mercredi 27 juillet 2022
| Juridiction | Tribunal Administratif de Lyon |
| Section | Tribunal Administratif de Lyon |
| N° Dossier | TA69-2203314 |
| Type | Décision |
| Recours | Excès de pouvoir |
| Publication | C |
| Formation | 9ème chambre |
| Avocat requérant | GILLIOEN |
Vu la procédure suivante :
Par une requête enregistrée le 29 avril 2022, M. C A, représenté par Me Gillioen, demande au tribunal :
1°) d'annuler les décisions du 24 février 2022 par lesquelles le préfet du Rhône a refusé de renouveler son titre de séjour, l'a obligé à quitter le territoire français dans un délai de quatre-vingt-dix jours et a fixé le pays à destination duquel il pourra être reconduit d'office ;
2°) d'enjoindre au préfet du Rhône, à titre principal, de lui délivrer dans un délai d'un mois à compter de la notification du jugement un titre de séjour portant la mention " étudiant ", à titre subsidiaire, de réexaminer sa situation et de lui délivrer une autorisation provisoire de séjour dans un délai de deux jours suivant la notification du jugement à intervenir, sous astreinte de 50 euros par jour de retard ;
3°) de mettre à la charge de l'Etat une somme de 1 400 euros au titre des dispositions de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
Il soutient que :
- la décision de refus de titre de séjour est entachée d'une erreur de droit en l'absence d'examen particulier de sa situation personnelle et d'une erreur manifeste d'appréciation ;
- elle est entachée d'une erreur de fait, méconnaît l'article L. 422-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, l'article 9 de la convention franco-gabonaise et est entachée d'une erreur manifeste d'appréciation ;
- elle méconnaît l'article L. 423-23 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, l'article 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales et est entachée d'une erreur manifeste d'appréciation ;
- la décision portant obligation de quitter le territoire français est illégale en conséquence de l'illégalité du refus de titre de séjour ;
- elle est entachée d'une erreur manifeste dans l'appréciation de ses conséquences sur sa situation personnelle ;
- la décision lui accordant un délai de départ volontaire est entachée d'une erreur manifeste dans l'appréciation de ses conséquences sur sa situation personnelle ;
- la décision fixant le pays de destination doit être annulée par voie de conséquence de l'illégalité de la décision portant obligation de quitter le territoire français.
La clôture d'instruction a été fixée au 2 juin 2022 par ordonnance du 2 mai 2022.
Des pièces ont été produites par le préfet du Rhône le 20 juin 2022, postérieurement à la clôture d'instruction.
Vu les autres pièces du dossier.
Vu :
-la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales ;
- la convention franco-gabonaise du 2 décembre 1992 relative à la circulation et au séjour des personnes ;
- le code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile ;
- le code des relations entre le public et l'administration ;
- le code de justice administrative.
La présidente de la formation de jugement a dispensé le rapporteur public, sur sa proposition, de prononcer des conclusions à l'audience.
Les parties ont été régulièrement averties du jour de l'audience.
Au cours de l'audience publique, Mme B a donné lecture de son rapport, en l'absence des parties ni présentes ni représentées.
Considérant ce qui suit :
1. M. A, ressortissant gabonais, est entré en France le 3 octobre 2017 sous couvert d'un visa long-séjour valant titre de séjour portant la mention " étudiant ". Par un arrêté en date du 24 février 2022, le préfet du Rhône a refusé de renouveler son titre de séjour, lui a fait obligation de quitter le territoire français dans un délai de quatre-vingt-dix jours et a fixé le pays à destination duquel il est susceptible d'être reconduit d'office. M. A demande l'annulation de ces décisions.
Sur les conclusions aux fins d'annulation, d'injonction et d'astreinte :
En ce qui concerne la décision portant refus de renouvellement de titre de séjour :
2. En premier lieu, la décision attaquée fait état de ce que M. A n'a obtenu aucun diplôme depuis son entrée en France en octobre 2017 et relève " l'absence de résultats probants ", ces éléments résultent de l'appréciation portée par le préfet sur la situation de l'intéressé. La circonstance que la décision ne fasse pas référence à son assiduité ne peut permettre d'établir que le préfet ne se serait pas livré à un examen réel et sérieux de la situation du requérant. Par suite, le moyen tiré de l'erreur de droit doit être écarté ainsi, en tout état de cause, que celui tiré de l'erreur manifeste d'appréciation.
