jeudi 29 septembre 2022
| Juridiction | Tribunal Administratif de Lyon |
| Section | Tribunal Administratif de Lyon |
| N° Dossier | TA69-2203477 |
| Type | Décision |
| Recours | Excès de pouvoir |
| Publication | C |
| Formation | 2ème chambre |
| Avocat requérant | SELARL BS2A BESCOU ET SABATIER |
Vu la procédure suivante :
Par une requête et un mémoire complémentaire enregistrés les 6 et 25 mai 2022, M. F B, représenté par Me Bescou, demande au tribunal, dans le dernier état de ses écritures :
1°) d'annuler l'arrêté du 29 avril 2022 par lequel le préfet du Rhône a explicitement refusé de l'admettre au séjour, l'a obligé à quitter le territoire français dans le délai de 90 jours et a fixé le pays de destination de cette mesure d'éloignement ;
2°) d'enjoindre au préfet du Rhône de lui délivrer un certificat de résidence portant la mention " vie privée et familiale ", " commerçant " ou " visiteur " et, à défaut, de procéder au réexamen de sa situation, le tout dans le délai d'un mois à compter de la notification du jugement à intervenir, sous astreinte de 100 euros par jour de retard ;
3°) de mettre à la charge de l'Etat la somme de 1 200 euros au titre des dispositions de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
Il soutient que :
- la décision implicite de refus née du silence gardé sur sa demande de titre de séjour n'est pas motivée, sa demande de communication de motifs étant restée vaine, en méconnaissance de l'article L. 232-4 du code des relations entre le public et l'administration ;
- l'arrêté attaqué est entaché d'incompétence ;
- la décision de refus de certificat de résidence méconnaît les dispositions de l'article 6-5) de l'accord franco-algérien du 27 décembre 1968 ;
- elle méconnaît les stipulations de l'article 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales ;
- elle méconnaît les stipulations de l'article 3-1 de la convention internationale relative aux droits de l'enfant ;
- elle méconnaît les stipulations de l'article 5 de l'accord franco-algérien dès lors qu'il remplit les conditions pour obtenir un certificat de résidence portant la mention " commerçant " ;
- elle est entachée d'erreur de droit dans l'application des stipulations combinées des articles 5 et 7 c) de l'accord franco-algérien ;
- elle est entachée d'erreur de droit dans l'application des stipulations combinées des articles 5 et 7 a) de l'accord franco-algérien ;
- elle est entachée d'erreur d'appréciation dans l'application de ces mêmes dispositions ;
- elle est entachée d'erreur manifeste d'appréciation dans la mise en œuvre par le préfet de son pouvoir discrétionnaire de régularisation ;
- elle est entachée d'erreur manifeste d'appréciation au regard des conséquences qu'elle emporte sur sa situation personnelle ;
- la décision portant obligation de quitter le territoire français est dépourvue de base légale, étant fondée sur une décision de refus de certificat de résidence illégale ;
- elle méconnaît les stipulations de l'article 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales ;
- elle méconnaît les stipulations de l'article 3-1 de la convention internationale relative aux droits de l'enfant ;
- la décision fixant le délai de départ volontaire à 90 jours est dépourvue de base légale, étant fondée sur une décision portant obligation de quitter le territoire français illégale ;
- la décision fixant le pays de destination est dépourvue de base légale, étant fondée sur une décision portant refus de titre de séjour et une décision portant obligation de quitter le territoire français illégales.
Vu l'arrêté attaqué et les autres pièces du dossier.
Vu :
- l'accord franco-algérien du 27 décembre 1968 relatif à la circulation, à l'emploi et au séjour en France des ressortissants algériens et de leurs familles ;
- la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales, modifiée, conclue à Rome le 4 novembre 1950 ;
- la convention relative aux droits de l'enfant, signée à New York le 26 janvier 1990 ;
- le code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile ;
- le code des relations entre le public et l'administration ;
- le code de justice administrative.
Le président de la formation de jugement a dispensé la rapporteure publique, sur sa proposition, de prononcer des conclusions à l'audience.
Ont été entendus au cours de l'audience publique :
- le rapport de Mme C D,
- et les observations de Me Guillaume, représentant M. B, requérant.
