mardi 5 décembre 2023
| Juridiction | Tribunal Administratif de Lyon |
| Section | Tribunal Administratif de Lyon |
| N° Dossier | TA69-2203115 |
| Type | Décision |
| Recours | Excès de pouvoir |
| Publication | C |
| Formation | 6ème chambre |
| Avocat requérant | VIALLARD-VALEZY |
Vu la procédure suivante :
Par une requête enregistrée le 21 avril 2022, Mme B A et M. E D, agissant en qualité de représentants légaux de leur fils C D, ayant comme représentante unique Mme B A, représentés par Me Viallard-Valezy, demandent au tribunal :
1°) d'annuler la décision du 28 février 2022 par laquelle la commission nationale d'agrément et de contrôle du Conseil national des activités privées de sécurité a implicitement rejeté son recours administratif préalable obligatoire et sa demande délivrance d'une autorisation préalable au profit de leur fils mineur ;
2°) d'enjoindre à la commission nationale d'agrément et de contrôle du Conseil national des activités privées de sécurité de délivrer l'autorisation demandée sous astreinte de 50 euros par jour de retard.
Ils soutiennent que :
- la matérialité des faits reprochés à leur fils n'est pas établie ;
- il a été placé en garde à vue, entendu dans le cadre d'une audition libre et aucune poursuite n'a été engagée à son encontre ;
- la décision attaquée est entachée d'une erreur d'appréciation.
Par un mémoire en défense enregistré le 27 septembre 2023, le Conseil national des activités privées de sécurité conclut au rejet de la requête.
Il soutient que :
- à titre principal, la requête est sans objet dans la mesure d'une part, où il n'est pas nécessaire d'obtenir l'autorisation préalable prévue par l'article L. 612-22 du code de la sécurité intérieure pour obtenir un baccalauréat professionnel " métiers de la sécurité " et d'autre part, qu'aucune autorisation n'est requise pour exercer le métier de sapeur-pompier que M. D souhaite exercer ;
- à titre subsidiaire, les moyens soulevés ne sont pas fondés.
Par une ordonnance du 12 octobre 2023, la clôture de l'instruction a été fixée au 27 octobre 2023.
Vu les autres pièces du dossier.
Vu :
- le code de sécurité intérieure ;
- le code de justice administrative.
Les parties ont été régulièrement averties du jour de l'audience.
Ont été entendus au cours de l'audience publique :
- le rapport de Mme Bardad, première conseillère,
- les conclusions de Mme Collomb, rapporteur publique.
Considérant ce qui suit :
1. M. C D, né le 17 novembre 2005, scolarisé en classe de seconde " Métiers de la sécurité " au sein du Lycée Le Marais Sainte-Thérèse à Saint-Etienne (Loire) au titre de l'année 2021-2022, a sollicité la délivrance de l'autorisation préalable prévue par l'article L. 612-22 du code de la sécurité intérieure afin de suivre une formation aux métiers de la sécurité privée. Par une décision du 14 décembre 2021, la commission locale d'agrément et de contrôle Sud-Est du Conseil national des activités privées de sécurité (CNAPS) a refusé de lui délivrer cette autorisation. M. C D a présenté un recours administratif préalable obligatoire à l'encontre de cette décision, le 26 décembre 2021 reçu par la commission nationale d'agrément et de contrôle le 28 décembre suivant. Ce recours, demeuré sans réponse, a donné lieu à une décision implicite de rejet, le 28 février 2022. Par la présente requête, Mme A et M. D, en qualité de représentants légaux de leur fils mineur C D, ont demandé l'annulation de cette décision.
Sur les conclusions aux fins d'annulation :
2. Aux termes de l'article L. 612-22 du code de la sécurité intérieure, dans sa version applicable à la date de la délibération en litige : " L'accès à une formation en vue d'acquérir l'aptitude professionnelle est soumis à la délivrance d'une autorisation préalable, fondée sur le respect des conditions fixées aux 1°, 2°, 3°, 4° et 4° bis de l'article L. 612-20. / () ". Aux termes de l'article L. 612-20 du même code : " Nul ne peut être employé ou affecté pour participer à une activité mentionnée à l'article L. 611-1 : () / 2° S'il résulte de l'enquête administrative, ayant le cas échéant donné lieu à consultation, par des agents du Conseil national des activités privées de sécurité spécialement habilités par le représentant de l'Etat territorialement compétent et individuellement désignés, des traitements de données à caractère personnel gérés par les services de police et de gendarmerie nationales relevant des dispositions de l'article 31 de la loi n° 78-17 du 6 janvier 1978 relative à l'informatique, aux fichiers et aux libertés, à l'exception des fichiers d'identification, que son comportement ou ses agissements sont contraires à l'honneur, à la probité, aux bonnes mœurs ou sont de nature à porter atteinte à la sécurité des personnes ou des biens, à la sécurité publique ou à la sûreté de l'Etat et sont incompatibles avec l'exercice des fonctions susmentionnées ; () ".
