lundi 13 novembre 2023
| Juridiction | Tribunal Administratif de Lyon |
| Section | Tribunal Administratif de Lyon |
| N° Dossier | TA69-2202574 |
| Type | Décision |
| Recours | Excès de pouvoir |
| Publication | C |
| Formation | 8ème chambre |
| Avocat requérant | CABINET THIERRY BRAILLARD ET ASSOCIES |
Vu la procédure suivante :
Par une requête enregistrée le 1er avril 2022, M. B A, représenté par la Selarl Thierry Braillard et associés, demande au tribunal :
1°) d'annuler l'arrêté du 9 novembre 2021 par lequel le président du conseil départemental de l'Ain a mis fin à ses fonctions d'agent de maintenance au sein du collège Le Joran à Prévessin-Moëns pour l'affecter sur un poste d'agent d'entretien dans le même établissement, ensemble la décision implicite portant rejet de son recours gracieux contre cet arrêté ;
2°) d'enjoindre au département de l'Ain d'aménager son poste de travail au regard de son état de santé ;
3°) de mettre à la charge du département de l'Ain la somme de 2 000 euros sur le fondement de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
Il soutient que :
- l'arrêté attaqué est insuffisamment motivé ;
- la décision attaquée méconnaît l'article 1er du décret n°85-1054 du 30 septembre 1985 relatif au reclassement des fonctionnaires territoriaux reconnus inaptes à l'exercice de leurs fonctions.
Par un mémoire en défense enregistré le 1er septembre 2022, le département de l'Ain conclut au rejet de la requête.
Il soutient que :
- la requête est irrecevable dès lors qu'elle est tardive et dirigée contre une mesure d'ordre intérieur ;
- les moyens de la requête ne sont pas fondés.
Vu la décision attaquée et les autres pièces du dossier.
Vu :
- la loi n°84-53 du 26 janvier 1984 portant droits et obligations des fonctionnaires ;
- le code de justice administrative.
Les parties ayant été régulièrement averties du jour de l'audience ;
Après avoir entendu, au cours de l'audience publique :
- le rapport de Mme Feron ;
- et les conclusions de Mme de Mecquenem, rapporteure publique.
Considérant ce qui suit :
1. Adjoint technique territorial principal des établissements d'enseignement employé par le département de l'Ain en qualité d'agent de maintenance au collège Le Joran (Prévessin-Moëns), M. A conteste l'arrêté du 9 novembre 2021 par lequel l'autorité territoriale l'a affecté sur un emploi d'agent d'entretien au sein du même établissement.
Sur les conclusions à fin d'annulation :
2. Pris au visa de la loi susvisée du 26 janvier 1984 et des décisions relatives à la situation administrative du requérant, l'arrêté critiqué fait état de façon circonstanciée des motifs du changement d'affectation de M. A au regard de l'intérêt du service. Dans ces conditions, le moyen tiré de l'insuffisante motivation de la décision en litige doit, en tout état de cause, être écarté.
3. Il ressort des pièces du dossier que, pour décider d'affecter le requérant sur un poste d'agent d'entretien et de ne plus lui confier les fonctions d'agent de maintenance qu'il exerçait jusqu'alors, le président du conseil départemental de l'Ain s'est fondé sur la manière de servir jugée insatisfaisante de M. A au regard des nécessités du service, en raison en particulier du non-respect des ordres donnés et des règles de sécurité ainsi que de son manque de compétences techniques. En se bornant à faire valoir son état de santé et à soutenir que l'arrêté en litige serait contraire aux dispositions de l'article 1er du décret n°85-1054 du 30 septembre 1985 relatif au reclassement des fonctionnaires territoriaux reconnus inaptes à l'exercice de leurs fonctions, M. A ne conteste pas utilement le motif de la décision critiquée, fondée sur sa manière de servir et l'intérêt du service.
4. Il résulte de ce qui précède que les conclusions dirigées contre l'arrêté du 9 novembre 2021 et la décision rejetant le recours gracieux formé à son encontre doivent être rejetées.
Sur les conclusions à fin d'injonction :
5. Le présent jugement, qui rejette les conclusions à fin d'annulation de la requête de M. A, n'appelle aucune mesure d'exécution.
Sur les frais liés au litige :
6. Les dispositions de l'article L. 761-1 du code de justice administrative font obstacle à ce qu'il soit fait droit aux conclusions présentées par le requérant sur leur fondement et dirigées contre le département de l'Ain, qui n'est pas partie perdante.
D E C I D E :
Article 1er : La requête de M. A est rejetée.
Article 2 : Le présent jugement sera notifié à M. B A et au département de l'Ain.
Délibéré après l'audience du 4 septembre 2023, à laquelle siégeaient :
M. Gille, président,
Mme Boulay, première conseillère,
Mme Feron, conseillère.
Rendu public par mise à disposition au greffe du tribunal le 13 novembre 2023.
La rapporteure,
C. Feron
Le président,
A. Gille
La greffière,
L. Khaled
La République mande et ordonne au préfet de l'Ain en ce qui le concerne, ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.
Pour expédition,
Un greffier,
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608292
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. A... contre l'arrêté du préfet des Hautes-Alpes du 5 mai 2026 prolongeant son assignation à résidence. Le requérant invoquait une atteinte disproportionnée à sa liberté d'aller et venir et une méconnaissance de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et de l'article 3-1 de la Convention internationale des droits de l'enfant. Le tribunal a jugé que les contraintes horaires imposées (présence au domicile de 14h à 17h) n'étaient pas disproportionnées, faute de preuves suffisantes de leur incompatibilité avec le suivi scolaire de sa belle-fille. La décision s'appuie sur les articles L. 731-1 et R. 733-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608430
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant égyptien, contestant un arrêté préfectoral du 14 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. La juridiction a estimé que l'arrêté était suffisamment motivé et ne méconnaissait pas les articles L. 612-6 et L. 612-10 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA), le préfet ayant examiné les critères légaux. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, y compris la demande d'aide juridictionnelle provisoire et de communication du dossier.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608432
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant sénégalais, contestant un arrêté préfectoral du 15 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. Le tribunal a jugé que l'arrêté était suffisamment motivé et que la situation personnelle du requérant avait été examinée, notamment son maintien irrégulier après expiration de son visa. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, sur la base des articles L. 613-1, L. 612-2, L. 612-6 et L. 721-4 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2607881
Le Tribunal administratif de Marseille, statuant en référé sur le fondement de l’article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de suspension de l’arrêté du sous-préfet d’Istres du 7 avril 2026 mettant en demeure M. et Mme A... de quitter leur logement à Vitrolles. La requête a été jugée irrecevable car elle n’était pas accompagnée de la copie intégrale de la décision contestée, en méconnaissance des exigences procédurales. En conséquence, le juge a appliqué l’article L. 522-3 du même code pour rejeter la requête sans instruction ni audience, et a refusé l’admission provisoire à l’aide juridictionnelle.
01/06/2026