jeudi 20 juin 2024
| Juridiction | Tribunal Administratif de Lyon |
| Section | Tribunal Administratif de Lyon |
| N° Dossier | TA69-2203798 |
| Type | Décision |
| Recours | Excès de pouvoir |
| Publication | C |
| Formation | 2ème chambre |
| Avocat requérant | ALBISSON |
Vu la procédure suivante :
Par une requête et des mémoires, enregistrés les 19 mai 2022, 12 février 2024 et 4 mars 2024, M. C I et Mme G F, représentés par la SELARL Doitrand et associés, demandent au tribunal :
1°) d'annuler l'arrêté du 12 novembre 2021 par lequel le maire de Lentilly a délivré à M. A et Mme H un permis de construire modificatif portant sur la modification du niveau du terrain naturel d'une construction, la mise en place d'enrochements et la construction d'une piscine, sur un terrain situé 159 route de Saint-Bel ;
2°) de mettre à la charge de la commune de Lentilly le versement d'une somme de 2 500 euros en application des dispositions de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
Ils soutiennent que :
- ils disposent d'un intérêt à agir ;
- l'arrêté attaqué a été pris par une autorité incompétente ;
- il est insuffisamment motivé ;
- les pièces du dossier de demande de permis de construire sont contradictoires s'agissant de la création d'une piscine ; le projet architectural est insuffisant dès lors que les pièces du dossier n'ont pas permis au service instructeur d'apprécier l'insertion du projet dans son environnement proche et lointain ; aucune notice n'a été jointe au dossier de demande ; le dossier de demande de permis n'indique pas clairement les plantations qui sont maintenues, supprimées ou créées ; il ne comporte pas l'attestation requise par les dispositions de l'article R. 431-16 f) du code de l'urbanisme ;
- le projet méconnaît les dispositions des articles Ud 1 et 11.1.3 du règlement du plan local d'urbanisme, les exhaussements de terrain ne répondant pas aux exigences requises par ces articles ;
- la hauteur des garages excède la hauteur maximale autorisée de 4,50 mètres fixée par l'article Ud 10 du règlement du plan local d'urbanisme ;
- le projet méconnaît les dispositions de l'article 11.2.1 du règlement du plan local d'urbanisme relatives aux toitures.
Par un mémoire en défense, enregistré le 12 janvier 2024, la commune de Lentilly, représentée par Me Albisson, conclut au rejet de la requête et à ce que les requérants lui versent solidairement la somme de 3 000 euros au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
Elle soutient que les moyens soulevés par les requérants ne sont pas fondés.
La requête a été communiquée à M. E A et Mme D H qui n'ont pas produit de mémoire en défense.
Par une lettre du 5 décembre 2023, les parties ont été informées, en application de l'article R. 611-11-1 du code de justice administrative, de la période à laquelle il était envisagé d'appeler l'affaire à une audience et que l'instruction pourrait être close à partir du 5 janvier 2024 sans information préalable.
Une ordonnance portant clôture immédiate de l'instruction a été prise le 20 mars 2024.
Vu les autres pièces du dossier.
Vu :
- le code général des collectivités territoriales ;
- le code de l'urbanisme ;
- le code de justice administrative.
Les parties ont été régulièrement averties du jour de l'audience.
Ont été entendus au cours de l'audience publique :
- le rapport de Mme B,
- les conclusions de M. Bodin-Hullin, rapporteur public,
- les observations de Me Doitrand, représentant M. I et Mme F, requérants,
- et celles de Me Albisson, représentant la commune de Lentilly.
Considérant ce qui suit :
1. Par un arrêté du 29 octobre 2019, le maire de Lentilly a délivré à M. A et Mme H un permis de construire en vue de la construction d'une maison individuelle, sur un terrain situé 159 route de Saint-Bel. Ces derniers ont déposé en mairie de Lentilly le 9 juin 2021 une demande de permis de construire modificatif portant sur la modification du niveau du terrain naturel, la mise en place d'enrochements et la construction d'une piscine. Par un arrêté du 12 novembre 2021, le maire de Lentilly leur a délivré l'autorisation ainsi sollicitée. M. I et Mme F demandent l'annulation de cet arrêté.
