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AccueilJurisprudence administrativeN° TA69-2203575

Tribunal Administratif de Lyon — Décision N° TA69-2203575

lundi 11 juillet 2022

JuridictionTribunal Administratif de Lyon
SectionTribunal Administratif de Lyon
N° DossierTA69-2203575
TypeDécision
RecoursExcès de pouvoir
PublicationC
Formation3ème chambre
Avocat requérantROYON

Texte intégral

Vu la procédure suivante :

I°) Par une requête enregistrée le 11 mai 2022 sous le n° 2203575, M. A C, représenté par Me Royon, demande au tribunal :

1°) d'annuler la décision en date du 18 février 2022 par laquelle la préfète de la Loire a abrogé son certificat de résidence ;

2°) d'enjoindre à la préfète de la Loire de lui restituer son certificat de résidence et de lui délivrer dans l'attente une autorisation provisoire de séjour dans un délai de huit jours et sous astreinte de 50 euros par jour de retard, ou subsidiairement de réexaminer sa demande dans un délai de deux mois, en lui délivrant immédiatement une autorisation provisoire de séjour sous la même condition d'astreinte ;

3°) de mettre à la charge de l'Etat le paiement à son conseil d'une somme de 1 500 euros sur le fondement des dispositions de l'article L. 761-1 du code de justice administrative et de l'article 37 de la loi n° 91-647 du 10 juillet 1991, à charge pour celui-ci de renoncer au bénéfice de l'aide juridictionnelle.

Le requérant soutient que :

- la décision est entachée d'incompétence ;

- elle n'est pas motivée ;

- elle n'a pas été prise après consultation de la commission du titre de séjour ;

- elle est entachée d'erreur de fait sur sa résidence et n'a pas été prise après examen de sa situation personnelle ;

- elle méconnait l'article 7 ter de l'accord franco-algérien ;

- elle méconnait l'article 6, 5° de l'accord franco-algérien et l'article 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales ;

- elle est entachée d'erreur manifeste d'appréciation.

Par un mémoire en défense enregistré le 16 juin 2022, la préfète de la Loire conclut au rejet de la requête au motif que les moyens invoqués ne sont pas fondés.

M. C a été admis au bénéfice de l'aide juridictionnelle totale par une décision du 1er avril 2022.

II°) Par une requête enregistrée le 11 mai 2022 sous le n° 2203576, M. A C, représenté par Me Royon, demande au tribunal :

1°) de lui accorder le bénéfice de l'aide juridictionnelle provisoire ;

2°) d'annuler les décisions en date du 23 mars 2022 par lesquelles la préfète de la Loire lui a fait obligation de quitter le territoire français, a fixé le délai de départ volontaire et a fixé le pays de renvoi ;

3°) d'enjoindre à la préfète de la Loire de lui restituer son certificat de résidence et de lui délivrer dans l'attente une autorisation provisoire de séjour dans un délai de huit jours et sous astreinte de 50 euros par jour de retard, ou subsidiairement de réexaminer sa demande dans un délai de deux mois, en lui délivrant immédiatement une autorisation provisoire de séjour sous la même condition d'astreinte ;

4°) de mettre à la charge de l'Etat le paiement à son conseil d'une somme de 1 500 euros sur le fondement des dispositions de l'article L. 761-1 du code de justice administrative et de l'article 37 de la loi n° 91-647 du 10 juillet 1991, à charge pour celui-ci de renoncer au bénéfice de l'aide juridictionnelle.

Le requérant soutient que :

- les décisions sont entachées d'incompétence ; elles ne sont pas motivées ; elles sont entachées d'erreur de fait sur sa résidence ; elles n'ont pas été prises après examen de sa situation personnelle ; elles méconnaissent l'article 7 ter de l'accord franco-algérien ; elles méconnaissent l'article 6, 5° de l'accord franco-algérien et l'article 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales ; elles sont entachées d'erreur manifeste d'appréciation ;

- l'obligation de quitter le territoire français est entachée de vice de procédure dès lors que la préfète n'a pas consulté la commission du titre de séjour.

Par un mémoire en défense enregistré le 16 juin 2022, la préfète de la Loire conclut au rejet de la requête au motif que les moyens invoqués ne sont pas fondés.

Vu les décisions attaquées et les autres pièces des dossiers ;

Vu :

- la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales, modifiée, conclue à Rome le 4 novembre 1950 ;

- l'accord entre le gouvernement de la République française et le gouvernement de la République algérienne démocratique et populaire, relatif à la circulation, à l'emploi et au séjour en France des ressortissants algériens et de leurs familles, complété par un protocole, deux échanges de lettres et une annexe, modifié, signé à Alger le 27 décembre 1968 ;

- le code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile ;

- le code des relations entre le public et l'administration ;

- la loi n° 91-647 du 10 juillet 1991, modifiée, relative à l'aide juridique, ensemble le décret n°91-1266 du 19 décembre 1991 et le décret n° 2020-1717 du 28 décembre 2020 ;

- le code de justice administrative.

