vendredi 15 septembre 2023
| Juridiction | Tribunal Administratif de Lyon |
| Section | Tribunal Administratif de Lyon |
| N° Dossier | TA69-2202840 |
| Type | Décision |
| Recours | Excès de pouvoir |
| Publication | C |
| Formation | 7ème chambre |
| Avocat requérant | BOURGEOIS |
Vu la procédure suivante :
Par une requête et un mémoire, enregistrés les 14 avril 2022 et 30 juin 2023, Mme E C, représentée par Me Bourgeois, demande au tribunal :
1°) d'annuler :
- le titre de perception n° 069000 006 053 069 485571 2021 0006260 émis à son encontre le 11 mai 2021 par le recteur de l'académie de Lyon en vue du recouvrement de la somme de 994,19 euros ;
- le titre de perception n° 069000 006 053 069 485571 2021 0007430 émis à son encontre le 20 mai 2021 par le recteur de l'académie de Lyon en vue du recouvrement de la somme de 1 023,47 euros ;
- la décision implicite, née le 13 février 2022, portant rejet de sa réclamation préalable ;
2°) de la décharger de l'obligation de payer la somme totale de 2 017,66 euros ;
3°) de mettre à la charge de l'État la somme de 2 500 euros en application des dispositions de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
Elle soutient que :
- les titres de perception contestés sont irréguliers ; en effet :
• ils ne comportent ni la qualité, ni la signature de leur auteur ;
• ils comportent les noms et qualités d'une personne différente de celle figurant sur les états revêtus de la formule exécutoire produits en défense ;
• l'arrêté de délégation de signature également produit en défense n'est pas suffisamment précis ;
- les titres de perception attaqués méconnaissent les dispositions de l'article 24 du décret n° 2012-1246 du 7 novembre 2012, dès lors qu'ils ne comportent pas les bases et les éléments de calcul sur lesquels le recteur de l'académie de Lyon s'est fondé pour déterminer le montant des créances ; en effet :
• ils sont motivés par référence à un courrier du 30 avril 2021 qui ne leur était pas annexé ;
• ce courrier du 30 avril 2021 évoquait un trop-perçu de rémunération pour le mois d'avril 2021 alors qu'elle n'a perçu aucune rémunération au cours de ce mois ;
• elle n'a jamais été rendu destinataire de l'état détaillé des indus constatés en mars 2021 et ce dernier fait référence à un trop-perçu " issu de paye mars 2021 " alors qu'elle n'a perçu aucune rémunération au cours de ce mois ;
• si elle a été destinataire de l'état détaillé des indus constatés en avril 2021, celui-ci fait également référence à un trop-perçu " issu de paye avril 2021 " alors qu'elle n'a perçu aucune rémunération au cours de ce mois ;
- les titres de perception en litige sont mal fondés ; en effet :
• elle n'a bénéficié d'aucun trop-perçu de rémunération au cours des mois de janvier et février 2021 et sur la période comprise entre les mois de septembre et décembre 2020 ;
• l'administration a commis plusieurs erreurs lors de la comptabilisation de ses jours de congés de présence parentale.
Par un mémoire en défense, enregistré le 21 décembre 2022, le recteur de l'académie de Lyon conclut au rejet de la requête.
Il fait valoir que les moyens de la requête de Mme C ne sont pas fondés.
La requête a été communiquée à la direction régionale des finances publiques (DRFiP) d'Auvergne-Rhône-Alpes et du département du Rhône, qui n'a pas produit de mémoire.
Vu les autres pièces du dossier.
Vu :
- le code général de la fonction publique ;
- le code des relations entre le public et l'administration ;
- la loi n° 83-634 du 13 juillet 1983 ;
- la loi n° 84-16 du 11 janvier 1984 ;
- la loi n° 2010-1658 du 29 décembre 2010 ;
- le décret n° 86-83 du 17 janvier 1986 ;
- le décret n° 2006-536 du 11 mai 2006 ;
- le décret n° 2012-1246 du 7 novembre 2012 ;
- le décret n° 2016-1171 du 29 août 2016 ;
- le code de justice administrative.
Les parties ont été régulièrement averties du jour de l'audience, à laquelle elles n'étaient ni présentes, ni représentées.
Ont été entendus au cours de l'audience publique :
- le rapport de M. Gueguen ;
- et les conclusions de M. Pineau, rapporteur public.
