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AccueilJurisprudence administrativeN° TA69-2203321

Tribunal Administratif de Lyon — Décision N° TA69-2203321

mercredi 27 juillet 2022

JuridictionTribunal Administratif de Lyon
SectionTribunal Administratif de Lyon
N° DossierTA69-2203321
TypeDécision
RecoursExcès de pouvoir
PublicationC
Formation9ème chambre
Avocat requérantCADOUX

Texte intégral

Vu la procédure suivante :

Par une requête enregistrée les 2 mai et 23 juin 2022, Mme B D, représentée par Me Cadoux, demande au tribunal :

1°) d'annuler les décisions du 14 mars 2022 par lesquelles le préfet du Rhône a refusé de lui délivrer un titre de séjour, l'a obligée à quitter le territoire français et a fixé le pays à destination duquel elle pourra être reconduite d'office ;

2°) d'enjoindre au préfet du Rhône de lui délivrer un titre de séjour dans le délai d'un mois à compter de la notification du jugement à intervenir, ou, à titre subsidiaire, de réexaminer sa situation dans les mêmes conditions et de lui délivrer une autorisation provisoire de séjour dans un délai de sept jours à compter du jugement à intervenir ;

3°) de mettre à la charge de l'Etat la somme de 1 500 euros au titre des dispositions combinées de l'article L. 761-1 du code de justice administrative et de l'article 37 de la loi n° 91-647 du 10 juillet 1991, à charge pour son conseil de renoncer à percevoir la part contributive de l'Etat.

Mme D soutient que :

- il n'est pas justifié que le signataire des décisions dispose d'une délégation de signature régulièrement publiée ;

- l'ensemble des décisions sont insuffisamment motivées ;

- la décision portant refus d'admission au séjour est entachée d'une erreur de droit en l'absence d'examen particulier de sa situation personnelle dès lors que le préfet du Rhône ne s'est pas prononcé sur sa demande au regard des dispositions de l'article L. 435-3 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile et d'un vice de procédure ;

- elle méconnaît les dispositions de l'article L. 435-3 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile ;

- le préfet du Rhône a méconnu son pouvoir de régularisation et commis une erreur manifeste d'appréciation dès lors qu'elle répondait aux conditions pour bénéficier d'un titre de séjour portant la mention " étudiant " et compte tenu des circonstances particulières de son arrivée en France ;

- elle méconnaît l'article L. 423-23 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, les stipulations de l'article 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales et est entaché d'une erreur manifeste d'appréciation ;

- la décision portant obligation de quitter le territoire français est illégale en conséquence de l'illégalité du refus de titre de séjour ;

- pour les mêmes raisons que précédemment évoquées, elle méconnaît les stipulations de l'article 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales ;

- elle est entachée d'une erreur manifeste d'appréciation de ses conséquences sur sa situation personnelle, compte tenu du caractère réel et sérieux de ses études ;

- la décision fixant le pays de destination est illégale en conséquence de l'illégalité de l'obligation de quitter le territoire français ;

- elle ne comporte qu'une motivation stéréotypée démontrant l'absence d'examen particulier de sa situation ;

- elle méconnaît les stipulations de l'article 3 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales et les dispositions de l'article L. 721-4 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.

Le préfet du Rhône a produit des pièces enregistrées le 14 juin 2022.

Par décision du 15 avril 2022, Mme D a été admise au bénéfice de l'aide juridictionnelle totale.

Vu les autres pièces du dossier.

Vu :

- la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales du 4 novembre 1950;

- la convention franco-mauritanienne du 1er octobre 1992 relative à la circulation et au séjour des personnes ;

- le code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile ;

- le code des relations entre le public et l'administration ;

- la loi n° 91-647 du 10 juillet 1991 ;

- le code de justice administrative.

La présidente de la formation de jugement a dispensé le rapporteur public, sur sa proposition, de prononcer des conclusions à l'audience.

Les parties ont été régulièrement averties du jour de l'audience.

Ont été entendus au cours de l'audience publique :

- le rapport de Mme G,

- et les observations de Me Cadoux, représentant Mme D.

