mardi 12 juillet 2022
| Juridiction | Tribunal Administratif de Lyon |
| Section | Tribunal Administratif de Lyon |
| N° Dossier | TA69-2200948 |
| Type | Décision |
| Recours | Excès de pouvoir |
| Publication | C |
| Formation | JU 4ème chambre |
| Avocat requérant | SCP ARTAUD BELFIORE CASTILLON GREBILLE-ROMAND |
Vu la procédure suivante :
Par une requête, enregistrée le 8 février 2022, M. A B, représenté par Me Grebille-Romand, demande au tribunal :
1°) d'annuler les décisions par lesquelles le ministre de l'intérieur a successivement retiré du capital de son permis de conduire trois points pour des infractions du 31 mars 2018 et du 18 septembre 2019, et un point pour chacune des infractions commises les 23 juillet 2018, 30 aout 2018, 1er novembre 2018, 18 septembre 2019, 30 octobre 2019, 19 janvier 2020, 19 août 2020, 5 mars 2021, 6 mars 2021, 17 mars 2021 et 20 mars 2021, ensemble la décision référencée " 48 SI " du 4 décembre 2021 par laquelle le ministre de l'intérieur l'a informé du retrait d'un point du capital de points affecté à son permis de conduire pour une infraction au code de la route commise le 6 avril 2021, a prononcé l'invalidation de son titre de conduite pour nombre de points nul et lui a enjoint de le restituer aux services préfectoraux de son département de résidence ;
2°) d'enjoindre au ministre de l'intérieur de restituer les points illégalement retirés et de rétablir le capital de son permis de conduire sous huitaine à compter de la notification du jugement à intervenir ;
3°) de mettre à la charge de l'Etat, la somme de 2 000 euros en application des dispositions de l'article L. 761-1 du code de justice administrative ainsi que les dépens de l'instance.
Il soutient que :
- il n'a pas été destinataire de l'information préalable prévue par les dispositions de l'article L. 223-3 et R. 223-3 du code de la route ;
- la réalité des infractions commises ne peut être tenue pour établie ;
- la décision " 48SI " est illégale en raison de l'illégalité des décisions de retrait de points.
Par un mémoire en défense enregistré le 21 mars 2022, le ministre de l'intérieur conclut au rejet de la requête.
Il fait valoir que :
- les conclusions dirigées contre les retraits de points correspondant aux infractions commises les 19 janvier 2020 et 19 aout 2020 sont irrecevables dès lors que ces points ont été restitués au requérant ;
- le moyen tiré de l'absence de notification des décisions portant retrait de points est inopérant ;
- les autres moyens de la requête ne sont pas fondés.
Par lettre du 8 juin 2022, les parties ont été informées, en application des dispositions de l'article R. 611-7 du code de justice administrative, de ce que le jugement était susceptible d'être fondé sur un moyen relevé d'office, tiré de l'irrecevabilité des conclusions à fin d'annulation des décisions de retrait des points consécutives aux infractions commises les 30 aout 2018, 1er novembre 2018, 30 octobre 2019 dès lors que ces points ont été restitués au requérant antérieurement à l'introduction de la requête.
Vu les autres pièces du dossier.
Vu :
- le code de la route ;
- le code de procédure pénale ;
- le code de justice administrative.
La présidente a dispensé la rapporteure publique, sur sa proposition, de prononcer des conclusions à l'audience.
Les parties ont été régulièrement averties du jour de l'audience.
Au cours de l'audience publique, il a été donné lecture du rapport en l'absence des parties ni présentes ni représentées.
Considérant ce qui suit :
1. M. B a commis une série d'infractions au code de la route les 31 mars 2018, 23 juillet 2018, 30 aout 2018, 1er novembre 2018, 18 septembre 2019, 30 octobre 2019, 19 janvier 2020, 19 aout 2020, 5 mars 2021, 6 mars 2021, 17 mars 21 et 20 mars 2021. Par une décision du 4 décembre 2021 référencée " 48 SI ", suite à une infraction commise le 6 avril 2021 ayant entrainé le retrait d'un point, le ministre de l'intérieur a constaté la perte de validité de ce permis pour solde de points nul. M. B demande l'annulation de la décision " 48 SI " portant invalidation de son permis de conduire ainsi que des décisions de retrait de points.
Sur l'étendue du litige :
2. Aux termes de l'article L. 223-6 du code de la route : " Si le titulaire du permis de conduire n'a pas commis, dans le délai de deux ans à compter de la date du paiement de la dernière amende forfaitaire, de l'émission du titre exécutoire de la dernière amende forfaitaire majorée, de l'exécution de la dernière composition pénale ou de la dernière condamnation définitive, une nouvelle infraction ayant donné lieu au retrait de points, son permis est affecté du nombre maximal de points. () Toutefois, en cas de commission d'une infraction ayant entraîné le retrait d'un point, ce point est réattribué au terme du délai de six mois à compter de la date mentionnée au premier alinéa, si le titulaire du permis de conduire n'a pas commis, dans cet intervalle, une infraction ayant donné lieu à un nouveau retrait de points ".
