LogoMeilleurAvocats.fr
AvocatsAssistant IABlogPrix
ConnexionDéposer ma demande

Vous avez un problème juridique ?

Décrivez votre situation en 2 minutes — un avocat spécialisé vous répond sous 24h.

Déposer ma demandeJe suis avocat
Logo MeilleurAvocats.frMeilleurAvocats.fr

Mise en relation avocat–client par l'IA. Gratuit pour les particuliers.

Particuliers

  • Déposer une demande
  • Trouver un avocat
  • Assistant IA gratuit
  • Bibliothèque juridique
  • Guides pratiques
  • Jurisprudence

Avocats

  • Pour les avocats
  • Espace avocat
  • Tarifs et formules
  • Recevoir des leads
  • Programme d'affiliation
  • Contact commercial

Spécialités

  • Droit général
  • Droit du travail
  • Droit de la sécurité sociale et de la protection sociale
  • Droit fiscal et droit douanier
  • Droit de la famille, des personnes et de leur patrimoine
  • Droit immobilier

Légal

  • Mentions légales
  • Confidentialité
  • CGU
  • Cookies
  • Contact

Newsletter juridique hebdomadaire

Décisions clés, évolutions législatives, conseils pratiques — chaque semaine.

© 2026 MeilleurAvocats.fr— KONSEIL SAS. Tous droits réservés.

Mentions légales|Confidentialité|Cookies

BOB★La messagerie française & cryptée pour des échanges confidentiels entre avocats et clients.

En savoir +TéléchargerBOB
AccueilJurisprudence administrativeN° TA69-2202825

Tribunal Administratif de Lyon — Décision N° TA69-2202825

mardi 26 septembre 2023

JuridictionTribunal Administratif de Lyon
SectionTribunal Administratif de Lyon
N° DossierTA69-2202825
TypeDécision
RecoursExcès de pouvoir
PublicationC
Formation1ère chambre
Avocat requérantROYON

Texte intégral

Vu la procédure suivante :

Par une requête, enregistrée le 13 avril 2022, M. D A, représenté par Me Royon, demande au tribunal :

1°) d'annuler l'arrêté du 30 mars 2022 par lequel la préfète de la Loire a décidé son expulsion du territoire français ;

2°) d'annuler l'avis émis par la commission d'expulsion de la Loire le 28 février 2022 ;

3°) d'enjoindre, à titre principal, à la préfète de la Loire de lui délivrer un titre de séjour portant la mention " vie privée et familiale ", ou subsidiairement " salarié " ou " travailleur temporaire ", en le munissant sous huitaine d'une autorisation provisoire de séjour avec droit au travail, sous astreinte de 50 euros par jour de retard ;

4°) d'enjoindre, à titre subsidiaire, à la préfète de la Loire de réexaminer sa situation dans un délai de deux mois à compter de la notification du jugement à intervenir, en le munissant sous huitaine d'une autorisation provisoire de séjour avec droit au travail, sous astreinte de 50 euros par jour de retard passé ce délai ;

5°) de mettre à la charge de l'État la somme de 1 500 euros au titre de l'article 37 de la loi du 10 juillet 1991 et de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.

Il soutient que :

Sur l'arrêté du 30 mars 2022 :

- l'arrêté attaqué est entaché d'incompétence ;

- il est insuffisamment motivé ;

- la préfète ne rapporte pas la preuve de la composition régulière de la commission d'expulsion réunie et de la délégation accordée à la cheffe de bureau ayant rapporté le dossier lors de la séance du 28 février 2022 ; le directeur départemental de l'action sanitaire et sociale n'était ni présent ni représenté ;

- cet arrêté procède d'un défaut d'examen dès lors que cet arrêté ne se prononce pas sur sa demande d'admission exceptionnelle au séjour, déposée en 2016 ;

- cet arrêté est entaché d'erreur manifeste d'appréciation quant à l'évaluation de la menace à l'ordre public constituée par sa présence en France ;

- cet arrêté méconnaît les stipulations de l'article 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales ;

- il méconnaît également les stipulations de l'article 3-1 de la convention internationale relative aux droits de l'enfant ;

- il est dépourvu de base légale du fait de l'annulation de l'avis du 28 février 2022 ;

Sur l'avis de la commission d'expulsion du 28 février 2022 :

- cet avis est illégal du fait de l'irrégulière composition de la commission ;

- le directeur départemental de l'action sanitaire et sociale n'était ni présent ni représenté ;

- la preuve de la transmission du procès-verbal de ses explications n'est pas rapportée.