Considérant ce qui suit :

1. Mme D, ressortissante mauritanienne née le 6 juillet 2001, est entrée irrégulièrement en France en septembre 2018 pour effectuer sa rentrée en classe préparatoire PCSI/PSI à Nîmes où elle était inscrite. Elle a été confiée aux services de l'aide sociale à l'enfance du département du Gard à compter du 28 septembre 2018. Le 7 février 2022, l'intéressée a sollicité auprès du préfet du Rhône son admission au séjour en qualité d'étudiante. Elle demande l'annulation des décisions en date du 14 mars 2022 par lesquelles le préfet du Rhône a refusé de lui délivrer un titre de séjour, l'a obligée à quitter le territoire français et a fixé le pays à destination duquel elle est susceptible d'être reconduite d'office.

Sur les conclusions aux fins d'annulation d'injonction et d'astreinte :

En ce qui concerne l'ensemble des décisions :

2. En premier lieu, l'acte attaqué a été signé par Mme F E, directrice adjointe des migrations et de l'intégration, en vertu d'une délégation de signature consentie à cet effet par un arrêté du préfet du Rhône en date du 1er mars 2022, publié au recueil des actes administratifs spécial de la préfecture du 4 mars 2022 accessible tant au juge qu'aux parties. Par suite, le moyen tiré de l'incompétence de l'auteur de l'acte doit être écarté.

3. En deuxième lieu, l'arrêté attaqué vise les textes dont il fait application, notamment les articles 4 et 9 de la convention franco-mauritanienne. Par ailleurs, il mentionne les éléments déterminants qui ont conduit le préfet du Rhône à refuser de lui délivrer un titre séjour, notamment le fait que Mme D ne justifie pas d'un visa long séjour. En tout état de cause, le préfet n'étant pas tenu de mentionner dans sa décision tous les éléments caractérisant la vie privée et familiale en France de l'intéressée, la circonstance que la décision ne reprenne pas dans le détail sa situation depuis son arrivée en France, n'est pas de nature à l'entacher d'un défaut de motivation. Le préfet du Rhône n'avait pas à mentionner les dispositions de l'article L. 435-3 du code de l'entrée et du séjour et du droit d'asile dès lors que Mme D n'établit pas avoir régulièrement présenté de demande sur ce fondement. L'acte attaqué qui comporte ainsi les circonstances de fait et de droit qui en constituent le fondement est suffisamment motivé en droit et en fait au regard des exigences des articles L. 611-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile et L. 211-1 du code des relations entre le public et l'administration.

En ce qui concerne la décision de refus d'admission au séjour :

4. Aux termes de l'article L. 435-3 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile : " A titre exceptionnel, l'étranger qui a été confié à l'aide sociale à l'enfance ou du tiers digne de confiance entre l'âge de seize ans et l'âge de dix-huit ans et qui justifie suivre depuis au moins six mois une formation destinée à lui apporter une qualification professionnelle peut, dans l'année qui suit son dix-huitième anniversaire, se voir délivrer une carte de séjour temporaire portant la mention " salarié " ou " travailleur temporaire ", sous réserve du caractère réel et sérieux du suivi de cette formation, de la nature de ses liens avec sa famille restée dans le pays d'origine et de l'avis de la structure d'accueil ou du tiers digne de confiance sur l'insertion de cet étranger dans la société française. La condition prévue à l'article L. 412-1 n'est pas opposable. ".

5. S'il ressort des pièces du dossier que la requérante avait entrepris des démarches dans le Gard tendant à l'obtention d'un titre de séjour en qualité de jeune majeure isolée sur le fondement de l'article L. 435-3 du code de l'entrée et du séjour et du droit d'asile, il n'est pas établi, faute de justification de la délivrance d'un récépissé, qu'elle aurait effectivement complété son dossier et été admise à souscrire une telle demande. Par ailleurs, il ressort du formulaire de la demande déposée devant la préfecture du Rhône, produit en défense, que l'intéressée s'est bornée à solliciter un titre de séjour portant la mention " étudiant " auprès de cette préfecture. Dans ces conditions, le préfet du Rhône n'était pas tenu d'examiner si elle remplissait les conditions d'octroi d'un titre de séjour au regard de ces dispositions de l'article L.435-3 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. Dès lors, Mme D ne peut utilement soutenir que le préfet du Rhône a méconnu les dispositions de l'article L.435-3 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile ni qu'il aurait entaché sa décision d'une erreur de droit tirée du défaut d'examen particulier de de sa demande.

