mardi 12 juillet 2022
| Juridiction | Tribunal Administratif de Lyon |
| Section | Tribunal Administratif de Lyon |
| N° Dossier | TA69-2203486 |
| Type | Décision |
| Recours | Excès de pouvoir |
| Publication | C |
| Formation | 7ème chambre |
| Avocat requérant | GALLOUZE |
Vu la procédure suivante :
Par une requête, enregistrée le 6 mai 2022, Mme C D, épouse A, représentée par Me Gallouze, demande au tribunal :
1°) d'annuler les décisions du 7 avril 2022 par lesquelles le préfet du Rhône lui a refusé la délivrance d'un titre de séjour, l'a obligée à quitter le territoire français dans un délai de quatre-vingt-dix jours et a fixé le pays à destination duquel elle pourra être éloignée d'office ;
2°) d'enjoindre à cette autorité de lui délivrer une carte de séjour temporaire dans un délai de quinze jours à compter de la notification du jugement à intervenir, sous astreinte de 100 euros par jour de retard, ou, à défaut, de procéder au réexamen de sa demande à compter de la notification du jugement à intervenir et sous la même astreinte ;
3°) de mettre à la charge de l'État une somme de 800 euros en application des dispositions de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
Elle soutient que :
En ce qui concerne la décision portant refus de délivrance d'un titre de séjour :
- elle insuffisamment motivée en fait et en droit au regard des dispositions des articles L. 211-2 et L. 211-5 du code des relations entre le public et l'administration ;
- elle est entachée d'un défaut d'examen approfondi de sa situation personnelle et familiale ;
- elle méconnaît les stipulations de l'article 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales ; en effet :
. elle est entrée sur le territoire français le 20 août 2019 et vit depuis cette date avec son conjoint, avec lequel elle s'est mariée le 4 mai 2021 ;
. ils ont pour projet de donner naissance à un enfant, ce qui implique une prise en charge médicale et un suivi régulier dès lors qu'elle présente une infertilité primaire ;
- cette décision est également entachée d'une erreur manifeste d'appréciation de ses conséquences sur sa situation personnelle et familiale, dès lors que le préfet du Rhône aurait dû faire usage de son pouvoir de régularisation ; en effet :
. elle est titulaire d'une licence en gestion des ressources humaines et d'un diplôme d'études en langue française de niveau B2, et souhaite poursuivre ses études en France ;
. elle est entièrement prise en charge par son époux et n'a jamais connu de difficultés financières depuis son arrivée sur le territoire français ;
En ce qui concerne la décision portant obligation de quitter le territoire français :
- elle est illégale par voie de conséquence de l'illégalité de la décision portant refus de délivrance d'un titre de séjour ;
- elle insuffisamment motivée en fait et en droit au regard des dispositions des articles L. 211-2 et L. 211-5 du code des relations entre le public et l'administration, dès lors que la décision portant refus de délivrance d'un titre de séjour est elle-même insuffisamment motivée ;
- elle méconnaît les dispositions du 9° de l'article L. 611-3 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, dès lors qu'elle est porteuse du virus de l'hépatite B et que son état de santé nécessite un suivi médical régulier sur le territoire français ;
- elle est entachée d'une erreur manifeste d'appréciation de ses conséquences sur sa situation personnelle et familiale ;
En ce qui concerne la décision fixant le pays de destination :
- elle méconnaît les stipulations de l'article 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales, dès lors qu'elle a transféré le centre de ses intérêts privés et familiaux sur le territoire français depuis près de trois ans.
La clôture de l'instruction a été fixée au 9 juin 2022 par une ordonnance du 9 mai 2022.
Le préfet du Rhône a produit un mémoire en défense qui a été enregistré le 24 juin 2022, postérieurement à la clôture de l'instruction, et qui n'a pas été communiqué.
Vu les autres pièces du dossier.
Vu :
- la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales du 4 novembre 1950 ;
- le code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile ;
- le code des relations entre le public et l'administration ;
- le code de justice administrative.
Les parties ont été régulièrement averties du jour de l'audience.
Le président de la formation de jugement a dispensé la rapporteure publique, sur sa proposition, de prononcer des conclusions à l'audience.
Ont été entendus au cours de l'audience publique :
- le rapport de M. B ;
- et les observations de Me Gallouze, représentant Mme A.
