mardi 6 décembre 2022
| Juridiction | Tribunal Administratif de Lyon |
| Section | Tribunal Administratif de Lyon |
| N° Dossier | TA69-2200007 |
| Type | Décision |
| Recours | Excès de pouvoir |
| Publication | C |
| Formation | 5ème chambre |
| Avocat requérant | PENIN |
Vu la procédure suivante :
Par une requête et un mémoire complémentaire, enregistrés les 3 et 5 janvier 2022, M. A, représenté par Me Rahmani, demande au tribunal :
1°) de l'admettre au bénéfice de l'aide juridictionnelle provisoire ;
2°) d'annuler l'arrêté du 9 décembre 2021 par lequel le préfet du Rhône a refusé de lui délivrer un titre de séjour, l'a obligé à quitter le territoire français dans un délai de trente jours, a fixé le pays de destination et a prononcé à son encontre une interdiction de retour sur le territoire français d'une durée de vingt-quatre mois ;
3°) d'annuler l'arrêté du 1er janvier 2022 par lequel le préfet du Rhône lui a retiré tout délai de départ volontaire pour l'exécution de l'obligation de quitter le territoire prononcée le 9 décembre 2021 ;
4°) d'annuler l'arrêté du 3 janvier 2022 par lequel le préfet du Rhône l'a assigné à résidence ;
5°) de mettre à la charge de l'Etat une somme de 1 000 euros au bénéfice de son conseil, en application des dispositions des articles 37 de la loi du 10 juillet 1991 et L. 761-1 du code de justice administrative.
M. A soutient que :
- les décisions attaquées sont insuffisamment motivées ;
- elles n'ont pas été précédées d'un examen sérieux de sa situation personnelle ;
Sur la décision portant refus de séjour :
- elle méconnaît les dispositions de l'article L. 423-22 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile ;
- elle est entachée d'une erreur manifeste d'appréciation dans l'application des articles L. 423-22, L. 423-23, L. 422-1 et L. 421-1 à L. 421-4 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile ;
- elle méconnaît les dispositions de l'article L. 435-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile ;
- elle méconnaît les stipulations de l'article 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales ;
Sur la décision portant obligation de quitter le territoire français :
- elle est illégale du fait de l'illégalité de la décision de refus de titre de séjour sur laquelle elle se fonde ;
- elle méconnaît les stipulations de l'article 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales ;
- elle méconnaît les dispositions du 9° de l'article L. 611-3 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile ;
- elle est illégale en ce qu'elle n'a pas été précédée d'une saisine pour avis du collège de médecins de l'Office français de l'immigration et de l'intégration en méconnaissance des dispositions de l'article R. 425-11 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile ;
- elle est entachée d'une erreur manifeste dans l'appréciation de ses conséquences sur sa situation personnelle ;
Sur la décision portant retrait du délai de départ volontaire :
- elle méconnaît les dispositions des articles L. 612-2 et suivants du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile ;
Sur la décision portant interdiction de retour sur le territoire :
- elle est illégale du fait de l'illégalité de la décision d'éloignement sur laquelle elle se fonde ;
- elle méconnaît les dispositions des articles L. 612-6 et suivants du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile ;
- elle est disproportionnée au regard de sa situation personnelle.
Par un mémoire en défense, enregistré le 5 janvier 2022, le préfet du Rhône conclut au rejet de la requête.
Il soutient que les moyens soulevés par le requérant ne sont pas fondés.
Vu :
- les autres pièces du dossier ;
Vu :
- la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales ;
- le code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile ;
- la loi n° 91-647 du 10 juillet 1991 ;
- le code de justice administrative ;
La présidente de la formation de jugement a dispensé le rapporteur public, sur sa proposition, de prononcer des conclusions à l'audience.
Les parties ont été régulièrement averties du jour de l'audience.
Ont été entendus au cours de l'audience publique :
- le rapport de Mme B,
- et les observations de Me Rahmani représentant M. A.
Considérant ce qui suit :
1. M. A, ressortissant ivoirien né le 13 septembre 2002, a sollicité la délivrance d'un titre de séjour au titre de sa vie privée et familiale. Par un arrêté du 9 décembre 2021, le préfet du Rhône a refusé de lui délivrer un titre de séjour, l'a obligé à quitter le territoire français dans un délai de trente jours, a fixé le pays à destination duquel il pourra être reconduit d'office à l'expiration de ce délai et a prononcé à son encontre une interdiction de retour sur le territoire national d'une durée de vingt-quatre mois. Par un arrêté du 1er janvier 2022, le même préfet a retiré le délai de départ volontaire qui avait été accordé à M. A pour l'exécution de l'obligation de quitter le territoire français du 9 décembre 2021. Enfin, par un arrêté du 3 janvier 2022, le préfet du Rhône l'a assigné à résidence. M. A demande l'annulation de l'ensemble de ces décisions.
