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AccueilJurisprudence administrativeN° TA69-2200338

Tribunal Administratif de Lyon — Décision N° TA69-2200338

vendredi 30 décembre 2022

JuridictionTribunal Administratif de Lyon
SectionTribunal Administratif de Lyon
N° DossierTA69-2200338
TypeDécision
RecoursExcès de pouvoir
PublicationC
Formation7ème chambre
Avocat requérantGUNGOR

Texte intégral

Vu la procédure suivante :

Par une requête et un mémoire complémentaire enregistrés les 17 janvier et 10 juin 2022, Mme A B, représentée par Me Gungor, demande au tribunal :

1°) d'annuler l'arrêté du 12 juillet 2021 par lequel le recteur de l'académie de Lyon l'a licenciée pour faute grave ;

2°) d'enjoindre au recteur de l'académie de Lyon de la réintégrer dans ses fonctions, ou dans un emploi équivalent, à un poste adapté à son état de santé tel que préconisé par le médecin de prévention le 28 avril 2021, avec conservation de son ancienneté, dans le délai de deux mois à compter de la notification du jugement à intervenir sous astreinte de 150 euros par jour de retard ;

3°) de mettre à la charge de l'Etat la somme de 3 500 euros, au titre des dispositions combinées de l'article L. 761-1 du code de justice administrative et de l'article 37 de la loi du 10 juillet 1991, à verser à son conseil, à charge pour celui-ci de renoncer à percevoir la part contributive de l'Etat.

Mme B soutient que :

- l'arrêté attaqué est entaché d'incompétence de l'auteur de l'acte ;

- il est entaché de vices de forme tirés :

* d'un défaut de motivation dès lors qu'il n'énonce pas de façon circonstancié l'ensemble des griefs reprochés ;

* de ce qu'il ne mentionne pas le sens de l'avis rendu par la commission consultative paritaire du 5 juillet 2021 ;

- il est entaché de vices de procédure dès lors que :

* il n'est pas justifié de ce que la commission consultative paritaire était composée conformément aux dispositions de l'article 1-2 II du décret n°86-83 du 17 janvier 1986 ;

* la commission consultative paritaire a été saisie sur le fondement d'un rapport prévoyant un licenciement pour refus de modification d'un élément substantiel du contrat, soit une cause de licenciement différente de celle de l'arrêté attaqué,

* elle n'a pas été mise en mesure de présenter sa défense puisqu'elle n'a jamais été informée de la nature précise des faits lui étant reprochés, l'académie ne pouvant se dispenser du respect de la procédure contradictoire du seul fait qu'elle ait pu présenter des observations écrites et orales lors de la commission consultative paritaire ;

- l'exactitude matérielle des faits qui lui sont reprochés n'est pas établie et la preuve de la faute grave commise n'est pas rapportée dès lors que :

* s'agissant des retards et absences invoqués, les dates exactes n'ont jamais été précisées et la décision attaquée ne peut être fondée sur l'absence de fourniture de justificatifs puisque :

* aucun retard ou absence, non justifié et systématique, n'est démontré pour l'année 2019 où elle a informé de son unique arrêt de travail du 29 mai au 5 juin 2019,

* ses absences pour l'année 2019-2020 sont justifiées par des pièces médicales à l'exception de trois absences, justifié oralement, et les retards invoqués ne sont consignés dans aucune document,

* pour l'année 2020-2021, ses absences les après-midi jusqu'au 8 octobre 2020 ne lui sont pas imputables puisqu'elle n'avait aucune information sur son emploi du temps jusqu'à ce qu'elle reçoive une note écrite précisant les heures et les classes où elle devaient intervenir,

* en tout état de cause, trois demi-journées d'absences ne peuvent pas justifier un licenciement,

* s'agissant du discours dérangeant, négatif et dévalorisant au sujet d'un élève :

* les documents relatant ces faits, purement subjectifs, ne sont pas ni datés, ni signés, et il n'est pas davantage précisé la faute découlant de ce discours,

* elle n'a jamais été informée de reproches sur sa manière de servir et n'a jamais reçu d'informations, de consignes ou de rappel à l'ordre de la part de ses directrices d'école ou du service gestionnaire,

* la méconnaissance alléguées aux obligations de loyauté, d'impartialité et de respect de la neutralité n'est pas démontrée ;

*

- la sanction de licenciement présente un caractère disproportionné.

