vendredi 8 juillet 2022
| Juridiction | Tribunal Administratif de Lyon |
| Section | Tribunal Administratif de Lyon |
| N° Dossier | TA69-2202426 |
| Type | Décision |
| Recours | Excès de pouvoir |
| Publication | C |
| Formation | 9ème chambre |
| Avocat requérant | RODRIGUES |
Vu la procédure suivante :
Par une requête et un mémoire complémentaire enregistrés les 30 mars et 18 mai 2022, Mme A C épouse D, représentée par Me Rodrigues, demande au tribunal :
1°) d'annuler l'arrêté du 28 février 2022 par lequel le préfet du Rhône a refusé de l'admettre au séjour, a assorti ce refus de l'obligation de quitter le territoire français dans un délai de quatre-vingt-dix jours et a fixé le pays de renvoi ;
2°) d'enjoindre au préfet du Rhône :
- à titre principal, de lui délivrer une carte de séjour temporaire portant la mention " vie privée et familiale ",
- à titre subsidiaire, de réexaminer sa situation dans le délai d'un mois à compter de la notification du jugement à intervenir et de lui délivrer une autorisation provisoire de séjour l'autorisant à travailler dans le délai de huit jours à compter de la notification du jugement à intervenir sous astreinte de 30 euros par jours de retard ;
3°) de mettre à la charge de l'Etat la somme de 1 800 euros au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
Mme D soutient que :
1°) s'agissant de la décision portant refus de séjour :
- elle est entachée d'une insuffisance de motivation ;
- elle est entachée d'une erreur de faits et d'une erreur de droit en l'absence d'examen particulier de sa situation individuelle ;
- elle méconnaît les stipulations de l'article 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales et les dispositions de l'article L. 423-23 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile ;
- elle est entachée d'une erreur manifeste d'appréciation ;
- elle méconnaît les stipulations de l'article 3-1 de la convention internationale relative aux droits de l'enfant ;
- elle méconnaît les dispositions de l'article L. 435-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile et est entachée d'une erreur manifeste d'appréciation dans leur application ;
2°) s'agissant de la décision portant obligation de quitter le territoire français :
- elle est illégale par exception d'illégalité de la décision portant refus de séjour ;
- elle méconnaît les stipulations de l'article 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales ;
- elle méconnaît les stipulations de l'article 3-1 de la convention internationale relative aux droits de l'enfant ;
3°) s'agissant de la décision fixant le pays de destination :
- elle est illégale par exception d'illégalité de la décision portant obligation de quitter le territoire français.
Par un mémoire en défense, enregistré au greffe le 9 mai 2022, le préfet du Rhône conclut au rejet de la requête.
Il fait valoir que les moyens invoqués ne sont pas fondés.
Vu les autres pièces du dossier.
Vu :
- la convention internationale relative aux droits de l'enfant ;
- la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales ;
- l'accord du 17 mars 1988 entre le Gouvernement de la République française et le Gouvernement de la République de Tunisie en matière de séjour et de travail ;
- le code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile ;
- le code des relations entre le public et l'administration ;
- le code du travail ;
- le code de justice administrative.
La présidente de la formation de jugement a dispensé le rapporteur public, sur sa proposition, de prononcer des conclusions à l'audience.
Les parties ont été régulièrement averties du jour de l'audience.
Ont été entendus au cours de l'audience publique :
- le rapport de M. B,
- et les observations de Me Rodrigues, représentant Mme D.
Une note en délibéré présentée pour Mme D a été enregistrée le 25 juin 2022.
Considérant ce qui suit :
1. Mme D, ressortissante tunisienne né le 3 janvier 1984, déclare être entrée régulièrement en France en mai 2011 munie d'un visa de court séjour valide du 19 mai au 19 août 2011. L'intéressée a déposé une demande de titre de séjour, le 13 février 2012, à laquelle elle n'a pas donné suite. Revenue en France à une date indéterminée munie d'un passeport, valide du 17 février 2018 au 16 février 2023 délivré à Tunis, Mme D a sollicité le 25 octobre 2021, la délivrance d'un titre de séjour sur le fondement des articles L. 423-23 et L. 435-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. Par un arrêté en date du 28 février 2022, le préfet du Rhône a refusé de l'admettre au séjour, a assorti ce refus de l'obligation de quitter le territoire français dans un délai de quatre-vingt-dix jours et a fixé le pays de renvoi. Mme D demande au tribunal de prononcer l'annulation de cet arrêté.
