lundi 8 août 2022
| Juridiction | Tribunal Administratif de Lyon |
| Section | Tribunal Administratif de Lyon |
| N° Dossier | TA69-2203036 |
| Type | Décision |
| Recours | Excès de pouvoir |
| Publication | C |
| Formation | JU 9ème chambre |
| Avocat requérant | BARIOZ |
Vu la procédure suivante :
Par une requête et des pièces complémentaires enregistrées les 19 avril et 21 juin 2022 sous le n°2203036, M. C F, représenté par Me Barioz, demande au tribunal :
1°) d'annuler les décisions du 17 avril 2022 par lesquelles la préfète de l'Ain l'a obligé à quitter le territoire français sans délai de départ volontaire, a fixé le pays à destination duquel il pourra être reconduit d'office, et l'a en outre interdit de retour sur le territoire français pour une durée d'un an ;
2°) d'enjoindre à cette autorité de lui délivrer, sans délai, une autorisation provisoire de séjour l'autorisant à travailler jusqu'au réexamen de sa situation et de procéder sans délai à l'effacement de son signalement aux fins de non-admission du système d'information " Schengen " ;
3°) de mettre à la charge de l'Etat la somme de 1 500 euros au titre des dispositions de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
Il soutient que :
- l'arrêté a été édicté par une autorité incompétente ;
S'agissant de la décision portant obligation de quitter le territoire français :
- il n'a pas pu présenter des observations contradictoires avant que n'intervienne la décision d'éloignement, la préfète de l'Ain ayant par suite méconnu son droit général d'être entendu et le principe des droits de la défense ;
- cette décision aurait dû faire l'objet d'une procédure contradictoire en application des dispositions de l'article L. 121-1 du code des relations entre le public et l'administration ;
- la préfète de l'Ain a méconnu le principe du respect des droits de la défense ;
- la décision d'éloignement est entachée d'une erreur de droit en l'absence d'examen particulier de sa situation ;
- elle est également entachée d'une erreur de fait quant à sa situation familiale ;
- elle méconnait les stipulations de l'article 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales et est, à cet égard, entachée d'une erreur manifeste d'appréciation de ses conséquences sur sa situation personnelle ;
S'agissant de la décision fixant le délai de départ volontaire :
- la décision lui refusant l'octroi d'un délai de départ volontaire est entachée d'une erreur de droit ;
S'agissant de la décision fixant le pays de destination :
- elle est illégale par exception d'illégalité de la décision portant obligation de quitter le territoire français ;
- elle est entachée d'une insuffisance de motivation ;
- elle est entachée d'une absence d'examen particulier et d'une erreur de droit dès lors que la préfète de l'Ain s'est crue liée par les décisions des autorités compétentes en matière d'asile ;
- elle méconnait les dispositions de l'article 3 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales ;
S'agissant de la décision portant interdiction de retour sur le territoire français :
- elle est illégale par exception d'illégalité de la décision portant obligation de quitter le territoire français ;
- elle est entachée d'une insuffisance de motivation ;
- elle méconnait les stipulations de l'article 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales et celles de l'article 24-3 de la charte des droits fondamentaux de l'Union européenne et est, à cet égard, entachée d'une erreur manifeste d'appréciation.
Par un mémoire en défense, enregistrée le 20 juin 2022, la préfète de l'Ain conclut au rejet de la requête.
Elle fait valoir qu'aucun des moyens de la requête n'est fondé.
Vu les autres pièces du dossier.
Vu :
- la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales ;
- la charte des droits fondamentaux de l'Union européenne ;
- le code des relations entre le public et l'administration ;
- le code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile ;
- le code de justice administrative.
La présidente du tribunal a désigné M. B pour statuer sur les litiges relatifs aux décisions portant mesure d'éloignement des ressortissants étrangers en application du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
Les parties ont été régulièrement averties du jour de l'audience à laquelle la préfète de l'Ain n'était ni présente, ni représentée.
Ont été entendus au cours de l'audience publique le rapport de M. Habchi, magistrat désigné, et les observations de Me Vray substituant Me Barioz, pour M. F.
La clôture de l'instruction a été prononcée à l'issue de l'audience.
