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AccueilJurisprudence administrativeN° TA69-2200519

Tribunal Administratif de Lyon — Décision N° TA69-2200519

jeudi 3 novembre 2022

JuridictionTribunal Administratif de Lyon
SectionTribunal Administratif de Lyon
N° DossierTA69-2200519
TypeDécision
RecoursExcès de pouvoir
PublicationC
Formation1ère chambre
Avocat requérantCJA PUBLIC CHAVENT-MOUSEGHIAN-CAVROIS

Texte intégral

Vu la procédure suivante :

Par une requête et un mémoire, enregistrés les 18 janvier et 3 février 2022, l'association Protection du Bourg de Chamboeuf, Mme C A, M. G A, M. D F et Mme B H demandent au tribunal :

1°) d'annuler les arrêtés du 3 septembre 2021 par lesquels le maire de la commune de Chamboeuf a délivré deux permis de construire à la société Forez Projet Immo en vue de l'édification, d'une part, d'un bâtiment collectif à usage d'habitation totalisant six logements et, d'autre part, d'un ensemble de trois bâtiments à usage d'habitation totalisant dix logements, au 5 allée des Cyprès ;

2°) de mettre à la charge de la commune de Chamboeuf et de la société Forez Projet Immo le versement d'une somme de 3 000 euros au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.

Ils soutiennent que :

- les permis de construire affichés indiquent des contenances parcellaires erronées ainsi que des surfaces de plancher incohérentes ; la hauteur maximale du projet excède les neuf mètres indiqués sur le panneau d'affichage ;

- les dossiers de demande sont entachés d'erreurs de fait quant à la description des arbres en limite de voierie ; la description des habitations environnantes est incomplète ; les places de stationnement existantes, et réservées par servitude à certains des requérants, n'apparaissent pas sur les plans joints au dossier de demande ; les études hydrauliques réalisées ne sont pas jointes au dossier de demande ;

- la servitude indiquée dans le dossier de demande ne saurait intégrer la servitude de stationnement dont bénéficient les colotis du lotissement voisin du Vieux Poirier ; les modifications d'usage de cette dernière servitude ne respectent pas les exigences de l'article 701 du code civil ;

- les projets présentent des nuisances au voisinage méconnaissant les exigences des articles UA 1, UA 2 et UA 3 du règlement du plan local d'urbanisme de la commune de Chamboeuf ;

- le nombre de places de stationnement prévu ne prend pas en compte les quatre places de stationnement dont ils bénéficient aux termes de la servitude de passage et de stationnement ;

- l'implantation des constructions méconnaît les règles du document d'urbanisme ainsi que les dispositions de l'article R. 111-16 du code de l'urbanisme ;

- les abattages d'arbres prévus méconnaissent les dispositions de l'article UA 13 du règlement du plan local d'urbanisme ;

- la desserte et l'accès prévus pour le projet génèrent des risques en méconnaissance de l'article R. 111-2 et de l'article R. 111-5 du code de l'urbanisme ; les réseaux nécessités par les projets excèdent les limites posées par l'article R. 111-13 du code de l'urbanisme ;

- la densification portée par le plan local d'urbanisme intercommunal de la métropole de Saint-Etienne n'est pas en adéquation avec les caractéristiques du village ;

- les projets en litige sont de nature à porter atteinte aux intérêts des riverains et du village ; ils constituent également des troubles anormaux de voisinage ; la commune devra justifier de " son intérêt à porter " le projet en cause ; ces projets ne respectent pas les objectifs visant à l'élaboration d'un plan de prévention du bruit dans l'environnement ; ces projets méconnaissent les orientations d'urbanisation portées par la délibération du conseil métropolitain du 25 mars 2021.

Par un mémoire en défense, enregistré le 10 avril 2022, la commune de Chamboeuf et la société Forez Projet Immo, représentées par Me Cavrois, concluent au rejet de la requête et à ce que la somme de 3 000 euros soit mise à la charge des requérants au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.

