vendredi 8 juillet 2022
| Juridiction | Tribunal Administratif de Lyon |
| Section | Tribunal Administratif de Lyon |
| N° Dossier | TA69-2202287 |
| Type | Décision |
| Recours | Excès de pouvoir |
| Publication | C |
| Formation | 9ème chambre |
| Avocat requérant | SELARL BS2A BESCOU ET SABATIER |
Vu la procédure suivante :
Par une requête, enregistrée le 24 mars 2022, Mme C D veuve A, représentée par Me Sabatier, demande au tribunal :
1°) d'annuler l'arrêté du 28 février 2022 par lequel le préfet du Rhône a refusé de l'admettre au séjour, a assorti ce refus de l'obligation de quitter le territoire français dans un délai de quatre-vingt-dix jours et a fixé le pays de renvoi ;
2°) d'enjoindre au préfet du Rhône :
- à titre principal, de lui délivrer une carte de résident de dix ans,
- à titre subsidiaire une carte de séjour temporaire d'un an portant la mention " vie privée et familiale ",
- à titre infiniment subsidiaire, de procéder au réexamen de sa situation dans le délai d'un mois à compter de la notification du jugement à intervenir sous astreinte de 100 euros par jour de retard ;
3°) de mettre à la charge de l'Etat la somme de 1 200 euros, au titre des dispositions de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
Mme A soutient que :
- les décisions attaquées sont entachées d'incompétence de l'auteur de l'acte ;
1°) s'agissant de la décision portant refus de séjour :
- elle est entachée d'une erreur de droit en l'absence d'examen particulier ;
- elle méconnaît les stipulations des articles 5 et 10 e) de l'accord franco-tunisien du 17 mars 1988 et les dispositions de l'article L. 423-17 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile ;
- elle méconnaît les stipulations de l'article 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales, celles de l'article 7 quater de l'accord franco-tunisien du 17 mars 1988 et les dispositions de l'article L. 423-23 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile ;
- elle méconnaît les dispositions de l'article L. 435-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile et est entachée d'une erreur manifeste d'appréciation dans leur application ;
- elle est entachée d'une erreur manifeste d'appréciation ;
2°) s'agissant de la décision portant obligation de quitter le territoire français :
- elle est illégale par exception d'illégalité de la décision portant refus de séjour ;
- elle méconnaît les stipulations de l'article 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales ;
3°) s'agissant des décisions fixant le délai de départ volontaire fixant le pays de destination :
- elles sont illégales par exception d'illégalité des décisions portant refus de séjour et obligation de quitter le territoire français.
Par un mémoire en défense, enregistré au greffe le 4 mai 2022, le préfet du Rhône conclut au rejet de la requête.
Il fait valoir que les moyens invoqués ne sont pas fondés.
Par une ordonnance du 25 mars 2022, la clôture de l'instruction a été fixée au 9 mai 2022.
Vu les autres pièces du dossier.
Vu :
- la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales ;
- l'accord franco-tunisien du 17 mars 1988 en matière de séjour et de travail ;
- le code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile ;
- le code de justice administrative.
La présidente de la formation de jugement a dispensé le rapporteur public, sur sa proposition, de prononcer des conclusions à l'audience.
Les parties ont été régulièrement averties du jour de l'audience.
A été entendu au cours de l'audience publique le rapport de M. E.
Considérant ce qui suit :
1. Mme A, ressortissante tunisienne née le 2 avril 1966, est entrée en France le 6 mai 2021 munie d'un visa de long séjour portant la mention " regroupement familial ", valide du 13 avril au 12 juillet 2021, son époux ayant obtenu, le 1er septembre 2020, une décision favorable à sa demande de regroupement familial. Le 8 octobre 2021, Mme A a sollicité son admission au séjour sur le fondement de l'article 5 de l'accord franco-tunisien susvisé. Par un arrêté en date du 28 février 2022, le préfet du Rhône a refusé de l'admettre au séjour, a assorti ce refus de l'obligation de quitter le territoire français dans un délai de quatre-vingt-dix jours et a fixé le pays de renvoi. Mme A demande au tribunal de prononcer l'annulation de cet arrêté.
2. L'arrêté attaqué, en date du 28 février 2022, a été signé par Mme B F, directrice des migrations et de l'intégration, qui a reçu délégation à cet effet par un arrêté du préfet du Rhône, en date du 27 janvier 2022, régulièrement publié au recueil des actes administratifs spécial du lendemain, accessible tant au juge qu'aux parties. Par suite, le moyen tiré de l'incompétence du signataire de l'arrêté attaqué manque en fait et doit être écarté.
