paysage lointain. Les points et les angles des prises de vue sont reportés sur le plan de situation et le plan de masse ; c) Le programme et les plans des travaux d'aménagement indiquant les caractéristiques des ouvrages à réaliser, le tracé des voies, l'emplacement des réseaux et les modalités de raccordement aux bâtiments qui seront édifiés par les acquéreurs de lots ainsi que les dispositions prises pour la collecte des déchets ; () ". La circonstance que le dossier de demande de permis d'aménager ne comporterait pas l'ensemble des documents exigés par les dispositions du code de l'urbanisme, ou que les documents produits seraient insuffisants, imprécis ou comporteraient des inexactitudes, n'est susceptible d'entacher d'illégalité le permis d'aménager qui a été accordé que dans le cas où les omissions, inexactitudes ou insuffisances entachant le dossier ont été de nature à fausser l'appréciation portée par l'autorité administrative sur la conformité du projet à la réglementation applicable.
3. Il ressort des pièces du dossier, et notamment de l'avis favorable du service Déchets de Loire Forez Agglomération joint au dossier de demande, que le projet ne prévoit aucun aménagement spécifique s'agissant du dispositif de collecte des déchets ménagers, les bacs en cause ayant vocation à être présentés en bordure de la voie publique. Dans ces conditions, l'autorité compétente doit être regardée comme ayant été à même de statuer en toute connaissance de cause sur cet aspect du projet. De même, si le dossier de demande en litige ne comprend pas les deux documents photographiques mentionnés par les dispositions précitées, l'ensemble des documents graphiques, et notamment la vue aérienne géolocalisée et les photographies jointes, ont néanmoins permis à la même autorité d'apprécier tant la consistance du projet que son insertion dans son environnement. Le moyen doit ainsi être écarté.
4. En deuxième lieu, aux termes de l'article L. 441-4 du code de l'urbanisme : " La demande de permis d'aménager concernant un lotissement ne peut être instruite que si la personne qui désire entreprendre des travaux soumis à une autorisation a fait appel aux compétences nécessaires en matière d'architecture, d'urbanisme et de paysage pour établir le projet architectural, paysager et environnemental dont, pour les lotissements de surface de terrain à aménager supérieure à un seuil fixé par décret en Conseil d'Etat, celles d'un architecte au sens de l'article 9 de la loi n° 77-2 du 3 janvier 1977 sur l'architecture ou celles d'un paysagiste concepteur au sens de l'article 174 de la loi n° 2016-1087 du 8 août 2016 pour la reconquête de la biodiversité, de la nature et des paysages ". L'article R. 441-4-2 du même code dispose que : " Le seuil mentionné à l'article L. 441-4 est fixé à deux mille cinq cents mètres carrés ".
5. M. et Mme C soutiennent que le projet de lotissement de la société IBG Investissement prévoit des travaux d'aménagement de voirie en dehors du terrain d'assiette indiqué, minorant ainsi artificiellement la surface de terrain à aménager, laquelle se verrait ainsi portée au-delà du seuil mentionné à l'article R. 441-4-2 précité et requérant le concours d'un architecte en application de l'article L. 441-4 du code de l'urbanisme. Toutefois, la seule mention, au sein du programme de travaux du projet, de ce que la voie d'accès " sera aménagée et redimensionnée pour permettre une bonne circulation des véhicules " et la circonstance tenant à ce que la voie existante ne correspond pas aux éléments apparaissant dans le dossier de demande ne sauraient faire regarder le permis d'aménager en cause comme autorisant de tels travaux et ainsi comme modifiant la portée de ce permis. Les requérants ne sont ainsi pas fondés à soutenir que l'arrêté attaqué méconnaîtrait les dispositions précitées.
