mercredi 27 juillet 2022
| Juridiction | Tribunal Administratif de Lyon |
| Section | Tribunal Administratif de Lyon |
| N° Dossier | TA69-2203368 |
| Type | Décision |
| Recours | Excès de pouvoir |
| Publication | C |
| Formation | 9ème chambre |
| Avocat requérant | DEME |
Vu la procédure suivante :
Par une requête, deux mémoires complémentaires et des pièces enregistrés les 3 mai 2022, 18 mai 2022 et 7 juin 2022, M. C A, représenté par Me Deme, demande au tribunal, dans le dernier état de ses écritures :
1°) d'annuler les décisions du 31 mars 2022 par lesquelles le préfet du Rhône a refusé de lui délivrer un titre de séjour et l'a obligé à quitter le territoire français dans un délai de quatre-vingt-dix jours ;
2°) d'enjoindre au préfet du Rhône de lui délivrer un titre de séjour mention " salarié " ou " vie privée et familiale " dans le délai d'un mois à compter de la notification du jugement à intervenir ou, à titre subsidiaire, de réexaminer sa situation et de lui délivrer une autorisation provisoire de séjour ;
3°) de mettre à la charge de l'Etat la somme de 1 500 euros au titre des dispositions combinées de l'article L. 761-1 du code de justice administrative et de l'article 37 de la loi n° 91-647 du 10 juillet 1991, à charge pour son conseil de renoncer à percevoir la part contributive de l'Etat.
M. A soutient que :
- la décision portant refus d'admission au séjour est insuffisamment motivée ;
- elle est entachée d'un vice de procédure tiré de la méconnaissance de l'article L. 425-9 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, dès lors que le préfet ne justifie pas avoir saisi pour avis le collège de médecins de l'Office français de l'immigration et de l'intégration ;
- elle est entachée d'un défaut d'examen particulier de sa situation individuelle ;
- elle est entachée d'une erreur de droit, dès lors que le préfet s'est estimé en situation de compétence liée ;
- elle méconnaît les dispositions de l'article L. 425-9 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile ;
- elle méconnaît les stipulations de l'article 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales et est entachée d'une erreur manifeste d'appréciation ;
- la décision portant obligation de quitter le territoire français est illégale en conséquence de l'illégalité de la décision portant refus de titre de séjour ;
- elle méconnaît les stipulations de l'article 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales et est entachée d'une erreur manifeste d'appréciation.
Le préfet du Rhône a produit des pièces en date des 3 et 20 juin 2022.
Vu les autres pièces du dossier.
Vu :
-la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales du 4 novembre 1950 ;
- la convention du 1er août 1995 entre le gouvernement de la République française et le gouvernement de la République du Sénégal relative à la circulation des et au séjour des personnes ;
- l'accord du 23 septembre 2006 entre le gouvernement de la République française et le gouvernement de la République du Sénégal relatif à la gestion concertée des flux migratoires et l'avenant à cet accord signé le 25 février 2008 ;
- le code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile ;
- le code des relations entre le public et l'administration ;
- l'arrêté du 27 décembre 2016 relatif aux conditions d'établissement et de transmission des certificats médicaux, rapports médicaux et avis mentionnés aux articles R. 313-22, R. 313-23 et R. 511-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile,
- le code de justice administrative.
La présidente de la formation de jugement a dispensé le rapporteur public, sur sa proposition, de prononcer des conclusions à l'audience.
Les parties ont été régulièrement averties du jour de l'audience.
Au cours de l'audience publique, Mme D a donné lecture de son rapport, en l'absence des parties ni présentes ni représentées.