Considérant ce qui suit :
1. M. F, né le 22 novembre 1990 et originaire d'Arménie, déclare être entré en France le 6 septembre 2019. Sa demande d'asile a été définitivement rejetée par la Cour nationale du droit d'asile (CNDA) le 29 janvier 2021. Par un arrêté du 23 décembre 2020, dont la légalité a été confirmée par le Tribunal le 31 mars 2021, l'autorité administrative a obligé M. F à quitter le territoire français. Par un second arrêté du 17 avril 2022, la préfète de l'Ain l'a obligé à quitter le territoire français sans délai sur le fondement du 1° de l'article L. 611-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, a fixé le pays de à destination duquel il est susceptible d'être reconduit d'office, et lui a en outre opposé une interdiction de retour sur le territoire français. Par la présente requête, M. F demande l'annulation de l'ensemble de ces décisions prises par l'autorité administrative.
En ce qui concerne le moyen commun aux décisions attaquées :
2. L'arrêté attaqué en date du 17 avril 2022 a été signé par Mme E A, sous-préfète de Gex et de Nantua, en vertu d'une délégation accordée le 1er septembre 2021 et publiée au recueil des actes administratifs de la préfecture, accessible tant au juge qu'aux parties. Il s'ensuit que le moyen tiré de l'incompétence de l'auteur de l'acte en cause, doit être écarté.
S'agissant des décisions portant obligation de quitter le territoire français et fixant le délai de départ volontaire :
3. En premier lieu, il ne ressort pas des pièces du dossier que M. F aurait été empêché de faire valoir toute observation utile lors du dépôt de sa demande d'asile, ni qu'il aurait été dans l'incapacité de porter, ultérieurement, tout élément pertinent, à la connaissance de la préfète de l'Ain. En effet, si, d'une part, il se prévaut de ce que la préfète ne fait référence à aucun fait précis et circonstancié, si ce n'est les précédentes décisions prises à son encontre, une telle circonstance ne ressort pas des termes de la décision. D'autre part, s'il fait état d'une évolution de sa situation professionnelle de nature à justifier la délivrance d'un titre de séjour en qualité de salarié, la promesse d'embauche produite devant le tribunal, établie postérieurement à l'intervention de la décision contestée ne permet pas d'établir une telle allégation et de considérer que l'intéressé justifiait ainsi d'éléments qui auraient pu avoir une influence sur le sens de la décision. Au demeurant, il ne ressort pas des pièces du dossier que M. F, qui a été auditionné par les services de gendarmerie préalablement à l'édiction de l'arrêté en litige, aurait été empêché de formuler des observations écrites ou orales, avant l'intervention de la décision contestée. Dans ces conditions, le requérant n'est pas fondé à soutenir qu'il aurait été privé de son droit d'être entendu, ou que l'autorité administrative n'aurait pas respecté le principe du débat contradictoire. D'autre part, si le requérant invoque le non-respect par l'autorité administrative des droits de la défense, il n'assortit ce moyen d'aucune précision suffisante pour en apprécier le bien-fondé.
4. En deuxième lieu, M. F se plaint de ce que la préfète de l'Ain ne fait aucune référence à la réalité de sa situation privée et familiale dans l'arrêté contesté, et notamment ne fait pas état de la présence en France de sa concubine, de nationalité ukrainienne et de la possibilité d'intégrer un emploi en contrat à durée indéterminée à temps plein. Toutefois, d'une part, M. F ne verse au débat aucune pièce de nature à attester de la réalité de la relation dont il se prévaut devant la juridiction. D'autre part, il se borne à produire une promesse d'embauche en qualité de mécanicien, en date du 1er juin 2022, postérieure à l'arrêté contesté. Par suite, il ne résulte pas davantage des termes de la décision d'éloignement, ni des autres pièces du dossier, que l'autorité préfectorale aurait omis d'examiner de manière attentive et personnalisée la situation de l'étranger qui lui était soumise. Les moyens tirés du défaut d'examen et de l'erreur de droit ne peuvent qu'être écartés.
5. En troisième lieu, aux termes de l'article 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales : " 1. Toute personne a droit au respect de sa vie privée et familiale () ". Pour l'application de ces stipulations, l'étranger qui invoque la protection due à son droit au respect de sa vie privée et familiale en France doit apporter toute justification permettant d'apprécier la réalité et la stabilité de ses liens personnels et familiaux effectifs en France au regard de ceux qu'il a conservés dans son pays d'origine.