Considérant ce qui suit :
1. M. F B, ressortissant algérien, est entré sur le territoire français le 13 février 2020 sous couvert d'un visa Schengen de court séjour. Après avoir été titulaire d'une autorisation provisoire de séjour valable du 24 avril 2020 au 16 juin 2021 délivrée dans le contexte de la crise sanitaire, il a sollicité un titre de séjour le 5 octobre 2021, à titre principal, sur le fondement de l'article 6-5) de l'accord franco-algérien, à titre subsidiaire sur le fondement des articles 5, 7c) et 7 a) de cet accord. Le silence gardé sur cette demande a fait naître une décision implicite de rejet avant que, par arrêté du 29 avril 2022, le préfet du Rhône rejette explicitement la demande d'admission au séjour de M. B et décide en outre d'obliger ce dernier à quitter le territoire français dans un délai de 90 jours, en fixant le pays à destination duquel il pourra être reconduit d'office à l'expiration de ce délai. Dans le dernier état de ses écritures, M. B demande l'annulation de la décision de refus de séjour du 29 avril 2022, qui s'est substituée à la décision implicite, ainsi que des décisions portant obligation de quitter le territoire français dans le délai de 90 jours et fixant le pays de destination.
Sur le moyen commun à l'ensemble des décisions attaquées :
2. L'arrêté attaqué a été signé par Mme A E, directrice des migrations et de l'intégration, qui a reçu délégation à cet effet par arrêté du préfet du Rhône du 26 janvier 2022, régulièrement publié au recueil des actes administratifs spécial de la préfecture du Rhône, accessible tant au juge qu'aux parties. Il s'ensuit que le moyen tiré de l'incompétence de l'auteur de l'arrêté en litige doit être écarté.
Sur la décision de refus de certificat de résidence :
3. En premier lieu, M. B indique dans son mémoire enregistré le 25 mai 2022 que sa requête doit être regardée comme dirigée contre la décision explicite du 29 avril 2022. Dans ces conditions, le moyen tiré du défaut de motivation de la décision implicite doit être regardé comme abandonné.
4. En deuxième lieu, aux termes de l'article 6 de l'accord franco-algérien du 27 décembre 1968 susvisé : " Les dispositions du présent article () fixent les conditions de délivrance et de renouvellement du certificat de résidence aux ressortissants algériens établis en France ainsi qu'à ceux qui s'y établissent, sous réserve que leur situation matrimoniale soit conforme à la législation française. / Le certificat de résidence d'un an portant la mention " vie privée et familiale " est délivré de plein droit : () /. 5) Au ressortissant algérien qui n'entre pas dans les catégories précédentes ou dans celles qui ouvrent droit au regroupement familial dont les liens personnels et familiaux en France sont tels que le refus d'autoriser son séjour porterait à son droit au respect de sa vie privée et familiale une atteinte disproportionnée au regard des motifs du refus () ". Aux termes de l'article 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales : " 1. Toute personne a droit au respect de sa vie privée et familiale, de son domicile et de sa correspondance. / () ".
5. M. B fait état de ce que sa vie privée et familiale est installée sur le territoire français, où il réside habituellement depuis le 13 février 2020 avec son épouse et leurs six enfants, dont deux sont désormais majeurs, l'un étant en outre parent d'un enfant français. Il ajoute que ses enfants mineurs sont scolarisés depuis six années en France, qu'il est propriétaire de plusieurs biens immobiliers lui assurant un revenu foncier ainsi que du logement qu'il occupe avec sa famille et qu'il a créé, au cours du mois d'octobre 2020, une société sur le territoire français affichant des résultats bénéficiaires. Il ressort toutefois des pièces du dossier que jusqu'au 13 février 2020, M. B résidait habituellement en Algérie, où il exerce encore une activité commerciale, alors que son épouse et l'ensemble de ses enfants vivent en France depuis 2015. Il se bornait alors à rendre régulièrement visite à sa famille sous couvert de visas " affaire " et n'envisageait pas de s'installer en France avant, selon ses propres allégations, d'y être contraint par le contexte pandémique existant en France à compter de mars 2020. Dans ces conditions, eu égard à la nature des relations entretenues par M. B avec ses enfants et son épouse, cette dernière étant au surplus en séjour irrégulier sur le territoire français à la date de la décision attaquée, l'intéressé n'est pas fondé à soutenir que cette décision a porté à son droit au respect de sa vie privée et familiale une atteinte disproportionnée au regard des buts en vue desquels elle a été prise. Les moyens tirés de la méconnaissance de l'article 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales et de l'article 6-5) de l'accord franco-algérien doivent dès lors être écartés. Pour ces mêmes raisons, le refus de titre de séjour litigieux n'est pas davantage entaché d'une erreur manifeste d'appréciation au regard des conséquences qu'il emporte sur la situation personnelle de M. B.
6. En troisième lieu, aux termes de l'article 3-1 de la convention internationale relative aux droits de l'enfant du 26 janvier 1990 : " Dans toutes les décisions qui concernent les enfants, qu'elles soient le fait des institutions publiques ou privées de protection sociale, des tribunaux, des autorités administratives ou des organes législatifs, l'intérêt supérieur de l'enfant doit être une considération primordiale. ".