Considérant ce qui suit :
1. Mme D, épouse A, ressortissante angolaise née le 23 avril 1990, est entrée sur le territoire français le 20 août 2019 sous couvert d'un passeport revêtu d'un visa de court séjour. Elle s'est maintenue irrégulièrement sur le territoire français à l'expiration de ce visa et a sollicité des services de la préfecture du Rhône, le 9 septembre 2021, la délivrance d'un titre de séjour sur le fondement des dispositions de l'article L. 423-23 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. Par des décisions du 7 avril 2022, le préfet du Rhône lui a refusé la délivrance de ce titre de séjour, l'a obligée à quitter le territoire français dans un délai de quatre-vingt-dix jours et a fixé le pays à destination duquel elle pourra être éloignée d'office. La requérante demande au tribunal l'annulation de ces décisions.
Sur les conclusions à fin d'annulation :
En ce qui concerne la décision portant refus de délivrance d'un titre de séjour :
2. En premier lieu, l'article L. 211-2 du code des relations entre le public et l'administration dispose que : " Les personnes physiques ou morales ont le droit d'être informées sans délai des motifs des décisions administratives individuelles défavorables qui les concernent. / A cet effet, doivent être motivées les décisions qui : / 1° Restreignent l'exercice des libertés publiques ou, de manière générale, constituent une mesure de police ; () ". Et l'article L. 211-5 du même code prévoit que : " La motivation exigée par le présent chapitre doit être écrite et comporter l'énoncé des considérations de droit et de fait qui constituent le fondement de la décision. ".
3. La décision contestée vise les textes dont elle fait application et expose les circonstances de faits propres à la situation personnelle de Mme A, dont les éléments sur lesquels le préfet du Rhône s'est fondé pour refuser de faire droit à sa demande de délivrance d'un titre de séjour. Par ailleurs, la circonstance que cette décision ne vise pas précisément les dispositions du 9° de l'article L. 611-3 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile est sans incidence sur sa légalité, alors au demeurant que les décisions contestées visent et mentionnent dans leurs motifs cet article et que cette disposition est relative à l'éloignement, et non au séjour des étrangers. Dans ces conditions, la décision attaquée, qui comporte l'énoncé des considérations de droit et de fait qui en constituent le fondement et permet ainsi à la requérante d'en contester utilement le bien-fondé, est suffisamment motivée au regard des dispositions citées au point précédent.
4. En deuxième lieu, il ne ressort ni des termes de la décision contestée, ni des pièces du dossier que le préfet du Rhône n'aurait pas procédé à un examen approfondi de la situation personnelle et familiale de Mme A. Contrairement à ce que soutient l'intéressée, cette autorité a procédé à l'examen de l'ensemble des circonstances de l'espèce, et notamment des incidences du refus de faire droit à sa demande de titre de séjour au regard du droit au respect de sa vie privée et familiale, tel que garanti par les stipulations de l'article 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales. Par ailleurs, si la requérante soutient que la décision attaquée ne fait aucunement mention des éléments relatifs à son état de santé, elle n'apporte pas le moindre commencement de preuve de nature à établir qu'elle aurait porté ces informations à la connaissance de l'administration préalablement à l'édiction de cette décision. Le moyen tiré de l'erreur de droit est infondé et doit, par suite, être écarté.
5. En dernier lieu, l'article 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales stipule que : " 1. Toute personne a droit au respect de sa vie privée et familiale, de son domicile et de sa correspondance. / 2. Il ne peut y avoir ingérence d'une autorité publique dans l'exercice de ce droit que pour autant que cette ingérence est prévue par la loi et qu'elle constitue une mesure qui, dans une société démocratique, est nécessaire à la sécurité nationale, à la sûreté publique, au bien-être économique du pays, à la défense de l'ordre et à la prévention des infractions pénales, à la protection de la santé ou de la morale, ou à la protection des droits et libertés d'autrui. ". Et l'article L. 423-23 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile énonce que : " L'étranger ne vivant pas en état de polygamie, qui n'entre pas dans les catégories prévues aux articles L. 423-1, L. 423-7, L. 423-14, L. 423-15, L. 423-21 et L. 423-22 ou dans celles qui ouvrent droit au regroupement familial, et qui dispose de liens personnels et familiaux en France tels que le refus d'autoriser son séjour porterait à son droit au respect de sa vie privée et familiale une atteinte disproportionnée au regard des motifs du refus, se voit délivrer une carte de séjour temporaire portant la mention " vie privée et familiale " d'une durée d'un an, sans que soit opposable la condition prévue à l'article L. 412-1. / Les liens mentionnés au premier alinéa sont appréciés notamment au regard de leur intensité, de leur ancienneté et de leur stabilité, des conditions d'existence de l'étranger, de son insertion dans la société française ainsi que de la nature de ses liens avec sa famille restée dans son pays d'origine. / L'insertion de l'étranger dans la société française est évaluée en tenant compte notamment de sa connaissance des valeurs de la République. ".