Considérant ce qui suit :
1. M. A, ressortissant sénégalais né le 8 avril 1971 est entré en France le 14 mai 2015 sous couvert d'un passeport revêtu d'un visa de court-séjour valable jusqu'au 25 mai 2015. A la suite de son mariage célébré à Roanne le 12 janvier 2019, il a sollicité, le 24 juillet 2019, son admission au séjour en qualité de conjoint de ressortissante française et a obtenu une carte de séjour portant la mention " vie privée et familiale " valable du 22 octobre 2019 au 21 octobre 2020. Compte tenu de sa séparation au 30 janvier 2020 puis de son divorce, l'intéressé a sollicité, le 1er septembre 2020, le bénéfice d'un nouveau titre de séjour principalement sur le fondement des stipulations de l'article 5 de la convention franco-sénégalaise du 1er août 1995 en qualité de salarié et, subsidiairement, des dispositions des articles L. 423-23 et L. 425-9 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile au titre de sa vie privée et familiale et en qualité d'étranger malade. Par un arrêté en date du 31 mars 2022, le préfet du Rhône a refusé de lui délivrer un titre de séjour, l'a obligé à quitter le territoire français dans un délai de quatre-vingt-dix jours et a fixé le pays à destination duquel il est susceptible d'être reconduit d'office. Par la présente requête, M. A demande l'annulation des décisions portant refus de titre de séjour et obligation de quitter le territoire français.
Sur les conclusions aux fins d'annulation et d'injonction :
En ce qui concerne la décision portant refus d'admission au séjour :
2. En premier lieu, la décision attaquée vise les textes utiles sur lesquels elle se fonde notamment l'article 5 de la convention franco-sénégalaise du 1er août 1995, les articles L. 423-23 et L. 425-9 du code de l'entrée et de séjour des étrangers et du droit d'asile, ainsi que les stipulations des articles 3 et 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales. Par ailleurs, elle précise les éléments déterminants de la situation du requérant qui ont conduit à lui refuser la délivrance d'un titre de séjour et à l'obliger à quitter le territoire français. En tout état de cause, le préfet, qui fait au demeurant mention de l'investissement du requérant auprès de la communauté Emmaüs, n'était pas tenu de mentionner dans sa décision tous les éléments caractérisant la vie privée et familiale en France de l'intéressé. Ainsi, la circonstance que la décision ne mentionne pas son engagement durant la période d'état d'urgence sanitaire n'est pas de nature à l'entacher d'un défaut de motivation. Par suite, elle comporte l'énoncé des éléments de droit et de fait qui en constituent le fondement et satisfait ainsi aux exigences de motivation résultant des dispositions des articles L. 211-2 et suivants du code des relations entre le public et l'administration. Le moyen tiré du défaut de motivation doit ainsi être écarté.
3. En deuxième lieu, aux termes de l'article L. 425-9 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile : " L'étranger résidant habituellement en France, dont l'état de santé nécessite une prise en charge médicale dont le défaut pourrait avoir pour lui des conséquences d'une exceptionnelle gravité et qui, eu égard à l'offre de soins et aux caractéristiques du système de santé dans le pays dont il est originaire, ne pourrait pas y bénéficier effectivement d'un traitement approprié se voit délivrer une carte de séjour temporaire portant la mention " vie privée et familiale " d'une durée d'un an. La condition prévue à l'article L. 412-1 n'est pas opposable. / La décision de délivrer la carte de séjour est prise par l'autorité administrative après avis d'un collège de médecins du service médical de l'Office français de l'immigration et de l'intégration, dans des conditions définies par décret en Conseil d'Etat (). / Si le collège des médecins estime dans son avis que les conditions précitées sont réunies, l'autorité administrative ne peut refuser la délivrance du titre de séjour que par une décision spécialement motivée ".
4. Aux termes de l'article R. 425-11 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile : " Pour l'application de l'article L. 425-9, le préfet délivre le titre de séjour " portant la mention vie privée et familiale " au vu d'un avis émis par un collège de médecins à compétence nationale de l'Office français de l'immigration et de l'intégration. / L'avis est émis dans les conditions fixées par arrêté du ministre chargé de l'immigration et du ministre chargé de la santé au vu, d'une part, d'un rapport médical établi par un médecin de l'Office français de l'immigration et de l'intégration et, d'autre part, des informations disponibles sur les possibilités de bénéficier effectivement d'un traitement approprié dans le pays d'origine de l'intéressé (). Aux termes de l'article R. 425-12 de ce même code : " Le rapport médical mentionné à l'article R. 425-11 est établi par un médecin de l'Office français de l'immigration et de l'intégration à partir d'un certificat médical établi par le médecin qui suit habituellement le demandeur ou par un médecin praticien hospitalier inscrits au tableau de l'ordre, dans les conditions prévues par l'arrêté mentionné au deuxième alinéa du même article.() " .
