vendredi 15 septembre 2023
| Juridiction | Tribunal Administratif de Lyon |
| Section | Tribunal Administratif de Lyon |
| N° Dossier | TA69-2203664 |
| Type | Décision |
| Recours | Excès de pouvoir |
| Publication | C |
| Formation | 7ème chambre |
| Avocat requérant | VRAY |
Vu la procédure suivante :
Par une requête et un mémoire, enregistrés les 12 mai 2022 et 11 juillet 2023, M. B A, représenté par Me Vray, demande au tribunal, dans le dernier état de ses écritures :
1°) d'annuler les décisions du 30 décembre 2022 par lesquelles le préfet du Rhône lui a refusé le renouvellement de son titre de séjour, l'a obligé à quitter le territoire français dans un délai de trente jours et a fixé le pays à destination duquel il pourra être éloigné d'office ;
2°) d'enjoindre à la préfète du Rhône, dans un délai d'un mois à compter de la notification du jugement à intervenir :
- à titre principal, de renouveler son certificat de résidence en application des stipulations de l'article 6, 2) de l'accord franco-algérien du 27 décembre 1968 modifié ;
- à titre subsidiaire, de procéder au réexamen de sa situation administrative ;
- et en toute hypothèse, dans un délai de huit jours à compter de la notification du jugement à intervenir et sous astreinte de 50 euros par jour de retard, de lui délivrer une autorisation provisoire de séjour l'autorisant à travailler ;
3°) de mettre à la charge de l'État la somme de 1 500 euros à verser à son conseil en application des dispositions combinées de l'article L. 761-1 du code de justice administrative et de l'article 37 de la loi du 10 juillet 1991, à charge pour celui-ci de renoncer à percevoir la part contributive de l'État versée au titre de l'aide juridictionnelle.
Il soutient que :
- sa requête, initialement dirigée contre la décision implicite, née le 18 décembre 2020, par laquelle le préfet du Rhône avait refusé de lui renouveler son titre de séjour, doit désormais être regardée comme étant dirigée contre la décision expresse du 30 décembre 2022 qui s'y est substituée ;
- la décision contestée méconnaît les dispositions de l'article L. 211-6 du code des relations entre le public et l'administration ;
- elle est entachée d'un défaut d'examen particulier de sa situation personnelle ;
- elle méconnaît les stipulations de l'article 6, 2) de l'accord franco-algérien du 27 décembre 1968 modifié, dès lors qu'il remplit l'ensemble des conditions prévues par ces stipulations pour obtenir le renouvellement de son certificat de résidence portant la mention " vie privée et familiale " ;
- elle méconnaît les stipulations de l'article 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales.
La requête a été communiquée à la préfète du Rhône qui n'a pas produit de mémoire en défense.
Par une ordonnance du 31 mai 2023, la clôture de l'instruction a été fixée au 22 juin 2023.
M. A a été admis au bénéfice de l'aide juridictionnelle partielle (55 %) par une décision du 4 mars 2022.
Vu les autres pièces du dossier.
Vu :
- la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales ;
- l'accord franco-algérien du 27 décembre 1968 modifié ;
- le code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile ;
- le code des relations entre le public et l'administration ;
- la loi n° 91-647 du 10 juillet 1991 ;
- le code de justice administrative.
Les parties ont été régulièrement averties du jour de l'audience, à laquelle elles n'étaient ni présentes, ni représentées.
La présidente de la formation de jugement a dispensé le rapporteur public, sur sa proposition, de prononcer des conclusions à l'audience.
Le rapport de M. Gueguen a été entendu au cours de l'audience publique.
