mercredi 27 juillet 2022
| Juridiction | Tribunal Administratif de Lyon |
| Section | Tribunal Administratif de Lyon |
| N° Dossier | TA69-2203195 |
| Type | Décision |
| Recours | Excès de pouvoir |
| Publication | D |
| Formation | 9ème chambre |
| Avocat requérant | TOMASI |
Vu la procédure suivante :
Par une requête enregistrée le 27 avril 2022, ensemble un mémoire complémentaire enregistré le 8 juin 2022, M. A B, représenté par Me Barioz, demande au tribunal :
1°) d'annuler les décisions en date du 25 avril 2022 par lesquelles le préfet de l'Isère lui a fait obligation de quitter le territoire français, lui a refusé le bénéfice d'un délai de départ volontaire, a fixé le pays de renvoi et lui a fait interdiction de retour sur le territoire français pour une durée de deux ans ;
2°) d'enjoindre au préfet de l'Isère de lui délivrer sans délai une autorisation provisoire de séjour avec droit au travail jusqu'au réexamen de sa situation, ainsi que de s'assurer de l'effacement du signalement aux fins de non-admission dans le système d'information Schengen ;
3°) de mettre à la charge de l'Etat une somme de 1 500 euros en application des dispositions de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
Le requérant soutient que :
- l'acte est entaché d'incompétence ;
- l'obligation de quitter le territoire français et la fixation du délai de départ volontaire n'ont pas été pris après examen de sa situation et sont entachés d'erreur de fait ; ils sont entachés d'erreur manifeste d'appréciation ; ils méconnaissent son droit au respect de sa vie privée et familiale au sens de l'article 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales ;
- la fixation du délai de départ volontaire méconnaît les articles L. 511-1, II et L. 612-2, 3° du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile ; elle méconnaît l'article 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales et est entachée d'erreur manifeste d'appréciation ;
- la fixation du pays de destination est illégale en conséquence de l'illégalité de l'obligation de quitter le territoire français ; elle n'a pas été prise après examen de sa situation ; elle méconnaît l'article 3 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales en tant qu'elle retient l'Arménie ;
- l'interdiction de retour est illégale en conséquence de l'illégalité de l'obligation de quitter le territoire français ; elle n'est pas motivée ; elle méconnaît l'article 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales et l'article 24, 3° de la charte des droits fondamentaux de l'Union européenne ; elle est entachée d'erreur manifeste d'appréciation ; elle a été prise sans examen de sa situation.
Par un mémoire complémentaire enregistré le 27 avril 2022, le requérant a produit l'ordonnance du 27 avril 2022 par laquelle le juge des libertés et de la détention a mis fin à son placement en rétention dans des locaux ne relevant pas de l'administration pénitentiaire.
Par un mémoire en défense enregistré le 2 mai 2022, le préfet de l'Isère a également produit l'ordonnance du 27 avril 2022 par laquelle le juge des libertés et de la détention a mis fin au placement du requérant en rétention dans des locaux ne relevant pas de l'administration pénitentiaire.
Par un mémoire en défense enregistré le 3 juin 2022, le préfet de l'Isère conclut au rejet de la requête au motif que les moyens invoqués ne sont pas fondés.
Par ordonnance du 9 mai 2022, la clôture de l'instruction a été fixée au 9 juin 2022 à 12h.
Vu les décisions attaquées et les autres pièces du dossier ;
Vu :
- la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales, modifiée, conclue à Rome le 4 novembre 1950 ;
- la charte des droits fondamentaux de l'Union européenne ;
- la directive 2008/115/CE, du 16 décembre 2008, relative aux normes et procédures communes applicables dans les États membres au retour des ressortissants de pays tiers en séjour irrégulier ;
- le code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile ;
- le code des relations entre le public et l'administration ;
- le code de justice administrative.
Les parties ont été régulièrement averties du jour de l'audience.
La présidente de la formation de jugement a dispensé le rapporteur public, sur sa proposition, de prononcer des conclusions à l'audience.
Ont été entendus au cours de l'audience publique :
- le rapport de M. Stillmunkes, président,
- et les observations de Me Barioz, représentant le requérant.
Considérant ce qui suit :
1. Par les décisions contestées, en date du 25 avril 2022, le préfet de l'Isère a fait obligation de quitter le territoire français à M. B, de nationalité arménienne, qui s'était vu refuser itérativement le séjour par décisions des 4 juillet 2018 et 4 novembre 2019, lui a refusé le bénéfice d'un délai de départ volontaire, a fixé le pays de destination, et lui a fait interdiction de retour sur le territoire français pour une durée de deux ans.