En ce qui concerne la décision portant refus de séjour :
3. En premier lieu, il ne ressort ni des termes de la décision attaquée, ni d'aucune autre pièce du dossier que le préfet du Rhône n'aurait pas procédé à un examen particulier de la situation personnelle de Mme A avant d'édicter la décision en litige. Si la requérante indique qu'elle n'avait pas sollicité son admission au séjour sur le fondement de l'article L. 423-23 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile et que le préfet aurait retenu qu'elle ne remplissait pas les conditions de délivrance de ce titre, il est cependant loisible à l'autorité administrative, notamment en vue de régulariser la situation d'un demandeur de titre de séjour, d'examiner à titre gracieux la possibilité de l'admettre au séjour sur un autre fondement que celui sollicité. En l'espèce, le préfet ne saurait donc être regardé comme ayant commis une erreur de droit en examinant si Mme A, dont il a estimé qu'elle ne pouvait se voir délivrer un certificat de résidence de dix ans, pouvait néanmoins bénéficier de la délivrance d'une carte de séjour temporaire d'un an portant la mention " vie privée et familiale " sur le fondement de l'article L. 423-23 précité au regard des éléments dont elle avait fait part à l'appui de sa demande. Par suite, le moyen tiré de l'erreur de droit en l'absence d'examen particulier, doit être écarté.
4. En deuxième lieu, d'une part, aux termes de l'article 5 de l'accord franco-tunisien du 17 mars 1988 modifié relatif au séjour et au travail des personnes susvisé : " Le conjoint des personnes titulaires des titres de séjour et des titres de travail () ainsi que leurs enfants n'ayant pas atteint l'âge de la majorité dans le pays d'accueil, admis dans le cadre du regroupement familial sur le territoire de l'un ou de l'autre état, sont autorisés à y résider dans les mêmes conditions que lesdites personnes. ". Aux termes de l'article 10 de cet accord : " 1. Un titre de séjour d'une durée de dix ans, ouvrant droit à l'exercice d'une activité professionnelle, est délivré de plein droit, sous réserve de la régularité du séjour sur le territoire français : () / e) Au conjoint et aux enfants tunisiens mineurs, ou dans l'année qui suit leur dix-huitième anniversaire, d'un ressortissant tunisien titulaire d'un titre de séjour d'une durée de dix ans, qui ont été autorisés à séjourner en France au titre du regroupement familial ".
5. D'autre part, aux termes de l'article 11 dudit accord : " Les dispositions du présent accord ne font pas obstacle à l'application de la législation des deux Etats sur le séjour des étrangers sur tous les points non traités par l'Accord. / Chaque Etat délivre notamment aux ressortissants de l'autre Etat tous titres de séjour autres que ceux visés au présent accord, dans les conditions prévues par sa législation. ". Selon l'article L. 431-2 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile : " En cas de rupture de la vie commune ne résultant pas du décès de l'un des conjoints, le titre de séjour qui a été remis au conjoint d'un étranger peut, pendant les trois années suivant l'autorisation de séjourner en France au titre du regroupement familial, faire l'objet d'un retrait ou d'un refus de renouvellement. / Lorsque la rupture de la vie commune est antérieure à la demande de titre, l'autorité administrative refuse de l'accorder. () "
6. Pour refuser de délivrer un titre de séjour de dix ans à Mme A, le préfet du Rhône a relevé que l'époux de Mme A étant décédé depuis le 2 mai 2021, la requérante ne pouvait plus se voir délivrer de titre de séjour de dix ans. L'intéressée conteste ce motif de refus en faisant état de ce que son époux et elle-même avaient franchi l'ensemble des étapes de la procédure de regroupement familial, antérieurement au décès de M. A, et que le refus de renouvellement de son droit au séjour ne pouvait être fondé sur la rupture de la communauté de vie qui résulte du décès de son conjoint, circonstance s'opposant à ce qu'une décision de refus de renouvellement soit opposée par application des dispositions de l'article L. 431-2 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. Toutefois, ainsi que le fait valoir le préfet en défense, Mme A ne disposait plus à la date de la décision attaquée, pas davantage qu'à la date du dépôt de sa demande, de la qualité de conjointe d'un ressortissant titulaire d'une carte de résident et ne relevait donc plus des prévisions de l'article 5 de l'accord franco-tunisien susvisé. Ensuite, si Mme A invoque un droit acquis à séjourner régulièrement en France en raison de la décision du 1er septembre 2020 accordant à son époux le bénéfice du regroupement familial à son profit, cette décision l'a seulement autorisée à entrer régulièrement en France munie du visa de long séjour mentionné au point 1. Enfin, si Mme A se prévaut de l'article L. 431-2 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile en ce qu'il prévoit l'hypothèse de la rupture de communauté de vie résultant du décès de l'un des conjoints, ces dispositions ne trouvent pas à s'appliquer au cas de Mme A dès lors, d'une part, que la survenue d'un décès s'oppose seulement au retrait ou au refus de renouvellement du titre de séjour, la requérante ne se trouvant pas dans cette hypothèse dans la mesure où elle a présenté le 8 octobre 2021 sa première demande de titre de séjour, et dès lors que, d'autre part, elle relève du deuxième alinéa de l'article 431-2 précité devant conduire à ce que l'autorité administrative refuse la délivrance du titre de séjour puisque la " rupture de la communauté de vie " avec son époux est antérieure à sa demande de titre de séjour, nonobstant que celle-ci procède du décès de son époux. Il résulte ainsi de ces éléments que c'est sans commettre l'erreur de droit invoquée que le préfet du Rhône a pu refuser la délivrance d'un titre de séjour de dix ans à Mme A sur le fondement des stipulations de l'article 5 de l'accord franco-tunisien susvisé.