6. Il ressort des pièces du dossier que M. F, âgé de 31 ans, déclare être entré en France le 6 septembre 2019 et y réside depuis seulement deux ans et demi à la date de l'arrêté attaqué. Si l'intéressé fait état de sa parfaite insertion dans la société française et de son intégration aboutie, par une possible embauche en contrat à durée indéterminée à temps plein et de la relation de concubinage qu'il entretiendrait avec une ressortissante ukrainienne, il ne verse au débat aucune preuve probante de sa qualification ou de son activité professionnelle, ni ne justifie de l'existence de liens privés et familiaux intenses sur le sol français, et, ce alors que demeure l'ensemble de ses attaches en Arménie, où il a vécu l'essentiel de son existence. Dès lors, M. F ne démontre pas qu'il aurait fixé le centre de sa vie privée et familiale en France. Il en résulte que l'ensemble des éléments exposés ci-avant ne saurait suffire à établir que la décision portant obligation de quitter le territoire français sans délai de départ volontaire a porté à son droit au respect de sa vie privée et familiale une atteinte disproportionnée eu égard aux buts en vue desquels elle a été prise. Par suite, le moyen tiré de la méconnaissance des stipulations citées au point 5 doit être écarté. Pour les mêmes motifs, M. F n'est pas davantage fondé à soutenir que la préfète de l'Ain aurait entaché sa décision d'éloignement d'une erreur manifeste d'appréciation.
7. En quatrième lieu, en l'absence de toute justification tenant à sa situation de concubinage, dont il n'a d'ailleurs pas fait état lors de son audition par la gendarmerie, et à ses perspectives d'insertion professionnelle, le requérant ne saurait utilement soutenir que la décision, qui n'en fait pas état, serait entachée d'une erreur de fait.
8. En cinquième lieu, aux termes de l'article L. 612-2 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile : " Par dérogation à l'article L. 612-1, l'autorité administrative peut refuser d'accorder un délai de départ volontaire dans les cas suivants : () 3° Il existe un risque que l'étranger se soustraie à la décision portant obligation de quitter le territoire français dont il fait l'objet. " ; et aux termes de l'article L. 612-3 du même code : " Le risque mentionné au 3° de l'article L. 612-2 peut être regardé comme établi, sauf circonstance particulière, dans les cas suivants : () 5° L'étranger s'est soustrait à l'exécution d'une précédente mesure d'éloignement () ".
9. Il ressort des termes de l'arrêté attaqué, qui ne sont d'ailleurs nullement contredits par le requérant, que M. F a déjà fait l'objet d'une décision d'éloignement antérieure. S'il se prévaut de ce que la préfète de l'Ain n'a pas manifesté de volonté de la faire exécuter, cette circonstance ne saurait sérieusement justifier son maintien sur le sol français en dépit de la mesure précitée, ni permettre de considérer qu'il ne se serait ainsi pas lui-même dispensé d'exécuter la mesure dont il est a été l'objet. Dès lors, M. F entrant dans le champ d'application du 5° de l'article L. 612-3 du code précité, les moyens tirés de la méconnaissance des dispositions de l'article L. 612-2 et de l'erreur manifeste d'appréciation en l'absence de délai de départ volontaire doivent être écartés.
En ce qui concerne la décision fixant le pays de destination :
10. En premier lieu, il résulte de ce qui précède que le moyen tiré de l'illégalité de la décision portant obligation de quitter le territoire français, invoqué par voie d'exception à l'encontre de la décision fixant le pays de destination, n'est pas fondé.
11. En deuxième lieu, l'arrêté du 17 avril 2022 par lequel la préfète de l'Ain a fixé le pays à destination duquel M. F pourra être reconduit d'office vise les stipulations des articles 3 et 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales. Il mentionne aussi que sa demande d'asile a été définitivement rejetée par la CNDA le 29 janvier 2021, sans qu'il n'apporte d'élément de nature à attester de l'existence de risques en cas de retour dans son pays d'origine. La décision en litige comporte l'énoncé des éléments de droit et de fait qui en constituent le fondement et a ainsi permis à l'intéressé d'en discuter utilement. Le moyen tiré du défaut de motivation de la décision attaquée, qui manque en fait, doit, par suite, être écarté.
12. En troisième lieu, il ne ressort pas des termes de la décision fixant le pays de destination que l'autorité administrative se serait crue liée par la décision de la CNDA refusant l'asile au requérant. Par suite, alors que le requérant ne justifie d'aucun risque en cas de retour en Arménie, il ne résulte pas davantage des termes de la décision d'éloignement, ni des autres pièces du dossier, que l'autorité préfectorale aurait omis d'examiner de manière attentive et personnalisée la situation de l'étranger, qui lui était soumise. Les moyens tirés de l'erreur de droit et du défaut d'examen ne peuvent qu'être écartés.