Par un mémoire enregistré le 8 août 2022, la préfète de la Loire conclut au rejet de la requête.

Elle soutient que les moyens soulevés par M. A ne sont pas fondés.

Les parties ont été informées, en application des dispositions de l'article R. 611-7 du code de justice administrative, de ce que le jugement était susceptible d'être fondé sur un moyen relevé d'office tiré de l'irrecevabilité des conclusions dirigées contre l'avis de la commission d'expulsion de la Loire du 28 février 2022, dès lors que cet avis constitue un acte préparatoire insusceptible de faire l'objet d'un recours pour excès de pouvoir.

M. A a été admis au bénéfice de l'aide juridictionnelle totale par une décision du 10 juin 2022.

Vu les autres pièces des dossiers.

Vu :

- la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales ;

- la convention internationale relative aux droits de l'enfant ;

- le code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile ;

- la loi n° 91-647 du 10 juillet 1991 ;

- le code de justice administrative.

Les parties ont été régulièrement averties du jour de l'audience.

Après avoir entendu, au cours de l'audience publique :

- le rapport de M. Gilbertas, premier conseiller,

- et les conclusions de M. Borges Pinto, rapporteur public.

Considérant ce qui suit :

1. M. D A, ressortissant russe né le 11 février 1983, demande l'annulation de l'arrêté du 30 mars 2022 par lequel la préfète de la Loire a décidé son expulsion du territoire français.

Sur la recevabilité des conclusions dirigées contre l'avis de la commission d'expulsion de la Loire du 28 février 2022 :

2. L'avis de la commission d'expulsion de la Loire du 28 février 2022 constitue un acte préparatoire à une mesure d'expulsion et, comme tel, est insusceptible de recours pour excès de pouvoir. Les conclusions à fin d'annulation de cet avis doivent ainsi être rejetées comme irrecevables et le moyen tiré du défaut de base légale de l'arrêté du 30 mars 2022 du fait de l'annulation de cet avis doit être écarté.

Sur le surplus des conclusions de la requête :

3. En premier lieu, l'arrêté attaqué a été signé par M. B C, sous-préfet, secrétaire général de la préfecture de la Loire. Celui-ci disposait d'une délégation de signature consentie par la préfète de la Loire par un arrêté du 4 mars 2022, régulièrement publié le même jour. Par suite, le moyen tiré de l'incompétence du signataire de l'acte doit être écarté.

4. En deuxième lieu, l'arrêté attaqué vise les dispositions et stipulations dont il fait application et relève les éléments biographiques de M. A pertinents pour cette application, en particulier sa situation familiale. Par ailleurs, la circonstance que l'arrêté ne se prononce pas sur une éventuelle demande de titre de séjour de M. A ne saurait, en tout état de cause, être regardée comme se rapportant à la motivation de cet acte. Dans ces conditions, cet arrêté doit être regardé comme suffisamment motivé et le moyen afférent doit être écarté.

5. En troisième lieu, aux termes de l'article L. 632-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile : " 2° L'étranger est convoqué pour être entendu par une commission qui se réunit à la demande de l'autorité administrative et qui est composée :

a) du président du tribunal judiciaire du chef-lieu du département, ou d'un juge délégué par lui, président ; b) d'un magistrat désigné par l'assemblée générale du tribunal judiciaire du chef-lieu du département ; c) d'un conseiller de tribunal administratif ". Selon l'article R. 632-7 du même code : " Le préfet ou son représentant assure les fonctions de rapporteur. Le directeur départemental chargé de la cohésion sociale ou son représentant est entendu par la commission. Ces personnes n'assistent pas à la délibération de la commission ".

6. D'une part, il ressort des éléments produits en défense, et notamment de l'arrêté du 24 novembre 2021 fixant la composition de la commission d'expulsion de la Loire et du procès-verbal de séance, que celle-ci était régulièrement composée lors de la séance du 28 février 2022. D'autre part, le préfet produit en défense la délégation aux fonctions de rapporteur de l'adjointe au chef de bureau ayant exercé ces fonctions lors de la séance du 28 février 2022, délégation dont le caractère exécutoire n'est pas remis en cause. Enfin, si le directeur départemental chargé de la cohésion sociale, lequel ne fait pas partie des membres de la commission d'expulsion, ou son représentant, n'était pas présent lors de la séance du 28 février 2022, il ressort des pièces du dossier que ce directeur départemental a été régulièrement convoqué et a répondu ne pas être en mesure d'être présent. Dans ces conditions, une telle irrégularité ne peut être regardée comme substantielle et elle n'entache pas l'avis rendu, et la décision attaquée à sa suite, d'illégalité.