7. Si l'intérêt supérieur des enfants est de résider auprès de leurs parents, il résulte de ce qui a été exposé au point 5 que, dans les circonstances particulières de l'espèce, la séparation de M. B de ses enfants résidant en France ne portera pas atteinte à l'intérêt supérieur de ces derniers. Le moyen tiré de la méconnaissance des stipulations de l'article 3-1 de la convention internationale relative aux droits de l'enfant doit dès lors être écarté.
8. En quatrième lieu, aux termes de l'article 5 de l'accord franco-algérien susvisé : " Les ressortissants algériens s'établissant en France pour exercer une activité professionnelle autre que salariée reçoivent, après le contrôle médical d'usage et sur justification, selon le cas, qu'ils sont inscrits au registre du commerce ou au registre des métiers ou à un ordre professionnel, un certificat de résidence dans les conditions fixées aux articles 7 et 7 bis ". En vertu de l'article 7 du même accord : " Les dispositions du présent article et celles de l'article 7 bis fixent les conditions de délivrance du certificat de résidence aux ressortissants algériens autres que ceux visés à l'article 6, ainsi qu'à ceux qui s'établissent en France après la signature du premier avenant à l'accord : a) Les ressortissants algériens qui justifient de moyens d'existence suffisants et qui prennent l'engagement de n'exercer, en France, aucune activité professionnelle soumise à autorisation reçoivent après le contrôle médical d'usage un certificat valable un an renouvelable et portant la mention " visiteur " / () ".
9. Il ressort des pièces du dossier que le requérant a créé une société immatriculée au registre du commerce et des sociétés pour l'exercice, selon ses propres déclarations, d'une activité commerçante, laquelle relève des activités professionnelles soumises à autorisation. Par suite, comme l'a relevé le préfet dans sa décision, il ne remplit pas l'une des conditions prévues par le a) de l'article 7 précité. Quand bien même le préfet aurait entaché les autres motifs du refus de certificat de résidence sur ce fondement d'erreur de droit et d'erreur d'appréciation, il résulte de l'instruction qu'il aurait pris la même décision en ne se fondant que sur le seul motif tiré de ce que l'intéressé exerce une activité soumise à autorisation. Les moyens tirés de l'erreur de droit et de l'erreur d'appréciation dans l'application de l'article 7 a) ne peuvent ainsi qu'être écartés.
10. En cinquième lieu, au vertu de l'article 7 du même accord : " Les dispositions du présent article et celles de l'article 7 bis fixent les conditions de délivrance du certificat de résidence aux ressortissants algériens autres que ceux visés à l'article 6, ainsi qu'à ceux qui s'établissent en France après la signature du premier avenant à l'accord : () c) Les ressortissants algériens désireux d'exercer une activité professionnelle soumise à autorisation reçoivent, s'ils justifient l'avoir obtenue, un certificat de résidence valable un an renouvelable et portant la mention de cette activité ". Enfin, aux termes de l'article 9 de cet accord : " Pour être admis à entrer et séjourner plus de trois mois sur le territoire français au titre des articles 4, 5, 7, 7 bis al. 4 (lettre c et d) du titre III du protocole, les ressortissants algériens doivent présenter un passeport en cours de validité muni d'un visa de long séjour délivré par les autorités françaises ".
11. Il résulte de la combinaison des stipulations de l'article 5 rappelées au point 8 et de celles rappelées au point précédent que l'obtention d'un certificat de résidence en qualité de commerçant est subordonnée à la satisfaction par l'intéressé du contrôle médical d'usage, à l'inscription au registre du commerce, au registre des métiers ou à un ordre professionnel ainsi qu'à l'obtention d'un visa de long séjour. S'agissant de conditions cumulatives, un défaut de visa de long séjour suffit, à lui seul, à justifier, en application des stipulations de l'article 9 de l'accord franco-algérien, un refus de délivrance d'un certificat de résidence pour l'exercice d'une activité professionnelle, quand bien même l'intéressé souscrirait-il aux deux autres conditions.
12. Il ressort des pièces du dossier que la demande sur le fondement du c) de l'article 7 précité formée par M. B, alors seulement titulaire d'une autorisation provisoire de séjour, ne peut être regardée comme une demande de renouvellement de certificat de résidence, la circonstance qu'il aurait été, au demeurant à tort, orienté par les services de préfecture sur un dossier de demande de renouvellement étant sans incidence sur la qualification de sa demande. Par suite, en opposant à l'intéressé l'absence de visa de long séjour, condition nécessaire à l'obtention d'un premier certificat de résidence en qualité de commerçant, le préfet n'a commis aucune erreur de droit.