6. Aux termes de l'article 9 de la convention franco-mauritanienne : " Les ressortissants de chacun des États contractants désireux de poursuivre des études supérieures ou d'effectuer un stage de formation de niveau supérieur sur le territoire de l'autre État doivent, outre le visa de long séjour prévu à l'article 4, justifier d'une attestation d'inscription ou de préinscription dans l'établissement d'enseignement choisi ou d'une attestation d'accueil de l'établissement où s'effectue le stage, ainsi que, dans tous les cas, de moyens d'existence suffisants. Les intéressés reçoivent un titre de séjour temporaire portant la mention " étudiant ". Ce titre de séjour est renouvelé annuellement sur justification de la poursuite effective des études ou du stage et de la possession de moyens d'existence suffisants. Ces dispositions ne font pas obstacle à la possibilité d'effectuer dans l'autre État d'autres types d'études ou de stages de formation dans les conditions prévues par la législation applicable. ".

7. Il ressort des termes de la décision attaquée que pour refuser de délivrer à Mme D un titre de séjour " étudiant ", le préfet du Rhône s'est fondé à titre principal sur la circonstance qu'elle ne justifiait pas d'un visa de long séjour exigé par les stipulations précitées de l'article 9 de la convention franco-mauritanienne. Le préfet relève à cet égard que l'intéressée n'ignorait pas cette exigence puisqu'elle s'était vu refuser, avant son entrée en France, la demande de visa de long séjour qu'elle avait sollicitée le 23 août 2018 auprès du consulat général de France à Nouakchott. En outre, la décision mentionne à bon droit que les stipulations particulières de la convention précitée faisaient obstacle à l'application, aux ressortissants mauritaniens, des dispositions de droit commun figurant dans le code de l'entrée et du séjour des étrangers dispensant de visa, dans certains cas, les étudiants poursuivant des études supérieures, et qu'en tout état de cause cette dispense était subordonnée à une entrée régulière sur le territoire dont l'intéressée ne justifiait pas. Si la requérante apporte des éléments pour expliquer sa réinscription en 2021/2022 en 3e année de licence après avoir été défaillante l'année précédente, il ressort des termes mêmes de la décision que le préfet du Rhône n'a entendu qu'à titre surabondant relever la circonstance qu'elle présentait à l'appui de sa demande une réinscription en 3e année et qu'il aurait pris la même décision en se fondant sur le seul motif tiré du défaut de visa de long séjour, qui suffit à lui seul à justifier le refus litigieux.

8. Il ne ressort pas des pièces du dossier que le préfet ne se serait pas livré à un examen particulier de la situation de Mme D ni qu'il n'aurait pas examiné la possibilité de la régulariser par la délivrance d'un titre de séjour. Il résulte de ce qui précède que le préfet du Rhône a pu sans entacher sa décision d'erreur droit ni d'appréciation refuser de délivrer à la requérante le titre de séjour étudiant qu'elle avait sollicité.

9. Dès lors que l'intéressée n'avait sollicité la délivrance d'un titre de séjour qu'en qualité d'étudiante et que le préfet du Rhône n'a pas examiné son droit au séjour sur un autre fondement, les moyens tiré de la méconnaissance de l'article L. 423-23 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile et des stipulations de l'article 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales sont inopérants et doivent, ainsi, être écartés.

En ce qui concerne la décision portant obligation de quitter le territoire français :

10. En premier lieu, Mme D n'ayant pas démontré l'illégalité de la décision de refus d'admission au séjour, son moyen tiré de cette illégalité et soulevé, par la voie de l'exception, à l'encontre de la décision portant obligation de quitter le territoire doit être écarté.

11. En deuxième lieu, Aux termes de l'article 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales : " 1. Toute personne a droit au respect de sa vie privée et familiale, de son domicile et de sa correspondance. () ". Pour l'application de ces stipulations, l'étranger qui invoque la protection due à son droit au respect de sa vie privée et familiale en France doit apporter toute justification permettant d'apprécier la réalité et la stabilité de ses liens personnels et familiaux effectifs en France au regard de ceux qu'il a conservés dans son pays d'origine.

12. Il ressort des pièces du dossier que la requérante, âgée de 20 ans à la date de la décision attaquée, est célibataire et sans charge de famille et qu'elle n'est nécessairement pas dépourvue d'attaches dans son pays d'origine où elle a vécu jusqu'à l'âge de 17 ans. Par ailleurs, la présence de sa sœur aînée, bénéficiaire du statut de réfugié, sur le territoire français, ne suffit pas à caractériser des liens anciens et stables en France, dès lors que Mme D ne démontre pas entretenir de relation avec cette dernière qui n'est d'ailleurs pas domiciliée dans la même région que la requérante. Si Mme D se prévaut en outre de ce qu'elle a noué des relations amicales fortes en France, elle ne le démontre pas par la production de pièces. Dans ces circonstances, elle n'est pas fondée à soutenir que la décision attaquée aurait porté à son droit au respect de sa vie privée et familiale une atteinte disproportionnée par rapport aux buts en vue desquels elle a été prise et aurait ainsi méconnu les stipulations de l'article 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales.