7. En quatrième lieu, M. A soutient que l'arrêté attaqué est entaché d'erreur de droit, et notamment de défaut d'examen de sa situation, dès lors qu'il ne se prononce pas sur sa demande de titre de séjour déposée en 2016. Il ressort des pièces du dossier que, antérieurement à la date d'édiction de l'arrêté attaqué, le dernier récépissé de demande de titre de séjour de M. A est arrivé à expiration, le 11 août 2017. Une décision implicite de refus de titre de séjour est par ailleurs née quatre mois après le dépôt de sa demande. Ainsi, M. A n'est pas fondé à soutenir que sa demande était en cours d'examen lors de l'édiction de l'arrêté d'expulsion. En tout état de cause, compte tenu de l'objet de cet arrêté, celui-ci ne se prononce pas sur le droit au séjour de M. A mais examine seulement l'application de l'article L. 631-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile au regard de la menace pour l'ordre public constituée par la présence du requérant en France. Le moyen doit ainsi être écarté.

8. En cinquième lieu, aux termes de l'article L. 631-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile : " L'autorité administrative peut décider d'expulser un étranger lorsque sa présence en France constitue une menace grave pour l'ordre public, sous réserve des conditions propres aux étrangers mentionnés aux articles L. 631-2 et L. 631-3 ". L'article L. 631-2 du même code dispose : " Par dérogation au présent article, l'étranger mentionné aux 1° à 4° peut faire l'objet d'une décision d'expulsion en application de l'article L. 631-1 s'il a été condamné définitivement à une peine d'emprisonnement ferme au moins égale à cinq ans ".

9. Il résulte de ces dispositions que les infractions pénales commises par un étranger ne sauraient, à elles seules, justifier légalement une mesure d'expulsion et ne dispensent pas l'autorité compétente d'examiner, d'après l'ensemble des circonstances de l'affaire, si la présence de l'intéressé sur le territoire français est de nature à constituer une menace grave pour l'ordre public. Lorsque l'administration se fonde sur l'existence d'une telle menace pour prononcer l'expulsion d'un étranger, il appartient au juge de l'excès de pouvoir, saisi d'un moyen en ce sens, de rechercher si les faits qu'elle invoque à cet égard sont de nature à justifier légalement sa décision.

10. Pour prononcer l'expulsion de M. A, au visa des dispositions précitées, la préfète de la Loire a relevé que M. A a été condamné le 23 février 2021 par la cour d'assise du Rhône à une peine de sept ans d'emprisonnement, ainsi qu'une interdiction de détenir une arme soumise à autorisation pendant cinq ans, pour des faits de violence avec usage d'arme ayant entraîné la mort sans intention de la donner et que la situation administrative non régularisée de l'intéressé, son absence de ressources ou de projet professionnel, caractérisaient un risque de récidive ou de renouvellement de faits délinquants, M. A ayant déjà fait l'objet d'une condamnation antérieure pour port prohibé d'arme. Si ce dernier se prévaut de l'avis défavorable à son expulsion de la commission d'expulsion, d'une absence d'incidents particuliers lors de son incarcération, des termes de diverses expertises psychiatriques indiquant une absence de dangerosité particulière, de sa libération conditionnelle avec placement sous bracelet électronique à compter du 20 décembre 2021, de tels éléments, pour indicateurs qu'ils puissent être d'efforts d'intégration, ne permettent pas, compte tenu du caractère grave et récent des faits ayant donné lieu à condamnation, de faire regarder l'appréciation portée par la préfète de la Loire comme entachée d'erreur d'appréciation, dans la mesure notamment où l'intéressé a déjà fait l'objet d'une condamnation pour port d'arme prohibé en 2010 et qu'il ne fait valoir aucun élément décisif s'agissant d'une poursuite durable de sa démarche de réinsertion, notamment par le travail, et ainsi d'éloignement de risque de récidive. Le moyen afférent doit ainsi être écarté.