6. En troisième lieu et d'une part, aux termes de l'article R. 423-1 du code de l'urbanisme : " Les demandes de permis de construire, d'aménager ou de démolir et les déclarations préalables sont adressées par pli recommandé avec demande d'avis de réception ou déposées à la mairie de la commune dans laquelle les travaux sont envisagés : a) Soit par le ou les propriétaires du ou des terrains, leur mandataire ou par une ou plusieurs personnes attestant être autorisées par eux à exécuter les travaux ; ". L'autorité administrative saisie d'une demande de permis de construire peut relever les inexactitudes entachant les éléments du dossier de demande relatifs au terrain d'assiette du projet, notamment sa surface ou l'emplacement de ses limites séparatives, et, de façon plus générale, relatifs à l'environnement du projet de construction, pour apprécier si ce dernier respecte les règles d'urbanisme qui s'imposent à lui. En revanche, le permis de construire n'ayant d'autre objet que d'autoriser la construction conforme aux plans et indications fournis par le pétitionnaire, elle n'a à vérifier ni l'exactitude des déclarations du demandeur relatives à la consistance du projet à moins qu'elles ne soient contredites par les autres éléments du dossier joint à la demande tels que limitativement définis par les articles R. 431-4 et suivants du code de l'urbanisme, ni l'intention du demandeur de les respecter, sauf en présence d'éléments établissant l'existence d'une fraude à la date à laquelle l'administration se prononce sur la demande d'autorisation. La caractérisation de la fraude entachant une autorisation d'urbanisme résulte de ce que le pétitionnaire a procédé de manière intentionnelle à des manœuvres de nature à tromper l'administration sur la réalité du projet dans le but d'échapper à l'application d'une règle d'urbanisme.
7. D'autre part, aux termes de l'article UBc 3.1 du règlement du plan local d'urbanisme de la commune de Saint-Just-Saint-Rambert : " Tout terrain enclavé est inconstructible, à moins que son propriétaire ne produise une servitude de passage suffisante, instituée par acte authentique ou par voie judiciaire en application de l'article 682 du code civil ". Le permis de construire, qui est délivré sous réserve des droits des tiers, a pour seul objet d'assurer la conformité des travaux qu'il autorise avec la réglementation d'urbanisme. Dès lors, si le juge administratif doit, pour apprécier la légalité du permis au regard des règles d'urbanisme relatives à la desserte et à l'accès des engins d'incendie et de secours, s'assurer de l'existence d'une desserte suffisante de la parcelle par une voie ouverte à la circulation publique et, le cas échéant, de l'existence d'un titre créant une servitude de passage donnant accès à cette voie, il ne lui appartient pas de vérifier ni la validité de cette servitude ni l'existence d'un titre permettant l'utilisation de la voie qu'elle dessert, si elle est privée, dès lors que celle-ci est ouverte à la circulation publique.
8. M. et Mme C soutiennent que la société pétitionnaire, qui a attesté répondre aux exigences de l'article R. 423-1 du code de l'urbanisme, a ce faisant commis une fraude dans la mesure où, d'une part, la servitude de passage apparaissant sur le plan de masse du projet n'a été consentie que pour une partie limitée de ce projet et, d'autre part, une partie des travaux projetés est prévue en dehors du terrain d'assiette du projet et n'ont fait l'objet d'aucune autorisation des propriétaires en cause, en l'espèce eux-mêmes.
9. Il résulte des principes analysés au point 5 du présent jugement que le maire de la commune de Saint-Just-Saint-Rambert, saisi d'un projet dont la desserte est assurée par une servitude de passage indiquée dans le dossier de demande, n'avait pas à vérifier, non plus que le tribunal, la validité de cette servitude de passage, s'agissant notamment des parcelles en bénéficiant et au contact de celle-ci. Dans ces conditions, les requérants ne sont fondés ni à soutenir que le projet, faute d'une telle servitude valide ou en méconnaissance de la largeur de voie impartie par cette servitude, méconnaîtrait les dispositions de l'article UBc 3.1 précité ni que le dossier soumis à l'autorité compétente aurait été entaché de fraude à cet égard, l'administration ne disposant à la date de la décision attaquée d'aucun élément l'établissant.