3. Il résulte du relevé d'information intégral de M. B que les points retirés à la suite des infractions commises les 30 aout 2018, 1er novembre 2018, 30 octobre 2019, 19 janvier 2020 et 19 août 2020 ont été restitués au requérant, respectivement les 21 mars 2019, 12 août 2019, 9 juin 2020, 22 mars 2021 et 28 septembre 2021. Ces restitutions étant intervenues avant l'enregistrement de la requête, les conclusions tendant à l'annulation de ces décisions sont irrecevables et doivent, pour ce motif, être rejetées.
4. Il résulte de ce qui précède qu'il y a seulement lieu pour le tribunal de se prononcer sur la légalité des décisions portant retrait de points intervenues à la suite des infractions commises le 31 mars 2018, 23 juillet 2018, 18 septembre 2019, 5 mars 2021, 6 mars 2021, 17 mars 2021, 20 mars 2021 et 6 avril 2021, ainsi que sur la décision ministérielle référencée " 48 SI " du 4 décembre 2021.
Sur le surplus des conclusions aux fins d'annulation et d'injonction :
En ce qui concerne le moyen tiré du défaut d'information préalable :
5. En application des dispositions des articles L. 223-3 et R. 223-3 du code de la route, dans leurs versions successives applicables à la date des infractions en litige, lors de la constatation d'une infraction entraînant un retrait de points, l'auteur de celle-ci est notamment informé qu'il encourt un retrait de points, si la réalité de l'infraction est établie dans les conditions définies à l'article L. 223-1 du même code. Il est informé également de l'existence d'un traitement automatisé des retraits et reconstitutions de points et de la possibilité pour lui d'accéder aux informations le concernant.
6. L'information prévue par ces dispositions du code de la route constitue une formalité substantielle dont l'accomplissement, qui est une garantie essentielle donnée à l'auteur de l'infraction pour lui permettre d'en contester la réalité et d'en mesurer les conséquences sur la validité de son permis, est une condition de la régularité de la procédure suivie et, partant, de la légalité du retrait de points. Il appartient à l'administration d'apporter la preuve, par tous moyens, qu'elle a satisfait à cette obligation. M. B soutient qu'il n'a pas reçu les informations requises par le code de la route lors des infractions qui lui sont reprochées.
S'agissant de l'infraction commise le 23 juillet 2018 :
7. Il résulte de l'instruction, et notamment du relevé d'information intégral du requérant, que M. B a payé l'amende forfaitaire correspondant à l'infraction susvisée, relevée par radar automatique, ainsi que le prouvent les mentions " tribunal d'instance ou de police de CNT-CSA (centre national de traitement - contrôle sanction automatisé) ". Il découle de cette seule constatation que le requérant a nécessairement reçu l'avis de contravention pour cette infraction. Il suit de là que l'administration doit être regardée, dans les circonstances de l'espèce, et alors que l'intéressé n'établit pas, à défaut de produire les documents qui lui ont été remis, que ceux-ci seraient inexacts ou incomplet, comme apportant la preuve qu'elle a satisfait à son obligation d'information préalable du contrevenant. M. B n'est dès lors pas fondé à soutenir que la décision par laquelle le ministre a retiré un point à la suite de cette infraction a été prise au terme d'une procédure irrégulière.
S'agissant de l'infraction commise le 31 mars 2018 :
8. L'infraction commise le 31 mars 2018 a été constatée par l'établissement d'un procès-verbal électronique et a fait l'objet de l'émission d'un titre exécutoire d'amende forfaitaire majorée. Si le ministre produit une copie du procès-verbal dressé à la suite de cette infraction, ce document n'est pas signé par le requérant ni ne comporte la mention " refus de signer ", et ne contient aucune information exigée par la loi. Partant, la production par l'administration de ce procès-verbal ne permet pas d'établir que l'information a effectivement été communiquée au contrevenant à l'occasion de l'établissement de ce procès-verbal. Contrairement à ce que fait valoir le ministre, il ne résulte pas de l'instruction que le requérant aurait reçu l'ensemble des informations exigées par la loi à l'occasion d'une infraction antérieure suffisamment récente, en particulier celles relatives à la qualification de l'infraction et au nombre de points dont le retrait est encouru. Par suite, la décision de retrait de points correspondant à cette infraction est entachée d'un vice de procédure tiré du défaut d'accomplissement de l'obligation d'information préalable de sorte que M. B est fondé à soutenir, sans qu'il y ait besoin de se prononcer sur les autres moyens présentés à l'encontre de cette décision, que ce retrait de trois points est intervenu au terme d'une procédure irrégulière, et à en demander l'annulation.
