mardi 13 septembre 2022
| Juridiction | Tribunal Administratif de Lyon |
| Section | Tribunal Administratif de Lyon |
| N° Dossier | TA69-2203810 |
| Type | Décision |
| Recours | Excès de pouvoir |
| Publication | C |
| Formation | 4ème chambre |
| Avocat requérant | SELARL BS2A BESCOU ET SABATIER |
Vu la procédure suivante :
Par une requête, enregistrée le 19 mai 2022, Mme A G, épouse C, représentée par la SELARL BS2A Bescou et Sabatier avocats associés, demande au tribunal :
1°) d'annuler les décisions du 29 avril 2022 par lesquelles le préfet du Rhône a refusé de lui délivrer un titre de séjour, l'a obligée à quitter le territoire français dans un délai de quatre-vingt-dix jours, et a fixé le pays de renvoi ;
2°) d'enjoindre au préfet du Rhône à titre principal, de lui délivrer un certificat de résidence algérien de dix ans portant la mention " ascendant à charge " ; à titre subsidiaire, de lui délivrer un certificat de résidence algérien d'un an portant la mention " vie privée et familiale " ; à titre très subsidiaire, de réexaminer sa situation, dans le délai d'un mois à compter de la notification du jugement à intervenir sous astreinte de 100 euros par jour de retard ;
3°) de mettre à la charge de l'Etat la somme de 1 200 euros, au titre des dispositions de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
Mme C soutient que :
- en ce qui concerne toutes les décisions, elles sont entachées d'incompétence ;
- en ce qui concerne le refus de titre de séjour, il est entaché d'une erreur de droit en l'absence d'examen préalable, réel et sérieux de sa demande ; il méconnaît les stipulations de l'article 7 bis- b) de l'accord franco-algérien du 27 décembre 1968 modifié, et est entaché d'une erreur manifeste d'appréciation ; la décision méconnaît les stipulations de l'article 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales ; elle est entachée d'une erreur manifeste d'appréciation dans l'exercice du pouvoir de régularisation du préfet ; elle est entachée d'une erreur manifeste d'appréciation des conséquences sur sa situation personnelle ;
- en ce qui concerne l'obligation de quitter le territoire français, elle est illégale en conséquence de l'illégalité du refus de titre de séjour ; elle est entachée d'une erreur de droit en méconnaissant les dispositions de l'article L. 611-3-9° du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile ; elle méconnaît les stipulations de l'article 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales ;
- en ce qui concerne la décision fixant le délai de départ volontaire, elle est illégale en conséquence de l'illégalité du refus de titre de séjour et de l'obligation de quitter le territoire français ;
- en ce qui concerne la décision fixant le pays de destination, elle est illégale en conséquence de l'illégalité du refus de titre de séjour et de l'obligation de quitter le territoire français ; elle méconnaît les stipulations de l'article 3 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales.
Par un mémoire en défense, enregistré le 29 juillet 2022, le préfet du Rhône conclut au rejet de la requête.
Il soutient qu'aucun des moyens de la requête n'est fondé.
La clôture d'instruction a été fixée au 20 juin 2022 par ordonnance du 20 mai 2022.
L'instruction a été rouverte par ordonnance du 29 juillet 2022 et clôturée au 12 août 2022.
Vu les autres pièces du dossier.
Vu :
- la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales ;
- l'accord du 27 décembre 1968 modifié conclu entre le gouvernement de la République française et le gouvernement de la République algérienne démocratique et populaire relatif à la circulation, à l'emploi et au séjour des ressortissants algériens et de leurs familles ;
- le code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile ;
- le code de justice administrative.
Les parties ont été régulièrement averties du jour de l'audience.
Ont été entendus au cours de l'audience publique :
- le rapport de M. Clément, président-rapporteur,
- et les conclusions de Mme F.
