lundi 22 mai 2023
| Juridiction | Tribunal Administratif de Lyon |
| Section | Tribunal Administratif de Lyon |
| N° Dossier | TA69-2200970 |
| Type | Décision |
| Recours | Excès de pouvoir |
| Publication | C |
| Formation | 3ème chambre |
| Avocat requérant | SELARL JEAN-PIERRE & WALGENWITZ AVOCATS ASSOCIES |
Vu la procédure suivante :
Par une requête et des mémoires, enregistrés les 6 et 9 février 2022, ainsi que le 2 janvier 2023, M. A C demande au tribunal, dans le dernier état de ses écritures :
1°) d'annuler la décision du 7 décembre 2021 du directeur général du centre hospitalier universitaire (CHU) de Saint-Etienne le suspendant des fonctions qu'il exerçait en qualité d'étudiant en sixième année de médecine dans le service de néphrologie jusqu'à la présentation d'un justificatif de vaccination contre la COVID-19 ;
2°) d'enjoindre au directeur général du CHU de Saint-Etienne de le réintégrer dans ses fonctions.
Il soutient que :
- la décision de suspension attaquée, fondée sur l'obligation vaccinale contre la COVID-19, est illégale, dès lors que le vaccin à ARN messager a reçu une autorisation de mise sur le marché conditionnelle et demeure au stade des essais cliniques ; cette obligation porte atteinte à ses droits, à sa sécurité, à sa dignité, à son bien-être et à son intégrité physique, la fiabilité du vaccin n'étant pas garantie ; le directeur général du CHU de Saint-Etienne méconnaît la loi en le contraignant à participer à des essais cliniques ;
- elle porte atteinte à son droit à un consentement libre et éclairé garanti par l'article L. 1111-4 du code de la santé publique, la convention sur les droits de l'homme et la biomédecine et le protocole additionnel à cette convention, relatif à la recherche biomédicale ;
- il a fait l'objet d'une tentative d'extorsion de son consentement et de chantage, délits réprimés par les articles 312-1 et 312-10 du code pénal ;
- il a fait l'objet d'une discrimination en raison de son état de santé, délit réprimé par les articles 225-1 et 225-2 du code pénal, ainsi que par l'article L. 131-1 du code général de la fonction publique ;
- l'obligation vaccinale n'est ni efficace ni proportionnée à l'objectif poursuivi ;
- sa suspension est sans fondement sanitaire et juridique depuis l'abrogation le 1er août 2022 de l'état d'urgence sanitaire ; son maintien constitue une discrimination par rapport aux autres personnels de santé qui ont été autorisés postérieurement à rester en fonction.
Par un mémoire en défense enregistré le 21 juillet 2022, le CHU de Saint-Etienne, représenté par Me Jean-Pierre, conclut au rejet de la requête et à ce la somme de 1 500 euros soit mise à la charge de M. C au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
Il fait valoir que :
- l'obligation de vaccination pour les personnels de santé résulte des dispositions de l'article 12 de la loi n°2021-1040 du 5 août 2021 ; en application du III de l'article 14 de cette loi, à défaut de justifier remplir l'obligation vaccinale ou de présenter un certificat médical, de contre-indication, son directeur général était en situation de compétence liée pour suspendre M. C de ses fonctions au sein du CHU ;
- le moyen tiré du caractère conditionnel de l'autorisation de mise sur le marché n'emporte pas l'illégalité de la décision attaquée et n'est pas assorti des précisions suffisantes pour permettre d'en apprécier le bien-fondé ;
- le vaccin contre la COVID-19 ne peut être regardé comme un médicament expérimental au sens de l'article L. 5121-1-1 du code de la santé publique ;
- le droit du patient de donner son consentement libre et éclairé ne peut être utilement invoqué à l'encontre des dispositions prises par le pouvoir réglementaire pour mettre en œuvre une obligation de vaccination établie par la loi pour lutter contre l'épidémie de COVID-19 ;
- la remise en cause par la requérant de l'efficacité du vaccin n'est pas fondée, compte tenu du large consensus scientifique selon lequel la vaccination contre la COVID-19 prémunit contre les formes graves de contamination et présente des effets indésirables limités.
Vu les autres pièces du dossier ;
Vu :
- la convention sur les droits de l'homme et la biomédecine signée à Oviedo le 4 avril 1997 ;
- le règlement n° 536/2014 du Parlement européen et du Conseil du 16 avril 2014 ;
- le code général de la fonction publique ;
- le code pénal ;
- le code de la santé publique ;
- la loi n° 2021-1040 du 5 août 2021 ;
- la décision du conseil d'État n° 454621 du 19 mai 2022 ;
- le code de justice administrative ;
Les parties ayant été régulièrement averties du jour de l'audience ;
Après avoir entendu au cours de l'audience publique :
- le rapport de M. Bertolo,
- les conclusions de M. Reymond-Kellal, rapporteur public,
- et les observations de Me Allala pour le CHU de Saint-Etienne.