En ce qui concerne la décision portant refus de séjour :
2. En premier lieu, la décision attaquée vise les textes dont elle fait application, notamment les dispositions utiles du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, et précise les motifs du refus qui ont été opposés à Mme D sur chacun des fondements examinés. S'il est loisible à la requérante de contester l'appréciation portée par l'autorité administrative, s'agissant de la durée de séparation qu'induirait la mise en œuvre d'une procédure de regroupement familial, cette divergence d'analyse ne saurait établir l'insuffisance de motivation invoquée alors que la décision en litige comporte les circonstances de fait et de droit qui en constituent le fondement et permet à la requérante d'en discuter utilement. Le moyen tiré de l'insuffisance de motivation manque en fait et doit être écarté.
3. En deuxième lieu, il ne ressort ni des termes de la décision attaquée, ni d'aucune autre pièce du dossier que le préfet du Rhône n'aurait pas procédé à un examen particulier de la situation personnelle et familiale E D avant de refuser son admission au séjour. La requérante soutient tout d'abord que le préfet aurait commis une erreur de fait en relevant que son époux avait produit un faux contrat de travail et de faux bulletins de salaire pour justifier de ses ressources dans le cadre de la demande de regroupement familial présentée le 19 mars 2018, les faits reprochés à l'époux de la requérante ayant fait l'objet d'un classement sans suite postérieurement à l'édiction de l'arrêté attaqué. Toutefois, l'erreur de fait invoquée demeure sans incidence sur la décision en litige dès lors que le préfet du Rhône a refusé de délivrer un titre de séjour portant la mention " vie privée et familiale " à Mme D au motif qu'elle ne justifie pas d'une vie privée et familiale ancienne et stable en France et non en raison des agissements reprochés à tort à son époux. En outre, contrairement à ce qui est soutenu, le préfet a effectivement relevé la nationalité tunisienne E D et la nationalité turque de son époux, examinant ainsi précisément la situation matrimoniale et familiale de l'intéressée. Enfin, la circonstance que le préfet ait fait mention de l'engagement d'une procédure pouvant aboutir au retrait de la carte de résident de son époux en raison d'une fraude documentaire ne saurait démontrer le défaut d'examen invoqué, ni une erreur de fait dès lors que le préfet a précisé que l'époux E D disposait, à la date de la décision en litige, d'une carte de résident de dix ans valable jusqu'en 2031. Il résulte de ces éléments que les moyens tirés de l'erreur de droit et de l'erreur de fait, telle qu'articulés, doivent être écartés.
4. En troisième lieu, aux termes de l'article 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales : " 1. Toute personne a droit au respect de sa vie privée et familiale, de son domicile et de sa correspondance. () ". Aux termes de l'article L. 423-23 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile : " L'étranger qui n'entre pas dans les catégories prévues aux articles L. 423-1, L. 423-7, L. 423-14, L. 423-15, L. 423-21 et L. 423-22 ou dans celles qui ouvrent droit au regroupement familial, et qui dispose de liens personnels et familiaux en France tels que le refus d'autoriser son séjour porterait à son droit au respect de sa vie privée et familiale une atteinte disproportionnée au regard des motifs du refus, se voit délivrer une carte de séjour temporaire portant la mention " vie privée et familiale " d'une durée d'un an, sans que soit opposable la condition prévue à l'article L. 412-1. / Les liens mentionnés au premier alinéa sont appréciés notamment au regard de leur intensité, de leur ancienneté et de leur stabilité, des conditions d'existence de l'étranger, de son insertion dans la société française ainsi que de la nature de ses liens avec sa famille restée dans son pays d'origine. / L'insertion de l'étranger dans la société française est évaluée en tenant compte notamment de sa connaissance des valeurs de la République. "
5. Mme D fait état de la durée de son mariage, intervenu en décembre 2008 en Tunisie, de ce qu'elle a maintenu une vie commune avec son époux en effectuant de nombreux aller-retours entre la France et le Tunisie, de ce que le couple a donné naissance à un fils, né en France le 7 juin 2011, cet enfant et son père s'étant rendus de nombreuses fois en Tunisie, de ce que la cellule familiale s'est reconstituée, en janvier 2020, en France, où son époux s'est installé, depuis trente ans, y étant arrivé en qualité de mineur isolé et étant désormais père de deux enfants français dont l'un est encore mineur. Toutefois, la présence de la requérante sur le territoire national demeure encore récente à la date de la décision en litige et l'intéressée ne pouvait ignorer l'incertitude de son établissement familial immédiat en France où elle