5. En outre, selon l'article 1er de l'arrêté du 27 décembre 2016 relatif aux conditions d'établissement et de transmission des certificats médicaux, rapports médicaux et avis mentionnés aux articles R. 313-22, R. 313-23 et R. 511-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile : " L'étranger qui dépose une demande de délivrance ou de renouvellement d'un document de séjour pour raison de santé est tenu, pour l'application des articles R. 313-22 et R. 313-23 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, de faire établir un certificat médical relatif à son état de santé par le médecin qui le suit habituellement ou par un médecin praticien hospitalier. () " Aux termes de l'article 2 dudit arrêté, " Le certificat médical, dûment renseigné et accompagné de tous les documents utiles, est transmis sans délai, par le demandeur, par tout moyen () au service médical de l'Office français de l'immigration et de l'intégration, dont l'adresse a été préalablement communiquée au demandeur ". L'article 3 dispose " Au vu du certificat médical et des pièces qui l'accompagnent ainsi que des éléments qu'il a recueillis au cour de son examen éventuel, le médecin de l'office établit un rapport médical () ". Enfin, l'article 6 dispose que " Au vu du rapport médical mentionné à l'article 3, un collège de médecins () émet un avis ".
6. Le requérant soutient que la décision attaquée portant refus de titre de séjour en qualité d'étranger malade est entachée d'un vice de procédure, dès lors que le préfet n'a pas saisi préalablement pour avis le collège de médecins de l'Office français de l'immigration et de l'intégration. Il ressort toutefois des pièces produites au dossier, notamment des mentions de la décision attaquée et des pièces produites en défense, que l'intéressé, qui a été convoqué à trois reprises par la préfecture du Rhône, les 28 septembre 2021 à 13h15, 3 novembre 2021 à 9h00 et 10 janvier 2022 à 14h05, pour lui délivrer le protocole médical nécessaire à l'étude de sa demande de titre de séjour en qualité d'étranger malade, n'a pas honoré ces rendez-vous. S'il admet ne pas s'être présenté auxdits rendez-vous au motif que les convocations susvisées n'étaient pas explicites quant à leur objet, il ne ressort toutefois pas des pièces du dossier que le requérant, qui se borne à soutenir à l'appui de sa requête qu'il souffre d'un diabète de type 2, aurait apporté à l'appui de sa demande de titre de séjour des éléments suffisamment précis sur la nature et la gravité de sa pathologie et qu'il aurait demandé à l'un quelconque des médecins, d'établir le certificat médical mentionné au deuxième alinéa de l'article 1er de l'arrêté du 27 décembre 2016 susvisé. Il n'est pas contesté que M. A s'est abstenu d'accomplir les formalités auxquelles il était tenu. Par suite, la préfecture n'a pu procéder à l'instruction de sa demande d'admission au séjour en qualité d'étranger malade et le médecin de l'office n'a pu établir le rapport médical au vu duquel le collège des médecins rend son avis. Dans ces circonstances, le préfet n'était pas tenu de saisir pour avis le collège de médecins susmentionné avant de refuser le titre de séjour ainsi sollicité. Par suite, le requérant n'est pas fondé à soutenir que la décision attaquée serait illégale en l'absence de saisine du collège des médecins de l'Office français de l'immigration et de l'intégration.
7. En troisième lieu, il ne ressort ni de la lecture de la décision attaquée, ni d'aucune autre pièce du dossier, que le préfet du Rhône n'aurait pas procédé à un examen particulier des demandes de titre de séjour de l'intéressé en qualité de " salarié ", " d'étranger malade " ou au titre de sa vie privée et familiale.