Considérant ce qui suit :
1. Mme C, agente contractuelle du second degré de 1ère catégorie recrutée par le rectorat de l'académie de Lyon pour exercer des fonctions d'enseignante d'espagnol, a été affectée au lycée professionnel Marie Curie de Villeurbanne, du 1er septembre 2019 au 31 août 2020, puis à compter du 1er septembre 2020, au sein du lycée professionnel Louis Labé, situé dans le 7ème arrondissement de Lyon. Suite à ses demandes présentées les 20 août 2019 et 20 juillet 2020, l'intéressée a bénéficié, au cours des années scolaires 2019-2020 et 2020-2021, de congés de présence parentale. Par un courrier du 4 mars 2021, le recteur de l'académie de Lyon a adressé à Mme C des arrêtés des 11 et 12 février 2021 annulant et remplaçant les précédents arrêtés lui ayant octroyé lesdits congés pour la période comprise entre le 1er septembre 2019 et le 31 décembre 2020, afin de " rétablir (s)a situation conformément à la réglementation en vigueur " suite au changement de son emploi du temps entre les années scolaires 2019-2020 et 2020-2021, l'informant que cette " régularisation " prolongeait ses droits à congés de présence parentale jusqu'au 24 juin 2021. Cependant, par un courrier du 30 avril 2021, le recteur de l'académie de Lyon a adressé à Mme C un " état détaillé des sommes (qu'elle aurait) perçues à tort " et qui n'avaient " pas encore été totalement recouvrées " par la direction régionale des finances publiques (DRFiP), en l'informant qu'elle serait prochainement destinataire " d'un titre de perception " émanant de cette direction pour un " montant indiqué " dans le " document joint " à ce courrier, soit 1 023,47 euros. Les 11 et 20 mai 2021, le recteur de l'académie de Lyon a toutefois émis à l'encontre de l'intéressée deux titres de perception, correspondant chacun à un " TROP PERCU SUR REMUNERATION CF : Etat des sommes dûes - Courrier du 30/04/21 " pour des montants respectifs de 994,19 et 1 023,47 euros. Enfin, le 13 août suivant, Mme C a adressé au comptable assignataire de la créance une contestation qui a été transmise à l'administration le jour-même puis implicitement rejetée le 13 février 2022. La requérante demande au tribunal de prononcer l'annulation des deux titres de perception précités, ensemble la décision implicite portant rejet de sa réclamation préalable, et de la décharger de l'obligation de payer la somme totale de 2 017,66 euros.
Sur les conclusions à fin d'annulation :
2. En premier lieu, selon les termes de l'article L. 212-1 du code des relations entre le public et l'administration : " Toute décision prise par une administration comporte la signature de son auteur ainsi que la mention, en caractères lisibles, du prénom, du nom et de la qualité de celui-ci. () ". Le V de l'article 55 de la loi du 29 décembre 2010 de finances rectificative pour 2010 prévoit que pour l'application de ces dispositions " () aux titres de perception délivrés par l'Etat en application de l'article L. 252 A du livre des procédures fiscales, afférents aux créances de l'Etat ou à celles qu'il est chargé de recouvrer pour le compte de tiers, la signature figure sur un état revêtu de la formule exécutoire, produit en cas de contestation. ".
3. Il résulte de ces dispositions, d'une part, que le titre de perception individuel délivré par l'État doit mentionner les nom, prénom et qualité de l'auteur de cette décision, et d'autre part, qu'il appartient à l'autorité administrative de justifier, en cas de contestation, que l'état revêtu de la formule exécutoire comporte la signature de cet auteur. Ces dispositions n'imposent pas, en revanche, de faire figurer sur cet état les nom, prénom et qualité du signataire. Lorsque l'état revêtu de la formule exécutoire est signé non par l'ordonnateur lui-même mais par une personne ayant reçu de lui une délégation de compétence ou de signature, ce sont, dès lors, les noms, prénoms et qualité de cette personne qui doivent être mentionnés sur le titre de perception.
4. En l'espèce, il résulte de l'instruction que si les titres de perception en litige comportent, sur leur deuxième page, le prénom, le nom ainsi que la qualité de leur auteur, à savoir M. B F, coordonnateur de paie, en revanche, les états récapitulatifs des créances pour mise en recouvrement produits en défense, qui mentionnent ces titres de perception, comportent la signature de M. D A, chef de bureau dépense et recettes académiques, travaux immobiliers, DBF 1. Par suite, Mme C est fondée à soutenir que les titres de perception contestés, qui comportent les nom, prénom et qualité d'une personne différente de celle ayant signé les états revêtus de la formule exécutoire, méconnaissent les dispositions de l'article L. 212-1 du code des relations entre le public et l'administration sans que celle-ci ne puisse utilement faire valoir en défense que M. F disposait d'une délégation de signature régulière en cas d'absence ou d'empêchement de M. A.
