mardi 13 septembre 2022
| Juridiction | Tribunal Administratif de Lyon |
| Section | Tribunal Administratif de Lyon |
| N° Dossier | TA69-2203931 |
| Type | Décision |
| Recours | Excès de pouvoir |
| Publication | C |
| Formation | 4ème chambre |
| Avocat requérant | RODRIGUES |
Vu la procédure suivante :
Par une requête enregistrée le 24 mai 2022, Mme A N'Guessan Audrey N'Dia, représentée par Me Rodrigues, demande au tribunal :
1°) d'annuler les décisions du 25 février 2022 par lesquelles le préfet du Rhône a refusé de lui délivrer un titre de séjour, l'a obligée à quitter le territoire français dans un délai de quatre-vingt-dix jours et a fixé le pays à destination duquel elle pourra être reconduite d'office ;
2°) d'enjoindre au préfet du Rhône, à titre principal, de lui délivrer un titre de séjour portant la mention " étudiant " ou " visiteur " dans le délai d'un mois à compter de la notification du jugement à intervenir et de lui délivrer, dans l'attente, une autorisation provisoire de séjour avec droit au travail sous huit jours ou, à titre subsidiaire, de réexaminer sa situation dans les mêmes conditions et de lui délivrer une autorisation provisoire de séjour sous huit jours ;
3°) de mettre à la charge de l'Etat la somme de 1 200 euros en application des dispositions combinées de l'article L. 761-1 du code de justice administrative et de l'article 37 de la loi du 10 juillet 1991, à charge pour son conseil de renoncer à percevoir la part contributive de l'Etat.
Elle soutient que :
- en ce qui concerne la décision portant refus de titre de séjour, elle est insuffisamment motivée ; elle est entachée d'un défaut d'examen particulier de sa situation personnelle ; en estimant qu'elle n'avait pas obtenu le diplôme de Bachelor, le préfet a entaché sa décision d'une erreur de fait ; elle méconnaît les dispositions de l'article L. 422-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile et est entachée d'une erreur manifeste d'appréciation ; elle méconnaît les stipulations de l'article 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales et est entachée d'une erreur manifeste d'appréciation ; elle est entachée d'une erreur manifeste d'appréciation dans l'application de l'article L. 435-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile ; elle est entachée d'une erreur manifeste d'appréciation dans l'application de l'article L. 426-20 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile ;
- en ce qui concerne la décision portant obligation de quitter le territoire français, elle est illégale en conséquence de l'illégalité du refus de titre de séjour ; elle est entachée d'une erreur manifeste dans l'appréciation de ses conséquences sur sa situation personnelle ;
- en ce qui concerne la décision fixant le pays de destination, elle est illégale en conséquence de l'illégalité de la décision portant obligation de quitter le territoire français.
Par un mémoire en défense, enregistré le 24 juin 2022, le préfet du Rhône, représenté par Me Tomasi et Me Dumoulin, conclut au rejet de la requête et à ce que la somme de 1 000 euros soit mise à la charge de la requérante en application de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
Il fait valoir que les moyens de la requête ne sont pas fondés.
Mme N'Dia a été admise au bénéfice de l'aide juridictionnelle totale par une décision du 13 mai 2022.
La clôture d'instruction, initialement fixée au 1er juillet 2022 par ordonnance du 31 mai 2022, a été rouverte par ordonnance du 27 juin 2022 et clôturée au 15 juillet 2022.
Vu les autres pièces du dossier.
Vu :
-la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales ;
- la convention entre le Gouvernement de la République française et le Gouvernement de la République de Côte d'Ivoire relative à la circulation et au séjour des personnes, signée à Abidjan le 21 septembre 1992 ;
- le code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile ;
- le code des relations entre le public et l'administration ;
- la loi n° 91-647 du 10 juillet 1991 ;
- le code de justice administrative.
Le président de la formation de jugement a dispensé la rapporteure publique, sur sa proposition, de prononcer des conclusions à l'audience.
Les parties ont été régulièrement averties du jour de l'audience.
A été entendu au cours de l'audience publique, le rapport de M. B.