3. Si les requérants contestent la matérialité des faits reprochés à M. C D et si aucune charge n'est retenue à ce jour contre ce dernier, il ressort des pièces du dossier particulièrement de la " Fiche-Navette à destination de l'autorité administrative " du 15 mars 2022, établie par le procureur de la République de Saint-Etienne, et de l'enquête de moralité du 15 novembre 2021, qu'une procédure a été diligentée le 14 mai 2021 à l'encontre de M. C D, pour des faits de viol commis sur mineur de plus de quinze ans commis du 1er octobre au 31 octobre 2020, que cette procédure et une enquête sur les faits à raison desquels il a été mis en cause étaient toujours en cours à la date de la décision attaquée. Dans ces conditions, compte tenu de la gravité de ces faits, et en l'état des éléments produits et portés à la connaissance du Conseil national des activités privées de sécurité, la commission nationale d'agrément et de contrôle n'a pas entaché sa décision implicite d'une erreur d'appréciation en refusant de délivrer une autorisation à M. C D, ni méconnu les dispositions de l'article L. 612-22 du code de la sécurité intérieure et du 2° de L. 612-20 du même code.
4. Il résulte de tout ce qui précède, sans qu'il soit besoin de se prononcer sur la fin de non-recevoir soulevée en défense, que la requête de Mme A et M. D doit être rejetée y compris ses conclusions aux fins d'injonction sous astreinte.
D E C I D E :
Article 1er : La requête de Mme A est rejetée.
Article 2 : Le présent jugement sera notifié à Mme B A, à M. C D et au Conseil national des activités privées de sécurité.
Délibéré après l'audience du 21 novembre 2023, à laquelle siégeaient :
M. Segado, président,
M. Delahaye, premier conseiller,
Mme Bardad, première conseillère.
Rendu public par mise à disposition au greffe le 5 décembre 2023.
La rapporteure,
N. BardadLe président,
J. Segado
La greffière,
E. Seytre
La République mande et ordonne au ministre de l'intérieur et des outre-mer en ce qui le concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.
Pour expédition conforme,
Une greffière,
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608292
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. A... contre l'arrêté du préfet des Hautes-Alpes du 5 mai 2026 prolongeant son assignation à résidence. Le requérant invoquait une atteinte disproportionnée à sa liberté d'aller et venir et une méconnaissance de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et de l'article 3-1 de la Convention internationale des droits de l'enfant. Le tribunal a jugé que les contraintes horaires imposées (présence au domicile de 14h à 17h) n'étaient pas disproportionnées, faute de preuves suffisantes de leur incompatibilité avec le suivi scolaire de sa belle-fille. La décision s'appuie sur les articles L. 731-1 et R. 733-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608430
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant égyptien, contestant un arrêté préfectoral du 14 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. La juridiction a estimé que l'arrêté était suffisamment motivé et ne méconnaissait pas les articles L. 612-6 et L. 612-10 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA), le préfet ayant examiné les critères légaux. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, y compris la demande d'aide juridictionnelle provisoire et de communication du dossier.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608432
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant sénégalais, contestant un arrêté préfectoral du 15 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. Le tribunal a jugé que l'arrêté était suffisamment motivé et que la situation personnelle du requérant avait été examinée, notamment son maintien irrégulier après expiration de son visa. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, sur la base des articles L. 613-1, L. 612-2, L. 612-6 et L. 721-4 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2607881
Le Tribunal administratif de Marseille, statuant en référé sur le fondement de l’article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de suspension de l’arrêté du sous-préfet d’Istres du 7 avril 2026 mettant en demeure M. et Mme A... de quitter leur logement à Vitrolles. La requête a été jugée irrecevable car elle n’était pas accompagnée de la copie intégrale de la décision contestée, en méconnaissance des exigences procédurales. En conséquence, le juge a appliqué l’article L. 522-3 du même code pour rejeter la requête sans instruction ni audience, et a refusé l’admission provisoire à l’aide juridictionnelle.
01/06/2026