Sur la décision portant obligation de quitter le territoire français :
2. Aux termes de l'article L. 611-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile : " L'autorité administrative peut obliger un étranger à quitter le territoire français lorsqu'il se trouve dans les cas suivants : / () / 3° L'étranger s'est vu refuser la délivrance d'un titre de séjour, le renouvellement du titre de séjour, du document provisoire délivré à l'occasion d'une demande de titre de séjour ou de l'autorisation provisoire de séjour qui lui avait été délivré ou s'est vu retirer un de ces documents () ".
3. En premier lieu, la décision a été signée par Mme Cencic, secrétaire générale de la préfecture, sur le fondement d'une délégation de signature en date du 2 février 2022, régulièrement publiée le même jour. Le moyen tiré de l'incompétence doit, dès lors, être écarté.
4. En deuxième lieu, il ressort des termes mêmes de la décision attaquée qu'elle procède effectivement de l'examen particulier de la situation du requérant. La circonstance que le préfet de l'Isère n'ait pas rappelé de façon exhaustive tous les éléments de la situation personnelle du requérant mais seulement ceux qui ont déterminé sa décision, ne constitue ni un défaut d'examen ni une erreur de fait.
5. En troisième lieu, il ressort des pièces du dossier que M. B, né en Arménie en 1995 et de nationalité arménienne, serait arrivé en France au plus tôt cinq ans avant la décision, dans des conditions non déterminées. S'il allègue être conjoint d'une ressortissante française, l'actualité de la relation n'est pas établie alors que le préfet de l'Isère relève que le requérant est notamment connu pour avoir été interpelé pour des faits de violences sur conjoint en juillet 2021 et qu'aucun élément probant sur la continuité des relations entretenues avec sa femme et l'enfant de celle-ci n'est produit. Le requérant n'établit pas davantage être inséré professionnellement ni être embauché sous contrat à durée indéterminée. La seule production tardive d'une promesse d'embauche non datée évoquant un emploi " polyvalent (homme à toutes mains) " ne caractérise pas davantage de perspectives professionnelles sérieuses. Le préfet de l'Isère relève au contraire que le requérant a fait l'objet de refus de séjour assortis de mesures d'éloignement les 4 juillet 2018 et 4 novembre 2019, et qu'il s'est maintenu irrégulièrement. Le préfet de l'Isère relève également qu'il a été plusieurs fois interpelé pour infractions au code de la route et pour conduite sans permis et qu'il avait précédemment été interpelé pour recel, puis pour vol de carburant, ainsi que pour violence sur conjoint. Il ne justifie d'aucun élément particulier d'insertion. Le préfet de l'Isère n'a, dès lors, eu égard à la durée et aux conditions du séjour du requérant ainsi qu'à son comportement, pas porté d'atteinte excessive à son droit au respect de sa vie privée et familiale en décidant d'un éloignement. Le moyen tiré de la méconnaissance de l'article 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales doit, en conséquence, être écarté. Le préfet de l'Isère n'a pas davantage commis d'erreur manifeste d'appréciation des conséquences de sa décision sur la situation personnelle de l'intéressé.
Sur la décision refusant le bénéfice d'un délai de départ volontaire :
6. Aux termes de l'article L. 612-2 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile : " Par dérogation à l'article L. 612-1, l'autorité administrative peut refuser d'accorder un délai de départ volontaire dans les cas suivants : / () / 3° Il existe un risque que l'étranger se soustraie à la décision portant obligation de quitter le territoire français dont il fait l'objet ". Aux termes de l'article L. 612-3 du même code : " Le risque mentionné au 3° de l'article L. 612-2 peut être regardé comme établi, sauf circonstance particulière, dans les cas suivants : / () / 4° L'étranger a explicitement déclaré son intention de ne pas se conformer à son obligation de quitter le territoire français ; / 5° L'étranger s'est soustrait à l'exécution d'une précédente mesure d'éloignement ; / () / 8° L'étranger ne présente pas de garanties de représentation suffisantes, notamment parce qu'il ne peut présenter des documents d'identité ou de voyage en cours de validité, qu'il a refusé de communiquer les renseignements permettant d'établir son identité ou sa situation au regard du droit de circulation et de séjour ou a communiqué des renseignements inexacts, qu'il a refusé de se soumettre aux opérations de relevé d'empreintes digitales ou de prise de photographie prévues au 3° de l'article L. 142-1, qu'il ne justifie pas d'une résidence effective et permanente dans un local affecté à son habitation principale ou qu'il s'est précédemment soustrait aux obligations prévues aux articles L. 721-6 à L. 721-8, L. 731-1, L. 731-3, L. 733-1 à L. 733-4, L. 733-6, L. 743-13 à L. 743-15 et L. 751-5 ".