Sur l'étendue du litige :
2. Par un jugement n° 2200007 du 5 janvier 2022, la magistrate désignée par la présidente du tribunal a admis M. A provisoirement au bénéfice de l'aide juridictionnelle, a annulé les décisions du 9 décembre 2021 portant obligation de quitter le territoire français, fixant le pays à destination duquel il pourrait être reconduit d'office, lui faisant interdiction de retour sur le territoire français pour une durée vingt-quatre mois et l'arrêté du 1er janvier 2022 retirant le délai de départ volontaire accordé à M. A ainsi que l'arrêté du 3 janvier 2022 qui l'a assigné à résidence, a renvoyé devant une formation collégiale du tribunal les conclusions de M. A tendant à l'annulation de la décision portant refus d'admission au séjour, et a mis à la charge de l'Etat la somme de 1 000 euros à verser au conseil de M. A au titre des frais liés au litige. Par suite, seules les conclusions ainsi renvoyées devant la formation collégiale demeurent en litige.
Sur les conclusions à fin d'annulation :
3. M. A soutient que la décision en litige est insuffisamment motivée quant à son état de santé, qui justifie ses difficultés scolaires et ses absences. Toutefois, il ressort de la décision que le préfet a fait état d'une hospitalisation du requérant ayant fait obstacle à son évaluation sur une année scolaire complète. Par suite, la décision est suffisamment motivée.
4. Le requérant se prévaut d'un défaut d'examen sérieux de sa situation personnelle d'une part, du fait de la mention de ce que son comportement présenterait un risque pour l'ordre public, en l'absence de toute condamnation pénale pour cause d'irresponsabilité pénale et de toute mesure de sureté décidée par le juge pénal et d'autre part, de toute prise en compte de son état de santé. Toutefois, la mention des mises en cause pénales du requérant ne permet pas d'établir que le préfet n'aurait pas procédé à un examen particulier de la situation de M. A alors même que celles-ci n'auraient pas conduit à une sanction pénale. De même, l'absence de mention détaillée relative à l'état de santé de M. A ne permet pas de révéler une absence d'examen particulier de la situation du requérant, alors que le préfet a mentionné dans la décision attaquée la pathologie du requérant. Par suite, le moyen doit être écarté.
5. Aux termes de l'article L. 423-22 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile : " Dans l'année qui suit son dix-huitième anniversaire ou s'il entre dans les prévisions de l'article L. 421-35, l'étranger qui a été confié au service de l'aide sociale à l'enfance ou à un tiers digne de confiance au plus tard le jour de ses seize ans se voit délivrer une carte de séjour temporaire portant la mention " vie privée et familiale " d'une durée d'un an, sans que soit opposable la condition prévue à l'article L. 412-1. Cette carte est délivrée sous réserve du caractère réel et sérieux du suivi de la formation qui lui a été prescrite, de la nature des liens de l'étranger avec sa famille restée dans son pays d'origine et de l'avis de la structure d'accueil ou du tiers digne de confiance sur son insertion dans la société française. " Lorsqu'il examine une demande de titre de séjour présentée sur le fondement de ces dispositions, le préfet vérifie que l'étranger est dans l'année qui suit son dix-huitième anniversaire, que sa présence en France ne constitue pas une menace pour l'ordre public et qu'il a été confié, depuis qu'il a atteint au plus l'âge de seize ans, au service de l'aide sociale à l'enfance. Si ces conditions sont remplies, il ne peut alors refuser la délivrance du titre qu'en raison de la situation de l'intéressé appréciée de façon globale au regard du caractère réel et sérieux du suivi de sa formation, de la nature de ses liens avec la famille restée dans le pays d'origine et de l'avis de la structure d'accueil sur son insertion dans la société française. Le juge de l'excès de pouvoir exerce sur cette appréciation un entier contrôle.
6. Il ressort des pièces du dossier d'une part que le requérant a dû être hospitalisé dans un hôpital psychiatrique pendant l'année scolaire 2018-2019 et jusqu'en février 2020, comme le relève la décision attaquée, et, d'autre part qu'il n'a pas été en mesure de trouver une formation professionnelle adaptée à sa pathologie, du fait notamment de son défaut de maitrise du français écrit et qu'il a seulement conclu un contrat "jeune majeur". Par ailleurs, l'avis de la structure d'accueil fait apparaître une grande fragilité du requérant, ainsi qu'un besoin très important d'accompagnement pour ses démarches et ses soins. De plus, si le requérant fait état d'une rupture de ses relations familiales à la suite de son arrivée en France à l'âge de quinze ans, il n'établit pas une absence de liens avec sa mère restée en Côte d'Ivoire. Enfin, le requérant a commis régulièrement depuis le mois de juillet 2018 des infractions, rappelées dans la décision en litige. Au vu de l'ensemble de ces éléments, M. A n'est pas fondé à soutenir que la décision en litige méconnaîtrait les dispositions de l'article L. 432-22 cité au point 5.