11. En dernier lieu, M. A fait valoir sa présence en France depuis l'année 2009 en compagnie de son épouse et de leurs quatre enfants, tous de nationalité russe, de l'état de santé de celle-ci, requérant sa présence à ses côtés, et de ses activités associatives. Toutefois, il ressort des pièces du dossier qu'une partie très substantielle du séjour de M. A en France a consisté en son incarcération, que la préfète établit en défense que son épouse fait l'objet d'une obligation de quitter le territoire français, cette autorité pouvant prendre en compte cet élément alors même que l'acte était en cours de notification, et que M. A ne fait valoir aucun élément d'intégration particulier par la seule invocation d'attestations d'amis ou d'acteurs associatifs. De même, les pièces produites par le requérant n'établissent pas sa participation à l'entretien des enfants mineurs du couple, ainsi que relevé par la décision en litige. Dans ces conditions, la décision attaquée ne saurait être regardée comme portant une atteinte disproportionnée aux liens forgés par M. A avec la France ni comme portant une atteinte à l'intérêt supérieur de ses enfants mineurs. Les moyens tirés de la méconnaissance de l'article 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales et de celle de l'article 3-1 de la convention internationale relative aux droits de l'enfants doivent être écartés.

12. Il résulte de tout ce qui précède que les conclusions à fin d'annulation de l'arrêté du 30 mars 2022 doivent être rejetées. Par voie de conséquence, doivent être rejetées les conclusions de la requête à fin d'injonctions sous astreinte et celles à fin de mise à la charge de l'État des frais exposés et non compris dans les dépens dans les conditions prévues par les dispositions de l'article L. 761-1 du code de justice administrative et de l'article 37 de la loi n° 91-647 du 10 juillet 1991.

D E C I D E :

Article 1er : La requête de M. A est rejetée.

Article 2 : Le présent jugement sera notifié à M. D A, à Me Royon et au préfet de la Loire.

Délibéré après l'audience du 12 septembre 2023, à laquelle siégeaient :

M. Drouet, président,

M. Delahaye, premier conseiller,

M. Gilbertas, premier conseiller.

Rendu public par mise à disposition au greffe le 26 septembre 2023.

Le rapporteur,

M. Gilbertas

Le président,

H. Drouet

La greffière,

C. Amouny

La République mande et ordonne au préfet de la Loire en ce qui le concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.

Pour expédition conforme,

Une greffière,

Décisions similaires

TA13Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608292

Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. A... contre l'arrêté du préfet des Hautes-Alpes du 5 mai 2026 prolongeant son assignation à résidence. Le requérant invoquait une atteinte disproportionnée à sa liberté d'aller et venir et une méconnaissance de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et de l'article 3-1 de la Convention internationale des droits de l'enfant. Le tribunal a jugé que les contraintes horaires imposées (présence au domicile de 14h à 17h) n'étaient pas disproportionnées, faute de preuves suffisantes de leur incompatibilité avec le suivi scolaire de sa belle-fille. La décision s'appuie sur les articles L. 731-1 et R. 733-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.

01/06/2026

TA13Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608430

Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant égyptien, contestant un arrêté préfectoral du 14 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. La juridiction a estimé que l'arrêté était suffisamment motivé et ne méconnaissait pas les articles L. 612-6 et L. 612-10 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA), le préfet ayant examiné les critères légaux. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, y compris la demande d'aide juridictionnelle provisoire et de communication du dossier.

01/06/2026

TA13Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608432

Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant sénégalais, contestant un arrêté préfectoral du 15 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. Le tribunal a jugé que l'arrêté était suffisamment motivé et que la situation personnelle du requérant avait été examinée, notamment son maintien irrégulier après expiration de son visa. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, sur la base des articles L. 613-1, L. 612-2, L. 612-6 et L. 721-4 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.

01/06/2026

TA13Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2607881

Le Tribunal administratif de Marseille, statuant en référé sur le fondement de l’article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de suspension de l’arrêté du sous-préfet d’Istres du 7 avril 2026 mettant en demeure M. et Mme A... de quitter leur logement à Vitrolles. La requête a été jugée irrecevable car elle n’était pas accompagnée de la copie intégrale de la décision contestée, en méconnaissance des exigences procédurales. En conséquence, le juge a appliqué l’article L. 522-3 du même code pour rejeter la requête sans instruction ni audience, et a refusé l’admission provisoire à l’aide juridictionnelle.

01/06/2026

← Retour aux décisions