Considérant ce qui suit :
1. Mme C, ressortissante algérienne née le 2 octobre 1935, mariée à M. H C résidant en Algérie, mère de sept enfants, est entrée en France une première fois le 19 février 2014, et a sollicité la délivrance d'un certificat de résidence algérien en qualité d'ascendante à charge d'un ressortissant français sur le fondement des stipulations de l'article 7 bis, b) de l'accord franco-algérien du 27 décembre 1968 modifié. Par un arrêté du 4 juillet 2014, Mme C a fait l'objet d'un refus de titre de séjour assorti d'une obligation de quitter le territoire français. Mme C est entrée pour la dernière fois sur le territoire français le 13 novembre 2019, sous couvert de son passeport revêtu d'un visa de court séjour, délivré par les autorités consulaires françaises d'Oran valable du 24 octobre 2019 au 20 avril 2020. Le 7 janvier 2021, elle a de nouveau sollicité la délivrance d'un certificat de résidence algérien en qualité d'ascendante à charge d'un ressortissant français sur le fondement des stipulations de l'article 7 bis- b) de l'accord franco-algérien du 27 décembre 1968 modifié. Par un arrêté du 29 avril 2022, dont elle demande au tribunal de prononcer l'annulation, le préfet du Rhône a refusé de l'admettre au séjour, lui a fait obligation de quitter le territoire français dans un délai de quatre-vingt-dix jours et a fixé le pays à destination duquel elle pourra être reconduite d'office.
Sur les conclusions aux fins d'annulation, d'injonction et d'astreinte :
En ce qui concerne l'ensemble des décisions :
2. L'arrêté attaqué a été signé par Mme B E, directrice des migrations et de l'intégration de la Préfecture du Rhône, en vertu d'une délégation de signature consentie par un arrêté du préfet en date du 3 janvier 2022, publié au recueil des actes administratifs spécial n° 69-2022-001 de la préfecture du Rhône, accessible tant au juge qu'aux parties. Par suite, le moyen tiré de l'incompétence doit être écarté.
En ce qui concerne la décision portant refus d'admission au séjour :
3. En premier lieu, il ne ressort pas des termes de l'arrêté attaqué, ni de l'ensemble des pièces du dossier que le préfet du Rhône se serait abstenu de se livrer à un examen particulier de la situation de la requérante, notamment au regard de sa qualité d'ascendante à charge et aurait ainsi entaché ses décisions d'une erreur de droit. La circonstance que la décision ne vise ni l'état de santé de Mme C, ni sa qualité d'adulte handicapé, ni le fait qu'elle soit titulaire d'une carte mobilité inclusion ne révèle aucun défaut d'examen préalable, réel et sérieux de sa demande dès lors que pour refuser le titre de séjour sollicité, le préfet du Rhône s'est fondé sur ce que Mme C n'avait versé au dossier aucun élément probant justifiant de sa dépendance et de sa prise en charge par son fils I et qu'elle ne démontrait pas être dépourvue de ressources. Par suite, le moyen tiré du défaut d'examen préalable, réel et sérieux devra être écarté.
4. En deuxième lieu, aux termes de l'article 7 bis de l'accord franco-algérien susvisé : " Le certificat de résidence valable dix ans est délivré de plein droit sous réserve de la régularité du séjour pour ce qui concerne les catégories visées au a), au b), au c) et au g) : () b) À l'enfant algérien d'un ressortissant français si cet enfant a moins de vingt et un ans ou s'il est à la charge de ses parents, ainsi qu'aux ascendants d'un ressortissant français et de son conjoint qui sont à sa charge. () ".
5. L'autorité administrative, lorsqu'elle est saisie d'une demande tendant à la délivrance d'un certificat de résidence au bénéfice d'un ressortissant algérien qui fait état de sa qualité d'ascendant à charge d'un ressortissant français, peut légalement fonder sa décision de refus sur la circonstance que l'intéressé ne saurait être regardé comme étant à la charge de son descendant, dès lors qu'il dispose de ressources propres, que son descendant de nationalité française ne pourvoit pas régulièrement à ses besoins, ou qu'il ne justifie pas des ressources nécessaires pour ce faire.