Par des mémoires en défense, enregistrés au greffe les 2 mai et 17 juin 2022, le recteur de l'académie de Lyon conclut au rejet de la requête.

Il fait valoir que les moyens invoqués ne sont pas fondés.

Par une ordonnance du 5 octobre 2022, la clôture de l'instruction a été fixée au 2 novembre 2022.

Mme B a été admise au bénéfice de l'aide juridictionnelle totale par une décision du 12 novembre 2021.

Vu les autres pièces du dossier.

Vu :

- la loi n° 83-637 du 13 juillet 1983 ;

- la loi n° 84-16 du 11 janvier 1984 ;

- le décret n° 86-83 du 17 janvier 1986 ;

- le code de justice administrative.

Les parties ont été régulièrement averties du jour de l'audience.

Ont été entendus au cours de l'audience publique :

- le rapport de M C,

- les conclusions de M. Arnould, rapporteur public.

- les observations de Me Gungor, avocat de Mme B,

- et les observations de M. D, représentant le recteur de l'académie de Lyon.

Considérant ce qui suit :

1. Mme B a été recrutée en qualité d'accompagnante d'élèves en situation de handicap (AESH) à compter du 5 novembre 2018 dans le cadre d'un contrat à durée déterminée d'un an et affectée à l'école maternelle Paul Emile Victor de Lyon 8ème arrondissement au titre de l'année scolaire 2018-2019. Le contrat de l'intéressée a été renouvelé pour une durée de trois ans, soit du 1er septembre 2019 au 31 août 2022, et Mme B a été affectée, pour l'année 2019-2020 à l'école maternelle Georges Lapierre de Lyon 4ème arrondissement, puis à l'école maternelle de Montessuy, Lyon 4ème arrondissement, pour l'année 2020-2021, Mme B exerçant désormais ses fonctions au sein du Pôle inclusif d'accompagnement localisé (PIAL) à compter du 1er septembre 2020 en vertu d'un avenant au contrat du 1er septembre 2019 signé le 29 juin 2020. Le 4 décembre 2020, Mme B a été convoquée à un entretien préalable au licenciement qui s'est tenu le 16 décembre 2020 puis, par un arrêté du 17 décembre 2020, a été suspendue de ses fonctions à titre conservatoire et provisoire, pour une durée de quatre mois. Par un arrêté en date du 12 juillet 2021, dont Mme B demande au tribunal de prononcer l'annulation, le recteur de l'académie de Lyon l'a licenciée pour faute grave.

Sur les conclusions à fin d'annulation :

2. Aux termes de l'article 43-2 du décret du 17 janvier 1986 pris pour l'application des articles 7 et 7 bis de la loi n° 84-16 du 11 janvier 1984 portant dispositions statutaires relatives à la fonction publique de l'Etat : " Les sanctions disciplinaires susceptibles d'être appliquées aux agents contractuels sont les suivantes : / 1° L'avertissement ; / 2° Le blâme ; / 3° L'exclusion temporaire des fonctions avec retenue de traitement pour une durée maximale de six mois pour les agents recrutés pour une durée déterminée et d'un an pour les agents sous contrat à durée indéterminée ; / 4° Le licenciement, sans préavis ni indemnité de licenciement. / La décision prononçant une sanction disciplinaire doit être motivée. ".

3. Il appartient au juge de l'excès de pouvoir, saisi de moyens en ce sens, de rechercher si les faits reprochés à un agent public ayant fait l'objet d'une sanction disciplinaire sont établis, s'ils constituent des fautes de nature à justifier une sanction et si la sanction retenue est proportionnée à la gravité de ces fautes.