8. En quatrième lieu, si le requérant soutient qu'il souffre de diabète, il ne ressort pas des pièces du dossier que son état de santé nécessiterait une prise en charge médicale dont le défaut serait susceptible d'entraîner des conséquences d'une exceptionnelle gravité et qu'il ne pourrait bénéficier d'un traitement approprié dans son pays d'origine. Par suite, M. A n'est pas fondé à soutenir que la décision de refus de titre de séjour méconnaît les dispositions de l'article L. 425-9 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
9. En cinquième lieu, aux termes de l'article 5 de la convention franco-sénégalaise du 1er août 1995 : " Les ressortissants de chacun des États contractants désireux d'exercer sur le territoire de l'autre État une activité professionnelle salariée doivent en outre, pour être admis sur le territoire de cet État, justifier de la possession : () - 2. D'un contrat de travail visé par le Ministère du Travail dans les conditions prévues par la législation de l'État d'accueil. ". Aux termes de l'article L. 421-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile: " L'étranger qui exerce une activité salariée sous contrat de travail à durée indéterminée se voit délivrer une carte de séjour temporaire portant la mention " salarié " d'une durée maximale d'un an. - La délivrance de cette carte de séjour est subordonnée à la détention préalable d'une autorisation de travail, dans les conditions prévues par les articles L. 5221-2 et suivants du code du travail. () ". Pour rejeter sa demande de titre de séjour sur le fondement des dispositions précitées, le préfet a notamment relevé que la demande d'autorisation de travail de M. A en qualité de plongeur a été rejetée le 15 mars 2021 par les services de la main d'œuvre étrangère de la DIRECCTE et qu'il n'a pas fourni d'autorisation de travail délivrée par les services compétents dans le cadre de sa dernière mission d'intérim intervenue le 21 avril 2021, de sorte qu'il ne remplissait pas les conditions prévues à l'article 5 de la convention franco-sénégalaise du 1er août 1995 précitée. Le préfet pouvait valablement refuser pour ce motif la délivrance d'un titre de séjours salarié. Il ne ressort pas des mentions de cette décision, ni d'aucune autre pièce du dossier, que le préfet se serait cru en situation de compétence liée pour refuser la demande de titre de séjour de M. A en cette qualité.
10. En sixième lieu, aux termes de l'article 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales : " 1. Toute personne a droit au respect de sa vie privée et familiale, de son domicile et de sa correspondance. () ". Pour l'application de ces stipulations, l'étranger qui invoque la protection due à son droit au respect de sa vie privée et familiale en France doit apporter toute justification permettant d'apprécier la réalité et la stabilité de ses liens personnels et familiaux effectifs en France au regard de ceux qu'il a conservés dans son pays d'origine.
11. Il ressort des pièces du dossier que M. A, âgé de 50 ans à la date de la décision attaquée est, après une brève union, célibataire sans charge de famille et résidait en France depuis seulement six ans. Il ne démontre aucune insertion sociale en France, ni vie privée et familiale intense, ancienne et stable. S'il se prévaut de son insertion professionnelle en produisant notamment des bulletins de salaires pour la période du mois de décembre 2020 à décembre 2021 puis au titre du mois de janvier 2022 et des contrats de missions temporaires, et fait valoir ses activités solidaires effectuées auprès de la communauté Emmaüs, ces seuls éléments ne suffisent pas à démontrer qu'il aurait en France le centre de sa vie privée et familiale, dès lors qu'il a vécu l'essentiel de son existence au Sénégal, où résident son enfant mineur, sa mère, ses cinq frères, ainsi que ses trois sœurs. Dans ces circonstances, M. A n'est pas fondé à soutenir que la décision attaquée aurait porté à son droit au respect de sa vie privée et familiale une atteinte disproportionnée par rapport aux buts en vue desquels elle a été prise et aurait ainsi méconnu les stipulations de l'article 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales. Pour les mêmes motifs, il n'est pas davantage fondé à soutenir que le préfet aurait entaché cette décision d'une erreur manifeste d'appréciation.