Sur les conclusions à fin d'annulation :
2. En premier lieu, aux termes de l'article L. 422-1 du code de l'urbanisme : " L'autorité compétente pour délivrer le permis de construire () est : / a) Le maire, au nom de la commune, dans les communes qui se sont dotées d'un plan local d'urbanisme ou d'un document d'urbanisme en tenant lieu () ". Aux termes de l'article L. 2122-18 du code général des collectivités territoriales : " Le maire est seul chargé de l'administration, mais il peut, sous sa surveillance et sa responsabilité, déléguer par arrêté une partie de ses fonctions à un ou plusieurs de ses adjoints () ". En application de l'article L. 2131-1 de ce code : " Les actes pris par les autorités communales sont exécutoires de plein droit dès qu'il a été procédé à leur publication ou affichage ou à leur notification aux intéressés ainsi qu'à leur transmission au représentant de l'Etat dans le département ou à son délégué dans l'arrondissement. () ".
3. La décision litigieuse a été signée par M. Magnoli, conseiller délégué, titulaire d'une délégation de fonction et de signature du maire de Lentilly par arrêté du 18 juillet 2020, comprenant notamment l'instruction et la délivrance des autorisations d'urbanisme. Cette délégation, réceptionnée en préfecture le 23 juillet 2020 et présumée affichée au regard de ses mentions, était ainsi exécutoire à la date de la décision contestée. Par suite, le moyen tiré de l'incompétence de l'auteur de l'arrêté du 12 novembre 2021 doit être écarté.
4. En deuxième lieu, aux termes de l'article R. 424-5 du code de l'urbanisme : " () Si la décision comporte rejet de la demande, si elle est assortie de prescriptions ou s'il s'agit d'un sursis à statuer, elle doit être motivée. () ".
5. Si en vertu de l'article R. 424-5 précité du code de l'urbanisme, la décision accordant un permis de construire assortie de prescriptions doit être motivée, l'arrêté contesté ne comporte aucune prescription portant sur le dossier de demande de permis de construire déposé le 9 juin 2021. Il précise seulement à son article 2 que les prescriptions mentionnées dans le " permis de construire d'origine " sont maintenues. Par suite, le moyen tiré de l'insuffisance de motivation de l'arrêté attaqué doit être écarté.
6. En troisième lieu, d'une part, aux termes de l'article R. 431-8 du code de l'urbanisme : " Le projet architectural comprend une notice précisant : / 1° L'état initial du terrain et de ses abords indiquant, s'il y a lieu, les constructions, la végétation et les éléments paysagers existants ; / 2° Les partis retenus pour assurer l'insertion du projet dans son environnement et la prise en compte des paysages, faisant apparaître, en fonction des caractéristiques du projet : () / b) L'implantation, l'organisation, la composition et le volume des constructions nouvelles, notamment par rapport aux constructions ou paysages avoisinants ; () / e) Le traitement des espaces libres, notamment les plantations à conserver ou à créer ; () ". Aux termes de l'article R. 431-9 du même code : " Le projet architectural comprend également un plan de masse des constructions à édifier ou à modifier coté dans les trois dimensions. Ce plan de masse fait apparaître les travaux extérieurs aux constructions, les plantations maintenues, supprimées ou créées et, le cas échéant, les constructions existantes dont le maintien est prévu. () ". Et aux termes de l'article R. 431-10 de ce code : " Le projet architectural comprend également : () / c) Un document graphique permettant d'apprécier l'insertion du projet de construction par rapport aux constructions avoisinantes et aux paysages, son impact visuel ainsi que le traitement des accès et du terrain ; / d) Deux documents photographiques permettant de situer le terrain respectivement dans l'environnement proche et, sauf si le demandeur justifie qu'aucune photographie de loin n'est possible, dans le paysage lointain. Les points et les angles des prises de vue sont reportés sur le plan de situation et le plan de masse. ".