Considérant ce qui suit :
1.M. A C demande l'annulation de la décision du 7 décembre 2021 du directeur général du centre hospitalier universitaire (CHU) de Saint-Etienne le suspendant des fonctions qu'il exerçait en qualité d'étudiant en sixième année de médecine dans le service de néphrologie jusqu'à la présentation d'un justificatif de vaccination contre la COVID-19.
2.Aux termes de l'article 12 de la loi du 5 août 2021 relative à la gestion de la crise sanitaire : " I. - Doivent être vaccinés, sauf contre-indication médicale reconnue, contre la covid-19 : 1° Les personnes exerçant leur activité dans : a) Les établissements de santé mentionnés à l'article L. 6111-1 du code de la santé publique () ; 2° Les professionnels de santé mentionnés à la quatrième partie du code de la santé publique, lorsqu'ils ne relèvent pas du 1° du présent I ; () 4° Les étudiants ou élèves des établissements préparant à l'exercice des professions mentionnées aux 2° et 3° du présent I ainsi que les personnes travaillant dans les mêmes locaux que les professionnels mentionnés au 2° ou que les personnes mentionnées au 3° ; / (). ". L'article 13 de la même loi prévoit que : " I. - Les personnes mentionnées au I de l'article 12 établissent : 1° Satisfaire à l'obligation de vaccination en présentant le certificat de statut vaccinal prévu au second alinéa du II du même article 12. / () / II. - Les personnes mentionnées au I de l'article 12 justifient avoir satisfait à l'obligation prévue au même I ou ne pas y être soumises auprès de leur employeur lorsqu'elles sont salariées ou agents publics. / () / V. - Les employeurs sont chargés de contrôler le respect de l'obligation prévue au I de l'article 12 par les personnes placées sous leur responsabilité. ". L'article 14 de la même loi dispose que : " I. - A. - A compter du lendemain de la publication de la présente loi et jusqu'au 14 septembre 2021 inclus, les personnes mentionnées au I de l'article 12 ne peuvent plus exercer leur activité si elles n'ont pas présenté les documents mentionnés au I de l'article 13 ou, à défaut, le justificatif de l'administration des doses de vaccins requises par le décret mentionné au II de l'article 12 ou le résultat, pour sa durée de validité, de l'examen de dépistage virologique ne concluant pas à une contamination par la covid-19 prévu par le même décret. / B. - A compter du 15 septembre 2021, les personnes mentionnées au I de l'article 12 ne peuvent plus exercer leur activité si elles n'ont pas présenté les documents mentionnés au I de l'article 13 ou, à défaut, le justificatif de l'administration des doses de vaccins requises par le décret mentionné au II de l'article 12. /() / III. - Lorsque l'employeur constate qu'un agent public ne peut plus exercer son activité en application du I, il l'informe sans délai des conséquences qu'emporte cette interdiction d'exercer sur son emploi ainsi que des moyens de régulariser sa situation. L'agent public qui fait l'objet d'une interdiction d'exercer peut utiliser, avec l'accord de son employeur, des jours de congés payés. A défaut, il est suspendu de ses fonctions ou de son contrat de travail. / (). ".
3.En premier lieu, l'appréciation selon laquelle le professionnel de santé est interdit d'exercer son activité au motif qu'il ne respecte pas l'obligation vaccinale définie par ces dispositions nécessite non seulement l'identification du cas, parmi ceux énumérés par le I de l'article 13, dans lequel se trouve le professionnel, mais également l'examen de la régularité du justificatif produit au regard de ces dispositions et de celles des dispositions réglementaires prises pour leur application. Par suite, contrairement à ce que soutient le CHU en défense, le directeur général n'était pas en situation de compétence liée.
4.En deuxième lieu, aux termes de l'article L. 1124-1 du code de la santé publique : " I.-Les essais cliniques de médicaments sont régis par les dispositions du règlement (UE) n° 536/2014 du Parlement européen et du Conseil du 16 avril 2014. / (). ". Ce règlement prévoit dans ses propos liminaires que : " Lors d'un essai clinique, les droits, la sécurité, la dignité et le bien-être des participants, ainsi que la fiabilité et la robustesse des données obtenues, devraient être garantis. L'intérêt des participants devrait toujours prévaloir sur tout autre intérêt. ". Aux termes de l'article L. 1121-2 du code de la santé publique: " Aucune recherche impliquant la personne humaine ne peut être effectuée : - si elle ne se fonde pas sur le dernier état des connaissances scientifiques et sur une expérimentation préclinique suffisante ; - si le risque prévisible encouru par les personnes qui se prêtent à la recherche est hors de proportion avec le bénéfice escompté pour ces personnes ou l'intérêt de cette recherche ; - si elle ne vise pas à étendre la connaissance scientifique de l'être humain et les moyens susceptibles d'améliorer sa condition ; - si la recherche impliquant la personne humaine n'a pas été conçue de telle façon que soient réduits au minimum la douleur, les désagréments, la peur et tout autre inconvénient prévisible lié à la maladie ou à la recherche, en tenant compte particulièrement du degré de maturité pour les mineurs et de la capacité de compréhension pour les majeurs hors d'état d'exprimer leur consentement. L'intérêt des personnes qui se prêtent à une recherche impliquant la personne humaine prime toujours les seuls intérêts de la science et de la société. La recherche impliquant la personne humaine ne peut débuter que si l'ensemble de ces conditions sont remplies. Leur respect doit être constamment maintenu. ".