est entrée irrégulièrement pour la dernière fois en janvier 2020 selon ses déclarations et où elle s'est maintenue irrégulièrement. Outre le caractère récent de sa présence, l'intéressée a vécu séparée de son époux et de son fils durant de nombreuses années et a passé l'essentiel de son existence en Tunisie où elle conserve nécessairement ses attaches culturelles et sociales. Par ailleurs, il ne ressort pas des pièces du dossier que la cellule familiale ne pourrait se reconstituer en Turquie, dès lors que Mme D dispose d'un passeport turc, délivré en 2016 puis renouvelé en 2019 et valide jusqu'en 2029, ou en Tunisie, où la requérante indique que son époux a fait de nombreux aller-retours et créé une entreprise. En outre, si la requérante se prévaut de la qualité de parent d'enfant français de son époux, il n'est pas démontré que ce dernier entretiendrait des liens étroits avec sa fille encore mineure, cette dernière résidant en région parisienne ainsi qu'il ressort du contrat d'ouverture d'un livret bancaire, unique document versé au débat s'agissant des enfants, de nationalité française, de l'époux E D. Par ailleurs, si la requérante fait état de la présence de membre de sa famille en Europe et de la venue régulière de sa mère sur le territoire français, la décision en litige ne la prive pas de la possibilité de maintenir ces contacts, notamment par l'obtention de visas de court séjour lui permettant de venir séjourner régulièrement en France. Enfin, si la requérante se prévaut d'une promesse d'embauche, établie en septembre 2021 pour un emploi de responsable de commandes, cet élément ne permet pas de démontrer une insertion sociale et professionnelle particulièrement significatives en France. Eu égard aux conditions de son séjour sur le territoire français, Mme D n'est pas fondée à soutenir que la décision attaquée aurait porté une atteinte disproportionnée à son droit au respect de sa vie privée et familiale en France au regard des buts poursuivis. Les moyens tirés de la méconnaissance des stipulations de l'article 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales et des dispositions de l'article L. 423-23 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile doivent, dès lors, être écartés. Par les mêmes motifs et en l'absence d'argumentation spécifique, le moyen tiré de l'erreur manifeste d'appréciation des conséquences de la décision portant refus de séjour sur la situation personnelle E D doit être écarté.
6. En quatrième lieu, aux termes de l'article 3-1 de la convention internationale relative aux droits de l'enfant : " Dans toutes les décisions qui concernent les enfants, qu'elles soient le fait des institutions publiques ou privées de protection sociale, des tribunaux, des autorités administratives ou des organes législatifs, l'intérêt supérieur de l'enfant doit être une considération primordiale ".
7. Mme D invoque dans ses écritures les stipulations précitées de la convention internationale relative aux droits de l'enfant en faisant état de ce que la décision attaquée engendrerait une nouvelle séparation pour son fils, adolescent scolarisé en France ayant déjà été impacté par l'absence de sa mère. Toutefois, ainsi qu'il a été précédemment exposé, l'enfant a vécu indépendamment de sa mère durant de nombreuses années en effectuant sa scolarité en France et la décision attaquée qui ne le prive pas de la possibilité de maintenir avec la requérante des liens équivalents à ceux qui préexistaient, n'a pas pour effet de le séparer durablement de sa mère, la requérante étant susceptible de bénéficier de la procédure de regroupement familial et rien ne s'opposant à ce que la cellule familiale se reconstitue en Tunisie ou en Turquie. Par suite, le préfet du Rhône n'a pas porté atteinte à l'intérêt supérieur du fils mineur E D en refusant d'admettre sa mère au séjour. Il s'ensuit que le moyen tiré de la méconnaissance des stipulations de l'article 3-1 de la convention internationale relative aux droits de l'enfant doit être écarté.
8. En cinquième lieu, aux termes de l'article L. 435-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile : " L'étranger dont l'admission au séjour répond à des considérations humanitaires ou se justifie au regard des motifs exceptionnels qu'il fait valoir peut se voir délivrer une carte de séjour temporaire portant la mention " salarié ", " travailleur temporaire " ou " vie privée et familiale ", sans que soit opposable la condition prévue à l'article L. 412-1. / Lorsqu'elle envisage de refuser la demande d'admission exceptionnelle au séjour formée par un étranger qui justifie par tout moyen résider habituellement en France depuis plus de dix ans, l'autorité administrative est tenue de soumettre cette demande pour avis à la commission du titre de séjour prévue à l'article L. 432-14. / Les modalités d'application du présent article sont définies par décret en Conseil d'Etat. ".