Elles soutiennent que :

- l'association requérante ne justifie ni de sa déclaration régulière en préfecture ni de sa capacité à ester en justice ;

- les recours gracieux présentés, faute d'habilitation en ce sens, n'ont pu proroger le délai de recours contentieux dès lors forclos ;

- les autres requérants ne justifient pas d'un intérêt pour agir au sens de l'article L. 600-1-2 du code de l'urbanisme ; l'association requérante ne justifie pas plus d'un intérêt à agir ;

- les moyens soulevés par les requérants ne sont pas fondés.

Par ordonnance du 11 avril 2022, la clôture de l'instruction a été fixée au 6 mai 2022.

Vu les autres pièces du dossier.

Vu :

- le code civil ;

- le code de l'urbanisme ;

- le code de justice administrative.

Les parties ont été régulièrement averties du jour de l'audience.

Ont été entendus au cours de l'audience publique :

- le rapport de M. Gilbertas, premier conseiller,

- les conclusions de M. Borges-Pinto, rapporteur public,

- et les observations de Me Cavrois, pour la commune de Chamboeuf.

Considérant ce qui suit :

1. La société Forez Projet Immo a déposé puis complété, le 10 juin 2021, deux demandes de permis de construire sur un terrain situé 5 allée des Cyprès, à Chamboeuf, en vue de l'édification, d'une part, d'un bâtiment collectif à usage d'habitation totalisant six logements et, d'autre part, d'un ensemble de trois bâtiments à usage d'habitation totalisant dix logements. Par deux arrêtés du 3 septembre 2021, le maire de cette commune lui en a accordé le bénéfice. L'association Protection du Bourg de Chamboeuf, Mme C A, M. G A, M. D F et Mme B H demandent au tribunal l'annulation pour excès de pouvoir de ces arrêtés.

Sur les conclusions à fin d'annulation :

2. En premier lieu, l'association Protection de Chamboeuf et autres soutiennent, se fondant sur les mentions des panneaux d'affichage des permis de construire en litige, que les surfaces rapportées du terrain d'assiette sont erronées. Toutefois, et à supposer même que de telles indications ne seraient pas corroborées par les éléments apparaissant dans les dossiers de demande de permis de construire afférents, de telles erreurs ne se rapporteraient qu'aux conditions de publicité des permis en litige et demeureraient dès lors sans influence sur leur légalité. Il en va de même s'agissant de la hauteur des constructions projetées, de la nature des logements et des surfaces de plancher indiquées. Le moyen doit ainsi être écarté.

3. En deuxième lieu, aux termes de l'article R. 431-8 du code de l'urbanisme : " Le projet architectural comprend une notice précisant : 1° L'état initial du terrain et de ses abords indiquant, s'il y a lieu, les constructions, la végétation et les éléments paysagers existants ; 2° Les partis retenus pour assurer l'insertion du projet dans son environnement et la prise en compte des paysages, faisant apparaître, en fonction des caractéristiques du projet : a) L'aménagement du terrain, en indiquant ce qui est modifié ou supprimé ; b) L'implantation, l'organisation, la composition et le volume des constructions nouvelles, notamment par rapport aux constructions ou paysages avoisinants ; c) Le traitement des constructions, clôtures, végétations ou aménagements situés en limite de terrain ; () e) Le traitement des espaces libres, notamment les plantations à conserver ou à créer ; f) L'organisation et l'aménagement des accès au terrain, aux constructions et aux aires de stationnement ".