5. En second lieu, selon les termes de l'article 24 du décret du 7 novembre 2012 relatif à la gestion budgétaire et comptable publique : " () Toute créance liquidée faisant l'objet d'une déclaration ou d'un ordre de recouvrer indique les bases de la liquidation. () ".
6. Il résulte des dispositions précitées que l'État ne peut mettre en recouvrement une créance sans indiquer, soit dans le titre de perception lui-même, soit par une référence précise à un document joint à ce titre ou précédemment adressé au débiteur, les bases et les éléments de calcul sur lesquels il s'est fondé pour déterminer le montant de la créance.
7. En l'espèce, les deux titres de perception respectivement émis à l'encontre de Mme C indiquent chacun que l'objet des créances dont ils poursuivent le recouvrement correspond à un " TROP PERCU SUR REMUNERATION CF : Etat des sommes dûes - Courrier du 30/04/21 " et doivent dès lors être regardés comme faisant référence au courrier du 30 avril 2021 précédemment adressé à l'intéressée. Toutefois, ce courrier, dont l'objet était intitulé " indus constatés sur rémunérations ", se bornait à informer Mme C qu'elle trouverait " ci-joint un état détaillé des sommes " qu'elle aurait " perçues à tort " et qui n'avaient " pas encore été totalement recouvrées " par la DRFiP, et qu'elle serait prochainement destinataire " d'un titre de perception () du montant indiqué sur le document ci-joint ", sans mentionner l'origine des indus de rémunération, les périodes concernées par les trop-perçus ni les modalités de calcul des créances dont les deux titres de perception en litige poursuivent le recouvrement. Par ailleurs, si l'administration fait valoir en défense que ledit courrier aurait été accompagné de deux " états détaillés des indus constatés ", la requérante soutient, sans être sérieusement contredite, ne jamais avoir été destinataire du premier " état détaillé des indus constatés en mars 2021 " et il ne résulte pas de l'instruction pas de l'instruction qu'elle en ait eu préalablement connaissance, le courrier précité du 30 avril 2021 ne précisant pas au demeurant le nombre de documents qui lui étaient joints. Enfin, s'il est constant que Mme C a bien été destinataire d'un " état détaillé des indus constatés en avril 2021 " joint au courrier précité, le détail de la somme à payer de 1 023,47 euros qu'il contient ne permettait pas davantage à l'intéressée de connaître l'origine des indus de rémunération, les périodes concernées par les trop-perçus ainsi que les modalités de calcul de la créance dont le titre de perception du 20 mai 2021 poursuit le recouvrement, dès lors qu'il mentionnait, dans un style télégraphique et difficilement compréhensible, un " traitement brut issu paye de avril 2021 " pour un montant initial de la dette de 583,44 euros et un reste à recouvrer de 333,46 euros après recouvrement sur cotisations de " SS / 92,96 ", " RC / 35,65 ", " CSG, RDS, Mutuelle / 36,29 " et " CSGded / 85,08 ", un " traitement brut issu paye de avril 2021 " de 583,47 euros, une " indemnité de résidence issu paye de avril 2021 " de 5,76 euros, une " indemnité de résidence issu paye de avril 2021 " de 5,90 euros, une " ISOE part fixe issu paye de avril 2021 " de 65,72 euros et une " ISOE part fixe issu paye de avril 2021 " de 29,16 euros. Au surplus, les montants précités ainsi que ceux mentionnés dans l'" état détaillé des indus constatés en mars 2021 " ne coïncident pas systématiquement avec les bulletins de paye de la requérante pour les mois de mars et avril 2021 ni avec les décomptes de rappel qui y étaient joints pour les périodes comprises entre le 4 janvier et le 28 février 2021 et entre le 1er septembre 2020 et le 28 février 2021. Par suite, Mme C est fondée à soutenir qu'elle n'a pas été mise à même de connaître les bases et les éléments de calcul sur lesquels le recteur de l'académie de Lyon s'est fondé pour déterminer les montants de 994,19 et 1 023,47 euros dont les titres de perceptions contestés poursuivent respectivement le recouvrement, en méconnaissance des exigences prévues par les dispositions de l'article 24 du décret du 7 novembre 2012.
