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AccueilJurisprudence administrativeN° TA69-2203103

Tribunal Administratif de Lyon — Décision N° TA69-2203103

mardi 5 juillet 2022

JuridictionTribunal Administratif de Lyon
SectionTribunal Administratif de Lyon
N° DossierTA69-2203103
TypeDécision
RecoursExcès de pouvoir
PublicationC
Formation6ème chambre
Avocat requérantSCP ROBIN VERNET

Texte intégral

Vu la procédure suivante :

Par une requête enregistrée le 22 avril 2022, M. B A, représenté par la SCP Robin Vernet, demande au tribunal :

1°) d'annuler les décisions du 17 mars 2022 par lesquelles le préfet du Rhône a rejeté sa demande de titre de séjour, l'a obligé à quitter le territoire français dans un délai de quatre-vingt-dix jours et a fixé le pays de destination ;

2°) d'enjoindre au préfet du Rhône de lui délivrer une carte de séjour temporaire portant la mention " vie privée et familiale " dans un délai de quinze jours à compter du jugement à intervenir sous astreinte de 50 euros par jour de retard, et à tout le moins de lui délivrer un récépissé de demande de renouvellement de titre de séjour en application de l'article L. 911-1 du code de justice administrative ;

3°) de mettre à la charge de l'Etat le versement d'une somme de 1 500 euros au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.

Il soutient que :

S'agissant du refus de titre de séjour

- cette décision est insuffisamment motivée et est entachée d'un défaut d'examen particulier de sa situation ;

- ce refus a été pris à la suite d'une procédure irrégulière faute pour le préfet de justifier de la réalité de l'avis émis par le collège de médecins de l'Office français de l'immigration et de l'intégration ;

- cette décision méconnaît l'article L. 425-9 du le code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile et est entachée d'erreur d'appréciation sur les conséquences d'une exceptionnelle gravité auxquelles il pourrait être exposé en cas d'interruption de sa prise en charge médicale ;

- ce refus méconnaît les stipulations de l'article 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales et l'article L. 435-1 du le code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile ;

S'agissant de la décision portant obligation de quitter le territoire français dans un délai de quatre-vingt-dix jours

- la décision portant obligation de quitter le territoire français étant fondée sur une décision de refus de délivrance de titre de séjour illégale, elle sera annulée par voie d'exception d'illégalité ;

- elle méconnaît les dispositions du 9° de l'article L. 611-3 du le code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile ;

- elle méconnaît les stipulations de l'article 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales ;

- elle est entachée d'erreur manifeste d'appréciation ;

S'agissant de la décision fixant le pays de renvoi

- l'annulation de la décision refusant la délivrance d'un titre de séjour ainsi que celle enjoignant l'obligation de quitter le territoire français, entraîneront nécessairement l'annulation de la décision du même jour fixant le pays de destination ;

- elle méconnaît l'article 3 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales et est entachée d'erreur manifeste d'appréciation.

Par un mémoire en défense enregistré le 25 mai 2022, le préfet du Rhône conclut au rejet de la requête.

Il soutient que les moyens de la requête ne sont pas fondés en ajoutant, concernant le moyen tiré de la méconnaissance de l'article L. 425-9 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile et de l'erreur manifeste d'appréciation au regard de ces dispositions, que le requérant ne justifie pas en outre de l'impossibilité pour lui de bénéficier pour lui d'un traitement approprié eu égard à l'offre de soins et aux caractéristiques du système de santé au Bénin.

La clôture de l'instruction a été fixée au 9 juin 2022 par une ordonnance du 25 mai 2022.

Vu les autres pièces du dossier ;

Vu :

- la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales ;

- la convention du 21 décembre 1992 entre la république française et la république de la Bénin relative à la circulation et aux séjour des personnes ;

- l'accord du 28 novembre 2007 entre le gouvernement de la république française et le gouvernement de la république du Bénin relatif à la gestion concertée des flux migratoires et au co-développement ;

- le code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile ;

- le code des relations entre le public et l'administration ;

- le code de justice administrative.

Les parties ayant été régulièrement averties du jour de l'audience.

Le président ayant dispensé la rapporteure publique, sur sa proposition, de prononcer des conclusions à l'audience.

Ont été entendus au cours de l'audience publique :

- le rapport de M. Segado, président-rapporteur,

- et les observations de Me Vernet pour M. A.