6. Mme A soutient qu'elle a transféré le centre de ses intérêts privés et familiaux en France, dès lors qu'elle y réside depuis le 20 août 2019 avec son conjoint, qu'elle a épousé à Saint-Étienne le 4 mai 2021, et qu'ils ont pour projet de donner naissance à un enfant, ce qui implique une prise en charge médicale et un suivi régulier dès lors qu'elle présente une infertilité primaire. Toutefois, si la requérante verse au dossier des attestations des 15 mai 2020 et 13 avril 2022, aux termes desquelles elle aurait vécu avec son époux depuis son arrivée sur le territoire français, ainsi qu'un échéancier d'électricité à leurs deux noms pour la période du 11 mai 2021 au 8 mai 2022, ces élément ne sont pas de nature à établir l'ancienneté, l'intensité et la stabilité de ses liens privés et familiaux vis-à-vis de ce dernier, avec lequel elle était mariée depuis moins d'une année à la date de la décision contestée. Par ailleurs, si l'intéressée fait état de leur projet de donner naissance à un enfant, et s'il ressort des pièces médicales versées au dossier qu'elle présente une infertilité primaire et qu'elle s'est vu prescrire un protocole de procréation médicalement assistée (PMA) le 17 février 2022, lequel ne précise pas les dates des différentes étapes dudit protocole, ces éléments ne sont, en tout état de cause, pas de nature à démontrer que le couple était effectivement engagé dans ce protocole à la date de la décision attaquée. En outre, s'il ressort des pièces du dossier que Mme A est titulaire d'une licence en gestion des ressources humaines et d'un diplôme d'études en langue française de niveau B2, et si elle soutient qu'elle souhaite poursuivre ses études en France, ces éléments ne sont pas de nature à démontrer une intégration sociale particulière sur le territoire français. Enfin, la requérante n'établit ni même n'allègue être dépourvue de toute attache dans son pays d'origine, où elle a vécu jusqu'à l'âge de vingt-neuf ans, alors qu'il ressort des termes non contredits de la décision contestée que sa mère, ses trois sœurs ainsi que ses deux frères y résident. Dans ces conditions, compte tenu de la durée et des conditions de son séjour, et nonobstant les circonstances alléguées qu'elle aurait adhéré aux valeurs de la République, qu'elle serait entièrement prise en charge par son époux et qu'elle n'aurait jamais connu de difficultés financières depuis son arrivée sur le territoire français, le préfet du Rhône n'a pas porté une atteinte disproportionnée au droit au droit au respect de la vie privée et familiale de Mme A en lui refusant la délivrance d'un titre de séjour. Le moyen tiré de la méconnaissance des stipulations de l'article 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales doit, par suite, être écarté. Pour les mêmes motifs, le moyen tiré de l'erreur manifeste d'appréciation des conséquences de la décision attaquée sur la situation personnelle et familiale de l'intéressée ne peut être accueilli.
En ce qui concerne la décision portant obligation de quitter le territoire français :
7. En premier lieu, il résulte de ce qui a été dit précédemment que le moyen tiré de ce que la décision contestée devrait être annulée par voie de conséquence de l'illégalité de la décision portant refus de délivrance d'un titre de séjour doit être écarté.
8. En deuxième lieu, l'article L. 611-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile dispose que : " L'autorité administrative peut obliger un étranger à quitter le territoire français lorsqu'il se trouve dans les cas suivants : / () 3° L'étranger s'est vu refuser la délivrance d'un titre de séjour () ". Et l'article L. 613-1 du même code prévoit que : " La décision portant obligation de quitter le territoire français est motivée. / Dans le cas prévu au 3° de l'article L. 611-1, la décision portant obligation de quitter le territoire français n'a pas à faire l'objet d'une motivation distincte de celle de la décision relative au séjour. () ".
9. Il ressort des pièces du dossier que la mesure d'éloignement contestée a été prise sur le fondement des dispositions du 3° de l'article L. 611-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. Dans ces conditions, cette décision n'avait pas à faire l'objet d'une motivation distincte de celle relative au séjour de Mme A, laquelle est suffisamment motivée ainsi que cela été dit au point 3. Le moyen tiré de l'insuffisance de motivation de la décision attaquée doit dès lors être écarté.
10. En troisième lieu, l'article L. 611-3 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile énonce que : " Ne peuvent faire l'objet d'une décision portant obligation de quitter le territoire français : / () 9° L'étranger résidant habituellement en France si son état de santé nécessite une prise en charge médicale dont le défaut pourrait avoir pour lui des conséquences d'une exceptionnelle gravité et si, eu égard à l'offre de soins et aux caractéristiques du système de santé du pays de renvoi, il ne pourrait pas y bénéficier effectivement d'un traitement approprié. () ".