3. En deuxième lieu, l'article L. 110-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile dispose : " Le présent code régit, sous réserve du droit de l'Union européenne et des conventions internationales, l'entrée, le séjour et l'éloignement des étrangers en France ainsi que l'exercice du droit d'asile. ". Aux termes des stipulations de l'article 9 de la convention entre le Gouvernement de la République française et le Gouvernement de la République gabonaise relative à la circulation et au séjour des personnes du 2 décembre 1992 : " Les ressortissants de chacune des Parties contractantes désireux de poursuivre des études supérieures ou d'effectuer un stage de formation de niveau supérieur sur le territoire de l'autre doivent, outre le visa de long séjour prévu à l'article 4, justifier d'une attestation d'inscription ou de préinscription dans l'établissement d'enseignement où s'effectue le stage, ainsi que, dans tous les cas, de moyens d'existence suffisants. () ". Aux termes de l'article 12 de la même convention : " Les dispositions de la présente convention ne font pas obstacle à l'application des législations respectives des deux Parties contractantes sur l'entrée et le séjour des étrangers sur tous les points non traités par la convention. ". Enfin, aux termes de l'article L. 422-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile : " L'étranger qui établit qu'il suit un enseignement en France ou qu'il y fait des études et qui justifie disposer de moyens d'existence suffisants se voit délivrer une carte de séjour temporaire portant la mention " étudiant " d'une durée inférieure ou égale à un an. () ".
4. D'une part, il résulte des stipulations précitées de l'article 12 de la convention franco-gabonaise que l'article L. 422-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile n'est pas applicable aux ressortissants gabonais désireux de poursuivre des études supérieures en France, dont la situation est régie par l'article 9 de cette convention. Par suite, M. A ne peut utilement se prévaloir, à l'encontre de la décision attaquée, de la méconnaissance des dispositions de l'article L. 422-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
5. D'autre part, il résulte des stipulations précitées de l'article 9 de la convention franco-gabonaise qu'il appartient à l'administration, saisie par un ressortissant gabonais d'une demande de renouvellement d'un titre de séjour en qualité d'étudiant, d'apprécier notamment, à partir de l'ensemble du dossier et sous le contrôle du juge, la réalité et le sérieux des études poursuivies.
6. Pour refuser à M. A le renouvellement de son titre de séjour en qualité d'étudiant, le préfet du Rhône s'est fondé sur l'absence de sérieux et de progression de ses études, et notamment sur le fait qu'à la date de la décision attaquée, l'intéressé n'a obtenu aucun diplôme d'études supérieures depuis son entrée en France en octobre 2017. Il ressort des pièces du dossier qu'à la suite de son arrivée en France, M. A a entamé des études universitaires en première année de BTS " Commerce international ". N'ayant pu valider cette première année, il s'est inscrit ensuite dans une formation privée de préparation au diplôme de comptabilité et de gestion (DCG) 1re année pour l'année 2018-2019. Après s'être inscrit en 3e année de cette formation pour l'année universitaire 2020-2021, l'intéressé n'a pas obtenu le diplôme, échouant avec une note de 4,09/20. Au soutien de sa demande de renouvellement de titre de séjour, M. A a présenté une inscription, dans le même institut privé, cette fois en 1re année du diplôme " Expert en audit et contrôle de gestion " en formation initiale. Si le requérant se prévaut de son assiduité à cette formation, il ressort de l'attestation qu'il produit que, sur les 300 heures de formation prévues entre le 1er septembre 2021 et le 20 avril 2022, il n'a effectivement suivi que 60,3% de ces heures de formation. En outre, s'il soutient que le préfet aurait commis une erreur de fait et une erreur d'appréciation dès lors que son parcours est cohérent avec son projet professionnel, il ressort toutefois des éléments susmentionnés qu'à la date de la décision attaquée, il était inscrit, pour l'année 2021-2022 en 1re année d'un diplôme de niveau bac+4, alors que l'intéressé ne justifie par aucune des pièces versées au dossier de l'obtention d'un diplôme intermédiaire, d'une certification ou de la validation d'unités d'enseignements. En admettant même que, ainsi qu'il le fait valoir, M. A conserverait la possibilité de repasser ultérieurement les unités non validées du diplôme DCG et aurait la possibilité de conserver les notes des épreuves auxquelles il a obtenu une note au moins égale à 6 sur 20, il ressort de son relevé de notes à la session 2021 que sur les treize matières évaluées, il ne peut conserver le bénéfice que de deux notes, 6,75 en " économie contemporaine " et 9 en " anglais des affaires ", d'ailleurs obtenues respectivement en 2020 et 2019. Dès lors, en relevant que le requérant ne justifiait pas de la progression dans ses études pour le renouvellement de son titre de séjour, le préfet du Rhône n'a commis ni erreur de droit ni erreur d'appréciation dans l'application des stipulations de l'article 9 de l'accord franco-gabonais.