4. L'association Protection de Chamboeuf et autres font valoir que les dossiers de demande de permis de construire des projets en litige s'avèrent incomplets et erronés quant à la représentation de l'environnement bâti proche du terrain d'assiette considéré. Toutefois, il apparaît que ces dossiers comportent des cartographies de géolocalisation, des photomontages et des photographies ayant permis à l'autorité compétente de statuer en toute connaissance de cause s'agissant de l'insertion des constructions projetées dans cet environnement bâti. De même, si les requérants mettent en exergue l'existence d'arbres de haute tige qui, selon eux, serait voués à l'abattage, il ressort des photographies produites et géolocalisées que les végétaux en cause sont distincts des feuillus en bord de voie publique dont ils soutiennent que l'abattage compromettrait la qualité paysagère du site, l'ensemble de ces abattages étant indiqué précisément dans les plans joints au dossier de demande. Contrairement à ce qui est soutenu par les requérants, tant la servitude de passage traversant le tènement que les places de stationnement existantes faisant l'objet d'une servitude d'utilisation sont représentées dans les plans joints au dossier de demande, compensant en cela le défaut d'indication de ces places non-destinées au projet dans le formulaire normalisé joint. Enfin, si les requérant relèvent qu'une étude hydrologique menée pour le projet n'est pas jointe aux dossiers en cause, ils ne font état d'aucune règle de nature législative ou règlementaire qui imposerait une telle jonction. Dans ces conditions, les griefs tirés de l'insuffisance des dossiers de demande des permis en litige doivent être écartés.

5. En troisième lieu, aux termes de l'article R. 431-9 du code de l'urbanisme : " Lorsque le terrain n'est pas directement desservi par une voie ouverte à la circulation publique, le plan de masse indique l'emplacement et les caractéristiques de la servitude de passage permettant d'y accéder ". Le permis de construire, qui est délivré sous réserve des droits des tiers, a pour seul objet d'assurer la conformité des travaux qu'il autorise avec la réglementation d'urbanisme. Dès lors, si l'administration et, en cas de recours, le juge administratif, doivent s'assurer de l'existence d'une desserte suffisante de la parcelle par une voie ouverte à la circulation publique et, le cas échéant, de l'existence d'un titre créant une servitude de passage donnant accès à cette voie, il ne leur appartient de vérifier ni la validité de cette servitude ni l'existence d'un titre permettant l'utilisation de la voie qu'elle dessert, si elle est privée, lorsque celle-ci est ouverte à la circulation publique.

6. Les requérants soutiennent que le maire de la commune ne pouvait légalement autoriser un projet qui modifierait les droits afférents à la servitude de passage et de stationnement grevant une partie du terrain d'assiette du projet. Toutefois, outre qu'il ne ressort nullement des pièces du dossier que la servitude en cause permettrait la desserte de ce terrain d'assiette et entrerait ainsi dans les prévisions des dispositions et principes ci-dessus analysés, il se déduit de la réserve des droits des tiers assortissant les autorisations d'urbanisme en cause qu'ils ne sauraient à cet égard utilement se prévaloir de l'article 701 du code civil ou des principes relatifs à la propriété afférents, s'agissant notamment du devenir et de la consistance de la servitude considérée. Les moyens afférents doivent ainsi être écartés.

7. En quatrième lieu, les requérants se prévalent des mentions de la délibération du conseil de la métropole du 23 mars 2021, portant modification du plan local d'urbanisme de la commune de Chamboeuf et relèvent que celle-ci mentionne un objectif de réduction du potentiel urbanisable en extension du tissu urbain constitué. A supposer même que de telles orientations traduisent des orientations du projet d'aménagement et de développement durable de ce document d'urbanisme et que celles-ci seraient opposables au projet, il ressort des pièces du dossier que les projets en litige prennent place au sein d'un environnement urbanisé constitué et n'apparaissent ainsi pas méconnaître un tel objectif. S'agissant de l'objectif de poursuite du développement de l'habitat pavillonnaire, les requérants n'en établissent pas l'existence en se bornant à se référer à un compte rendu de séance qu'ils ne produisent pas.