7. La circonstance que le dossier de demande de permis de construire ne comporterait pas l'ensemble des documents exigés par les dispositions du code de l'urbanisme, ou que les documents produits seraient insuffisants, imprécis ou comporteraient des inexactitudes, n'est susceptible d'entacher d'illégalité le permis de construire qui a été accordé que dans le cas où les omissions, inexactitudes ou insuffisances entachant le dossier ont été de nature à fausser l'appréciation portée par l'autorité administrative sur la conformité du projet à la réglementation applicable.
8. Le formulaire Cerfa du dossier de demande de permis de construire indique que le projet a notamment pour objet la création d'une piscine. Si M. I et Mme F font valoir que les derniers plans déposés en mairie ne font pas apparaître la construction d'une piscine et que cette piscine n'est pas visée dans l'arrêté contesté, il ressort toutefois du plan de masse à l'échelle 1/200ème déposé en mairie le 9 juin 2021 que cette piscine est bien représentée. Au demeurant, il ne ressort d'aucune disposition que la piscine devrait être représentée sur l'ensemble des plans composant le dossier de demande. Par ailleurs, si les requérants font valoir que les pièces du dossier n'ont pas permis au service instructeur d'apprécier l'insertion du projet dans son environnement proche et lointain, le dossier de demande de permis de construire comporte toutefois un plan de situation, trois documents photographiques et un document d'insertion, lesquels ont permis au service instructeur d'apprécier l'environnement du projet. De même, il ressort des pièces du dossier, eu égard à la nature du projet, qui ne consiste qu'en la modification du niveau du terrain naturel, la mise en place d'enrochements et la construction d'une piscine, que le dossier de demande de permis de construire modificatif contenait les informations nécessaires pour permettre au service instructeur d'apprécier sa conformité à la réglementation applicable, de sorte que l'absence de notice n'a pas été de nature à fausser l'appréciation quant à la légalité du projet. Enfin, le plan de masse déposé le 30 septembre 2021 fait apparaître deux arbres à planter ainsi qu'un talus engazonné. Il précise également que la surface non bâtie sera aménagée en espaces verts (pelouse, arbustes et arbres de haute tige) et que les plantations existantes seront maintenues ou remplacées par des essences locales variées. Ainsi, eu égard à l'objet du permis modificatif, le service instructeur a pu apprécier les plantations maintenues, supprimées ou créées.
9. D'autre part, aux termes de l'article R. 431-16 du code de l'urbanisme : " Le dossier joint à la demande de permis de construire comprend en outre, selon les cas : () / f) Lorsque la construction projetée est subordonnée par un plan de prévention des risques naturels prévisibles ou un plan de prévention des risques miniers approuvés, ou rendus immédiatement opposables en application de l'article L. 562-2 du code de l'environnement, ou par un plan de prévention des risques technologiques approuvé, à la réalisation d'une étude préalable permettant d'en déterminer les conditions de réalisation, d'utilisation ou d'exploitation, une attestation établie par l'architecte du projet ou par un expert certifiant la réalisation de cette étude et constatant que le projet prend en compte ces conditions au stade de la conception ; () ".
10. Les requérants n'établissent pas en quoi l'absence de l'attestation exigée par les dispositions précitées de l'article R. 431-16 du code de l'urbanisme a été de nature à fausser l'appréciation du service instructeur s'agissant du projet modifié, alors que la parcelle en cause est située en zone blanche du plan de prévention des risques d'inondation de la Brévenne et de la Turdine, laquelle n'est pas exposée à un risque d'inondation mais correspond à une zone de maîtrise du ruissellement, et que le dossier de permis de construire initial comportait bien une attestation, en date du 2 septembre 2019.
11. Par suite, le moyen tiré de l'incomplétude du dossier de demande de permis de construire doit être écarté dans toutes ses branches.