7. En premier lieu, le moyen tiré de l'incompétence doit être écarté pour les motifs qui ont été exposés.
8. En deuxième lieu, il ressort des termes mêmes de la décision attaquée qu'elle procède effectivement de l'examen particulier de la situation du requérant. La circonstance que le préfet de l'Isère n'ait pas rappelé de façon exhaustive tous les éléments de la situation personnelle du requérant mais seulement ceux qui ont déterminé sa décision, ne constitue ni un défaut d'examen ni une erreur de fait.
9. En troisième lieu, le requérant ne justifie pas de documents d'identité ou de voyage ni d'une résidence effective et permanente. Il s'est par ailleurs soustrait aux mesures d'éloignement qui assortissaient les deux refus de séjour précités. Il relevait ainsi des prévisions des 5° et 8° de l'article L. 612-3. Par ailleurs, compte tenu de ces éléments ainsi que de ce qui a été dit précédemment sur sa situation personnelle et son comportement délictuel, le préfet n'a commis aucune erreur manifeste d'appréciation en estimant qu'aucune circonstance particulière n'était établie. Le préfet n'a dès lors pas méconnu les dispositions précitées de l'article L. 612-2, 3° en refusant le bénéfice d'un délai de départ volontaire.
10. En quatrième lieu, les moyens tirés de la méconnaissance de l'article 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales et de l'erreur manifeste d'appréciation des conséquences de la décision sur la situation personnelle du requérant doivent être écartés en l'absence de tout argument sur l'incidence effective d'un refus d'octroi d'un délai de départ volontaire, et en tout état de cause compte tenu des éléments qui ont été précédemment exposés sur la situation personnelle du requérant.
Sur la décision fixant le pays de destination :
11. En premier lieu, il résulte de ce qui a été dit que le requérant n'est pas fondé à exciper de l'illégalité de la décision portant obligation de quitter le territoire français
12. En deuxième lieu, le moyen tiré de l'incompétence doit être écarté pour les motifs qui ont été exposés.
13. En troisième lieu, il ressort des termes mêmes de la décision attaquée qu'elle procède effectivement de l'examen particulier de la situation du requérant.
14. En quatrième lieu, en se bornant à alléguer, sans fournir la moindre explication ni produire le moindre élément, qu'il " présente[rait] d'importants problèmes de santé ", le requérant n'établit pas au-delà de tout doute raisonnable que le préfet de l'Isère aurait méconnu l'article 3 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales en retenant son pays d'origine, c'est-à-dire l'Arménie, comme pays de destination.
Sur la décision portant interdiction de retour sur le territoire français :
15. Aux termes de l'article L. 612-6 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile : " Lorsqu'aucun délai de départ volontaire n'a été accordé à l'étranger, l'autorité administrative assortit la décision portant obligation de quitter le territoire français d'une interdiction de retour sur le territoire français. Des circonstances humanitaires peuvent toutefois justifier que l'autorité administrative n'édicte pas d'interdiction de retour. / Les effets de cette interdiction cessent à l'expiration d'une durée, fixée par l'autorité administrative, qui ne peut excéder trois ans à compter de l'exécution de l'obligation de quitter le territoire français ". Aux termes de l'article L. 612-10 du même code : " Pour fixer la durée des interdictions de retour mentionnées aux articles L. 612-6 et L. 612-7, l'autorité administrative tient compte de la durée de présence de l'étranger sur le territoire français, de la nature et de l'ancienneté de ses liens avec la France, de la circonstance qu'il a déjà fait l'objet ou non d'une mesure d'éloignement et de la menace pour l'ordre public que représente sa présence sur le territoire français () ".
16. En premier lieu, il résulte de ce qui a été dit que le requérant n'est pas fondé à exciper de l'illégalité de la décision portant obligation de quitter le territoire français.