7. En troisième lieu, aux termes de l'article 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales : " 1. Toute personne a droit au respect de sa vie privée et familiale, de son domicile et de sa correspondance. () ". Aux termes de l'article 7 quater de l'accord franco-tunisien susvisé : " Sans préjudice des dispositions du b et du d de l'article 7 ter, les ressortissants tunisiens bénéficient, dans les conditions prévues par la législation française, de la carte de séjour temporaire portant la mention " vie privée et familiale " ". Aux termes de l'article L. 423-23 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile : " L'étranger qui n'entre pas dans les catégories prévues aux articles L. 423-1, L. 423-7, L. 423-14, L. 423-15, L. 423-21 et L. 423-22 ou dans celles qui ouvrent droit au regroupement familial, et qui dispose de liens personnels et familiaux en France tels que le refus d'autoriser son séjour porterait à son droit au respect de sa vie privée et familiale une atteinte disproportionnée au regard des motifs du refus, se voit délivrer une carte de séjour temporaire portant la mention " vie privée et familiale " d'une durée d'un an, sans que soit opposable la condition prévue à l'article L. 412-1. / Les liens mentionnés au premier alinéa sont appréciés notamment au regard de leur intensité, de leur ancienneté et de leur stabilité, des conditions d'existence de l'étranger, de son insertion dans la société française ainsi que de la nature de ses liens avec sa famille restée dans son pays d'origine. / L'insertion de l'étranger dans la société française est évaluée en tenant compte notamment de sa connaissance des valeurs de la République. "
8. Mme A veuve et sans charge de famille en France, fait état de ce qu'elle dispose d'attaches familiales sur le territoire français malgré son arrivée récente et de ce que, titulaire d'une promesse d'embauche, elle justifierait également de perspective d'insertion économique et sociale. Toutefois, la présence de la requérante en France demeure très récente à la date de la décision en litige puisqu'elle y réside depuis moins d'un an alors qu'elle a passé l'essentiel de son existence en Tunisie où elle a vécu jusqu'à l'âge de 55 ans, où elle s'est mariée en juin 2018 et où elle dispose ainsi nécessairement de ses attaches culturelles et sociales. Si Mme A se prévaut de la présence en France de ses deux frères, l'un de nationalité française et l'autre étant titulaire d'un certificat de résidence de dix ans, elle a toutefois vécu séparée d'eux durant de nombreuses années et, au demeurant, la décision en litige ne la prive pas de la possibilité de maintenir avec eux des liens équivalents avec ceux préexistants à son arrivée en France. Enfin, la production d'une promesse d'embauche, postérieure à la date de la décision attaquée, pour un poste d'employé polyvalent dans une station-service ne permet pas de démontrer une insertion sociale et professionnelle particulière en France ni des perspectives significatives. Dans ces conditions, Mme A n'est pas fondée à soutenir que la décision attaquée aurait porté une atteinte disproportionnée à son droit au respect de sa vie privée et familiale en France au regard des buts poursuivis. Les moyens tirés de la méconnaissance des stipulations de l'article 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales et de celles de l'article 7 quater de l'accord franco-tunisien susvisé, renvoyant aux dispositions de l'article L. 423-23 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, doivent ainsi être écartés. Par les mêmes motifs et en l'absence d'argumentation spécifique, le moyen tiré de l'erreur manifeste d'appréciation des conséquences de la décision portant refus de séjour sur la situation personnelle de Mme A doit être écarté.
9. En quatrième lieu, dès lors que Mme A n'a pas sollicité son admission au séjour au titre de l'article L. 435-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile et que le préfet du Rhône n'a pas examiné le droit au séjour de la requérante au regard de ces dispositions, le moyen tiré de leur méconnaissance, ensemble l'erreur manifeste d'appréciation dans leur application, doit être écarté comme inopérant.