Considérant ce qui suit :

1. M. A, ressortissant béninois né le 21 janvier 1982, qui déclare être entré le 30 mai 2017 sur le territoire français, a sollicité la délivrance d'un titre de séjour le 22 janvier 2021 en raison de son état de santé en application de l'article L. 425-9 du le code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile et subsidiairement au titre de l'admission exceptionnelle en application de l'article L. 435-1 de ce code. Par des décisions en date du 17 mars 2022, le préfet du Rhône a rejeté sa demande de titre de séjour, l'a obligé à quitter le territoire français dans un délai de quatre-vingt-dix jours et a fixé le pays de destination. M. A demande l'annulation de ces décisions.

Sur les conclusions en annulation :

En ce qui concerne le refus de titre de séjour :

2. En premier lieu, la décision comporte les considérations de droit et de fait qui en constituent le fondement et est suffisamment motivée, alors même que la décision attaquée ne fait pas état de ce qu'il s'est prévalu d'une demande d'autorisation de travail établie par l'entreprise souhaitant l'embaucher. Par suite, le moyen tiré de l'insuffisance de motivation doit être écarté. En outre, il ne ressort pas des pièces du dossier et de ces éléments que le préfet se soit abstenu de procéder à un examen particulier et complet de la situation de l'intéressé.

3. En deuxième lieu, aux termes de l'article L. 425-9 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile : " Sauf si sa présence constitue une menace pour l'ordre public, la carte de séjour temporaire portant la mention " vie privée et familiale " est délivrée de plein droit : () 11° A l'étranger résidant habituellement en France, si son état de santé nécessite une prise en charge médicale dont le défaut pourrait avoir pour lui des conséquences d'une exceptionnelle gravité et si, eu égard à l'offre de soins et aux caractéristiques du système de santé dans le pays dont il est originaire, il ne pourrait pas y bénéficier effectivement d'un traitement approprié. () ". L'article R. 425-11 de ce code dispose que : " Pour l'application du 11° de l'article L. 313-11, le préfet délivre la carte de séjour au vu d'un avis émis par un collège de médecins à compétence nationale de l'Office français de l'immigration et de l'intégration. / L'avis est émis dans les conditions fixées par arrêté du ministre chargé de l'immigration et du ministre chargé de la santé au vu, d'une part, d'un rapport médical établi par un médecin de l'Office français de l'immigration et de l'intégration et, d'autre part, des informations disponibles sur les possibilités de bénéficier effectivement d'un traitement approprié dans le pays d'origine de l'intéressé. / Les orientations générales mentionnées à la quatrième phrase du 11° de l'article L. 313-11 sont fixées par arrêté du ministre chargé de la santé ". Aux termes de l'article R. 425-13 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile : " Le rapport médical visé à l'article R. 313-22 est établi par un médecin de l'Office français de l'immigration et de l'intégration à partir d'un certificat médical établi par le médecin qui le suit habituellement ou par un médecin praticien hospitalier inscrits au tableau de l'ordre () Sous couvert du directeur général de l'Office français de l'immigration et de l'intégration le service médical de l'office informe le préfet qu'il a transmis au collège de médecins le rapport médical. () Le collège à compétence nationale, composé de trois médecins, émet un avis dans les conditions de l'arrêté mentionné au premier alinéa du présent article. La composition du collège et, le cas échéant, de ses formations est fixée par décision du directeur général de l'office. Le médecin ayant établi le rapport médical ne siège pas au sein du collège () ".

4. Le requérant soutient que la décision contestée est entachée d'un vice de procédure, à défaut de preuve de l'existence d'un avis préalable et régulièrement émis d'un collège de médecins de l'Office français de l'immigration et de l'intégration. Il ressort toutefois des pièces du dossier que le préfet a pris sa décision après avoir régulièrement recueilli l'avis d'un collège de trois médecins, dûment habilités par le directeur de l'Office français de l'immigration et de l'intégration. Cet avis du 12 mai 2021 a été rendu sur rapport médical établi le 15 avril 2021 par un médecin distinct des trois médecins précités. Par suite, le moyen tiré de ce que le refus de titre de séjour attaqué serait entaché d'un vice de procédure doit être écarté.