Considérant ce qui suit :
1. Mme N'Dia, née le 30 octobre 1990, de nationalité ivoirienne, est entrée en France à la date déclarée du 26 juin 2019, sous couvert d'un titre de séjour mention " étudiant " délivré par les autorités allemandes, valable du 15 mars 2019 au 14 mars 2020. Le 21 janvier 2022, Mme N'Dia a sollicité la délivrance d'un titre de séjour mention " étudiant " sur le fondement de l'article L. 422-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile et des articles 5 et 9 de la convention franco-ivoirienne susvisée. Par un arrêté du 25 février 2022, dont la requérante demande l'annulation, le préfet du Rhône a refusé de l'admettre au séjour, l'a obligée à quitter le territoire français dans un délai de quatre-vingt-dix jours et a fixé le pays à destination duquel elle pourra être reconduite d'office.
Sur les conclusions aux fins d'annulation et d'injonction :
En ce qui concerne la décision portant refus de titre de séjour :
2. En premier lieu, dans son arrêté du 25 février 2022, le préfet vise les textes dont il fait application et notamment les articles 5 et 9 de la convention franco-ivoirienne et précise les éléments déterminants de la situation de la requérante qui ont conduit à lui refuser la délivrance d'un titre de séjour. Dans ces conditions, la décision attaquée comporte les éléments de droit et de fait qui la fondent et est, par suite, suffisamment motivée en droit et en fait.
3. En deuxième lieu, si le préfet a mentionné, à tort, que Mme N'Dia n'a pas obtenu son diplôme de Bachelor, il ressort des pièces du dossier qu'il aurait pris la même décision s'il ne s'était pas fondé sur ce motif, dès lors que le refus de titre de séjour opposé à l'intéressée repose sur le motif tiré de ce que Mme N'Dia n'a pas présenté de passeport revêtu d'un visa de long séjour délivré par les autorités consulaires françaises tel que prévu par les articles 4 et 9 de la convention franco-ivoirienne susvisée. Par suite, cette circonstance est, dans les circonstances de l'espèce, sans incidence sur la légalité de la décision attaquée.
4. En troisième lieu et contrairement à ce que soutient la requérante, d'une part, le préfet pouvait retenir le seul motif tiré de l'absence de production d'un visa de long séjour pour rejeter sa demande de titre de séjour. D'autre part, s'il ressort également des termes de la décision attaquée que le préfet a retenu, à tort, que l'intéressée n'avait pas obtenu son diplôme Bachelor 3 auprès de l'école de Commerce de Lyon, cette circonstance a été relevée par le préfet dans l'examen de la situation de l'intéressée au regard des possibilités de dispense de ce visa, compte tenu de son pouvoir de régularisation, le préfet ayant également relevé, sans être contesté sur ce point par la requérante, que Mme N'Dia a déposé auprès du consulat général de France à Francfort deux demandes de visa de long séjour " étudiant " les 26 juin 2019 et 2 décembre 2019, rejetées par les autorités consulaires françaises. Il ne ressort pas davantage des termes de la décision attaquée, qui précise également qu'aucune mesure dérogatoire n'a paru justifiée, ni des pièces du dossier, que le préfet se serait abstenu de se livrer à un examen particulier de la situation de l'intéressée. Dans ces conditions, le moyen tiré de ce que la décision de refus de séjour serait entachée d'un défaut d'examen particulier de sa situation et, par suite, d'une erreur de droit, doit être écarté.
5. En quatrième lieu, les dispositions du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile relatives aux différents titres de séjour qui peuvent être délivrés aux étrangers en général et aux conditions de leur délivrance s'appliquent, ainsi que le rappelle l'article L. 110-1 du même code, " sous réserve du droit de l'Union européenne et des conventions internationales ". Aux termes de l'article 4 de la convention franco-ivoirienne du 21 septembre 1992 susvisée : " Pour un séjour de plus de trois mois, () les ressortissants ivoiriens à l'entrée du territoire français doivent être munis d'un visa de long séjour et des justificatifs prévus aux articles 5 à 9 ci-après, en fonction de la nature de leur installation ". Aux termes de l'article 9 de cette convention : " Les ressortissants de chacun des États contractants désireux de poursuivre des études supérieures ou d'effectuer un stage de formation de niveau supérieur sur le territoire de l'autre État doivent, outre le visa de long séjour prévu à l'article 4, justifier d'une attestation d'inscription ou de préinscription dans l'établissement d'enseignement choisi, ou d'une attestation d'accueil de l'établissement où s'effectue le stage, ainsi que, dans tous les cas, de moyens d'existence suffisants () ". L'article 14 de la même convention stipule que : " Les points non traités par la convention en matière d'entrée et de séjour des étrangers sont régis par les législations respectives des deux États. ". Enfin, aux termes de l'alinéa 2 de l'article L. 422-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile : " () En cas de nécessité liée au déroulement des études ou lorsque l'étranger a suivi sans interruption une scolarité en France depuis l'âge de seize ans et y poursuit des études supérieures, l'autorité administrative peut accorder cette carte de séjour sous réserve d'une entrée régulière en France et sans que soit opposable la condition prévue à l'article L. 412-1. () ".