10. En dernier lieu, Mme A invoque une erreur d'appréciation du préfet lorsqu'il a estimé qu'aucun élément du dossier, ni aucune circonstance particulière ne justifiait une mesure dérogatoire en faisant état de ce que le décès de son époux, intervenu brutalement seulement quatre jours avant son entrée en France, constituerait une circonstance exceptionnelle justifiant son admission exceptionnelle au séjour. Si la requérante doit être regardée comme invoquant une erreur manifeste d'appréciation du préfet dans l'exercice de son pouvoir de régularisation, eu égard à la situation personnelle et familiale de Mme A telle qu'elle a été exposée au point 6, le préfet du Rhône ne saurait être regardé comme ayant commis une erreur manifeste d'appréciation en ne régularisation pas sa situation.
En ce qui concerne la décision portant obligation de quitter le territoire français :
11. En premier lieu, en l'absence d'illégalité de la décision portant refus de séjour, le moyen tiré de cette illégalité et soulevé par voie d'exception à l'encontre de la décision portant obligation de quitter le territoire français, doit être écarté.
12. En second lieu, le moyen tiré de la méconnaissance des stipulations de l'article 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales doit, en l'absence de toute argumentation distincte dirigée spécifiquement contre la mesure d'éloignement, être écarté par les mêmes motifs que ceux qui ont été exposés au point 8 s'agissant de la décision portant refus de séjour.
En ce qui concerne les décisions fixant le délai de départ volontaire et fixant le pays de destination :
13 En l'absence d'illégalité des décisions portant refus titre de séjour et obligation de quitter le territoire français, le moyen tiré de l'illégalité de ces décisions et soulevé par voie d'exception à l'encontre des décisions fixant le délai de départ volontaire et le pays de renvoi doit être écarté.
14. Il résulte de l'ensemble de ce qui précède que cette requête doit être rejetée, en ce comprises les conclusions aux fins d'annulation, d'injonction, d'astreinte et au titre des frais exposés et non compris dans les dépens.
D E C I D E :
Article 1er : La requête de Mme A est rejetée.
Article 2 : Le présent jugement sera notifié à Mme C D veuve A et au préfet du Rhône.
Délibéré après l'audience du 24 juin 2022, à laquelle siégeaient :
Mme Baux, présidente,
Mme Collomb, première conseillère,
M. Pineau, premier conseiller.
Rendu public par mise à disposition au greffe le 8 juillet 2022.
Le rapporteur,
N. E
La présidente,
A. Baux
La greffière,
N. Boumedienne
La République mande et ordonne au préfet du Rhône en ce qui le concerne ou à tous huissiers de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.
Pour expédition,
Un greffier,
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608292
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. A... contre l'arrêté du préfet des Hautes-Alpes du 5 mai 2026 prolongeant son assignation à résidence. Le requérant invoquait une atteinte disproportionnée à sa liberté d'aller et venir et une méconnaissance de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et de l'article 3-1 de la Convention internationale des droits de l'enfant. Le tribunal a jugé que les contraintes horaires imposées (présence au domicile de 14h à 17h) n'étaient pas disproportionnées, faute de preuves suffisantes de leur incompatibilité avec le suivi scolaire de sa belle-fille. La décision s'appuie sur les articles L. 731-1 et R. 733-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608430
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant égyptien, contestant un arrêté préfectoral du 14 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. La juridiction a estimé que l'arrêté était suffisamment motivé et ne méconnaissait pas les articles L. 612-6 et L. 612-10 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA), le préfet ayant examiné les critères légaux. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, y compris la demande d'aide juridictionnelle provisoire et de communication du dossier.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608432
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant sénégalais, contestant un arrêté préfectoral du 15 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. Le tribunal a jugé que l'arrêté était suffisamment motivé et que la situation personnelle du requérant avait été examinée, notamment son maintien irrégulier après expiration de son visa. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, sur la base des articles L. 613-1, L. 612-2, L. 612-6 et L. 721-4 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2607881
Le Tribunal administratif de Marseille, statuant en référé sur le fondement de l’article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de suspension de l’arrêté du sous-préfet d’Istres du 7 avril 2026 mettant en demeure M. et Mme A... de quitter leur logement à Vitrolles. La requête a été jugée irrecevable car elle n’était pas accompagnée de la copie intégrale de la décision contestée, en méconnaissance des exigences procédurales. En conséquence, le juge a appliqué l’article L. 522-3 du même code pour rejeter la requête sans instruction ni audience, et a refusé l’admission provisoire à l’aide juridictionnelle.
01/06/2026