7. En troisième lieu, aux termes de l'article L. 423-23 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile : " L'étranger qui n'entre pas dans les catégories prévues aux articles L. 423-1, L. 423-7, L. 423-14, L. 423-15, L. 423-21 et L. 423-22 ou dans celles qui ouvrent droit au regroupement familial et qui dispose de liens personnels et familiaux en France tels que le refus d'autoriser son séjour porterait à son droit au respect de sa vie privée et familiale une atteinte disproportionnée au regard des motifs du refus, se voit délivrer une carte de séjour temporaire portant la mention " vie privée et familiale " d'une durée d'un an, sans soit opposable la condition prévue à l'article L. 313-2 soit exigée./ Les liens mentionnés au premier alinéa sont appréciés notamment au regard de leur intensité, de leur ancienneté et de leur stabilité, des conditions d'existence de l'intéressé, de son insertion dans la société française ainsi que de la nature de ses liens avec la famille restée dans le pays d'origine ". Aux termes de l'article 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales : " 1. Toute personne a droit au respect de sa vie privée et familiale, de son domicile et de sa correspondance () ". Pour l'application de ces stipulations, l'étranger qui invoque la protection due à son droit au respect de sa vie privée et familiale en France doit apporter toute justification permettant d'apprécier la réalité et la stabilité de ses liens personnels et familiaux effectifs en France au regard de ceux qu'il a conservés dans son pays d'origine.
8. D'une part, il ne ressort pas des pièces du dossier que M. A aurait sollicité la délivrance d'un titre de séjour sur le fondement de l'article L. 423-23 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. Par suite, et alors que le préfet du Rhône n'a pas procédé d'office à un examen de sa situation au regard de cet article, le moyen tiré de ce que le préfet aurait méconnu ces dispositions en lui refusant le renouvellement de son titre de séjour mention " étudiant " doit être écarté comme inopérant.
9. D'autre part, les stipulations de l'article 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales aux termes desquelles toute personne a droit au respect d'une vie familiale normale sont par elles-mêmes sans incidence sur l'appréciation portée par l'administration sur la réalité et le sérieux des études poursuivies lors de l'instruction d'une demande de renouvellement de titre de séjour en qualité d'étudiant. Dès lors, le moyen tiré par M. A de la méconnaissance desdites stipulations étant inopérant, ne peut qu'être écarté.
En ce qui concerne l'obligation de quitter le territoire français :
10. En premier lieu, M. A n'ayant pas démontré l'illégalité de la décision portant refus de renouvellement de son titre de séjour, le moyen tiré de cette illégalité et soulevé, par la voie de l'exception, à l'encontre de la décision portant obligation de quitter le territoire français, doit être écarté.
11. En second lieu, si M. A soutient que la décision l'obligeant à quitter le territoire français compromet ses chances d'obtenir son diplôme d'expert en audit et contrôle de gestion et son avenir professionnel, il ne ressort pas des pièces du dossier qu'il ne pourrait pas poursuivre ses études et son projet professionnel dans son pays d'origine. S'il fait valoir la durée de sa résidence en France, les attaches qu'il y aurait nouées et l'insertion dont il justifierait, il ressort des pièces du dossier que le requérant, âgé de 23 ans, réside en France depuis quatre ans à la date de la décision attaquée, et qu'il a seulement vécu sous couvert de cartes de séjour temporaires obtenues en qualité d'étudiant, qui ne lui donnaient pas vocation à s'installer durablement sur le territoire français. S'il justifie de l'exercice d'une activité professionnelle, notamment en qualité d'équipier de commerce dans le cadre d'un contrat à durée indéterminée conclu à compter du 24 septembre 2019, pour une quotité de travail de dix heures par semaine, cet emploi exercé à titre accessoire ne permet pas de démontrer la particulière insertion dont il se prévaut. Dans ces conditions, le préfet n'a pas entaché sa décision d'une erreur manifeste d'appréciation des conséquences de la mesure d'éloignement sur la situation personnelle de l'intéressé.