7. Aux termes de l'article L. 423-23 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile : " L'étranger qui n'entre pas dans les catégories prévues aux articles L. 423-1, L. 423-7, L. 423-14, L. 423-15, L. 423-21 et L. 423-22 ou dans celles qui ouvrent droit au regroupement familial, et qui dispose de liens personnels et familiaux en France tels que le refus d'autoriser son séjour porterait à son droit au respect de sa vie privée et familiale une atteinte disproportionnée au regard des motifs du refus, se voit délivrer une carte de séjour temporaire portant la mention " vie privée et familiale " d'une durée d'un an, sans que soit opposable la condition prévue à l'article L. 412-1./ Les liens mentionnés au premier alinéa sont appréciés notamment au regard de leur intensité, de leur ancienneté et de leur stabilité, des conditions d'existence de l'étranger, de son insertion dans la société française ainsi que de la nature de ses liens avec sa famille restée dans son pays d'origine./ L'insertion de l'étranger dans la société française est évaluée en tenant compte notamment de sa connaissance des valeurs de la République. " Aux termes de l'article 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales : " toute personne a droit au respect de sa vie privée et familiale, de son domicile et de sa correspondance " et " il ne peut y avoir ingérence d'une autorité publique dans l 'exercice de ce droit que pour autant que cette ingérence est prévue par la loi et qu'elle constitue une mesure qui, dans une société démocratique, est nécessaire à la sécurité nationale, à la sûreté publique, au bien-être économique du pays, à la défense de l'ordre et à la prévention des infractions pénales, à la protection de la santé ou de la morale, ou à la protection des droits et libertés d'autrui ".
8. Contrairement à ce que fait valoir le requérant, il ne ressort pas des pièces du dossier et notamment des rapports établis par les structures qui l'ont accompagné, qu'il disposerait d'une vie privée et familiale ancrée dans la durée en France, alors que l'absence de liens effectifs avec la Côte d'Ivoire n'est pas établie. Ainsi, la décision attaquée ne peut être regardée comme portant une atteinte excessive au droit de M. A au respect de sa vie privée et familiale. Dès lors, elle ne méconnaît pas les dispositions de l'article L. 423-23 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, ni les stipulations de l'article 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales et n'est pas davantage entachée d'une erreur manifeste d'appréciation de ses conséquences sur sa situation personnelle.
9. Aux termes de l'article L. 422-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile : " L'étranger qui établit qu'il suit un enseignement en France ou qu'il y fait des études et qui justifie disposer de moyens d'existence suffisants se voit délivrer une carte de séjour temporaire portant la mention " étudiant " d'une durée inférieure ou égale à un an. En cas de nécessité liée au déroulement des études ou lorsque l'étranger a suivi sans interruption une scolarité en France depuis l'âge de seize ans et y poursuit des études supérieures, l'autorité administrative peut accorder cette carte de séjour sous réserve d'une entrée régulière en France et sans que soit opposable la condition prévue à l'article L. 412-1. / Cette carte donne droit à l'exercice, à titre accessoire, d'une activité professionnelle salariée dans la limite de 60 % de la durée de travail annuelle. "
10. Si le préfet a examiné la possibilité de délivrer à M. A un titre de séjour fondé sur l'article L. 422-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, il ne ressort pas des pièces du dossier que le requérant suivrait un enseignement en France ou poursuivrait des études supérieures après la scolarité entamée en France à son arrivée. Par suite, le moyen doit être écarté.
11. Aux termes de l'article L. 421-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile : " L'étranger qui exerce une activité salariée sous contrat de travail à durée indéterminée se voit délivrer une carte de séjour temporaire portant la mention " salarié " d'une durée maximale d'un an./ La délivrance de cette carte de séjour est subordonnée à la détention préalable d'une autorisation de travail, dans les conditions prévues par les articles L. 5221-2 et suivants du code du travail./ Par dérogation aux dispositions de l'article L. 433-1, elle est prolongée d'un an si l'étranger se trouve involontairement privé d'emploi. Lors du renouvellement suivant, s'il est toujours privé d'emploi, il est statué sur son droit au séjour pour une durée équivalente à celle des droits qu'il a acquis à l'allocation d'assurance mentionnée à l'article L. 5422-1 du code du travail ".