5.Si l'article 12 de la loi du 5 août 2021 relative à la gestion de la crise sanitaire instaure une obligation vaccinale pour les professionnels de santé, il n'impose pas une obligation de vaccination au moyen d'un vaccin à ARN messager. Au demeurant, dans sa décision n° 454621 du 19 mai 2022, le Conseil d'Etat a jugé que les vaccins contre la covid-19 administrés en France ont fait l'objet d'une autorisation de mise sur le marché de l'Agence européenne du médicament, telle qu'encadrée par le règlement (CE) n° 507/2006 de la Commission du 29 mars 2006 relatif à l'autorisation de mise sur le marché conditionnelle de médicaments à usage humain relevant du règlement (CE) n° 726/2004 du Parlement européen et du Conseil et que le caractère conditionnel de cette autorisation ne saurait conduire à la regarder comme un essai clinique au sens du règlement n° 536/2014 du 16 avril 2014 relatif aux essais cliniques de médicaments à usage humain. M. C ne peut par suite utilement invoquer ni les stipulations de ce règlement, ni les dispositions de l'article L. 1121-2 du code de la santé publique.
6.En troisième lieu et d'une part, selon l'article 5 de la convention sur les droits de l'homme et la biomédecine, signée à Oviedo le 4 avril 1997 : " Une intervention dans le domaine de la santé ne peut être effectuée qu'après que la personne concernée y a donné son consentement libre et éclairé. / Cette personne reçoit préalablement une information adéquate quant au but et à la nature de l'intervention ainsi que quant à ses conséquences et ses risques. / La personne concernée peut, à tout moment, librement retirer son consentement. ". Aux termes de son article 26 : " L'exercice des droits et les dispositions de protection contenus dans la présente Convention ne peuvent faire l'objet d'autres restrictions que celles qui, prévues par la loi, constituent des mesures nécessaires, dans une société démocratique, à la sûreté publique, à la prévention des infractions pénales, à la protection de la santé publique ou à la protection des droits et libertés d'autrui. / Les restrictions visées à l'alinéa précédent ne peuvent être appliquées aux articles 11, 13, 14, 16, 17, 19, 20 et 21. ".
7.D'autre part, aux termes de l'article L. 1111-4 du code de la santé publique : " () / Toute personne a le droit de refuser ou de ne pas recevoir un traitement. () / Aucun acte médical ni aucun traitement ne peut être pratiqué sans le consentement libre et éclairé de la personne et ce consentement peut être retiré à tout moment. / (). ".
8.Une vaccination obligatoire constitue une restriction au droit institué par l'article 5 de la convention sur les droits de l'homme et la biomédecine, qui peut être admise si elle remplit les conditions prévues à son article 26 et, notamment, si elle est justifiée par des considérations de santé publique et proportionnée à l'objectif poursuivi. Il doit ainsi exister un rapport suffisamment favorable entre, d'une part, la contrainte et le risque présentés par la vaccination pour chaque personne vaccinée et, d'autre part, le bénéfice qui en est attendu tant pour cet individu que pour la collectivité dans son entier, y compris ceux de ses membres qui ne peuvent être vaccinés en raison d'une contre-indication médicale, compte tenu à la fois de la gravité de la maladie, de son caractère plus ou moins contagieux, de l'efficacité du vaccin et des risques ou effets indésirables qu'il peut présenter.