9. Mme D fait état de son arrivée en France après huit années de séparation douloureuse de son fils mineur, de ce qu'elle a désormais construit sa vie privée et familiale en France autour de son enfant et de son époux, gérant d'une société et résidant régulièrement sur le territoire français, et de ce qu'elle dispose de possibilités d'insertion par le travail. Toutefois, ces éléments ne permettent pas de caractériser, notamment eu égard aux éléments exposé au point 5 s'agissant de la situation personnelle et familiale de la requérante, des circonstances humanitaires ou des motifs exceptionnels au sens de l'article L. 435-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile et c'est sans méconnaître ces dispositions ni commettre d'erreur manifeste d'appréciation dans leur application que le préfet du Rhône a pu refuser de délivrer à titre exceptionnel un titre de séjour portant la mention " vie privée et familiale " à Mme D. Enfin, dès lors que la requérante n'a exercé aucune activité salariée en France et qu'elle ne produit aucun élément tendant à démontrer qu'elle disposerait d'une qualification ou d'une expérience particulière s'agissant de la promesse d'embauche qu'elle s'est vue proposer, le préfet du Rhône n'a pas davantage commis d'erreur manifeste d'appréciation dans l'exercice de son pouvoir de régularisation en ne lui délivrant pas à titre exceptionnel, un titre de séjour portant la mention " salarié ".
En ce qui concerne la décision portant obligation de quitter le territoire français :
10. En premier lieu, en l'absence d'illégalité de la décision portant refus de séjour, le moyen tiré de cette illégalité et soulevé par voie d'exception à l'encontre de la décision portant obligation de quitter le territoire français, doit être écarté.
11. En second lieu, les moyens tirés de la méconnaissance des stipulations de l'article 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales et de celles de l'article 3-1 de la convention internationale relative aux droits de l'enfant doivent, en l'absence de toute argumentation distincte dirigée spécifiquement contre la mesure d'éloignement, être écartés par les mêmes motifs que ceux qui ont été exposés aux points 5 et 7 s'agissant de la décision portant refus de séjour.
En ce qui concerne la décision fixant le pays de destination :
12. En l'absence d'illégalité de la décision portant obligation de quitter le territoire français, le moyen tiré de cette illégalité et soulevé par voie d'exception à l'encontre de la décision fixant le pays de renvoi doit être écarté.
13. Il résulte de l'ensemble de ce qui précède que cette requête doit être rejetée, en ce comprises les conclusions aux fins d'annulation, d'injonction, d'astreinte et au titre des frais exposés et non compris dans les dépens.
D E C I D E :
Article 1er : La requête E D est rejetée.
Article 2 : Le présent jugement sera notifié à Mme A C épouse D et au préfet du Rhône.
Délibéré après l'audience du 24 juin 2022, à laquelle siégeaient :
Mme Baux, présidente,
Mme Collomb, première conseillère,
M. Pineau, premier conseiller.
Rendu public par mise à disposition au greffe le 8 juillet 2022.
Le rapporteur,
N. B
La présidente,
A. Baux
La greffière,
N. Boumedienne
La République mande et ordonne au préfet du Rhône en ce qui le concerne ou à tous huissiers de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.
Pour expédition,
Un greffier,
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608292
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. A... contre l'arrêté du préfet des Hautes-Alpes du 5 mai 2026 prolongeant son assignation à résidence. Le requérant invoquait une atteinte disproportionnée à sa liberté d'aller et venir et une méconnaissance de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et de l'article 3-1 de la Convention internationale des droits de l'enfant. Le tribunal a jugé que les contraintes horaires imposées (présence au domicile de 14h à 17h) n'étaient pas disproportionnées, faute de preuves suffisantes de leur incompatibilité avec le suivi scolaire de sa belle-fille. La décision s'appuie sur les articles L. 731-1 et R. 733-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608430
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant égyptien, contestant un arrêté préfectoral du 14 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. La juridiction a estimé que l'arrêté était suffisamment motivé et ne méconnaissait pas les articles L. 612-6 et L. 612-10 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA), le préfet ayant examiné les critères légaux. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, y compris la demande d'aide juridictionnelle provisoire et de communication du dossier.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608432
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant sénégalais, contestant un arrêté préfectoral du 15 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. Le tribunal a jugé que l'arrêté était suffisamment motivé et que la situation personnelle du requérant avait été examinée, notamment son maintien irrégulier après expiration de son visa. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, sur la base des articles L. 613-1, L. 612-2, L. 612-6 et L. 721-4 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026