5. En troisième lieu, pour refuser d'admettre au séjour M. A en qualité d'étranger malade au regard des dispositions précitées de l'article L. 425-9 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile , le préfet du Rhône s'est approprié l'avis rendu le 12 mai 2021 par le collège de médecins de l'Office français de l'immigration et de l'intégration, aux termes duquel si l'état de santé de l'intéressé nécessite une prise en charge médicale, le défaut ne devrait cependant pas entraîner des conséquences d'une exceptionnelle gravité, et à la date de l'avis, il peut voyager sans risque vers son pays d'origine. Le requérant fait alors valoir, en se prévalant particulièrement d'un certificat médical établi par un médecin psychiatre le 19 avril 2022, qu'il souffre d'un syndrome post-traumatique avec modification de personnalité, présentant les caractéristiques d'une telle pathologie mais également, sur le plan somatique, des céphalées, une asthénie, et en outre, sur le plan psychiatrique, une étrangeté, une insomnie rebelle, une hypervigilance, des cauchemars. Il expose que du fait de ces troubles il bénéficie d'un traitement médicamenteux et est suivi par ce médecin psychiatre depuis trois ans. Il se prévaut de ce que ce médecin a précisé dans ce même certificat médical du 19 avril 2022, établi postérieurement à la décision attaquée et sur la base de ses déclarations, que l'arrêt de cette prise en charge thérapeutique comporte des risques d'une exceptionnelle gravité alors que les précédents certificats médicaux établis par ce médecin les 9 mai 2019, 20 juillet 2020 et 4 janvier 2021 ne comportait pas cette dernière indication et ne faisaient pas état d'un tel risque. En l'espèce, ce certificat et les pièces notamment médicales produites par le requérant ne suffisent pas à remettre en cause l'appréciation portée par le préfet au vu de l'avis du collège de médecins de l'Office français de l'immigration et de l'intégration quant au fait qu'un défaut de prise en charge ne devrait cependant pas entraîner des conséquences d'une exceptionnelle gravité au sens et pour l'application des dispositions de l'article L. 425-9 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. Par suite, le requérant ne saurait soutenir que cette décision méconnaîtrait l'article L. 425-9 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile et serait entachée d'erreur d'appréciation au regard de ces dispositions particulièrement quant aux conséquences d'une exceptionnelle gravité auxquelles il pourrait être exposé en cas d'interruption de sa prise en charge médicale.

6. En quatrième lieu, Aux termes de l'article 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales : " Toute personne a droit au respect de sa vie privée et familiale, de son domicile et de sa correspondance. Il ne peut y avoir ingérence d'une autorité publique dans l'exercice de ce droit que pour autant que cette ingérence est prévue par la loi et qu'elle constitue une mesure qui, dans une société démocratique, est nécessaire à la sécurité nationale, à la sûreté publique, au bien-être économique du pays, à la défense de l'ordre et à la prévention des infractions pénales, à la protection de la santé ou de la morale, ou à la protection des droits et libertés d'autrui ".

7. Si M. A fait valoir qu'il est présent en France depuis cinq années, il ressort des pièces du dossier qu'il est arrivé en France à la date déclarée du 30 mai 2017 à l'âge de 35 ans, qu'il ne justifie pas d'attaches personnelles ou familiales particulières en France, qu'il n'est pas dépourvu d'attaches familiales dans son pays où résident notamment ses parents ainsi que son fils né le 4 juin 2013. En outre, il ne justifie pas davantage d'une insertion professionnelle particulière en France en se prévalant notamment d'une promesse d'embauche et en produisant que les feuillets 1 et 4 d'une demande d'autorisation de travail établie en 2021 pour un poste d'agent d'entretien. Enfin, compte tenu de ce qui a été dit précédemment, il n'apparait pas que son état de santé impliquait nécessairement à la date de la décision attaquée la présence en France de l'intéressé pour être pris en charge médicalement. Dans ces conditions, le refus de titre de séjour opposé à M. A ne porte pas une atteinte disproportionnée à son droit au respect de sa vie privée et familiale. Par suite, le moyen tiré de la méconnaissance des stipulations de l'article 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales doit être écarté.

8. En cinquième lieu, aux termes de l'article L. 435-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile : " L'étranger dont l'admission au séjour répond à des considérations humanitaires ou se justifie au regard des motifs exceptionnels qu'il fait valoir peut se voir délivrer une carte de séjour temporaire portant la mention " salarié ", " travailleur temporaire " ou " vie privée et familiale ", sans que soit opposable la condition prévue à l'article L. 412-1. Lorsqu'elle envisage de refuser la demande d'admission exceptionnelle au séjour formée par un étranger qui justifie par tout moyen résider habituellement en France depuis plus de dix ans, l'autorité administrative est tenue de soumettre cette demande pour avis à la commission du titre de séjour prévue à l'article L. 432-14. Les modalités d'application du présent article sont définies par décret en Conseil d'Etat. ".