6. Pour refuser la délivrance du titre de séjour sollicité par Mme C en qualité d'ascendante à charge d'un ressortissant français, le préfet du Rhône a relevé que si le lien de filiation de Mme G, épouse de M. I C, était établi avec Mme A C, la requérante ne justifiait pas être à la charge de son fils, I quand bien même il dispose effectivement des ressources suffisantes, au motif d'une part, qu'elle n'avait versé au dossier aucun élément probant justifiant de sa dépendance et de sa prise en charge par l'épouse de ce dernier, et d'autre part, qu'elle ne démontrait pas davantage être dépourvue de ressources propres. De surcroit, le préfet a relevé qu'elle n'était pas démunie d'attaches dans son pays d'origine où résident son époux et l'un de ses enfants. Si la requérante soutient d'une part, ne pas disposer de ressources propres et ne pas percevoir de pension de retraite, elle ne l'établit pas par les pièces qu'elle produit, l'avis d'imposition établi au titre de la seule année 2020 mentionnant comme unique source de revenu une pension alimentaire, n'étant pas suffisant à cet égard. D'autre part, si elle soutient que son époux, resté en Algérie, n'a pas la capacité de subvenir à leurs besoins, elle ne l'établit par aucun élément probant. En outre, si elle soutient qu'elle est prise en charge par son fils, M. I C, de nationalité française et son épouse, qui l'hébergent et lui versent une aide financière pour subvenir à ses besoins, la production d'un avis de situation déclarative de son fils établi au titre de l'année 2021, ne mentionnant la déduction d'aucune pension alimentaire versée, ne saurait suffire à établir que Mme C est à la charge de son fils I, quand bien même ce dernier disposerait de la capacité financière pour l'aider. En effet, Mme C n'établit par aucune pièce justificative probante que son fils I lui verse régulièrement une aide financière. Enfin, si la requérante invoque son état de santé, cette circonstance est par elle-même sans incidence sur l'appréciation par l'administration de la réalité de sa prise en charge, dans le cadre d'une demande de titre de séjour en qualité d'ascendant à charge d'un ressortissant français. Par suite, Mme C ne peut être considérée comme étant à la charge de son fils I et de son épouse. Dans ces conditions, en estimant que Mme C n'apportait aucun élément probant justifiant de sa dépendance et de sa prise en charge par l'épouse de son fils, qu'elle ne justifiait pas être dépourvue de ressources propres ni être démunie d'attaches dans son pays d'origine où résident son époux ainsi qu'un de ses enfants, le préfet a pu considérer que Mme C ne remplissait pas les conditions requises pour être admise au séjour en application des stipulations de l'article 7 bis, b) de l'accord franco-algérien. Il résulte de ce qui précède que la décision n'est pas davantage entachée d'une erreur manifeste d'appréciation.
7. En troisième lieu, aux termes de l'article 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales : " 1. Toute personne a droit au respect de sa vie privée et familiale, de son domicile et de sa correspondance. () ".
8. Il ressort des pièces du dossier que Mme C âgée de 86 ans est entrée en France le 13 novembre 2019. A la date de la décision attaquée, elle réside en France depuis seulement deux ans. En outre, la requérante a vécu l'essentiel de son existence en Algérie, où elle dispose d'attaches familiales, en raison de la présence d'au moins l'un de ses enfants et de son époux, ainsi que d'attaches sociales et culturelles .Si elle fait valoir l'impossibilité de reconstituer sa vie en Algérie en raison de son état de santé et de l'impossibilité de bénéficier d'une prise en charge médicale appropriée, ainsi que de l'impossibilité de voyager en raison de cet état de santé, elle n'en justifie par aucune pièce médicale versée au dossier, la seule production d'une décision d'attribution d'une carte mobilité inclusion mention stationnement pour des personnes handicapées et les témoignages de ses proches n'établissant pas les pathologies invoquées. Par suite, aucun obstacle ne s'oppose à ce que Mme C poursuive son existence en Algérie, la décision attaquée ne l'empêchant pas de maintenir des liens avec ses enfants résidant en France. Dans ces circonstances, l'intéressée n'est pas fondée à soutenir que la décision attaquée aurait porté à son droit au respect de sa vie privée et familiale une atteinte disproportionnée au regard des buts en vue desquels elle a été prise et aurait ainsi méconnu les stipulations de l'article 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales. Le moyen tiré de l'erreur manifeste d'appréciation doit être écarté par les mêmes motifs que ceux qui viennent d'être exposés.