6. Il résulte des termes mêmes de ces dispositions que l'article L. 422-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, alors en vigueur, n'est pas applicable aux ressortissants ivoiriens désireux de poursuivre leurs études en France, dont la situation est régie par l'article 9 de cet accord. Par suite, Mme N'Dia ne peut utilement invoquer la méconnaissance de ces dispositions.
7. En cinquième lieu, Mme N'Dia, qui a seulement présenté une demande de titre de séjour sur le fondement des articles 5 et 9 de la convention franco-ivoirienne et de l'article L. 422-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, ainsi qu'il ressort du courrier de demande de titre de séjour adressé par son conseil au préfet du Rhône le 21 janvier 2022, ne peut utilement invoquer la méconnaissance des dispositions des articles L. 426-20 et L. 435-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, qui ne constituent pas le fondement de la décision attaquée. A ce titre, la circonstance que le récépissé de demande de titre de séjour mentionne que Mme N'Dia " a demandé la délivrance d'un premier titre de séjour portant la mention visiteur " constitue, dans les circonstances de l'espèce, une erreur de plume, et est sans incidence sur la légalité de la décision attaquée. Par suite, les moyens tirés de la méconnaissance des articles L. 426-20 et L. 435-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile et de l'erreur manifeste d'appréciation qu'aurait ainsi commis le préfet du Rhône doivent être écartés comme inopérant.
8. En dernier lieu, aux termes de l'article 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales : " 1. Toute personne a droit au respect de sa vie privée et familiale, de son domicile et de sa correspondance () ". Pour l'application de ces stipulations, l'étranger qui invoque la protection due à son droit au respect de sa vie privée et familiale en France doit apporter toute justification permettant d'apprécier la réalité et la stabilité de ses liens personnels et familiaux effectifs en France au regard de ceux qu'il a conservés dans son pays d'origine.
9. Il ressort des pièces du dossier que Mme N'Dia, âgée de 31 ans, résidait en France depuis seulement deux ans à la date de la décision attaquée. En outre, elle est célibataire et sans charge de famille, et ne démontre pas être dépourvue de toute attache personnelle ou familiale dans son pays d'origine où réside son père et où elle a elle-même vécu la majorité de son existence. Si l'intéressée se prévaut de la présence en France de sa sœur en situation régulière, titulaire d'un titre de séjour salarié valable jusqu'au 4 juillet 2023, elle ne produit aucun élément justifiant de la nature des liens entretenus avec elle. Enfin, le suivi d'une scolarité sérieuse ne suffit pas à démontrer qu'elle aurait fixé le centre de ses intérêts privés et familiaux en France, alors que son intégration dans la société française n'est pas suffisamment démontrée par les documents et témoignages produits au dossier. Dans ces circonstances, elle n'est pas fondée à soutenir que la décision attaquée aurait porté une atteinte disproportionnée à son droit au respect de sa vie privée et familiale et ainsi méconnu les stipulations susmentionnées de l'article 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales. Pour les mêmes motifs, cette décision n'est pas davantage entachée d'une erreur manifeste d'appréciation de ses conséquences sur sa situation personnelle.
En ce qui concerne la décision portant obligation de quitter le territoire français :
10. En premier lieu, Mme N'Dia n'ayant pas démontré l'illégalité de la décision portant refus de séjour, son moyen tiré de cette illégalité et soulevé, par la voie de l'exception, à l'encontre de la décision portant obligation de quitter le territoire français, doit être écarté.
