mardi 13 septembre 2022
| Juridiction | Tribunal Administratif de Lyon |
| Section | Tribunal Administratif de Lyon |
| N° Dossier | TA69-2204232 |
| Type | Décision |
| Recours | Excès de pouvoir |
| Publication | C |
| Formation | 4ème chambre |
| Avocat requérant | SCP COUDERC ZOUINE |
Vu la procédure suivante :
Par une requête enregistrée le 3 juin 2022, M. C A, représenté par la SCP Couderc-Zouine, demande au tribunal :
1°) de l'admettre au bénéfice de l'aide juridictionnelle provisoire ;
2°) d'annuler l'arrêté du 22 février 2022 par lequel le préfet du Rhône a refusé de l'admettre au séjour, l'a obligé à quitter le territoire français dans un délai de 30 jours, a fixé le pays à destination duquel il pourra être reconduit d'office et a prononcé à son encontre une interdiction de retour sur le territoire français d'une durée de 24 mois ;
3°) d'enjoindre au préfet du Rhône :
- à titre principal, de lui délivrer un titre de séjour dans un délai de deux mois à compter de la notification du jugement à intervenir,
- à titre subsidiaire, de procéder au réexamen de sa demande dans un délai de deux mois à compter de la notification du jugement à intervenir et de lui délivrer une autorisation provisoire de séjour, dans le délai de 15 jours à compter de la notification du jugement à intervenir ;
4°) de mettre à la charge de l'Etat la somme de 1 200 euros au titre des dispositions combinées de l'article L. 761-1 du code de justice administrative et de l'article 37 de la loi du 10 juillet 1991, à verser à son conseil sous réserve qu'il renonce à percevoir la part contributive de l'Etat.
M. A soutient que :
La décision de refus de titre de séjour :
- est entachée d'incompétence ;
- méconnaît les dispositions de l'article L. 435-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile et est entachée à cet égard d'une erreur manifeste d'appréciation ;
- méconnaît les dispositions de l'article L. 423-23 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile ;
- méconnaît les stipulations de l'article 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales ;
- méconnaît les stipulations du 1. de l'article 3 de la convention internationale relative aux droits de l'enfant ;
- est entachée d'une erreur manifeste dans l'appréciation de la menace à l'ordre public que représenterait son comportement ;
La décision portant obligation de quitter le territoire :
- méconnaît les stipulations de l'article 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales ;
- méconnaît les stipulations du 1. de l'article 3 de la convention internationale relative aux droits de l'enfant ;
La décision fixant le délai de départ volontaire :
- est illégale par exception d'illégalité de la décision portant obligation de quitter le territoire français ;
La décision fixant le pays de destination :
- est illégale par exception d'illégalité des décisions portant refus de titre de séjour et obligation de quitter le territoire français ;
La décision portant interdiction de retour sur le territoire français pour une durée de 24 mois :
- est entachée d'une erreur d'appréciation.
Par un mémoire en défense, enregistré le 24 juin 2022, le préfet du Rhône, représenté par Me Tomasi et Me Dumoulin, conclut au rejet de la requête et à ce que soit mise à la charge du requérant une somme de 1 000 euros en application de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
Il soutient que les moyens soulevés par M. A ne sont pas fondés.
M. A a été admis au bénéfice de l'aide juridictionnelle totale par une décision du 15 avril 2022.
Vu les autres pièces du dossier.
Vu :
- la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales,
- la convention internationale relative aux droits de l'enfant, signée à New-York le 26 janvier 1990 ;
- le code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile ;
- la loi n° 91-647 du 10 juillet 1991 ;
- le code de justice administrative.
Le président de la formation de jugement a dispensé la rapporteure publique, sur sa proposition, de prononcer des conclusions à l'audience.
Les parties ont été régulièrement averties du jour de l'audience.
Le rapport de Mme Tocut, rapporteure, a été entendu au cours de l'audience publique.