8. Il résulte de l'ensemble de ce qui précède, et sans qu'il soit besoin de se prononcer sur les autres moyens de la requête, que Mme C est fondée à demander l'annulation des deux titres de perception respectivement émis à son encontre les 11 et 20 mai 2021 ainsi que, par voie de conséquence, celle de la décision implicite, née le 13 février 2022, portant rejet de sa réclamation préalable.
Sur les conclusions à fin de décharge :
9. L'annulation d'un titre de perception pour un motif de régularité en la forme n'implique pas nécessairement, compte tenu de la possibilité d'une régularisation par l'administration, l'extinction de la créance litigieuse, à la différence d'une annulation prononcée pour un motif mettant en cause le bien-fondé de la créance dont ce titre poursuit le recouvrement.
10. En l'espèce, dès lors que les titres de perception contestés sont susceptibles de faire l'objet d'une régularisation par le recteur de l'académie de Lyon, les conclusions présentées par Mme C et tendant à ce que le tribunal la décharge de l'obligation de payer la somme totale 2 017,66 euros doivent être rejetées.
Sur les frais non compris dans les dépens :
11. Dans les circonstances de l'espèce, il y a lieu de mettre à la charge de l'État le versement d'une somme de 1 500 euros à M. C en application des dispositions de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
D É C I D E :
Article 1er : Les titres de perception nos 069000 006 053 069 485571 2021 0006260 et 069000 006 053 069 485571 2021 0007430 respectivement émis les 11 et 20 mai 2021 par le recteur de l'académie de Lyon à l'encontre de Mme C, en vue du recouvrement des sommes de 994,19 et 1 023,47 euros, ainsi que la décision implicite, née le 13 février 2022, portant rejet de sa réclamation préalable, sont annulés.
Article 2 : L'État versera une somme de 1 500 euros à Mme C en application des dispositions de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
Article 3 : Le surplus des conclusions de la requête est rejeté.
Article 4 : Le présent jugement sera notifié à Mme E C et au ministre de l'éducation nationale et de la jeunesse.
Copies en seront adressées, pour information, au recteur de l'académie de Lyon et à la direction régionale des finances publiques (DRFiP) d'Auvergne-Rhône-Alpes et du département du Rhône.
Délibéré après l'audience du 1er septembre 2023, à laquelle siégeaient :
Mme Baux, présidente,
M. Bertolo, premier conseiller,
M. Gueguen, conseiller.
Rendu public par mise à disposition au greffe le 15 septembre 2023.
Le rapporteur,
C. Gueguen
La présidente,
A. Baux
La greffière,
I. Rignol
La République mande et ordonne au ministre de l'éducation nationale et de la jeunesse, en ce qui le concerne, ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.
Pour expédition conforme,
Un greffier,
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608292
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. A... contre l'arrêté du préfet des Hautes-Alpes du 5 mai 2026 prolongeant son assignation à résidence. Le requérant invoquait une atteinte disproportionnée à sa liberté d'aller et venir et une méconnaissance de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et de l'article 3-1 de la Convention internationale des droits de l'enfant. Le tribunal a jugé que les contraintes horaires imposées (présence au domicile de 14h à 17h) n'étaient pas disproportionnées, faute de preuves suffisantes de leur incompatibilité avec le suivi scolaire de sa belle-fille. La décision s'appuie sur les articles L. 731-1 et R. 733-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608430
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant égyptien, contestant un arrêté préfectoral du 14 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. La juridiction a estimé que l'arrêté était suffisamment motivé et ne méconnaissait pas les articles L. 612-6 et L. 612-10 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA), le préfet ayant examiné les critères légaux. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, y compris la demande d'aide juridictionnelle provisoire et de communication du dossier.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608432
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant sénégalais, contestant un arrêté préfectoral du 15 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. Le tribunal a jugé que l'arrêté était suffisamment motivé et que la situation personnelle du requérant avait été examinée, notamment son maintien irrégulier après expiration de son visa. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, sur la base des articles L. 613-1, L. 612-2, L. 612-6 et L. 721-4 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2607881
Le Tribunal administratif de Marseille, statuant en référé sur le fondement de l’article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de suspension de l’arrêté du sous-préfet d’Istres du 7 avril 2026 mettant en demeure M. et Mme A... de quitter leur logement à Vitrolles. La requête a été jugée irrecevable car elle n’était pas accompagnée de la copie intégrale de la décision contestée, en méconnaissance des exigences procédurales. En conséquence, le juge a appliqué l’article L. 522-3 du même code pour rejeter la requête sans instruction ni audience, et a refusé l’admission provisoire à l’aide juridictionnelle.
01/06/2026