En ce qui concerne la décision portant obligation de quitter le territoire français :
9. En premier lieu, il résulte de ce qui précède que Mme C n'est pas fondée à exciper de l'illégalité de la décision de refus de titre de séjour à l'appui de ses conclusions dirigées contre la décision l'obligeant à quitter le territoire français.
10. En deuxième lieu, aux termes de l'article L. 611-3 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile : " Ne peuvent faire l'objet d'une décision portant obligation de quitter le territoire français : ()9° L'étranger résidant habituellement en France si son état de santé nécessite une prise en charge médicale dont le défaut pourrait avoir pour lui des conséquences d'une exceptionnelle gravité et si, eu égard à l'offre de soins et aux caractéristiques du système de santé du pays de renvoi, il ne pourrait pas y bénéficier effectivement d'un traitement approprié. () ". Aux termes de l'article R. 611-1 du même code : " Pour constater l'état de santé de l'étranger mentionné au 9° de l'article L. 611-3, l'autorité administrative tient compte d'un avis émis par un collège de médecins à compétence nationale de l'Office français de l'immigration et de l'intégration ().
11. Il résulte de ces dispositions qu'il appartient à l'autorité administrative, lorsqu'elle envisage d'éloigner un ressortissant étranger du territoire national, de vérifier que cette décision ne peut avoir de conséquences exceptionnelles sur l'état de santé de l'intéressé et, en particulier, d'apprécier, sous le contrôle du juge de l'excès de pouvoir, la nature et la gravité des risques qu'entraînerait une éventuelle interruption des traitements suivis en France. Par suite, et même si elle n'a pas été saisie d'une demande de titre de séjour fondée sur les dispositions du 9° de l'article L. 425-9 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, l'administration qui dispose d'éléments d'informations suffisamment précis et circonstanciés établissant qu'un étranger résidant habituellement sur le territoire français est susceptible de bénéficier des dispositions protectrices du 9° de l'article L. 611-3 doit saisir préalablement à sa décision le collège de médecins à compétence nationale de l'OFII pour avis dans les conditions prévues aux articles R. 611-1 et R. 611-2 du même code.
12. En absence d'éléments de nature médicale produit par Mme C, celle-ci n'établit pas que, compte tenu de l'offre de soins et des caractéristiques du système de santé de son pays d'origine, elle ne pourrait pas y bénéficier effectivement d'un traitement approprié à son état de santé. Il résulte de ce qui précède que Mme C n'est pas fondée à soutenir qu'en prenant à son encontre une obligation de quitter le territoire français en fixant comme pays de destination de la mesure d'éloignement, notamment l'Algérie, le préfet du Rhône aurait entaché sa décision d'une erreur de droit.
13. En troisième lieu, le moyen tiré de la méconnaissance de l'article 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales doit, en l'absence de tout élément particulier invoqué tenant à cette obligation, être écarté pour les mêmes motifs que ceux développés au point 8.
En ce qui concerne la décision fixant le délai de départ volontaire :
14. Aux termes de l'article L. 612-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile : " L'étranger faisant l'objet d'une décision portant obligation de quitter le territoire français dispose d'un délai de départ volontaire de trente jours à compter de la notification de cette décision. / L'autorité administrative peut accorder, à titre exceptionnel, un délai de départ volontaire supérieur à trente jours s'il apparaît nécessaire de tenir compte de circonstances propres à chaque cas. / Elle peut prolonger le délai accordé pour une durée appropriée s'il apparaît nécessaire de tenir compte de circonstances propres à chaque cas. L'étranger est informé par écrit de cette prolongation. ".
15. Il résulte de ce qui précède que Mme C n'est pas fondée à exciper de l'illégalité de la décision de refus de titre de séjour et de la décision l'obligeant à quitter le territoire français à l'appui de ses conclusions dirigées contre la décision fixant le délai de départ volontaire.
En ce qui concerne la décision fixant le pays de destination :
16. En premier lieu, il résulte de ce qui précède que Mme C n'est pas fondée à exciper l'illégalité du refus de titre de séjour et de l'obligation de quitter le territoire, à l'appui des conclusions dirigées contre la décision fixant le pays de destination.