En ce qui concerne la décision portant obligation de quitter le territoire français :
12. D'une part, M. A n'ayant pas démontré l'illégalité de la décision portant refus d'admission au séjour prise à son encontre, le moyen tiré de cette illégalité et soulevé, par la voie de l'exception, à l'encontre de la décision portant obligation de quitter le territoire français, doit être écarté.
13. D'autre part, en l'absence de tout élément particulier invoqué, et même en tenant compte des conséquences spécifiques à la mesure d'éloignement, le moyen tiré de la violation des stipulations de l'article 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales, et de l'erreur manifeste d'appréciation dont serait entachée la mesure d'éloignement doit être écarté pour les motifs énoncés au point 11 s'agissant du refus d'admission au séjour.
14. Il résulte de l'ensemble de ce qui précède, que les conclusions à fin d'annulation de la requête doivent être rejetées ainsi que, par voie de conséquence, les conclusions à fin d'injonction.
Sur les frais liés au litige :
15. Les dispositions des articles L. 761-1 du code de justice administrative et 37 de la loi du 10 juillet 1991 font obstacle à ce que soit mis à la charge de l'Etat, qui n'est pas partie perdante dans la présente instance, le versement au requérant, de quelque somme que ce soit au titre des frais exposés et non compris dans les dépens.
D E C I D E :
Article 1er : La requête de M. A est rejetée.
Article 2 : Le présent jugement sera notifié à M. C A et au préfet du Rhône.
Délibéré après l'audience du 6 juillet 2022, à laquelle siégeaient :
Mme Verley-Cheynel, présidente,
M. Stillmunkes, vice-président,
M. d'Hervé, président honoraire.
Rendu public par mise à disposition au greffe le 27 juillet 2022.
La présidente,
G. DLe vice-président,
H. Stillmunkes
La greffière,
C. Driguzzi
La République mande et ordonne au préfet du Rhône, en ce qui le concerne, ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.
Pour expédition,
Un greffier,
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608292
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. A... contre l'arrêté du préfet des Hautes-Alpes du 5 mai 2026 prolongeant son assignation à résidence. Le requérant invoquait une atteinte disproportionnée à sa liberté d'aller et venir et une méconnaissance de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et de l'article 3-1 de la Convention internationale des droits de l'enfant. Le tribunal a jugé que les contraintes horaires imposées (présence au domicile de 14h à 17h) n'étaient pas disproportionnées, faute de preuves suffisantes de leur incompatibilité avec le suivi scolaire de sa belle-fille. La décision s'appuie sur les articles L. 731-1 et R. 733-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608430
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant égyptien, contestant un arrêté préfectoral du 14 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. La juridiction a estimé que l'arrêté était suffisamment motivé et ne méconnaissait pas les articles L. 612-6 et L. 612-10 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA), le préfet ayant examiné les critères légaux. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, y compris la demande d'aide juridictionnelle provisoire et de communication du dossier.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608432
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant sénégalais, contestant un arrêté préfectoral du 15 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. Le tribunal a jugé que l'arrêté était suffisamment motivé et que la situation personnelle du requérant avait été examinée, notamment son maintien irrégulier après expiration de son visa. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, sur la base des articles L. 613-1, L. 612-2, L. 612-6 et L. 721-4 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2607881
Le Tribunal administratif de Marseille, statuant en référé sur le fondement de l’article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de suspension de l’arrêté du sous-préfet d’Istres du 7 avril 2026 mettant en demeure M. et Mme A... de quitter leur logement à Vitrolles. La requête a été jugée irrecevable car elle n’était pas accompagnée de la copie intégrale de la décision contestée, en méconnaissance des exigences procédurales. En conséquence, le juge a appliqué l’article L. 522-3 du même code pour rejeter la requête sans instruction ni audience, et a refusé l’admission provisoire à l’aide juridictionnelle.
01/06/2026