4. Pour prononcer le licenciement de Mme B, accompagnante des élèves en situation de handicap, au motif d'une " faute grave ", le recteur de l'académie de Lyon a tout d'abord relevé que l'intéressée avait eu de nombreuses absences et retards depuis le début de son contrat dans les trois écoles où elle avait été affectée et pour lesquelles elle n'aurait pu fournir de pièces justificatives ni aux directeurs d'écoles, ni au service gestionnaire de son contrat de travail, ni lors de la réunion de la commission consultative paritaire. Ensuite, le recteur a relevé que Mme B aurait tenu un discours dérangeant, négatif et dévalorisant au sujet d'un élève qu'elle a accompagné. Le recteur a également précisé que Mme B avait continué à se soustraire aux consignes de sa hiérarchie, ainsi qu'au cadre et fonctionnement de l'école, alors qu'elle avait fait l'objet de remarques de la part de ses directeurs d'école et de rappel à l'ordre du service gestionnaire de son contrat de travail. Enfin, pour prononcer la sanction de licenciement, le recteur a estimé que la méconnaissance par Mme B de ses obligations de loyauté envers l'institution scolaire, d'impartialité et de respect de la neutralité relève d'un comportement incompatible avec les fonctions d'accompagnante d'élèves en situation de handicaps (AESH).

5. En premier lieu, Mme B conteste non seulement la matérialité des faits s'agissant des nombreuses absences et retards qui lui sont reprochés mais également l'absence de fournitures de pièces pour en justifier. Il ressort des pièces versées au débat, notamment du rapport de saisine de la commission consultative paritaire, lequel n'est au demeurant ni daté, ni signé et comporte la mention erroné d'une demande d'avis sur une procédure de licenciement pour un refus de modification d'un élément substantiel du contrat de la requérante alors que la commission a in fine rendu un avis sur un licenciement disciplinaire, qu'il était notamment reproché à Mme B de s'être absentée une semaine en juin 2019 sans donner de nouvelles et répondre à sa directrice alors qu'elle était affectée au sein de l'école Paul Emile Victor. Toutefois, il ressort des pièces du dossier, notamment du mémoire produit par le conseil de Mme B lors de la réunion de la commission consultative paritaire du 5 juillet 2021, que la requérante y a produit de nombreuses pièces justificatives contrairement à ce qu'indique l'arrêté en litige. S'agissant notamment de l'absence précitée à l'école Paul Emile Victor, la requérante produit un courrier de la direction des personnels administratifs et des affaires médico-sociales l'informant qu'elle a été placée en congés maladie ordinaire du 29 mai au 5 juin 2019, élément démontrant que Mme B a bien justifié de son absence. Si le recteur fait valoir en défense qu'elle ne justifierait de cette absence qu'a postériori, l'arrêté du 3 juin 2019 plaçant la requérante en congés maladie a été pris au vu d'une demande présentée par l'intéressée le 29 mai 2019, soit dès le jour même de son placement en arrêt maladie. S'agissant de l'absence du 21 février 2020 mentionnée dans le rapport de saisine où la requérante aurait indiqué attendre un avion à l'aéroport alors qu'elle aurait dû être sur son lieu de travail, le courriel de la directrice de l'école maternelle datée du 9 mars 2020 produit par le recteur en défense évoque cette absence le jour de rédaction dudit courriel et non le 21 février 2020, imprécision de nature à remettre en cause tant la réalité de l'absence invoquée que son motif alors que Mme B soutient ne pas avoir pu prendre l'avion puisqu'un arrêt de travail lui avait été prescrit par son médecin le lendemain, son dossier administratif comportant effectivement un arrêté lui accordant un congé de maladie demandé le 10 mars 2020. S'agissant enfin des absences et retards au cours de l'année 2020-2021, il ressort des pièces du dossier qu'à la demande de l'inspecteur d'académie, Mme B a été reçue en consultation par le médecin de prévention, le 13 avril 2021, et que ce médecin a indiqué, dans un certificat daté du 28 avril 2021, que son état de santé pouvait avoir contribué à ses retards et absences au cours de l'année scolaire. En outre, la requérante a produit un certificat établi par son médecin généraliste indiquant qu'elle souffre d'un syndrome anxio-dépressif sévère, d'un asthme mal équilibré avec exacerbations fréquentes et d'infections broncho-pulmonaires à répétition et que ses pathologies peuvent entrainer des absences et des arrêts maladies répétés. Il résulte ainsi de ces éléments qu'en fondant sa décision sur l'absence de pièces justificatives de nombreux retards ou absences, au demeurant non précisément datés et quantifiés tant dans le rapport de saisine de la commission consultative paritaire que dans l'arrêté attaqué, le recteur s'est fondé sur des faits matériellement inexacts.