Considérant ce qui suit :
1. M. A, né le 1er août 1979, de nationalité serbe, a sollicité la délivrance d'un titre de séjour portant la mention " vie privée et familiale ". Par un arrêté en date du 22 février 2022, dont le requérant demande au tribunal de prononcer l'annulation, le préfet du Rhône a refusé de l'admettre au séjour, l'a obligé à quitter le territoire français dans un délai de 30 jours, a fixé le pays à destination duquel il pourra être reconduit d'office et a prononcé à son encontre une interdiction de retour sur le territoire français pour une durée de 24 mois.
Sur l'aide juridictionnelle :
2. Par une décision du 15 avril 2022, le bénéfice de l'aide juridictionnelle totale a été accordé à M. A, il n'y a dès lors plus lieu de statuer sur sa demande.
Sur le refus de titre de séjour :
3. En premier lieu, l'arrêté du 22 février 2022 a été signé par Mme B E, directrice des migrations et de l'intégration à la préfecture du Rhône, qui a reçu délégation à cet effet par un arrêté du préfet du Rhône en date du 3 janvier 2022, régulièrement publié au recueil des actes administratifs spécial de la préfecture du même jour, accessible tant au juge qu'aux parties. Par suite, le moyen tiré de l'incompétence de l'auteur de l'acte manque en fait et doit être écarté.
4. En deuxième lieu, aux termes de l'article L. 435-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile : " L'étranger dont l'admission au séjour répond à des considérations humanitaires ou se justifie au regard des motifs exceptionnels qu'il fait valoir peut se voir délivrer une carte de séjour temporaire portant la mention " salarié ", " travailleur temporaire " ou " vie privée et familiale ", sans que soit opposable la condition prévue à l'article L. 412-1. (). ".
5. M. A fait valoir qu'il réside en France depuis 2012, qu'il est père de neuf enfants dont six sont scolarisés en France, qu'il maîtrise la langue française, ainsi que sa compagne, qui a par ailleurs subi de graves violences de la part de son ancien compagnon, et qu'il justifie d'une promesse d'embauche en qualité de nettoyeur automobile. Toutefois, le requérant ne produit aucun élément relatif aux violences qu'aurait subies sa compagne, qui est également de nationalité serbe et en situation irrégulière sur le territoire national, et ne justifie d'aucune qualification ni expérience antérieure de nettoyeur automobile, alors que la promesse d'embauche dont il se prévaut conditionne son embauche à la situation économique de la société. La seule circonstance que ses enfants soient scolarisés depuis plusieurs années sur le territoire ne saurait suffire à caractériser, dans les circonstances de l'espèce, l'existence de considérations humanitaires ou de motifs exceptionnels, au sens des dispositions susmentionnées de l'article L. 435-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, de nature à justifier une admission exceptionnelle au séjour et, par suite, à démontrer que le préfet aurait entaché l'arrêté contesté d'une erreur manifeste d'appréciation en refusant de l'admettre exceptionnellement au séjour.
6. En troisième lieu, aux termes de l'article 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales : " Toute personne a droit au respect de sa vie privée et familiale ". Aux termes de l'article L. 423-23 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile : " L'étranger qui n'entre pas dans les catégories prévues aux articles L. 423-1, L. 423-7, L. 423-14, L. 423-15, L. 423-21 et L. 423-22 ou dans celles qui ouvrent droit au regroupement familial, et qui dispose de liens personnels et familiaux en France tels que le refus d'autoriser son séjour porterait à son droit au respect de sa vie privée et familiale une atteinte disproportionnée au regard des motifs du refus, se voit délivrer une carte de séjour temporaire portant la mention " vie privée et familiale " d'une durée d'un an, sans que soit opposable la condition prévue à l'article L. 412-1. / Les liens mentionnés au premier alinéa sont appréciés notamment au regard de leur intensité, de leur ancienneté et de leur stabilité, des conditions d'existence de l'étranger, de son insertion dans la société française ainsi que de la nature de ses liens avec sa famille restée dans son pays d'origine. / L'insertion de l'étranger dans la société française est évaluée en tenant compte notamment de sa connaissance des valeurs de la République. ".