S'agissant des infractions commises les 5, 6, 17, 20 mars 2021 et 6 avril 2021 :
9. Si le ministre se prévaut des mentions du relevé d'information intégral du requérant pour attester de l'émission d'un titre exécutoire d'amende forfaitaire majorée respectivement pour chacune des infractions commises les 5, 6, 17, 20 mars 2021 et 6 avril 2021, il n'établit pas, à défaut de les produire à l'instance, que les formulaires d'amende forfaitaire majorée dont M. B a été destinataire comportaient les informations requises par le code de la route.
10. Toutefois, la seule circonstance que l'intéressé n'a pas été informé, lors de la constatation d'une infraction, de l'existence d'un traitement automatisé des points et de la possibilité d'y accéder n'entache pas d'illégalité la décision de retrait de points correspondante s'il ressort des pièces du dossier que ces éléments ont été portés à sa connaissance à l'occasion d'infractions antérieures suffisamment récentes. En l'espèce, M. B a été destinataire de l'information préalable prévue par les dispositions des articles L. 223-3 et R. 223-3 du code de la route à l'occasion d'une infraction de même nature, à savoir un excès de vitesse inférieur à 20 km/h commise le 30 octobre 2019, pour laquelle il est établit qu'il s'est acquitté de l'amende forfaitaire correspondante. Dès lors, l'omission de l'information, s'agissant des retraits de points contestés, n'a pas eu pour effet, dans les circonstances de l'espèce, de priver le requérant de la garantie instituée par la loi pour lui permettre d'en mesurer les conséquences sur la validité de son permis et éventuellement d'en contester la réalité devant le juge pénal. Par suite, le moyen tiré du défaut d'information préalable s'agissant des infractions précitées doit être écarté.
S'agissant de l'infraction commise le 18 septembre 2019 :
11. Aux termes du II de l'article R. 49-1 du code de procédure pénale : " Sans préjudice de l'article R. 249-9, le procès-verbal peut être dressé au moyen d'un appareil sécurisé dont les caractéristiques sont fixées par arrêté du garde des sceaux, ministre de la justice, permettant le recours à une signature manuscrite conservée sous forme numérique. ". En vertu des articles A. 37 1 et suivants du même code, lorsque le procès-verbal de constatation de l'infraction est dressé avec un appareil électronique sécurisé permettant de dresser un procès-verbal dématérialisé, il est adressé, par voie postale au domicile du contrevenant, un avis de contravention et une notice de paiement. L'avis de contravention adressé par voie postale au contrevenant comporte les informations requises par les dispositions L. 223-3 et R. 223-3 du code de la route.
12. Il résulte de l'instruction, notamment des mentions du relevé d'information intégral relatif à la situation du permis de conduire de M. B que celui-ci s'est acquitté le 8 octobre 2019 de l'amende forfaitaire au titre de cette infraction, constatée par procès-verbal dématérialisé dressé le 18 septembre 2019 au moyen d'un appareil électronique sécurisé. En application des dispositions susmentionnées du code de procédure pénale, M. B doit être regardé comme ayant nécessairement reçu à son domicile l'avis de contravention afférent à cette infraction. Eu égard aux mentions dont cet avis doit être revêtu, il doit être regardé comme établi que l'administration s'est acquittée envers lui de son obligation de lui délivrer, préalablement au paiement de l'amende forfaitaire, les informations requises en vertu des dispositions des articles L. 223-3 et R. 223-3 du code de la route, dès lors qu'il ne démontre pas avoir été destinataire d'un avis inexact ou incomplet.
En ce qui concerne la réalité des infractions :
13. En vertu de l'article L. 223-1 du code de la route, le nombre de points dont est affecté le permis de conduire est réduit de plein droit si le titulaire du permis a commis une infraction pour laquelle cette réduction est prévue. Il résulte du même article que la réalité d'une infraction entraînant le retrait de points est établie par le paiement d'une amende forfaitaire ou l'émission du titre exécutoire de l'amende forfaitaire majorée, l'exécution d'une composition pénale ou par une condamnation définitive.
14. D'une part, il résulte des mentions du relevé d'information intégral versé au dossier que M. B a réglé les amendes forfaitaires correspondant aux infractions commises le 23 juillet 2018 et 18 septembre 2019. En l'absence de tout élément avancé par l'intéressé de nature à mettre en doute l'exactitude de ces mentions, la réalité de ces infractions est, dès lors, établie dans les conditions prévues à l'article L. 223-1 du code de la route.