9. Au regard de ce qui a été dit précédemment sur la situation personnelle du requérant notamment au regard de son insertion professionnelle dont l'intéressé fait état en se prévalant d'une promesse d'embauche et d'un imprimé de demande d'autorisation de travail daté de 2021 pour un emploi d'agent d'entretien, cette décision de refus ne méconnaît pas davantage les dispositions de l'article L. 435-1 du le code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.

En ce qui concerne l'obligation de quitter le territoire français dans un délai de 90 jours :

10. En premier lieu, il résulte de ce qui précède que M. A n'est pas fondé à exciper de l'illégalité du refus de titre de séjour sur lequel se fonde l'obligation de quitter le territoire français qu'il conteste.

11. En deuxième lieu, aux termes de l'article L. 611-3 du le code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile : " Ne peuvent faire l'objet d'une décision portant obligation de quitter le territoire français : () 9° L'étranger résidant habituellement en France si son état de santé nécessite une prise en charge médicale dont le défaut pourrait avoir pour lui des conséquences d'une exceptionnelle gravité et si, eu égard à l'offre de soins et aux caractéristiques du système de santé du pays de renvoi, il ne pourrait pas y bénéficier effectivement d'un traitement approprié () ".

12. Compte tenu de ce qui a été dit ci-dessus sur l'état de santé de l'intéressé et sur le fait qu'un défaut de prise en charge ne devrait pas entraîner des conséquences d'une exceptionnelle gravité, le moyen tiré de la méconnaissance des dispositions du 9° de l'article L. 611-3 du le code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile ne peut qu'être écarté.

13. En troisième lieu, compte tenu de ce qui a été dit ci-dessus et en l'absence d'autre élément, le moyen tiré de la violation de l'article 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales doit être écarté.

14. En dernier lieu, compte tenu de ce qui a été dit ci-dessus sur la situation personnelle et familiale de l'intéressé, notamment concernant son état de santé et son insertion professionnelle, le requérant n'est pas davantage fondé à soutenir que ces décisions sont entachées d'erreur manifeste d'appréciation.

En ce qui concerne la décision fixant le pays de destination :

15. En premier lieu, il résulte de ce qui a été dit précédemment sur la légalité des décisions portant refus de titre de séjour et obligation de quitter le territoire français dans un délai de 90 jours, que le requérant n'est pas fondé à soutenir que l'annulation de la décision refusant la délivrance d'un titre de séjour et de celle lui faisant obligation de quitter le territoire français entraînent l'annulation de la décision fixant le pays de destination.

16. En second lieu, aux termes de l'article 3 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales : " Nul ne peut être soumis à la torture ni à des peines ou traitements inhumains ou dégradants ".

17. Si le requérant allègue qu'en raison de son état de santé il serait exposé à un risque vital dans son pays d'origine, il résulte de ce qui a été dit précédemment qu'il n'est pas établi que le défaut de prise en charge de son état de santé pourrait avoir pour lui des conséquences d'une exceptionnelle gravité. Par suite, le moyen tiré de ce que le préfet du Rhône aurait méconnu les stipulations précitées de l'article 3 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales doit être écarté. Il n'est pas davantage fondé à soutenir, compte tenu des éléments ainsi exposés sur sa situation personnelle et son état de santé, que cette décision fixant le Bénin comme pays de destination serait entachée d'une erreur manifeste d'appréciation.

18. Il résulte de tout ce qui précède que les conclusions aux fins d'annulation présentées par M. A doivent être rejetées.

Sur les conclusions en injonction :

19. Le présent jugement, qui rejette les conclusions en annulation de la requête, n'implique aucune mesure particulière d'exécution. Les conclusions aux fins d'injonction doivent par conséquent être rejetées.

Sur les frais liés au litige :

20. Les dispositions de l'article L. 761-1 du code de justice administrative font obstacle à ce qu'il en soit fait application à l'encontre de l'Etat, qui n'est pas partie perdante.

D E C I D E :

Article 1er : La requête de M. A est rejetée.

Article 2 : Le présent jugement sera notifié à M. B A et au préfet du Rhône.

Délibéré après l'audience du 20 juin 2022, à laquelle siégeaient :

M. Segado, président,

Mme Bour, première conseillère,

M. Delahaye, premier conseiller.

Rendu public par mise à disposition au greffe le 5 juillet 2022.

Le président-rapporteur,

J. Segado

L'assesseure la plus ancienne,

A-S. Bour

La greffière,

N. Renoud-Genty

La République mande et ordonne au préfet du Rhône en ce qui le concerne ou à tous huissiers de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.

Pour expédition,

Un greffier,

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