11. S'il ressort des pièces médicales datées des 2 juin et 9 août 2021 que Mme A est porteuse du virus de l'hépatite B, la seule mention selon laquelle elle doit pratiquer des analyses médicales " tous les 3 mois pendant 1 an " n'est pas de nature à démontrer que son état de santé nécessiterait une prise en charge médicale dont le défaut pourrait entraîner pour elle des conséquences d'une exceptionnelle gravité, ni qu'eu égard à l'offre de soins et aux caractéristiques du système de santé dans le pays dont elle est originaire, elle ne pourrait y bénéficier effectivement d'un traitement approprié. Le moyen tiré de la méconnaissance des dispositions précitées du 9° de l'article L. 611-3 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile doit, par suite, être écarté.
12. En dernier lieu, en l'absence de tout argumentaire spécifique, et même en tenant compte des conséquences spécifiques de la mesure d'éloignement, le moyen tiré de ce que la décision contestée serait entachée d'une erreur manifeste d'appréciation de ses conséquences sur la situation personnelle et familiale de Mme A doit être écarté pour les mêmes motifs que ceux précédemment exposés au point 6.
En ce qui concerne la décision fixant le pays de destination :
13. Le moyen tiré de ce que la décision contestée méconnaît les stipulations de l'article 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales doit être écarté pour les mêmes motifs que ceux précédemment exposés au point 6.
14. Il résulte de tout ce qui précède que les conclusions à fin d'annulation de Mme A doivent être rejetées.
Sur les conclusions à fin d'injonction sous astreinte :
15. Le présent jugement, qui rejette les conclusions à fin d'annulation de la requête, n'implique aucune mesure d'exécution de la part de l'administration. Les conclusions à fin d'injonction sous astreinte présentées par Mme A doivent, par suite, être rejetées.
Sur les frais liés au litige :
16. Les dispositions de l'article L. 761-1 du code de justice administrative font obstacle à ce que soit mis à la charge de l'État, qui n'est pas, dans la présente instance, la partie perdante, le versement à la requérante d'une somme au titre des frais exposés et non compris dans les dépens.
D É C I D E :
Article 1er : La requête de Mme A est rejetée.
Article 2 : Le présent jugement sera notifié à Mme C D, épouse A, et au préfet du Rhône.
Délibéré après l'audience du 29 juin 2022, à laquelle siégeaient :
M. Chenevey, président,
Mme Gagey, première conseillère,
M. Gueguen, conseiller.
Rendu public par mise à disposition au greffe le 12 juillet 2022.
Le rapporteur,
C. B
Le président,
J.-P. Chenevey
La greffière,
F. Faure
La République mande et ordonne au préfet du Rhône, en ce qui le concerne, ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.
Pour expédition conforme,
Un greffier,
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608292
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. A... contre l'arrêté du préfet des Hautes-Alpes du 5 mai 2026 prolongeant son assignation à résidence. Le requérant invoquait une atteinte disproportionnée à sa liberté d'aller et venir et une méconnaissance de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et de l'article 3-1 de la Convention internationale des droits de l'enfant. Le tribunal a jugé que les contraintes horaires imposées (présence au domicile de 14h à 17h) n'étaient pas disproportionnées, faute de preuves suffisantes de leur incompatibilité avec le suivi scolaire de sa belle-fille. La décision s'appuie sur les articles L. 731-1 et R. 733-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608430
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant égyptien, contestant un arrêté préfectoral du 14 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. La juridiction a estimé que l'arrêté était suffisamment motivé et ne méconnaissait pas les articles L. 612-6 et L. 612-10 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA), le préfet ayant examiné les critères légaux. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, y compris la demande d'aide juridictionnelle provisoire et de communication du dossier.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608432
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant sénégalais, contestant un arrêté préfectoral du 15 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. Le tribunal a jugé que l'arrêté était suffisamment motivé et que la situation personnelle du requérant avait été examinée, notamment son maintien irrégulier après expiration de son visa. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, sur la base des articles L. 613-1, L. 612-2, L. 612-6 et L. 721-4 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2607881
Le Tribunal administratif de Marseille, statuant en référé sur le fondement de l’article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de suspension de l’arrêté du sous-préfet d’Istres du 7 avril 2026 mettant en demeure M. et Mme A... de quitter leur logement à Vitrolles. La requête a été jugée irrecevable car elle n’était pas accompagnée de la copie intégrale de la décision contestée, en méconnaissance des exigences procédurales. En conséquence, le juge a appliqué l’article L. 522-3 du même code pour rejeter la requête sans instruction ni audience, et a refusé l’admission provisoire à l’aide juridictionnelle.
01/06/2026