Les parties ont été régulièrement averties du jour de l'audience, à laquelle elles n'étaient ni présentes ni représentées.

Le président de la formation de jugement a dispensé le rapporteur public, sur sa proposition, de prononcer des conclusions à l'audience.

A été entendu au cours de l'audience publique, tenue avec l'assistance de Mme Hosni, greffière, le rapport de M. Stillmunkes, président.

Considérant ce qui suit :

1. M. C, de nationalité algérienne, était titulaire d'un certificat de résidence algérien d'une durée de dix ans, délivré sur le fondement de l'article 7 ter de l'accord franco-algérien susvisé et valable du 30 octobre 2015 au 29 octobre 2025. Par une première décision du 18 février 2022, la préfète de la Loire en a prononcé le retrait. Compte tenu des effets de cette décision, qui met fin au certificat de résidence sans effet rétroactif, elle constitue une mesure d'abrogation. Par un second arrêté du 23 mars 2022, se fondant sur cette abrogation, la préfète de la Loire a fait obligation à l'intéressé de quitter le territoire français, a fixé le délai de départ volontaire et a fixé le pays de renvoi. Le requérant demande l'annulation de l'ensemble de ces décisions.

2. Les requêtes présentées par M. C présentent des questions communes à juger. Il y a lieu de les joindre pour qu'il y soit statué par un même jugement.

Sur les conclusions tendant au bénéfice de l'aide juridictionnelle provisoire dans l'instance n° 2203576 :

3. Il résulte de la combinaison des dispositions de la loi du 10 juillet 1991 et des décrets du 19 décembre 1991 et du 28 décembre 2020 pris pour son application, que l'avocat perçoit en principe une rétribution pour toute mission de représentation d'une personne bénéficiaire de l'aide juridictionnelle dans une instance déterminée. En l'espèce, le requérant bénéficie de l'aide juridictionnelle totale pour l'instance n° 2203575 qui porte sur le retrait de titre de séjour dont il a fait l'objet. La mission correspondante s'étend à l'instance liée n° 2203576 qui porte sur la mesure d'éloignement prise sur le fondement et en conséquence de cette mesure de retrait. Il n'y a dès lors pas lieu de faire droit aux conclusions du requérant tendant à l'octroi du bénéfice de l'aide juridictionnelle provisoire au titre de cette dernière requête, examinée dans le cadre de la même procédure que l'autre requête.

Sur la décision abrogeant la carte de résident :

4. D'une part, aux termes de l'article 7 ter de l'accord franco-algérien susvisé : " Le ressortissant algérien, qui, après avoir résidé en France sous couvert d'un certificat de résidence valable dix ans, a établi ou établit sa résidence habituelle hors de France et qui est titulaire d'une pension contributive de vieillesse, de droit propre ou de droit dérivé, liquidée au titre d'un régime de base français de sécurité sociale, bénéficie, à sa demande, d'un certificat de résidence valable dix ans portant la mention "retraité". Ce certificat lui permet d'entrer à tout moment sur le territoire français pour y effectuer des séjours n'excédant pas un an. Il est renouvelé de plein droit. Il n'ouvre pas droit à l'exercice d'une activité professionnelle ". Il résulte de ces stipulations que le certificat de résidence portant la mention "retraité", valable dix ans, dont peuvent bénéficier les ressortissants algériens est renouvelé de plein droit à l'étranger, sous réserve que la résidence habituelle de l'intéressé se situe toujours hors de France et que chacun des séjours qu'il a effectués en France sous le couvert de ce titre n'ait pas excédé une année.

5. D'autre part, s'il est vrai que l'article 10 du même accord, dans sa rédaction antérieure au 2ème avenant, régissait le retrait des certificats de résidence, ces stipulations ont été abrogées et les auteurs de l'accord ont alors renoncé à régler cette question. Ainsi, si cet accord régit normalement d'une manière complète les conditions dans lesquelles les ressortissants algériens peuvent être admis à séjourner en France, ainsi que les règles concernant la nature et la durée de validité des titres de séjour qui peuvent leur être délivrés, toutefois, en l'absence dans la rédaction désormais applicable de cet accord de toute stipulation relative au retrait, le préfet a pu faire application des dispositions de l'article L. 432-5 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile aux termes desquelles : " Si l'étranger cesse de remplir l'une des conditions exigées pour la délivrance de la carte de séjour dont il est titulaire, fait obstacle aux contrôles ou ne défère pas aux convocations, la carte de séjour peut lui être retirée par une décision motivée. La décision de retrait ne peut intervenir qu'après que l'intéressé a été mis à même de présenter ses observations dans les conditions prévues aux articles L. 121-1 et L. 121-2 du code des relations entre le public et l'administration () ".