6. En deuxième lieu, Mme B conteste la matérialité des faits qui lui sont imputés s'agissant de la tenue d'un " discours dérangeant, négatif et dévalorisant au sujet d'un élève qu'elle aurait accompagné " en soulignant que l'arrêté en litige ne précise ni la date dudit discours, ni les circonstances de sa tenue, ni la faute qui en découlerait. Le recteur produit en défense trois témoignages mentionnant notamment que la requérante aurait interpellé la mère de l'enfant dont elle a la charge pour l'année 2020-2021, dès le premier jour de classe, sur le défaut de propreté de son fils. Toutefois, la requérante conteste la vraisemblance même de ces affirmations ainsi que celle des trois témoignages précités qui évoquent un discours " dérangeant " mais qui ne sont ni datés, ni signés par leurs auteurs dont la qualité n'est pas davantage précisée et qui ne sont donc pas de nature à établir la matérialité du discours reproché, ni au demeurant leur caractère fautif. A cet égard, si le recteur fait valoir en défense que Mme B penserait que certains enfants handicapés ne devraient pas être à l'école et que ce discours irait à l'encontre des dispositifs tendant à favoriser l'inclusion des enfants handicapés dont Mme B se doit de prendre une part importante, il ne ressort d'aucune pièce du dossier, pas même des témoignages non datés et non signés précités, que la requérante aurait remis en cause l'inclusion des enfants handicapés au sein de l'école et par suite qu'elle ait commis le manquement à son obligation de neutralité et d'impartialité qui lui est imputé.

7. En troisième lieu, la requérante conteste le motif tiré de ce qu'elle se serait soustraite aux consignes de sa hiérarchie ainsi qu'au cadre et au fonctionnement de l'école. Mme B souligne n'avoir jamais reçu de reproches sur sa manière de servir depuis le début de ses contrats et relève que la nature des remarques, consignes et rappels à l'ordre qui lui auraient été faits et qu'elle n'aurait pas respectés ne sont nullement pas précisés dans la décision attaquée. Si le recteur fait valoir en défense que dès le 10 février 2020, le directeur d'école a constaté, dans un courriel, que la requérante était en difficulté mais qu'elle aurait refusé toute proposition ou échange, il ressort de la lecture de ce courriel qu'il ne fait nullement mention d'un refus de proposition ou d'échange de la part de Mme B et, en tout état de cause, ce courriel, qui ne lui a pas été adressé, ne permet pas de démontrer qu'elle aurait reçu des consignes écrites auxquelles elle ne se serait pas conformée. En outre, s'il ressort d'un courriel du 9 mars 2020, rédigé par la directrice de l'école George Lapierre, que la requérante avait manifesté son souhait de ne pas participer à une sortie au Parc de la Tête d'Or, la directrice indique ne pas avoir laissé le choix à Mme B qui, in fine, a participé à cette activité. Enfin, le recteur fait valoir en défense qu'il serait indiscutable que Mme B ne respecte pas ses obligations puisque sa directrice lui aurait expliqué et demandé d'accueillir l'élève de la meilleure façon qu'il soit et qu'elle l'aurait informé de dysfonctionnement dans sa pratique professionnelle. Toutefois, la circonstance que Mme B ne parvienne pas à obtenir les résultats escomptés avec l'enfant dont elle a la charge ne démontre pas nécessairement un comportement fautif de sa part, l'intéressée ayant d'ailleurs alerté le PIAL des difficultés rencontrées et sollicité, en raison de ses problèmes de santé, que lui soit confié un autre enfant. Au demeurant, il ressort d'un courriel de la conseillère technique départementale de l'académie de Lyon, daté du 14 janvier 2021 et adressé au médecin de prévention, que Mme B a assumé pleinement ses missions d'AESH sur les deux années précédentes et ce courriel précise que c'est l'accompagnement spécifique que Mme B réalise depuis septembre 2020 qui la met en grande difficulté. Enfin, si le recteur fait valoir en défense que la requérante n'aurait pas su proposer à l'enfant des activités qui l'apaisaient, suivre les recommandations de parents qui auraient conseillé de faire des câlins à cet enfant, il ne ressort pas des pièces du dossier que des instructions précises, détaillées et écrites auraient été données à Mme B par la directrice et les enseignantes de l'école, seules habilitées à concevoir les activités à proposer aux élèves. Au regard de ces éléments, Mme B est fondée à soutenir que le motif tiré de ce qu'elle se serait soustraite aux consignes de sa hiérarchie, au cadre et au fonctionnement de l'école repose sur des faits qui ne sont pas matériellement établis.