12. En quatrième lieu, aux termes de l'article Ud 1 du règlement du plan local d'urbanisme de la commune de Lentilly, lequel est accessible tant aux parties qu'au juge, relatif aux occupations et utilisations du sol interdites : " 1. Les affouillements ou exhaussements de sol non nécessaires à des constructions ou des aménagements compatibles avec la vocation de la zone. () ". Et aux termes de l'article 11.1.3 du règlement du plan local d'urbanisme, relatif aux mouvements de sol, talus et à l'implantation des bâtiments : " Les constructions doivent s'adapter au terrain naturel, par conséquent sont interdits : / Les exhaussements de sol sans lien avec des constructions ou des aménagements susceptibles de s'intégrer dans le paysage naturel ou bâti (exemple : buttes de terres interdites) / Les exhaussements de sol liés à la construction d'un bâtiment mais susceptibles de porter atteinte au caractère ou à l'intérêt des lieux, au site et au paysage naturel ou bâti ou de gêner l'écoulement des eaux. / Composition des talus / La topographie du terrain naturel devra être respectée. Les niveaux de sol devront s'implanter le plus près possible du terrain naturel. Seuls les accès aux garages en sous-sol pourront faire l'objet de dispositions particulières. / Les talus doivent être plantés. / Les enrochements doivent rester limités et de taille adaptée à l'échelle du site ".
13. Il ressort des pièces du dossier que le projet est implanté sur un terrain présentant une forte déclivité, le bornage réalisé le 5 avril 2019 par un géomètre, bien que contesté par les pétitionnaires, ayant relevé un niveau de terrain naturel à 370,83 NGF en limite séparative ouest et à 374,88 NGF en limite séparative est, ces données n'étant pas elles-mêmes contestées. Compte tenu de cette forte déclivité du terrain, il ne ressort pas des pièces du dossier que le projet de construction litigieux ne s'adapterait pas au niveau du terrain naturel, quand bien même des exhaussements supérieurs à trois mètres seraient ponctuellement réalisés. Il ne ressort pas davantage des pièces du dossier que l'enrochement d'une hauteur de 1,50 mètre réalisé au sud du terrain, à l'entrée des garages, ne serait pas limité et adapté à l'échelle du terrain et que le talus engazonné ne respecterait pas la topographie du terrain naturel. Enfin, les requérants n'établissent pas que les exhaussements de sol réalisés portent atteinte au caractère ou à l'intérêt des lieux en se bornant à indiquer qu'ils intensifient l'impression de surplomb par rapport à leur habitation. Dans ces conditions, les moyens tirés de la méconnaissance des articles Ud 1 et 11.1.3 du règlement du plan local d'urbanisme ne peuvent qu'être écartés.
14. En cinquième lieu, aux termes de l'article Ud 10 du règlement du plan local d'urbanisme de Lentilly, relatif à la hauteur maximum des constructions : " La hauteur des constructions, mesurée à partir du sol naturel avant travaux au point le plus haut (hors élément technique) ne pourra excéder 9 m () / La hauteur des constructions à usage d'annexes est limitée au point le plus haut (hors élément technique) à 4,50 m () ". Le règlement de ce plan définit les annexes comme " des constructions non intégrées à l'habitation, situées sur le même tènement, dont le fonctionnement est lié à cette habitation ; exemples : abris de jardin, bûchers, ou garages etc ". La hauteur d'une construction s'entend, selon les définitions de ce règlement, comme " la longueur du segment de verticale compris entre le terrain naturel au point considéré et le point le plus élevé de la construction (à l'exception des gaines, souches de cheminées et éléments techniques) situé sur cette verticale. ".
15. Les garages sont situés dans le prolongement du bâtiment principal, auquel ils sont directement accolés. Ainsi que le fait valoir la commune en défense, ils doivent être regardés comme intégrés à l'habitation principale, les dispositions précitées du règlement n'exigeant pas qu'une communication interne soit créée pour établir qu'une partie de construction est intégrée à une habitation. Ainsi, ces garages ne constituent pas des annexes. Dans ces conditions, les requérants ne peuvent utilement, à leur égard, se prévaloir de la méconnaissance de la règle de hauteur applicable aux annexes prévue par l'article Ud 10 précité du règlement du plan local d'urbanisme.