13. En quatrième lieu, aux termes de l'article 3 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales : " Nul ne peut être soumis à la torture ni à des peines ou traitements inhumains ou dégradants ". Alors que sa demande d'asile été définitivement rejetée par la CNDA, M. F, qui ne fournit d'ailleurs devant le tribunal aucun élément nouveau établissant le caractère réel, sérieux et actuel des menaces invoquées en cas de retour en Arménie, n'est pas fondé à soutenir que la décision fixant le pays de destination méconnaît les stipulations de l'article 3 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales.
En ce qui concerne la décision portant interdiction de retour sur le territoire français :
14. En premier lieu, il résulte de ce qui a été dit précédemment, en particulier aux points 3 à 9, que la décision d'éloignement n'est pas illégale. Par suite, M. F n'est pas fondé à exciper, par voie d'exception, de l'illégalité de la décision lui opposant une interdiction de retour sur le territoire français.
15. En deuxième lieu, la décision d'interdiction de retour sur le territoire français, qui vise les dispositions des articles L. 612-6 et L. 612-10 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, ainsi que les considérations de fait sur lesquelles elle se fonde, et notamment que l'intéressé s'est maintenu irrégulièrement sur le territoire national en dépit d'une précédente mesure d'éloignement, qu'il ne justifie d'aucune attache familiale en France ni d'aucune circonstance humanitaire, est suffisamment motivée en fait et en droit. Par suite, le moyen tiré de l'insuffisante motivation sur ce point de l'arrêté attaqué, ne peut qu'être écarté.
16. En troisième lieu, pour les mêmes motifs que ceux évoqués au point 6, M. F n'est pas fondé à soutenir que la décision portant interdiction de retour sur le territoire français méconnaît les stipulations de l'article 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales, ni qu'elle serait entachée d'une erreur manifeste d'appréciation de sa situation personnelle et familiale.
17. Il résulte de l'ensemble de ce qui précède que les conclusions de cette requête doivent être rejetées en ce comprises les conclusions aux fins d'annulation, d'injonction, et au titre des frais exposés et non compris dans les dépens.
D E C I D E :
Article 1er : La requête n° 2203036 de M. F est rejetée.
Article 2 : Le présent jugement sera notifié à M. C F et à la préfète de l'Ain.
Rendu public par mise à disposition au greffe le 8 août 2022.
Le magistrat désigné,
H. B La greffière en chef adjointe,
M. D
La République mande et ordonne à la préfète de l'Ain en ce qui la concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.
Pour expédition conforme,
Un greffier,
N°2203036
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608292
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. A... contre l'arrêté du préfet des Hautes-Alpes du 5 mai 2026 prolongeant son assignation à résidence. Le requérant invoquait une atteinte disproportionnée à sa liberté d'aller et venir et une méconnaissance de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et de l'article 3-1 de la Convention internationale des droits de l'enfant. Le tribunal a jugé que les contraintes horaires imposées (présence au domicile de 14h à 17h) n'étaient pas disproportionnées, faute de preuves suffisantes de leur incompatibilité avec le suivi scolaire de sa belle-fille. La décision s'appuie sur les articles L. 731-1 et R. 733-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608430
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant égyptien, contestant un arrêté préfectoral du 14 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. La juridiction a estimé que l'arrêté était suffisamment motivé et ne méconnaissait pas les articles L. 612-6 et L. 612-10 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA), le préfet ayant examiné les critères légaux. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, y compris la demande d'aide juridictionnelle provisoire et de communication du dossier.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608432
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant sénégalais, contestant un arrêté préfectoral du 15 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. Le tribunal a jugé que l'arrêté était suffisamment motivé et que la situation personnelle du requérant avait été examinée, notamment son maintien irrégulier après expiration de son visa. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, sur la base des articles L. 613-1, L. 612-2, L. 612-6 et L. 721-4 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2607881
Le Tribunal administratif de Marseille, statuant en référé sur le fondement de l’article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de suspension de l’arrêté du sous-préfet d’Istres du 7 avril 2026 mettant en demeure M. et Mme A... de quitter leur logement à Vitrolles. La requête a été jugée irrecevable car elle n’était pas accompagnée de la copie intégrale de la décision contestée, en méconnaissance des exigences procédurales. En conséquence, le juge a appliqué l’article L. 522-3 du même code pour rejeter la requête sans instruction ni audience, et a refusé l’admission provisoire à l’aide juridictionnelle.
01/06/2026