8. En cinquième lieu, aux termes de l'article UA 1 du règlement du plan local d'urbanisme de la commune de Chamboeuf : " Occupations et utilisations des sols interdites : 1. Toute construction susceptible d'induire des nuisances ou des dangers pour le voisinage et l'environnement () ". L'article UA 2 suivant dispose que : " Occupations et utilisations des sols soumises à conditions particulières : " Toutes constructions et utilisation du sol susceptibles de s'insérer dans le tissu urbain, sous réserve qu'il n'en résulte pas pour le voisinage et l'environnement des nuisances et dangers ".

9. En se bornant à relever que les projets en litige portent sur la création de seize logements, sur un terrain en cœur de zone urbanisée, et à faire état d'hypothèses de fréquentations automobiles et de pertes de jouissance visuelles pour eux, les requérant ne caractérisent pas des nuisances en lien avec le projet au sens et pour l'application des dispositions précitées. Le moyen doit ainsi être écarté.

10. En sixième lieu, en s'abstenant de citer les règles de prospect du plan local d'urbanisme dont ils soutiennent qu'elles seraient méconnues par les constructions projetées, et alors qu'ils ne sauraient utilement invoquer les dispositions de l'article R. 111-16 du code de l'urbanisme dès lors que la commune est couverte par un tel plan, les requérants ne mettent pas le juge à même de statuer sur les mérites du moyen tiré de la méconnaissance de telles règles.

11. En septième lieu, si les requérants font état d'une disproportion du gabarit des constructions projetées par rapport à l'environnement bâti proche, il ressort des pièces du dossier que ces constructions présenteront pour les plus hautes d'entre elles deux niveaux et respecteront les hauteurs maximales prescrites par le règlement du plan local d'urbanisme. Dans ces conditions, les projets en litige ne peuvent être regardés comme s'insérant en rupture d'un tissu urbain constitué de maison d'un à trois niveaux comme en l'espèce. Le moyen doit ainsi être écarté.

12. En huitième lieu, aux termes de l'article UA 5 du règlement du plan local d'urbanisme de la commune de Chamboeuf : " La hauteur maximale des constructions mesurée depuis le terrain naturel jusqu'à la ligne de toit ou acrotère de la façade est fixée à 9 m et à 11 m en valeur absolue pour les faitages. La hauteur d'une construction doit être en harmonie avec le site bâti avoisinant. La différence entre cette hauteur et celle des constructions avoisinantes ne doit pas excéder un niveau soit 3,5 m au maximum ".

13. En se bornant à indiquer une différence d'un niveau entre l'une des maisons des requérants et le bâtiment n° 1 prévu par l'un des deux projets, les requérants n'établissent pas que la différence de hauteur des constructions projetées avec l'environnement bâti méconnaîtrait les dispositions précitées, la hauteur maximale prévue par ces dispositions étant par ailleurs respectée.

14. En neuvième lieu, aux termes de l'article UA 7 du règlement du plan local d'urbanisme de la commune de Chamboeuf : " Le stationnement des véhicules correspondant aux besoins des constructions ou installations devra être assuré en dehors de la voie publique. Ainsi, il sera demandé : Pour les constructions à usage d'habitation individuelle, il est exigé : 2 places de stationnement par logement. Pour les groupes d'habitation et les lotissements, il est exigé : + 2 places dont 1 place sur le domaine commun ".

15. Il est constant que les deux projets en litige prévoient l'édification de trente-sept places de stationnement, pour un total de seize logements. Si les requérants estiment que ce nombre de places de stationnement doit être augmenté des quatre places de stationnement pour lesquels ils bénéficient d'une servitude, un tel besoin excédentaire ne saurait être regardé comme en lien avec les projets de construction eux-mêmes et ainsi être imposé par les dispositions précitées. Le moyen doit ainsi être écarté.

16. En dixième lieu, les requérants ne sauraient utilement se prévaloir des dispositions de l'article UA 13 du règlement du plan local d'urbanisme de la commune de Chamboeuf, relatif au traitement des espaces libres, dès lors qu'un tel article n'existe pas et qu'ils ne font à cet égard valoir aucune autre disposition de même portée au sein de ce document d'urbanisme.