16. En dernier lieu, aux termes de l'article 11.2.1 du règlement du plan local d'urbanisme, relatif aux toitures : " Les toitures doivent être de disposition simple dans le sens convexe. Les pans de toiture devront être plans (sans cassure). / Leur pente doit être comprise entre 25 et 50 % avec un faîtage réalisé dans le sens de la plus grande dimension de la construction. () ".
17. Il ne ressort pas des pièces du dossier, en particulier du plan de masse du permis de construire modificatif, que le projet modifie les toitures prévues par le permis de construire initial. Dès lors, M. I et Mme F ne peuvent utilement soutenir que le projet méconnaît l'article 11.2.1 du règlement du plan local d'urbanisme.
18. Il résulte de ce qui précède que les conclusions à fin d'annulation de l'arrêté du 12 novembre 2021 doivent être rejetées.
Sur les frais liés à l'instance :
19. Les dispositions de l'article L. 761-1 du code de justice administrative font obstacle à ce que la somme demandée par les requérants au titre des frais exposés par eux et non compris dans les dépens soit mise à la charge de la commune de Lentilly, qui n'a pas la qualité de partie perdante dans la présente instance. Dans les circonstances de l'espèce, il y a lieu de mettre à la charge solidaire des requérants une somme de 1 400 euros à verser à la commune de Lentilly au titre des mêmes dispositions.
D E C I D E :
Article 1er : La requête de M. I et Mme F est rejetée.
Article 2 : M. I et Mme F verseront solidairement à la commune de Lentilly une somme de 1 400 euros au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
Article 3 : Le présent jugement sera notifié à M. C I, à Mme G F, à la commune de Lentilly et à M. E A et Mme D H.
Délibéré après l'audience du 6 juin 2024, à laquelle siégeaient :
M. Jean-Pascal Chenevey, président,
Mme Marine Flechet, première conseillère,
Mme Flore-Marie Jeannot, première conseillère.
Rendu public par mise à disposition au greffe le 20 juin 2024.
La rapporteure,
F.-M. BLe président,
J.-P. Chenevey
La greffière,
A. Baviera
La République mande et ordonne à la préfète du Rhône en ce qui la concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.
Pour expédition conforme,
La greffière
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608292
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. A... contre l'arrêté du préfet des Hautes-Alpes du 5 mai 2026 prolongeant son assignation à résidence. Le requérant invoquait une atteinte disproportionnée à sa liberté d'aller et venir et une méconnaissance de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et de l'article 3-1 de la Convention internationale des droits de l'enfant. Le tribunal a jugé que les contraintes horaires imposées (présence au domicile de 14h à 17h) n'étaient pas disproportionnées, faute de preuves suffisantes de leur incompatibilité avec le suivi scolaire de sa belle-fille. La décision s'appuie sur les articles L. 731-1 et R. 733-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608430
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant égyptien, contestant un arrêté préfectoral du 14 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. La juridiction a estimé que l'arrêté était suffisamment motivé et ne méconnaissait pas les articles L. 612-6 et L. 612-10 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA), le préfet ayant examiné les critères légaux. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, y compris la demande d'aide juridictionnelle provisoire et de communication du dossier.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608432
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant sénégalais, contestant un arrêté préfectoral du 15 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. Le tribunal a jugé que l'arrêté était suffisamment motivé et que la situation personnelle du requérant avait été examinée, notamment son maintien irrégulier après expiration de son visa. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, sur la base des articles L. 613-1, L. 612-2, L. 612-6 et L. 721-4 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2607881
Le Tribunal administratif de Marseille, statuant en référé sur le fondement de l’article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de suspension de l’arrêté du sous-préfet d’Istres du 7 avril 2026 mettant en demeure M. et Mme A... de quitter leur logement à Vitrolles. La requête a été jugée irrecevable car elle n’était pas accompagnée de la copie intégrale de la décision contestée, en méconnaissance des exigences procédurales. En conséquence, le juge a appliqué l’article L. 522-3 du même code pour rejeter la requête sans instruction ni audience, et a refusé l’admission provisoire à l’aide juridictionnelle.
01/06/2026