12. Si M. A fait valoir une erreur manifeste d'appréciation dans l'application des dispositions des articles L. 421-1 à L. 421-4 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, il n'assortit, en tout état de cause, pas son moyen de précisions suffisantes pour en apprécier le bien-fondé, alors au demeurant qu'il ne produit aucun contrat de travail ou promesse d'embauche à l'appui de ses écritures. Par suite, le moyen doit être écarté.
13. Aux termes de l'article L. 435-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile : " L'étranger dont l'admission au séjour répond à des considérations humanitaires ou se justifie au regard des motifs exceptionnels qu'il fait valoir peut se voir délivrer une carte de séjour temporaire portant la mention " salarié ", " travailleur temporaire " ou " vie privée et familiale ", sans que soit opposable la condition prévue à l'article L. 412-1./
Lorsqu'elle envisage de refuser la demande d'admission exceptionnelle au séjour formée par un étranger qui justifie par tout moyen résider habituellement en France depuis plus de dix ans, l'autorité administrative est tenue de soumettre cette demande pour avis à la commission du titre de séjour prévue à l'article L. 432-14./ Les modalités d'application du présent article sont définies par décret en Conseil d'Etat. "
14. M. A se prévaut de ce que son état de santé nécessite une prise en charge médicale dont le défaut pourrait l'exposer à un risque suicidaire et qu'un retour dans son pays où se situe la cause de son trouble pourrait déclencher une décompensation. Toutefois, si les pièces médicales produites au dossier font apparaître que le requérant souffre d'une schizophrénie paranoïde évolutive pour laquelle il bénéficie d'un traitement médicamenteux, son état de santé ne permet pas de caractériser des considérations humanitaires ou des motifs exceptionnels au sens de l'article L. 435-1 précité, alors qu'il ressort du dossier que la poursuite de ses soins en France est seulement " préférable et bien plus adapté[e] ", sans indication précise sur l'origine précise de la pathologie. Par suite, le moyen doit être écarté.
15. Il résulte de ce qui précède que M. A n'est pas fondé à demander l'annulation de la décision du 1er janvier 2022 lui refusant la délivrance d'un titre de séjour.
D E C I D E :
Article 1er : La requête de M. A est rejetée.
Article 2 : Le présent jugement sera notifié à M. A et au préfet du Rhône.
Délibéré après l'audience du 22 novembre 2022, à laquelle siégeaient :
Mme Vaccaro-Planchet, présidente,
Mme Soubié, première conseillère,
Mme Boulay, première conseillère.
Rendu public par mise à disposition au greffe le 6 décembre 2022.
La rapporteure,
A.-S. B
La présidente,
V. VACCARO-PLANCHET
La greffière,
C. DELMAS
La République mande et ordonne au préfet du Rhône en ce qui le concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.
Pour expédition,
Un greffier,
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608292
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. A... contre l'arrêté du préfet des Hautes-Alpes du 5 mai 2026 prolongeant son assignation à résidence. Le requérant invoquait une atteinte disproportionnée à sa liberté d'aller et venir et une méconnaissance de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et de l'article 3-1 de la Convention internationale des droits de l'enfant. Le tribunal a jugé que les contraintes horaires imposées (présence au domicile de 14h à 17h) n'étaient pas disproportionnées, faute de preuves suffisantes de leur incompatibilité avec le suivi scolaire de sa belle-fille. La décision s'appuie sur les articles L. 731-1 et R. 733-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608430
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant égyptien, contestant un arrêté préfectoral du 14 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. La juridiction a estimé que l'arrêté était suffisamment motivé et ne méconnaissait pas les articles L. 612-6 et L. 612-10 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA), le préfet ayant examiné les critères légaux. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, y compris la demande d'aide juridictionnelle provisoire et de communication du dossier.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608432
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant sénégalais, contestant un arrêté préfectoral du 15 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. Le tribunal a jugé que l'arrêté était suffisamment motivé et que la situation personnelle du requérant avait été examinée, notamment son maintien irrégulier après expiration de son visa. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, sur la base des articles L. 613-1, L. 612-2, L. 612-6 et L. 721-4 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2607881
Le Tribunal administratif de Marseille, statuant en référé sur le fondement de l’article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de suspension de l’arrêté du sous-préfet d’Istres du 7 avril 2026 mettant en demeure M. et Mme A... de quitter leur logement à Vitrolles. La requête a été jugée irrecevable car elle n’était pas accompagnée de la copie intégrale de la décision contestée, en méconnaissance des exigences procédurales. En conséquence, le juge a appliqué l’article L. 522-3 du même code pour rejeter la requête sans instruction ni audience, et a refusé l’admission provisoire à l’aide juridictionnelle.
01/06/2026