17. En onzième lieu, les dispositions de l'article R. 111-1 du code de l'urbanisme font obstacle à ce que les requérants puissent utilement invoquer celles des articles R. 111-5 et R. 111-13, par ailleurs abrogé, dès lors que la commune de Chamboeuf est couverte par un plan local d'urbanisme.

18. En douzième lieu, aux termes de l'article R. 111-2 du code de l'urbanisme : " Le projet peut être refusé ou n'être accepté que sous réserve de l'observation de prescriptions spéciales s'il est de nature à porter atteinte à la salubrité ou à la sécurité publique du fait de sa situation, de ses caractéristiques, de son importance ou de son implantation à proximité d'autres installations ".

19. La seule invocation de l'utilisation des voies de desserte et de l'accès au terrain d'assiette par le trafic généré par les trente-sept places de stationnement prévu par le projet, ainsi que la nécessité d'élaboration d'un plan de prévention du bruit dans l'environnement, ne sauraient à elles seules, et en dehors de toute argumentation spécifique aux voies et accès concernés, caractériser un risque pour la sécurité ou la salubrité publique, l'allée du Vieux Poirier mentionnée présentant par ailleurs une largeur de plus de six mètres. Le moyen doit ainsi être écarté.

20. En treizième lieu, si les requérants invoquent une insuffisance de conception des projets s'agissant des dispositifs de traitement des eaux pluviales, ils ne mettent pas à même le juge d'examiner les mérites de leur moyen en se dispensant d'indiquer quelles dispositions se verraient ainsi méconnues, alors même que les arrêtés en cause comportent des prescriptions à cet égard et que les services compétents ont émis un avis favorable au projet. Par ailleurs, et s'agissant des autres réseaux d'assainissement, il ressort des mentions de l'avis des services de la métropole de Saint-Etienne que les constructions en cause seront directement raccordées au réseau public, sans qu'un raccordement à un réseau privé puisse être mis en évidence dans le dossier de demande. Les moyens afférents doivent ainsi être écartés.

21. En dernier lieu, la circonstance que la construction projetée serait de nature à porter préjudices aux propriétés voisines, si elle est de nature à justifier l'intérêt à agir des requérants contre le permis de construire en cause, ne constitue pas un moyen dont il appartient au juge administratif de connaître. Les litiges relatifs aux troubles anormaux de voisinage, causés notamment par une construction, ressortissent en effet de la seule compétence du juge judiciaire s'agissant de conflits de droit privé.

Sur les frais du litige :

22. Les dispositions de l'article L. 761-1 du code de justice administrative font obstacle à ce que la commune de Chamboeuf et la société Forez Projet Immo, qui ne sont pas les parties perdantes dans la présente instance, soient condamnées à verser la somme que demandent les requérants sur leur fondement. Il y a en revanche lieu, dans les circonstances de l'espèce, de mettre à la charge de l'association Protection du Bourg de Chamboeuf et autres le versement à la commune de Chamboeuf et à la société Forez Projet Immo d'une somme de 800 euros chacune au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.

D E C I D E :

Article 1 : La requête n° 2200519 est rejetée.

Article 2 : L'association Protection du Bourg de Chamboeuf et autres verseront à la commune de Chamboeuf et à la société Forez Projet Immo une somme de 800 euros chacune au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.

Article 3 : Le présent jugement sera notifié à Mme B H, représentante unique des requérants, à la commune de Chamboeuf et à la société Forez Projet Immo.

Délibéré après l'audience du 11 octobre 2022, à laquelle siégeaient :

M. Drouet, président,

Mme Deniel, première conseillère,

M. Gilbertas, premier conseiller.

Rendu public par mise à disposition au greffe le 3 novembre 2022.

Le rapporteur,

M. Gilbertas

Le président,

H. Drouet

La greffière,

M. E

La République mande et ordonne à la préfète de la Loire en ce qui la concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.

Pour expédition conforme,

Une greffière,

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