10. S'agissant de la consistance des travaux prévus par le projet en cause, ainsi qu'il a été dit précédemment, l'arrêté attaqué ne saurait être regardé comme autorisant des travaux en dehors du périmètre du lotissement projeté et nécessitant ainsi l'autorisation des propriétaires des terrains situés hors du lotissement pour l'application de l'article R. 423-1 du code de l'urbanisme. Aucune fraude n'est ainsi caractérisable à cet égard. Par ailleurs, à supposer même que les requérant aient entendu relever une manœuvre dans les déclarations apparaissant dans la description, dans le dossier de demande, de la voie de desserte, ils ne font valoir aucune règle d'urbanisme à laquelle une telle manœuvre aurait permis de se soustraire.
11. En quatrième lieu, aux termes de l'article UBc 3.2 du règlement du plan local d'urbanisme de la commune de Saint-Just-Saint-Rambert : " Les voies nouvelles et les voies existantes doivent avoir des caractéristiques adaptées à l'approche du matériel de lutte contre l'incendie. Leur dimension, formes et caractéristiques techniques doivent être adaptées aux usages qu'elles supportent et aux opérations qu'elles doivent desservir et répondre à toutes les conditions exigées pour leur classement éventuel dans la voirie communale. / Les voies privées se terminant en impasse doivent être aménagée de telle sorte que les véhicules de ramassages des ordures ménagères puissent faire demi-tour. En cas contraire un local sera aménagé en limite du domaine public ".
12. Il ressort des pièces du dossier, et notamment des différents plans joints au dossier de demande, que le terrain d'assiette du projet est desservi par une voie privée se terminant en impasse, sans que les véhicules de ramassage des ordures ménagères apparaissent à même d'y opérer un demi-tour. D'une part, si la commune soutient que, dès lors que le projet ne prévoit aucune création de voie, les dispositions précitées ne sauraient lui être applicables, ces dispositions visent expressément les voies de desserte existantes et sont ainsi applicables au projet. D'autre part, la société pétitionnaire ne saurait utilement arguer de ce que la conformité à ces prescriptions pourra être assurée lors de la délivrance des permis de construire ultérieurs dans la mesure où l'aménagement exigé, un local en limite de domaine public, constitue un équipement commun du lotissement, le projet d'une aire de collecte mis en avant ne correspondant par ailleurs pas à un tel local. M. et Mme C sont ainsi fondés à soutenir que le projet en litige méconnaît les dispositions précitées.
En ce qui concerne les conséquences de l'illégalité constatée :
13. Aux termes de l'article L. 600-5 du code de l'urbanisme : " Sans préjudice de la mise en œuvre de l'article L. 600-5-1, le juge administratif qui, saisi de conclusions dirigées contre un permis de construire, () estime, après avoir constaté que les autres moyens ne sont pas fondés, qu'un vice n'affectant qu'une partie du projet peut être régularisé, limite à cette partie la portée de l'annulation qu'il prononce et, le cas échéant, fixe le délai dans lequel le titulaire de l'autorisation pourra en demander la régularisation, même après l'achèvement des travaux. Le refus par le juge de faire droit à une demande d'annulation partielle est motivé. " Un vice entachant le bien-fondé de l'autorisation d'urbanisme est susceptible d'être régularisé, même si cette régularisation implique de revoir l'économie générale du projet en cause, dès lors que les règles d'urbanisme en vigueur à la date à laquelle le juge statue permettent une mesure de régularisation qui n'implique pas d'apporter à ce projet un bouleversement tel qu'il en changerait la nature même.
14. Le vice affectant la légalité du permis de construire contesté, tel qu'il a été relevé au point 12 ci-dessus, n'affecte qu'une partie du projet et est susceptible d'être régularisé. Dans ces conditions, il y a lieu de faire application des dispositions de l'article L. 600-5 du code de l'urbanisme précité et de prononcer l'annulation partielle de l'arrêté du 12 août 2021 en tant qu'il méconnaît l'article UBc 3.2 du règlement du plan local d'urbanisme concernant le dispositif destiné à la présentation des ordures ménagères.