17. En second lieu, aux termes de l'article L. 721-4 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile : " L'autorité administrative peut désigner comme pays de renvoi : 1° Le pays dont l'étranger a la nationalité () / 2° Un autre pays pour lequel un document de voyage en cours de validité a été délivré en application d'un accord ou arrangement de réadmission européen ou bilatéral / 3° Ou, avec l'accord de l'étranger, tout autre pays dans lequel il est légalement admissible. / Un étranger ne peut être éloigné à destination d'un pays s'il établit que sa vie ou sa liberté y sont menacées ou qu'il y est exposé à des traitements contraires aux stipulations de l'article 3 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales du 4 novembre 1950 ". Aux termes de l'article 3 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales : " Nul ne peut être soumis à la torture ni à des peines ou des traitements inhumains ou dégradants ".
18. La requérante soutient qu'en cas de retour en Algérie, elle serait privée d'une prise en charge médicale appropriée, qu'elle serait isolée, et que le voyage serait risqué compte tenu de son état de santé. Pour les mêmes motifs que ceux retenus au points 11 et 12, le moyen tiré de la méconnaissance des stipulations de l'article 3 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales doit être écarté.
19. Il résulte de l'ensemble de ce qui précède, que les conclusions à fin d'annulation de la requête doivent être rejetées ainsi que, par voie de conséquence, les conclusions aux fins d'injonction et d'astreinte et au titre des frais exposés et non compris dans les dépens.
D E C I D E :
Article 1er : La requête de Mme C est rejetée.
Article 2 : Le présent jugement sera notifié à Mme A C et au préfet du Rhône.
Délibéré après l'audience du 30 août 2022, à laquelle siégeaient :
M. Clément, président-rapporteur,
Mme Tocut, première conseillère,
Mme Gros, conseillère.
Rendu public par mise à disposition au greffe le 13 septembre 2022.
L'assesseure la plus ancienne,
C. Tocut
Le président,
M. D
La greffière,
T. Andujar
La République mande et ordonne au préfet du Rhône en ce qui le concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.
Pour expédition,
Un greffier,
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608292
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. A... contre l'arrêté du préfet des Hautes-Alpes du 5 mai 2026 prolongeant son assignation à résidence. Le requérant invoquait une atteinte disproportionnée à sa liberté d'aller et venir et une méconnaissance de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et de l'article 3-1 de la Convention internationale des droits de l'enfant. Le tribunal a jugé que les contraintes horaires imposées (présence au domicile de 14h à 17h) n'étaient pas disproportionnées, faute de preuves suffisantes de leur incompatibilité avec le suivi scolaire de sa belle-fille. La décision s'appuie sur les articles L. 731-1 et R. 733-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608430
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant égyptien, contestant un arrêté préfectoral du 14 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. La juridiction a estimé que l'arrêté était suffisamment motivé et ne méconnaissait pas les articles L. 612-6 et L. 612-10 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA), le préfet ayant examiné les critères légaux. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, y compris la demande d'aide juridictionnelle provisoire et de communication du dossier.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608432
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant sénégalais, contestant un arrêté préfectoral du 15 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. Le tribunal a jugé que l'arrêté était suffisamment motivé et que la situation personnelle du requérant avait été examinée, notamment son maintien irrégulier après expiration de son visa. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, sur la base des articles L. 613-1, L. 612-2, L. 612-6 et L. 721-4 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2607881
Le Tribunal administratif de Marseille, statuant en référé sur le fondement de l’article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de suspension de l’arrêté du sous-préfet d’Istres du 7 avril 2026 mettant en demeure M. et Mme A... de quitter leur logement à Vitrolles. La requête a été jugée irrecevable car elle n’était pas accompagnée de la copie intégrale de la décision contestée, en méconnaissance des exigences procédurales. En conséquence, le juge a appliqué l’article L. 522-3 du même code pour rejeter la requête sans instruction ni audience, et a refusé l’admission provisoire à l’aide juridictionnelle.
01/06/2026