6. En premier lieu, la décision de retrait attaquée a été signée par M. B, sous-préfet de Montbrison, sur le fondement de la délégation de signature spécialement prévue par l'arrêté n° 20-004 du 9 février 2022, régulièrement publié le même jour, qui le charge de suppléer la sous-préfète du 11 au 20 février 2022. Le moyen tiré de l'incompétence doit, en conséquence, être écarté.

7. En deuxième lieu, la préfète a indiqué les motifs de fait et de droit sur lesquels il fonde sa décision, qui est ainsi régulièrement motivée.

8. En troisième lieu, il résulte des termes mêmes de la décision qu'elle procède de l'examen effectif de la situation de l'intéressé.

9. En quatrième lieu, il résulte des termes de l'article 7 ter précité de l'accord franco-algérien qu'il ne peut être délivré qu'à un ressortissant algérien ne résidant pas en France et qui n'y effectue que des séjours de durée limitée. En l'espèce, le requérant s'est toutefois prévalu d'une adresse en France, qu'il indique au demeurant encore dans sa requête, et son passeport mentionne qu'il a formé une demande d'immatriculation au consulat d'Algérie à Saint-Etienne, en cohérence avec l'adresse précitée, alors qu'aucun retour vers l'Algérie n'y apparait dans le respect des délais maximaux de présence prévus par l'article 7 ter. En outre, la préfète relève que le requérant a demandé la délivrance du titre prévu par l'article L. 426-10 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, qui n'a pas d'équivalent dans l'accord franco-algérien, et qui vise le cas du titulaire d'une carte de séjour portant la mention " retraité " " qui justifie de sa volonté de s'établir en France et d'y résider à titre principal ". En estimant, au vu de l'ensemble de ces éléments, que le requérant avait cessé de remplir les conditions prévues par l'article 7 ter précité, la préfète n'a, ainsi entaché sa décision d'aucune erreur de fait ou de droit. Il n'a pas davantage commis d'erreur manifeste d'appréciation dans l'exercice de son pouvoir de régularisation.

10. En cinquième lieu, la décision de retrait en litige n'a pas été prise sur le fondement de l'article L. 423-19 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile auquel renvoie seul l'article L. 432-13, 3° du même code qui définit les compétences de la commission en cas de décision de retrait de titre de séjour. En l'absence de toute disposition le prévoyant, la préfète n'était donc pas tenu de consulter la commission du titre de séjour.

11. En sixième lieu, il ressort des pièces du dossier que M. C est né en Algérie en mars 1944 et qu'il est de nationalité algérienne. S'il a travaillé en France entre 1962 et 1982, il indique être retourné en Algérie en 1983 et y avoir continument maintenu sa résidence, le certificat de résidence portant la mention " retraité " qu'il a demandé et obtenu correspondant, comme il a été dit, à la situation d'un Algérien qui maintient sa résidence habituelle hors de France, le requérant indiquant d'ailleurs être toujours propriétaire d'une maison en Algérie. Enfin, le requérant ne fait valoir aucune attache privée et familiale précise en France, alors qu'il expose au contraire qu'il conserverait son domicile en Algérie, à Relizane et que sa volonté de s'établir en France, avancée par ailleurs et de façon contradictoire, apparait récente. A cet égard, le requérant expose qu'il n'aurait envisagé de prendre une adresse en France qu'en 2021, dans le seul but de faciliter le rétablissement de son permis de conduire. Compte tenu de l'ensemble de ces éléments, en retirant au requérant son titre de séjour alors que, comme il vient d'être dit, il cessait d'en remplir les conditions, la préfète n'a pas en l'espèce méconnu les stipulations de l'article 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales. Il n'a pas davantage entaché sa décision d'erreur manifeste d'appréciation de ses conséquences sur la situation personnelle du requérant.

12. En dernier lieu, le requérant ne peut en tout état de cause invoquer utilement la méconnaissance de l'article 6, 5° de l'accord franco-algérien.

Sur la décision portant obligation de quitter le territoire français :

13. En premier lieu, la requête est signée du secrétaire général de la préfecture, et vise expressément l'arrêté de délégation de signature n° 22-012 du 4 mars 2022, régulièrement publié le même jour. Le moyen tiré de l'incompétence doit, dès lors, être écarté.

14. En deuxième lieu, la décision, qui mentionne sa base légale ainsi que les motifs de fait qui l'ont déterminée, est dès lors suffisamment motivée.

15. En troisième lieu, le requérant ne peut utilement soutenir que la préfète aurait dû consulter la commission du titre de séjour.

16. En quatrième lieu, il résulte des termes de la décision que la préfète a examiné la situation du requérant.

17. En cinquième lieu, le moyen tiré de ce que la préfète aurait commis une erreur de fait sur la résidence en France du requérant doit être écarté pour les motifs qui ont été exposés.