11. En second lieu, compte tenu de ce qui a été dit aux points précédents, et alors qu'il ne ressort pas des pièces du dossier que la requérante se serait trouvée privée de la possibilité d'achever son cursus universitaire en raison de la décision portant obligation de quitter le territoire français, le moyen tiré de l'erreur manifeste d'appréciation quant aux conséquences de cette décision sur la situation personnelle de la requérante doit être écarté.
En ce qui concerne la décision fixant le pays de destination :
12. Il résulte de ce qui vient d'être dit que Mme N'Dia n'est pas fondée à soutenir que cette décision est illégale en conséquence de l'illégalité de la décision portant obligation de quitter le territoire français.
13. Il résulte de ce qui précède que les conclusions à fin d'annulation présentées par Mme N'Dia à l'encontre des décisions du 25 février 2022 par lesquelles le préfet du Rhône lui a refusé la délivrance d'un titre de séjour, l'a obligée à quitter le territoire français et a fixé le pays de destination doivent être rejetées, ainsi que, par voie de conséquence, les conclusions aux fins d'injonction.
Sur les frais exposés et non compris dans les dépens :
14. D'une part, les dispositions de l'article L. 761-1 du code de justice administrative font obstacle à ce que soit mis à la charge de l'Etat qui n'est pas la partie perdante dans la présente instance, le versement de la somme demandée par Mme N'Dia au titre des frais exposés et non compris dans les dépens.
15. D'autre part, dans les circonstances de l'espèce, il n'y a pas lieu de faire droit aux conclusions présentées par le préfet du Rhône sur le fondement de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
D É C I D E :
Article 1er : La requête de Mme N'Dia est rejetée.
Article 2 : Les conclusions présentées par le préfet du Rhône sur le fondement des dispositions de l'article L. 761-1 du code de justice administrative sont rejetées.
Article 3 : Le présent jugement sera notifié à Mme A N'Guessan Audrey N'Dia et au préfet du Rhône.
Délibéré après l'audience du 30 août 2022, à laquelle siégeaient :
M. Clément, président,
Mme Tocut, première conseillère,
Mme Gros, conseillère.
Rendu public par mise à disposition au greffe le 13 septembre 202L'assesseur le plus ancien,
C. TocutLe président
M. B
La greffière,
T. Andujar
La République mande et ordonne au préfet du Rhône en ce qui le concerne ou à tous huissiers de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.
Pour expédition,
Un greffier,
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608292
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. A... contre l'arrêté du préfet des Hautes-Alpes du 5 mai 2026 prolongeant son assignation à résidence. Le requérant invoquait une atteinte disproportionnée à sa liberté d'aller et venir et une méconnaissance de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et de l'article 3-1 de la Convention internationale des droits de l'enfant. Le tribunal a jugé que les contraintes horaires imposées (présence au domicile de 14h à 17h) n'étaient pas disproportionnées, faute de preuves suffisantes de leur incompatibilité avec le suivi scolaire de sa belle-fille. La décision s'appuie sur les articles L. 731-1 et R. 733-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608430
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant égyptien, contestant un arrêté préfectoral du 14 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. La juridiction a estimé que l'arrêté était suffisamment motivé et ne méconnaissait pas les articles L. 612-6 et L. 612-10 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA), le préfet ayant examiné les critères légaux. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, y compris la demande d'aide juridictionnelle provisoire et de communication du dossier.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608432
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant sénégalais, contestant un arrêté préfectoral du 15 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. Le tribunal a jugé que l'arrêté était suffisamment motivé et que la situation personnelle du requérant avait été examinée, notamment son maintien irrégulier après expiration de son visa. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, sur la base des articles L. 613-1, L. 612-2, L. 612-6 et L. 721-4 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2607881
Le Tribunal administratif de Marseille, statuant en référé sur le fondement de l’article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de suspension de l’arrêté du sous-préfet d’Istres du 7 avril 2026 mettant en demeure M. et Mme A... de quitter leur logement à Vitrolles. La requête a été jugée irrecevable car elle n’était pas accompagnée de la copie intégrale de la décision contestée, en méconnaissance des exigences procédurales. En conséquence, le juge a appliqué l’article L. 522-3 du même code pour rejeter la requête sans instruction ni audience, et a refusé l’admission provisoire à l’aide juridictionnelle.
01/06/2026