8. Il résulte de ce qui précède que la sanction prononçant le licenciement de Mme B fondée sur l'absence de justificatifs de ses nombreux absences et retards, la tenue d'un discours dérangeant, négatif et dévalorisant au sujet d'un élève et la soustraction aux consignes de sa hiérarchie, au cadre et au fonctionnement de l'école, repose sur des faits matériellement inexacts. Par suite, et sans qu'il soit besoin de se prononcer sur les autres moyens de la requête, Mme B est fondée à demander l'annulation de l'arrêté du 12 juillet 2021 par lequel le recteur de l'académie de Lyon l'a licenciée pour faute grave à la date du 6 juillet 2021.

Sur les conclusions à fin d'injonction et d'astreinte :

9. L'annulation de l'arrêté attaqué n'implique pas, dès lors que le contrat dont Mme B expirait le 31 août 2022, à qu'il soit enjoint au recteur de l'académie de Lyon de procéder à sa réintégration. Par suite, les conclusions à fin d'injonction sous astreinte de Mme B doivent être rejetées.

Sur les frais du litige :

10. Mme B ayant été admise au bénéfice de l'aide juridictionnelle totale, son avocate peut se prévaloir des dispositions de l'article L. 761-1 du code de justice administrative et de l'article 37 de la loi du 10 juillet 1991. Il y a lieu, dans les circonstances de l'espèce, de mettre à la charge de l'État le versement de la somme de 1 500 euros à Me Gungor, à charge pour cette dernière de renoncer à percevoir la part contributive de l'État versée au titre de l'aide juridictionnelle.

D E C I D E :

Article 1er : L'arrêté du 12 juillet 2021 du recteur de l'académie de Lyon est annulé.

Article 2 : L'Etat versera à Me Gungor une somme de 1 500 euros au titre des frais exposés et non compris dans les dépens, sous réserve qu'elle renonce à percevoir la somme correspondant à la part contributive de l'Etat à la mission d'aide juridictionnelle qui lui a été confiée.

Article 3 : Le surplus des conclusions de la requête de Mme B est rejeté.

Article 4 : Le présent jugement sera notifié à Mme A B et au recteur de l'académie de Lyon.

Délibéré après l'audience du 16 décembre 2022, à laquelle siégeaient :

Mme Baux, présidente,

M. Pineau, premier conseiller,

M. Gueguen, conseiller.

Rendu public par mise à disposition au greffe le 30 décembre 2022.

Le rapporteur,

N. C

La présidente,

A. Baux

La greffière,

S. Rolland

La République mande et ordonne au ministre de l'éducation nationale et de la jeunesse en ce qui le concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.

Pour expédition,

Un greffier,

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