13. En dernier lieu, en l'absence de toute argumentation spécifique, et alors en outre, et en tout état de cause, que M. B ne remplit pas les conditions fixées par la circulaire du 28 novembre 2012, le moyen tiré de l'erreur manifeste d'appréciation reprochée au préfet à ne pas avoir mis en œuvre son pouvoir discrétionnaire de régularisation doit être écarté par les mêmes motifs que ceux développés aux points précédents.
Sur la décision portant obligation de quitter le territoire français :
14. En premier lieu, il résulte de ce qui a été dit que le requérant n'est pas fondé à exciper de l'illégalité de la décision portant refus de séjour.
15. En second lieu, pour les mêmes motifs que ceux exposés aux points 6 et 8, et dès lors que le requérant ne développe aucun autre argument que ceux avancés pour critiquer le refus de certificat de résidence, les moyens tirés de la méconnaissance des stipulations de l'article 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales et de l'article 3-1 de la convention internationale relative aux droits de l'enfant doivent être écartés.
Sur les décisions accordant un délai de départ volontaire et fixant le pays de destination :
16. Il résulte de ce qui a été dit que le requérant n'est pas fondé à exciper de l'illégalité de la décision portant obligation de quitter le territoire français à l'encontre de la décision fixant le pays de destination. Par ailleurs, le refus de certificat de résidence ne constituant pas la base légale de la décision fixant le pays de destination, le moyen tiré de l'illégalité, par la voie d'exception, de ce refus d'admission au séjour, ne peut qu'être écarté comme inopérant.
17. Il résulte de ce qui a été dit que le requérant n'est pas fondé à exciper de l'illégalité de la décision portant obligation de quitter le territoire français à l'encontre de la décision fixant un délai de départ volontaire.
18. Il résulte de l'ensemble de ce qui précède que les conclusions à fin d'annulation doivent être rejetées, ainsi que, par voie de conséquence, les conclusions à fin d'injonction sous astreinte et les conclusions présentées sur le fondement des dispositions de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
DÉCIDE :
Article 1er : La requête de M. B est rejetée.
Article 2 : Le présent jugement sera notifié à M. F B et au préfet du Rhône.
Délibéré après l'audience du 15 septembre 2022, à laquelle siégeaient :
M. Jean-Pascal Chenevey, président,
Mme Karen Mège Teillard, première conseillère,
Mme Marine Flechet, première conseillère.
Rendu public par mise à disposition au greffe le 29 septembre 2022.
La rapporteure,
M. Flechet
Le président,
J.-P. Chenevey
La greffière,
A. Baviera
La République mande et ordonne au préfet du Rhône en ce qui le concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.
Pour expédition,
Un greffier,
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608292
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. A... contre l'arrêté du préfet des Hautes-Alpes du 5 mai 2026 prolongeant son assignation à résidence. Le requérant invoquait une atteinte disproportionnée à sa liberté d'aller et venir et une méconnaissance de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et de l'article 3-1 de la Convention internationale des droits de l'enfant. Le tribunal a jugé que les contraintes horaires imposées (présence au domicile de 14h à 17h) n'étaient pas disproportionnées, faute de preuves suffisantes de leur incompatibilité avec le suivi scolaire de sa belle-fille. La décision s'appuie sur les articles L. 731-1 et R. 733-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608430
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant égyptien, contestant un arrêté préfectoral du 14 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. La juridiction a estimé que l'arrêté était suffisamment motivé et ne méconnaissait pas les articles L. 612-6 et L. 612-10 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA), le préfet ayant examiné les critères légaux. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, y compris la demande d'aide juridictionnelle provisoire et de communication du dossier.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608432
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant sénégalais, contestant un arrêté préfectoral du 15 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. Le tribunal a jugé que l'arrêté était suffisamment motivé et que la situation personnelle du requérant avait été examinée, notamment son maintien irrégulier après expiration de son visa. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, sur la base des articles L. 613-1, L. 612-2, L. 612-6 et L. 721-4 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2607881
Le Tribunal administratif de Marseille, statuant en référé sur le fondement de l’article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de suspension de l’arrêté du sous-préfet d’Istres du 7 avril 2026 mettant en demeure M. et Mme A... de quitter leur logement à Vitrolles. La requête a été jugée irrecevable car elle n’était pas accompagnée de la copie intégrale de la décision contestée, en méconnaissance des exigences procédurales. En conséquence, le juge a appliqué l’article L. 522-3 du même code pour rejeter la requête sans instruction ni audience, et a refusé l’admission provisoire à l’aide juridictionnelle.
01/06/2026