Considérant ce qui suit :
1. M. A, ressortissant algérien né le 12 avril 1991, est entré en France le 19 mars 2015 muni de son passeport revêtu d'un visa de court séjour, valide du 5 mars au 3 avril 2015, pour un séjour autorisé de quinze jours. Après avoir sollicité le 12 avril 2016 la délivrance d'un certificat de résidence sur le fondement des stipulations de l'article 6, 7) de l'accord franco-algérien du 27 décembre 1968 modifié en invoquant son état de santé, l'intéressé a fait l'objet, le 1er décembre suivant, d'une décision de refus de séjour assortie d'une mesure d'éloignement dont la légalité a été confirmée par un jugement du tribunal du 1er juin 2017. Le 9 octobre 2018, M. A a de nouveau sollicité des services de la préfecture du Rhône la délivrance d'un certificat de résidence sur le fondement des stipulations de l'article 6, 7) de l'accord franco-algérien du 27 décembre 1968 modifié à raison de son état de santé. Au cours de l'instruction de cette demande, le préfet du Rhône, qui avait été informé de ce que l'intéressé avait épousé à Lyon, le 7 septembre 2019, une ressortissante française, a délivré à M. A un certificat de résidence portant la mention " vie privée et familiale " d'une durée d'un an, valide du 15 octobre 2019 au 14 octobre 2020, sur le fondement des stipulations de l'article 6, 2) de l'accord franco-algérien. Le 18 août 2020, l'intéressé a sollicité des services de la préfecture du Rhône le renouvellement de son titre de séjour. Conformément aux dispositions combinées des articles R.* 311-12 et R. 311-12-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, alors applicables, le silence gardé pendant quatre mois par le préfet du Rhône sur cette demande a fait naître une décision implicite de rejet le 18 décembre 2020. Toutefois, par une décision du 30 décembre 2022, qui s'est substituée à la décision implicite précitée et dont le requérant demande au tribunal de prononcer l'annulation, le préfet du Rhône lui a refusé la délivrance d'un titre de séjour, l'a obligé à quitter le territoire français et a fixé le pays à destination duquel il pourra être éloigné d'office.
2. En premier lieu, si le silence gardé par l'administration sur une demande fait naître une décision implicite de rejet qui peut être déférée au juge de l'excès de pouvoir, une décision explicite de rejet intervenue postérieurement, qu'elle fasse suite ou non à une demande de communication des motifs de la décision implicite présentée en application des dispositions de l'article L. 232-4 du code des relations entre le public et l'administration, se substitue à la première décision. En l'espèce, ainsi que cela a précédemment été exposé, si le silence gardé pendant quatre mois par le préfet du Rhône sur la demande de renouvellement de titre de séjour présentée le 18 août 2020 par M. A avait fait naître une décision implicite de rejet, par une décision du 30 décembre 2022, cette autorité a expressément rejeté la demande de l'intéressé. Dans ces conditions, cette seconde décision s'est substituée à la première et les moyens dirigés contre la décision implicite initiale doivent être regardés comme dirigés contre la décision expresse du 30 décembre 2022. Par suite, le moyen tiré de ce que le préfet du Rhône aurait méconnu les dispositions de l'article L. 211-6 du code des relations entre le public et l'administration, qui ne peut d'ailleurs utilement être soulevé à l'encontre des décisions implicites de rejet, lesquelles sont régies par les dispositions spécifiques de l'article L. 232-4 du même code, ainsi que le moyen tiré de ce que l'autorité préfectorale aurait méconnu ces dernières dispositions, à supposer qu'il ait été soulevé, sont en tout état de cause inopérants à l'encontre de la décision du 30 décembre 2022 et ne peuvent être qu'écartés.
3. En deuxième lieu, il ne ressort ni des termes de la décision contestée, ni d'aucune autre pièce du dossier, que le préfet du Rhône n'aurait pas procédé à un examen sérieux et particulier de la situation personnelle de M. A. Par suite, le moyen tiré de l'erreur de droit doit être écarté.