18. En sixième lieu, en admettant qu'en invoquant la méconnaissance de l'article 7 ter de l'accord franco-algérien le requérant ait entendu invoquer le moyen tiré de ce qu'il ne pouvait être éloigné dès lors qu'il disposerait d'un droit au séjour, ce moyen doit en tout état de cause être écarté pour les motifs qui ont été exposés précédemment sur l'application de cet article. Si le requérant doit être regardé comme entendant exciper de l'illégalité du retrait de son titre de séjour, il résulte de ce qui a été dit précédemment sur ce retrait que ce moyen doit également être écarté. Il en va de même du moyen tiré de la méconnaissance de l'article 6, 5° de l'accord franco-algérien, eu égard, d'une part, à ce qui a été dit sur le droit du requérant au respect de sa vie privée et familiale et, d'autre part, sur l'inopérance de cet article pour contester la décision de retrait.

19. En septième lieu, le moyen tiré de la méconnaissance de l'article 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales doit être écarté pour les motifs qui ont été exposés. Il en va de même, pour les mêmes motifs, du moyen tiré de l'erreur manifeste d'appréciation des conséquences de la décision sur la situation personnelle du requérant.

Sur la décision portant fixation du délai de départ volontaire :

20. En premier lieu, le moyen tiré de l'incompétence doit être écarté pour les motifs qui ont été exposés concernant la décision portant obligation de quitter le territoire français.

21. En deuxième lieu, la décision indique ses motifs de droit et de fait et elle est, dès lors, régulièrement motivée.

22. En troisième lieu, le requérant ne peut utilement soutenir que la préfète aurait dû consulter la commission du titre de séjour.

23. En quatrième lieu, il résulte des termes de la décision que la préfète a examiné la situation du requérant.

24. En cinquième lieu, le moyen tiré de ce que la préfète aurait commis une erreur de fait sur la résidence en France du requérant doit être en tout état de cause écarté pour les motifs qui ont été exposés.

25. En sixième lieu, les moyens tirés de la méconnaissance des articles 7 ter et 6, 5° de l'accord franco-algérien sont inopérants.

26. En septième lieu, le moyen tiré de la méconnaissance de l'article 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales doit être écarté alors que la préfète a accordé au requérant le bénéfice d'un délai de départ volontaire de 30 jours et que celui-ci n'expose pas en quoi ce délai porterait atteinte à son droit au respect de sa vie privée et familiale. La préfète n'a pas davantage commis d'erreur manifeste d'appréciation.

Sur la décision portant fixation du pays de renvoi :

27. En premier lieu, le moyen tiré de l'incompétence doit être écarté pour les motifs qui ont été exposés concernant la décision portant obligation de quitter le territoire français.

28. En deuxième lieu, la décision indique ses motifs de droit et de fait et elle est, dès lors, régulièrement motivée.

29. En troisième lieu, le requérant ne peut utilement soutenir que la préfète aurait dû consulter la commission du titre de séjour.

30. En quatrième lieu, il résulte des termes de la décision que la préfète a examiné la situation du requérant.

31. En cinquième lieu, le moyen tiré de ce que la préfète aurait commis une erreur de fait sur la résidence en France du requérant doit être en tout état de cause écarté pour les motifs qui ont été exposés.

32. En sixième lieu, les moyens tirés de la méconnaissance des articles 7 ter et 6, 5° de l'accord franco-algérien sont inopérants.

33. En septième lieu, le moyen tiré de la méconnaissance de l'article 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales doit être écarté alors que le requérant n'expose pas en quoi le choix comme pays de renvoi de son pays d'origine, où il indique disposer d'un domicile et où il a vécu l'essentiel de sa vie, porterait atteinte à son droit au respect de sa vie privée et familiale. La préfète n'a pas davantage commis d'erreur manifeste d'appréciation.

34. Il résulte de l'ensemble de ce qui précède que la requête doit être rejetée, en toutes ses conclusions.

D E C I D E :

Article 1er : Les requêtes de M. C sont rejetées.

Article 2 : Le présent jugement sera notifié à M. C et à la préfète de la Loire.

Copie en sera adressée à Me Royon.

Délibéré après l'audience du 27 juin 2022, à laquelle siégeaient :

M. Stillmunkes, président,

Mme Monteiro, première conseillère,

M. Bertolo, premier conseiller.

Rendu public par mise à disposition au greffe le 11 juillet 2022.

Le président-rapporteur,

H. Stillmunkes

L'assesseure la plus ancienne

dans l'ordre du tableau,

M. D

La greffière,

S. Hosni

La République mande et ordonne à la préfète de la Loire, en ce qui la concerne, ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.

Pour expédition,

Un greffier,

N°s 2203575 - 2203576

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