13. En troisième lieu, Mme D soutient que la décision l'obligeant à quitter le territoire français compromet ses chances d'obtenir son diplôme et son avenir professionnel, il ne ressort pas des pièces du dossier qu'elle ne pourrait pas poursuivre ses études et son projet professionnel dans son pays d'origine. Dans ces conditions, le préfet du Rhône n'a pas entaché sa décision d'une erreur manifeste d'appréciation de ses conséquences sur la situation personnelle de l'intéressée.

En ce qui concerne la décision fixant le pays de destination :

14. En premier lieu, Mme D n'ayant pas démontré l'illégalité de la décision portant obligation de quitter le territoire français prises à son encontre, le moyen tiré de cette illégalité et soulevé, par la voie de l'exception, à l'encontre de la décision fixant le pays de destination, doit être écarté.

15. En deuxième lieu, la décision fixant le pays de renvoi vise les dispositions de l'article L. 611-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile qui prévoient que l'obligation de quitter le territoire français " fixe le pays à destination duquel l'étranger est renvoyé en cas d'exécution d'office ". Elle indique la nationalité de l'intéressée et précise qu'elle n'établit pas que son retour dans son pays l'exposerait à des traitements inhumains ou cruels au sens des dispositions des stipulations de l'article 3 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales. Elle est donc suffisamment motivée en droit et en fait, et il ne ressort pas de la motivation que le préfet du Rhône aurait entaché sa décision d'un défaut d'examen particulier révélant une erreur de droit.

16. En troisième lieu, aux termes de l'article L. 721-4 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile : L'autorité administrative peut désigner comme pays de renvoi : 1° Le pays dont l'étranger a la nationalité, sauf si l'Office français de protection des réfugiés et apatrides ou la Cour nationale du droit d'asile lui a reconnu la qualité de réfugié ou lui a accordé le bénéfice de la protection subsidiaire ou s'il n'a pas encore été statué sur sa demande d'asile ; 2° Un autre pays pour lequel un document de voyage en cours de validité a été délivré en application d'un accord ou arrangement de réadmission européen ou bilatéral ;

3° Ou, avec l'accord de l'étranger, tout autre pays dans lequel il est légalement admissible.

Un étranger ne peut être éloigné à destination d'un pays s'il établit que sa vie ou sa liberté y sont menacées ou qu'il y est exposé à des traitements contraires aux stipulations de l'article 3 de la Convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales du 4 novembre 1950. " Aux termes de cet article : " Nul ne peut être soumis à la torture ni à des peines ou traitements inhumains et dégradants. "

17. Si la requérante soutient qu'elle a quitté son pays pour fuir un mariage forcé, à l'instar de sa sœur, elle n'apporte pas d'élément probant à l'appui de ses allégations. La circonstance que sa sœur se soit vue reconnaître le statut de réfugié ne permet pas d'établir qu'elle serait elle-même personnellement exposée à des risques réels et sérieux pour son intégrité physique ou mentale en cas de retour dans son pays d'origine. Il s'ensuit que le moyen tiré de la méconnaissance des stipulations de l'article 3 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales et de l'article L 721-4 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile doit être écarté.

18. Il résulte de ce qui précède que les conclusions à fin d'annulation de la requête doivent être rejetées ainsi que, par voie de conséquence, les conclusions aux fins d'injonction, d'astreinte et au titre des frais exposés et non compris dans les dépens.

DECIDE :

Article 1er : La requête de Mme D est rejetée.

Article 2 : Le présent jugement sera notifié à Mme B D et au préfet du Rhône.

Délibéré après l'audience du 6 juillet 2022, à laquelle siégeaient :

Mme Verley-Cheynel, présidente,

M. Stillmunkes, vice-président,

M. d'Hervé, président honoraire.

Lu en audience publique, le 27 juillet 2022.

La présidente,

G. GLe vice-président,

H. Stillmunkes

La greffière,

C. Driguzzi

La République mande et ordonne au préfet du Rhône, en ce qui le concerne ou à tous commissaires à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.

Pour expédition,

Un greffier,

N°2203321

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