9.Si, selon M. C, les bénéfices attendus des vaccins contre la covid-19 sont limités, tandis que les risques de moyen et de long termes liés à ces vaccins ne sont pas connus eu égard à leur caractère expérimental, il n'apporte aucune élément de nature à remettre en cause le large consensus scientifique selon lequel la vaccination contre la covid-19 prémunit contre les formes graves de la maladie et présente des effets indésirables limités au regard de son efficacité. Par ailleurs, l'article 12 de la loi du 5 août 2021 prévoit que l'obligation vaccinale ne s'applique pas aux personnes présentant une contre-indication médicale reconnue. En outre, la restriction apportée par cet article à l'obligation de consentement à toute intervention dans le domaine de la santé est inhérente au caractère obligatoire de la vaccination. Par suite, et même si chaque personne reste libre de refuser de se soumettre à la vaccination contre la covid-19 qui n'est pas pratiquée par la force, en adoptant la loi du 5 août 2021, le législateur a nécessairement entendu déroger à l'article L. 1111-4 du code de la santé publique. Dans ces conditions, le moyen tiré de ce que la décision attaquée, fondée sur l'obligation vaccinale instituée par la loi du 5 août 2021, méconnaît les stipulations de l'article 5 de la convention d'Oviedo et les dispositions de l'article L. 1111-4 du code de la santé publique ne peut qu'être écarté.
10.M. C ne peut sérieusement soutenir qu'il a fait l'objet d'une tentative d'extorsion de son consentement, de chantage et d'une discrimination en raison de l'état de santé, alors que l'obligation vaccinale imposée aux étudiants en médecine et l'interdiction d'exercice applicable en l'absence de respect de cette obligation vaccinale résultent des articles 12 à 14 de la loi du 5 août 2021.
11.En quatrième lieu, M. C ne peut davantage utilement invoquer les circonstances, postérieures à la décision attaquée, que l'état d'urgence a été abrogé le 1er août 2022 et que des dispositions réglementaires ont été introduites pour permettre à certains personnels soignants de déroger aux contraintes vaccinales.
12.En dernier lieu, si M. C soutient que l'obligation vaccinale imposée par la loi du 5 août 2021 ne serait ni efficace ni proportionnée à l'objectif de santé publique poursuivi, il n'appartient pas au juge administratif de se prononcer sur les objectifs poursuivis par le législateur. Par suite, le moyen ne peut qu'être écarté.
13.Il résulte de ce qui précède que M. C n'est pas fondé à demander l'annulation de la décision qu'il attaque. Sa requête doit être rejetée, en toutes ses conclusions.
14.Il y a lieu, dans les circonstances de l'espèce, de mettre à la charge de M. C la somme de 800 euros à verser au CHU de Saint-Etienne au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
D É C I D E :
Article 1er : La requête de M. C est rejetée.
Article 2 : M. C versera la somme de 800 euros au CHU de Saint-Etienne au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
Article 3 : Le présent jugement sera notifié à M. A C et au ministre de la santé et de la prévention.
Copie en sera adressée au centre hospitalier universitaire de Saint-Etienne.
Délibéré après l'audience du 4 mai 2023, à laquelle siégeaient :
Mme Michel, présidente,
M. Bertolo, premier conseiller,
Mme Conte, conseillère.
Rendu public par mise à disposition au greffe le 22 mai 2023.
Le rapporteur,La présidente,
C. BertoloC. Michel
La greffière,
S. Hosni
La République mande et ordonne au ministre de la santé et de la prévention en ce qui le concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.
Pour expédition,
Un greffier,
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608292
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. A... contre l'arrêté du préfet des Hautes-Alpes du 5 mai 2026 prolongeant son assignation à résidence. Le requérant invoquait une atteinte disproportionnée à sa liberté d'aller et venir et une méconnaissance de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et de l'article 3-1 de la Convention internationale des droits de l'enfant. Le tribunal a jugé que les contraintes horaires imposées (présence au domicile de 14h à 17h) n'étaient pas disproportionnées, faute de preuves suffisantes de leur incompatibilité avec le suivi scolaire de sa belle-fille. La décision s'appuie sur les articles L. 731-1 et R. 733-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608430
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant égyptien, contestant un arrêté préfectoral du 14 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. La juridiction a estimé que l'arrêté était suffisamment motivé et ne méconnaissait pas les articles L. 612-6 et L. 612-10 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA), le préfet ayant examiné les critères légaux. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, y compris la demande d'aide juridictionnelle provisoire et de communication du dossier.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608432
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant sénégalais, contestant un arrêté préfectoral du 15 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. Le tribunal a jugé que l'arrêté était suffisamment motivé et que la situation personnelle du requérant avait été examinée, notamment son maintien irrégulier après expiration de son visa. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, sur la base des articles L. 613-1, L. 612-2, L. 612-6 et L. 721-4 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2607881
Le Tribunal administratif de Marseille, statuant en référé sur le fondement de l’article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de suspension de l’arrêté du sous-préfet d’Istres du 7 avril 2026 mettant en demeure M. et Mme A... de quitter leur logement à Vitrolles. La requête a été jugée irrecevable car elle n’était pas accompagnée de la copie intégrale de la décision contestée, en méconnaissance des exigences procédurales. En conséquence, le juge a appliqué l’article L. 522-3 du même code pour rejeter la requête sans instruction ni audience, et a refusé l’admission provisoire à l’aide juridictionnelle.
01/06/2026