4. En troisième lieu, d'une part, aux termes des stipulations de l'article 6 de l'accord franco-algérien du 27 décembre 1968 modifié : " () Le certificat de résidence d'un an portant la mention " vie privée et familiale " est délivré de plein droit : / 2) au ressortissant algérien, marié avec un ressortissant de nationalité française, à condition que son entrée sur le territoire français ait été régulière, que le conjoint ait conservé la nationalité française et, lorsque le mariage a été célébré à l'étranger, qu'il ait été transcrit préalablement sur les registres de l'état civil français ; / () Le premier renouvellement du certificat de résidence délivré au titre du 2) ci-dessus est subordonné à une communauté de vie effective entre les époux. ". Et selon les termes de l'article 7 bis du même accord : " () Le certificat de résidence valable dix ans est délivré de plein droit sous réserve de la régularité du séjour pour ce qui concerne les catégories visées au a) () : / a) Au ressortissant algérien, marié depuis au moins un an avec un ressortissant de nationalité française, dans les mêmes conditions que celles prévues à l'article 6 nouveau 2) et au dernier alinéa de ce même article ; () ".
5. D'autre part, selon les termes de l'article 215 du code civil : " Les époux s'obligent mutuellement à une communauté de vie. / La résidence de la famille est au lieu qu'ils choisissent d'un commun accord. () ". Et aux termes de l'article 108 du même code : " Le mari et la femme peuvent avoir un domicile distinct sans qu'il soit pour autant porté atteinte aux règles relatives à la communauté de la vie. () ". Il résulte de ces dispositions que l'existence d'une communauté de vie est présumée entre les époux, alors même qu'ils seraient amenés, notamment pour des motifs liés à leur activité professionnelle, à résider séparément. Par suite, il appartient à l'administration, lorsqu'elle entend remettre en cause l'existence d'une communauté de vie entre des époux, d'apporter tout élément probant de nature à renverser cette présomption légale.
6. Pour refuser de faire droit à la demande de M. A tendant au renouvellement de son certificat de résidence algérien, le préfet du Rhône, qui a considéré que l'intéressé avait " sollicité le renouvellement de son titre de séjour en application des dispositions de l'article 7 bis alinéa a) de l'accord franco-algérien du 27 décembre 1968 modifié ", s'est fondé sur le motif tiré de l'absence d'une communauté de vie réelle et effective entre le requérant et son épouse de nationalité française. La décision contestée relève tout d'abord, que si cette dernière était présente lors du rendez-vous en préfecture pour signer une déclaration de communauté de vie et si le couple avait produit plusieurs documents comportant leurs deux noms ou la même adresse, " quelques documents présents au dossier (avaient) alerté l'autorité administrative quant à la résidence réelle " de l'épouse de M. A, deux courriers édités le 10 juillet 2019, par la caisse primaire d'assurance maladie (CPAM) de l'Aude, et le 10 mai 2020, par le Pôle emploi de l'Aude, ayant été adressés à cette dernière. L'autorité préfectorale a également relevé que le procès-verbal d'enquête du 9 décembre 2022 des services de la police nationale mentionnait la confirmation par le commissariat de police de Carcassonne de la résidence de l'épouse du requérant à Carcassonne, depuis plusieurs années, indiquant des interventions régulières à ce domicile, notamment pour des différends entre concubins, l'homme présent n'étant pas son époux. Le préfet du Rhône a enfin relevé que M. A avait déclaré, lors de son audition par les services de la police nationale, que son épouse résidait actuellement avec un autre individu à Carcassonne, et non à Lyon, y poursuivant une relation extra-conjugale.