Sur les frais du litige :
15. Les dispositions de l'article L. 761-1 du code de justice administrative font obstacle à ce que M. et Mme C, qui ne sont pas les parties perdantes dans la présente instance, soient condamnés à verser les sommes que demandent la commune de Saint-Just-Saint-Rambert et la société IBG Investissement sur leur fondement. Il y a en revanche lieu, dans les circonstances de l'espèce, de mettre à la charge de cette commune le versement d'une somme de 1 400 euros au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
D E C I D E :
Article 1 : L'arrêté du maire de la commune de Saint-Just-Saint-Rambert du 12 août 2021 portant permis de construire est annulé en tant que le projet autorisé méconnaît les dispositions de l'article UBc 3.2 du règlement du plan local d'urbanisme de la commune.
Article 2 : La commune de Saint-Just-Saint-Rambert versera à M. et Mme C une somme de 1 400 euros au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
Article 3 : Le surplus des conclusions de la requête n° 2110238 et les conclusions présentées par la commune de Saint-Just-Saint-Rambert et la société IBG Investissement au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative sont rejetés.
Article 4 : Le présent jugement sera notifié à M. D C, représentant unique des requérants, à la commune de Saint-Just-Saint-Rambert et à la société IBG Investissement.
Délibéré après l'audience du 11 octobre 2022, à laquelle siégeaient :
M. Drouet, président,
Mme Deniel, première conseillère,
M. Gilbertas, premier conseiller.
Rendu public par mise à disposition au greffe le 3 novembre 2022.
Le rapporteur,
M. Gilbertas
Le président,
H. Drouet
La greffière,
M. B
La République mande et ordonne à la préfète de l'Ain, en ce qui la concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.
Pour expédition conforme,
Une greffière,
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608292
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. A... contre l'arrêté du préfet des Hautes-Alpes du 5 mai 2026 prolongeant son assignation à résidence. Le requérant invoquait une atteinte disproportionnée à sa liberté d'aller et venir et une méconnaissance de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et de l'article 3-1 de la Convention internationale des droits de l'enfant. Le tribunal a jugé que les contraintes horaires imposées (présence au domicile de 14h à 17h) n'étaient pas disproportionnées, faute de preuves suffisantes de leur incompatibilité avec le suivi scolaire de sa belle-fille. La décision s'appuie sur les articles L. 731-1 et R. 733-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608430
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant égyptien, contestant un arrêté préfectoral du 14 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. La juridiction a estimé que l'arrêté était suffisamment motivé et ne méconnaissait pas les articles L. 612-6 et L. 612-10 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA), le préfet ayant examiné les critères légaux. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, y compris la demande d'aide juridictionnelle provisoire et de communication du dossier.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608432
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant sénégalais, contestant un arrêté préfectoral du 15 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. Le tribunal a jugé que l'arrêté était suffisamment motivé et que la situation personnelle du requérant avait été examinée, notamment son maintien irrégulier après expiration de son visa. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, sur la base des articles L. 613-1, L. 612-2, L. 612-6 et L. 721-4 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2607881
Le Tribunal administratif de Marseille, statuant en référé sur le fondement de l’article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de suspension de l’arrêté du sous-préfet d’Istres du 7 avril 2026 mettant en demeure M. et Mme A... de quitter leur logement à Vitrolles. La requête a été jugée irrecevable car elle n’était pas accompagnée de la copie intégrale de la décision contestée, en méconnaissance des exigences procédurales. En conséquence, le juge a appliqué l’article L. 522-3 du même code pour rejeter la requête sans instruction ni audience, et a refusé l’admission provisoire à l’aide juridictionnelle.
01/06/2026