En ce qui concerne la décision fixant le délai de départ volontaire :
12. La circonstance invoquée par M. A tirée de ce que la décision fixant le délai de départ volontaire l'empêche d'achever son année universitaire ne constitue pas, compte tenu du motif de non-renouvellement de son titre de séjour, une circonstance suffisamment particulière de nature à justifier une prolongation au-delà de quatre-vingt-dix jours du délai de départ volontaire. En outre, il ne ressort pas des pièces du dossier qu'il ait sollicité du préfet l'octroi d'un délai supérieur pour exécuter volontairement son obligation de quitter le territoire français. Dans ces conditions, et alors même que son maintien irrégulier en France au delà de ce délai l'exposerait ultérieurement à se voir opposer une interdiction de retour, le préfet du Rhône n'a pas entaché sa décision d'une erreur manifeste d'appréciation en fixant ce délai à quatre-vingt-dix jours.
En ce qui concerne la décision fixant le pays de destination :
13. M. A n'ayant pas démontré l'illégalité de la décision portant obligation de quitter le territoire français, son moyen tiré de ce que la décision fixant le pays de destination serait illégale par voie de conséquence de l'illégalité de la mesure d'éloignement ne peut qu'être écarté.
14. Il résulte de tout ce qui précède que les conclusions à fin d'annulation de la requête doivent être rejetées, ainsi que, par voie de conséquence, les conclusions aux fins d'injonction et d'astreinte.
Sur les conclusions tendant à l'application des dispositions de l'article L. 761-1 du code de justice administrative :
15. Les dispositions de l'article L. 761-1 du code de justice administrative font obstacle à ce que soit mis à la charge de l'Etat, qui n'est pas la partie perdante dans la présente instance, le versement de quelque somme que ce soit au titre des frais exposés et non compris dans les dépens.
D É C I D E :
Article 1er : La requête de M. A est rejetée.
Article 2 : Le présent jugement sera notifié à M. C A et au préfet du Rhône.
Délibéré après l'audience du 6 juillet 2022, à laquelle siégeaient :
Mme Verley-Cheynel, présidente,
M. Stillmunkes, vice-président,
M. d'Hervé, président honoraire.
Rendu public par mise à disposition au greffe le 27 juillet 202La présidente,
G. BLe vice-président,
H. Stillmunkes
La greffière,
C. Driguzzi
La République mande et ordonne au préfet du Rhône en ce qui le concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.
Pour expédition,
Un greffier,
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608292
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. A... contre l'arrêté du préfet des Hautes-Alpes du 5 mai 2026 prolongeant son assignation à résidence. Le requérant invoquait une atteinte disproportionnée à sa liberté d'aller et venir et une méconnaissance de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et de l'article 3-1 de la Convention internationale des droits de l'enfant. Le tribunal a jugé que les contraintes horaires imposées (présence au domicile de 14h à 17h) n'étaient pas disproportionnées, faute de preuves suffisantes de leur incompatibilité avec le suivi scolaire de sa belle-fille. La décision s'appuie sur les articles L. 731-1 et R. 733-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608430
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant égyptien, contestant un arrêté préfectoral du 14 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. La juridiction a estimé que l'arrêté était suffisamment motivé et ne méconnaissait pas les articles L. 612-6 et L. 612-10 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA), le préfet ayant examiné les critères légaux. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, y compris la demande d'aide juridictionnelle provisoire et de communication du dossier.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608432
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant sénégalais, contestant un arrêté préfectoral du 15 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. Le tribunal a jugé que l'arrêté était suffisamment motivé et que la situation personnelle du requérant avait été examinée, notamment son maintien irrégulier après expiration de son visa. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, sur la base des articles L. 613-1, L. 612-2, L. 612-6 et L. 721-4 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2607881
Le Tribunal administratif de Marseille, statuant en référé sur le fondement de l’article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de suspension de l’arrêté du sous-préfet d’Istres du 7 avril 2026 mettant en demeure M. et Mme A... de quitter leur logement à Vitrolles. La requête a été jugée irrecevable car elle n’était pas accompagnée de la copie intégrale de la décision contestée, en méconnaissance des exigences procédurales. En conséquence, le juge a appliqué l’article L. 522-3 du même code pour rejeter la requête sans instruction ni audience, et a refusé l’admission provisoire à l’aide juridictionnelle.
01/06/2026