7. En l'espèce, le requérant, qui ne conteste aucune des mentions précitées de la décision du 30 décembre 2022 ni même les termes ou l'existence du procès-verbal du 9 décembre 2022 sur lequel l'autorité préfectorale s'est fondée pour édicter cette décision, soutient qu'il " remplit les conditions pour obtenir le renouvellement de son certificat de résidence en application " des stipulations de l'article 6, 2) de l'accord franco-algérien du 27 décembre 1968 modifié, dès lors qu'il est entré régulièrement en France, qu'il y a épousé, le 7 septembre 2019, une ressortissante française ayant conservé sa nationalité, qu'il a bénéficié d'un premier certificat de résidence d'une durée d'un an portant la mention " vie privée et familiale ", valide du 15 octobre 2019 au 14 octobre 2020, et qu'il justifie d'une communauté de vie effective avec son épouse depuis leur mariage. Toutefois, dès lors que le préfet du Rhône doit être regardé comme ayant renversé la présomption légale instituée par les dispositions précitées de l'article 215 du code civil compte tenu des termes non contestés de la décision attaquée qui sont de nature à mettre en évidence l'absence de véritables liens entre M. A et son épouse antérieurement ou postérieurement à leur mariage le 7 septembre 2019, en se bornant à verser au dossier, outre la copie intégrale de son acte de mariage et la carte nationale d'identité française de son épouse, un avenant en date du 26 juin 2020, à son bail d'habitation signé le 26 décembre 2016, initialement établi à son seul nom, un avis d'imposition pour l'année 2020 ainsi que des factures d'énergie pour les mois d'avril et mai 2021 et février 2022, le requérant ne démontre pas l'existence d'une relation effective et stable avec son épouse antérieurement ou postérieurement à leur mariage. Par suite, en l'absence de justification d'une communauté de vie effective avec son épouse de nationalité française à la date de la décision contestée, le préfet du Rhône n'a pas fait une inexacte application des stipulations de l'article 6, 2) de l'accord franco-algérien du 27 décembre 1968 modifié.
8. En dernier lieu, en vertu des stipulations de l'article 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales : " 1. Toute personne a droit au respect de sa vie privée et familiale, de son domicile et de sa correspondance. () ".
9. M. A fait état de ce qu'il est marié avec une ressortissante française depuis le 7 septembre 2019, qu'ils justifient de leur communauté de vie ininterrompue depuis cette date, et qu'il n'a pas été en mesure d'accéder à plusieurs emplois, bien qu'il soit titulaire d'un diplôme équivalent à une licence de droit et maîtrise la langue français, dès lors que les employeurs sont réticents à l'embaucher compte tenu de la courte durée de validité des récépissés qui lui ont été remis à compter du 18 août 2020, ce qui a entrainé des répercussions sur son état de santé. Toutefois, il ressort des termes non contestés de la décision attaquée, d'une part, que le requérant s'est maintenu en situation irrégulière sur le territoire français en dépit d'une précédente mesure d'éloignement prononcée à son encontre le 1er décembre 2016 dont la légalité avait été confirmée par un jugement du tribunal le 1er juin 2017 et, d'autre part, que l'autorité préfectorale a considéré que les éléments transmis par les services de la police nationale permettaient non seulement de douter de la sincérité de son union avec une ressortissante française mais en outre, laissaient à penser que son mariage n'aurait été contracté qu'à des fins d'installation sur le territoire français, caractérisant ainsi une fraude qui entacherait la délivrance de son précédent certificat de résidence, d'autant qu'il n'avait pas réussi à bénéficier auparavant d'une admission au séjour en qualité d'étranger malade. Par ailleurs, et alors que sa durée de présence en France ne saurait établir, par elle-même, le transfert du centre de ses intérêts privés et familiaux, l'intéressé ne démontre pas, par les pièces qu'il produit, l'ancienneté, l'intensité et la stabilité des liens dont il se prévaut sur le territoire national, en particulier vis-à-vis de son épouse avec laquelle il ne justifie ni d'une relation effective et stable ni d'une résidence commune ainsi que cela a été précédemment exposé au point 7. En outre, si M. A verse au dossier une attestation de comparabilité en date du 4 juillet 2016 pour une licence de droit obtenue le 30 juin 2014 à l'Université Ibn Khaldoun de Tiaret, une attestation de " Test de connaissance du français " (TCF) de niveau B2 délivrée par le Centre international d'études pédagogiques (CIEP) à l'issue d'une session du 28 août 2020 et valide jusqu'au 16 septembre 2022, ainsi qu'un certificat médical rédigé le 25 mars 2022 par un médecin généraliste faisant état, dans des termes généraux et peu circonstanciés, de ce qu'il présente un " syndrome anxio-dépressif " en raison de " problèmes administratifs ", en tout état de cause, l'intéressé ne justifie d'aucune insertion sociale ou professionnelle depuis son entrée en France le 21 mars 2015 alors qu'il a disposé d'un certificat de résidence l'autorisant à y travailler entre le 15 octobre 2019 et le 14 octobre 2020. Enfin, le requérant n'établit ni même n'allègue être dépourvu de toute attache dans son pays d'origine, où il a vécu l'essentiel de son existence, où réside, selon le formulaire de sa demande de renouvellement de titre de séjour produit en défense, ses parents, ses trois frères ainsi que l'une de ses deux sœurs, et où il avait suivi trois années d'études supérieures. Dans ces circonstances, compte tenu de la durée et de ses conditions de séjour en France, le préfet du Rhône n'a pas porté une atteinte disproportionnée au droit au respect de la vie privée et familiale de M. A en lui refusant le renouvellement de son titre de séjour. Par suite, le moyen tiré de la méconnaissance des stipulations de l'article 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales doit être écarté.
10. Il résulte de l'ensemble de ce qui précède que la requête de M. A doit être rejetée en toutes ses conclusions.
D É C I D E :
Article 1er : La requête de M. A est rejetée.
Article 2 : Le présent jugement sera notifié à M. B A et à la préfète du Rhône.
Délibéré après l'audience du 1er septembre 2023, à laquelle siégeaient :
Mme Baux, présidente,
M. Bertolo, premier conseiller,
M. Gueguen, conseiller.
Rendu public par mise à disposition au greffe le 15 septembre 2023.
Le rapporteur,
C. Gueguen
La présidente,
A. Baux
La greffière,
I. Rignol
La République mande et ordonne à la préfète du Rhône, en ce qui la concerne, ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.
Pour expédition conforme,
Un greffier,
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608292
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. A... contre l'arrêté du préfet des Hautes-Alpes du 5 mai 2026 prolongeant son assignation à résidence. Le requérant invoquait une atteinte disproportionnée à sa liberté d'aller et venir et une méconnaissance de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et de l'article 3-1 de la Convention internationale des droits de l'enfant. Le tribunal a jugé que les contraintes horaires imposées (présence au domicile de 14h à 17h) n'étaient pas disproportionnées, faute de preuves suffisantes de leur incompatibilité avec le suivi scolaire de sa belle-fille. La décision s'appuie sur les articles L. 731-1 et R. 733-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608430
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant égyptien, contestant un arrêté préfectoral du 14 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. La juridiction a estimé que l'arrêté était suffisamment motivé et ne méconnaissait pas les articles L. 612-6 et L. 612-10 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA), le préfet ayant examiné les critères légaux. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, y compris la demande d'aide juridictionnelle provisoire et de communication du dossier.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608432
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant sénégalais, contestant un arrêté préfectoral du 15 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. Le tribunal a jugé que l'arrêté était suffisamment motivé et que la situation personnelle du requérant avait été examinée, notamment son maintien irrégulier après expiration de son visa. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, sur la base des articles L. 613-1, L. 612-2, L. 612-6 et L. 721-4 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2607881
Le Tribunal administratif de Marseille, statuant en référé sur le fondement de l’article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de suspension de l’arrêté du sous-préfet d’Istres du 7 avril 2026 mettant en demeure M. et Mme A... de quitter leur logement à Vitrolles. La requête a été jugée irrecevable car elle n’était pas accompagnée de la copie intégrale de la décision contestée, en méconnaissance des exigences procédurales. En conséquence, le juge a appliqué l’article L. 522-3 du même code pour rejeter la requête sans instruction ni audience, et a refusé l’admission provisoire à l’aide juridictionnelle.
01/06/2026