17. En deuxième lieu, le moyen tiré de l'incompétence doit être écarté pour les motifs qui ont été exposés.
18. En troisième lieu, la décision attaquée comporte les considérations de droit et de fait sur lesquelles elle se fonde, au sens de l'article L. 211-5 du code des relations entre le public et l'administration. Elle est, par suite, suffisamment motivée.
19. En quatrième lieu, il ressort des termes mêmes de la décision attaquée qu'elle procède effectivement de l'examen particulier de la situation du requérant.
20. En cinquième lieu, pour décider que soit fait interdiction au requérant de retourner sur le territoire français pour une durée de deux ans, le préfet s'est fondé sur la soustraction à deux mesures d'éloignement qui a été évoquée, sur son comportement délictuel précité et sur l'absence de toute attache privée et familiale, actuelle et ancrée dans la durée, qui soit établie. Ce faisant, le préfet de l'Isère n'a pas commis d'erreur d'appréciation dans le principe ni dans le quantum de la mesure. Il n'a pas davantage méconnu les stipulations de l'article 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales.
21. En sixième lieu, le moyen tiré de ce que le préfet aurait méconnu les dispositions de l'article 24, 3° de la charte des droits fondamentaux de l'Unions européenne n'est pas assorti des précisions permettant d'en apprécier le bien-fondé. En tout état de cause, la décision ne peut être regardée comme ayant en elle-même pour objet d'interdire à un enfant d'entretenir des relations personnelles et des contacts avec ses deux parents.
22. Il résulte de l'ensemble de ce qui a été dit que les conclusions à fin d'annulation de la requête doivent être rejetées, ainsi que, par voie de conséquence, les conclusions afférentes à fin d'injonction et concernant les frais liés au litige.
D E C I D E :
Article 1er : La requête de M. B est rejetée.
Article 2 : Le présent jugement sera notifié à M. B et au préfet de l'Isère.
Copie en sera adressée à Me Barioz.
Délibéré après l'audience du 6 juillet 2022, à laquelle siégeaient :
Mme Verley-Cheynel, présidente du tribunal,
M. Stillmunkes, président,
M. d'Hervé, président honoraire.
Rendu public par mise à disposition au greffe le 27 juillet 2022.
Le rapporteur,
H. Stillmunkes
La présidente,
G. Verley-Cheynel
La greffière
C. Driguzzi
La République mande et ordonne au préfet de l'Isère, en ce qui le concerne, ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.
Pour expédition conforme,
Un greffier,
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608292
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. A... contre l'arrêté du préfet des Hautes-Alpes du 5 mai 2026 prolongeant son assignation à résidence. Le requérant invoquait une atteinte disproportionnée à sa liberté d'aller et venir et une méconnaissance de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et de l'article 3-1 de la Convention internationale des droits de l'enfant. Le tribunal a jugé que les contraintes horaires imposées (présence au domicile de 14h à 17h) n'étaient pas disproportionnées, faute de preuves suffisantes de leur incompatibilité avec le suivi scolaire de sa belle-fille. La décision s'appuie sur les articles L. 731-1 et R. 733-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608430
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant égyptien, contestant un arrêté préfectoral du 14 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. La juridiction a estimé que l'arrêté était suffisamment motivé et ne méconnaissait pas les articles L. 612-6 et L. 612-10 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA), le préfet ayant examiné les critères légaux. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, y compris la demande d'aide juridictionnelle provisoire et de communication du dossier.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608432
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant sénégalais, contestant un arrêté préfectoral du 15 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. Le tribunal a jugé que l'arrêté était suffisamment motivé et que la situation personnelle du requérant avait été examinée, notamment son maintien irrégulier après expiration de son visa. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, sur la base des articles L. 613-1, L. 612-2, L. 612-6 et L. 721-4 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2607881
Le Tribunal administratif de Marseille, statuant en référé sur le fondement de l’article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de suspension de l’arrêté du sous-préfet d’Istres du 7 avril 2026 mettant en demeure M. et Mme A... de quitter leur logement à Vitrolles. La requête a été jugée irrecevable car elle n’était pas accompagnée de la copie intégrale de la décision contestée, en méconnaissance des exigences procédurales. En conséquence, le juge a appliqué l’article L. 522-3 du même code pour rejeter la requête sans instruction ni audience, et a refusé l’admission provisoire à l’aide juridictionnelle.
01/06/2026