15. D'autre part, il résulte également des mentions du relevé d'information intégral que des titres exécutoires d'amende forfaitaire majorée ont été émis à raison des infractions commises les 5 mars 2021, 6 mars 2021, 17 mars 2021, 20 mars 2021 et 6 avril 2021. En l'absence de tout élément avancé par l'intéressé de nature à mettre en doute l'exactitude de ces mentions, la réalité de ces infractions est, dès lors, établie dans les conditions prévues à l'article L. 223-1 du code de la route.
16. Il résulte de l'ensemble de ce qui précède que M. B est seulement fondé à demander l'annulation de la décision de de retrait de trois points à la suite de l'infraction commise le 31 mars 2018 ainsi que de la décision 48 SI en tant qu'elle constate la perte de validité de son permis de conduire.
Sur les conclusions à fin d'injonction :
17. L'exécution du présent jugement implique nécessairement, eu égard à ses motifs, que l'autorité compétente restitue à M. B les points illégalement retirés de son permis de conduire à la suite de l'infraction commise le 31 mars 2018. Il y a lieu, par suite, d'enjoindre au ministre de l'intérieur de procéder, dans un délai de deux mois à compter de la notification du présent jugement, à cette restitution, dans la limite du nombre maximum de points que peut comporter le capital de points du permis et sous réserve de retraits de points éventuellement prononcés par ailleurs à raison d'infractions étrangères à la présente instance.
Sur les frais liés au litige :
18. D''une part, il ne résulte pas de l'instruction que la présente instance ait engendré des dépens au sens de l'article R. 761-1 du code de justice administrative. Les conclusions présentées sur ce fondement par M. B ne peuvent, par suite, qu'être rejetées.
19. D'autre part, dans les circonstances de l'espèce, il n'y a pas lieu de faire droit aux conclusions présentées par M. B sur le fondement de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
D E C I D E
Article 1er : La décision portant retrait de trois points suite à l'infraction commise le 31 mars 2018, ensemble la décision référencée " 48SI " du 4 décembre 2021 en tant qu'elle prononce l'invalidation du titre de conduite de M. B, sont annulées.
Article 2 : Il est enjoint au ministre de l'intérieur de restituer à M. B les points illégalement retirés à la suite de l'infraction mentionnée à l'article 1er dans un délai de deux mois à compter de la date de notification du présent jugement.
Article 3 : Le surplus des conclusions de la requête est rejeté.
Article 4 : Le présent jugement sera notifié à M. A B et au ministre de l'intérieur.
Rendu public par mise à disposition au greffe le 12 juillet 202La présidente
G. Verley-Cheynel
La greffière,
T. Andujar
La République mande et ordonne au ministre de l'intérieur, en ce qui le concerne, et à tous commissaires de justice à ce requis, en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.
Pour expédition conforme,
Une greffière,
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608292
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. A... contre l'arrêté du préfet des Hautes-Alpes du 5 mai 2026 prolongeant son assignation à résidence. Le requérant invoquait une atteinte disproportionnée à sa liberté d'aller et venir et une méconnaissance de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et de l'article 3-1 de la Convention internationale des droits de l'enfant. Le tribunal a jugé que les contraintes horaires imposées (présence au domicile de 14h à 17h) n'étaient pas disproportionnées, faute de preuves suffisantes de leur incompatibilité avec le suivi scolaire de sa belle-fille. La décision s'appuie sur les articles L. 731-1 et R. 733-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608430
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant égyptien, contestant un arrêté préfectoral du 14 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. La juridiction a estimé que l'arrêté était suffisamment motivé et ne méconnaissait pas les articles L. 612-6 et L. 612-10 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA), le préfet ayant examiné les critères légaux. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, y compris la demande d'aide juridictionnelle provisoire et de communication du dossier.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608432
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant sénégalais, contestant un arrêté préfectoral du 15 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. Le tribunal a jugé que l'arrêté était suffisamment motivé et que la situation personnelle du requérant avait été examinée, notamment son maintien irrégulier après expiration de son visa. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, sur la base des articles L. 613-1, L. 612-2, L. 612-6 et L. 721-4 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2607881
Le Tribunal administratif de Marseille, statuant en référé sur le fondement de l’article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de suspension de l’arrêté du sous-préfet d’Istres du 7 avril 2026 mettant en demeure M. et Mme A... de quitter leur logement à Vitrolles. La requête a été jugée irrecevable car elle n’était pas accompagnée de la copie intégrale de la décision contestée, en méconnaissance des exigences procédurales. En conséquence, le juge a appliqué l’article L. 522-3 du même code pour rejeter la requête sans instruction ni audience, et a refusé l’admission provisoire à l’aide juridictionnelle.
01/06/2026