7. M. A fait valoir qu'il réside en France depuis 2012, qu'il est père de neuf enfants dont six sont scolarisés en France, qu'il maîtrise la langue française, ainsi que sa compagne, qui a par ailleurs subi de graves violences de la part de son ancien compagnon, et qu'il justifie d'une promesse d'embauche en qualité de nettoyeur automobile. Toutefois, ainsi qu'il a déjà été dit, la compagne de M. A, qui est une compatriote, est également en situation irrégulière sur le territoire national. En outre, M. A, dont la demande d'asile a été rejetée en 2017, ne se prévaut d'aucune qualification ni expérience antérieure de nettoyeur automobile, alors que la promesse d'embauche dont il se prévaut conditionne son embauche à la situation économique de la société. S'il soutient résider en France depuis 2012, il ne produit aucun élément attestant de sa présence continue sur le territoire depuis lors, alors qu'il est également connu en Allemagne et en Suisse. En outre, le préfet a considéré que le comportement de M. A représentait une menace pour l'ordre public dès lors que celui-ci a fait l'objet d'une condamnation pénale en France pour des faits de vol et qu'il est défavorablement connu en Allemagne, où il fait l'objet de fiches de recherche pour des faits de vol, vol aggravé, coups et blessures. Il a également fait l'objet d'une décision de remise aux autorités allemandes en 2014 et d'une obligation de quitter le territoire français en 2018. Enfin, à l'exception de sa compagne et de ses enfants, qui sont de la même nationalité, il ne se prévaut d'aucune attache privée ou familiale en France ni d'aucune intégration sociale. Dans ces conditions, eu égard notamment à la durée et aux conditions de son séjour, et alors que sa cellule familiale peut se reconstituer en Serbie où ses enfants pourront poursuivre leur scolarité, M. A n'est pas fondé à soutenir que la décision attaquée aurait porté à son droit au respect de sa vie privée et familiale une atteinte disproportionnée au regard des buts en vue desquels elle a été prise. Les moyens tirés de la méconnaissance des stipulations de l'article 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales et des dispositions de l'article L. 423-23 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile pourront ainsi être écartés.
8. En quatrième lieu, il résulte de ce qui a déjà été dit que M. A a été condamné en France à une peine de trois mois d'emprisonnement pour des faits de vols, et est défavorablement connu des autorités allemandes où il fait l'objet de fiches de recherche, pour des faits de vol, vol aggravé, coups et blessures. Par suite, il n'est pas fondé à soutenir qu'en considérant que son comportement constituait une menace pour l'ordre public, le préfet a entaché sa décision d'une erreur manifeste d'appréciation.
9. En cinquième lieu, aux termes de l'article 3-1 de la convention internationale relative aux droits de l'enfant : " Dans toutes les décisions qui concernent les enfants, qu'elles soient le fait des institutions publiques ou privées de protection sociale, des tribunaux, des autorités administratives ou des organes législatifs, l'intérêt supérieur de l'enfant doit être une considération primordiale. ". Il résulte de ces stipulations que, dans l'exercice de son pouvoir d'appréciation, l'autorité administrative doit accorder une attention primordiale à l'intérêt supérieur des enfants dans toutes les décisions les concernant.
10. Si M. A soutient que ses enfants mineurs, dont les quatre plus jeunes sont nés en France, y sont scolarisés, pour certains depuis plusieurs années, il n'établit cependant pas que ceux-ci ne pourraient pas poursuivre leur vie familiale et leur scolarité dans le pays d'origine de leurs parents, avec ceux-ci et toute leur fratrie. Dès lors, l'intéressé n'est pas fondé à soutenir que le préfet du Rhône aurait méconnu les stipulations du 1. de l'article 3 de la convention internationale relative aux droits de l'enfant.
Sur l'obligation de quitter le territoire français :
11. Les moyens tirés de la méconnaissance de l'article 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales et de la violation de l'article 3-1 de la convention internationale relative aux droits de l'enfant doivent, en l'absence de tout élément particulier invoqué tenant à cette obligation, être écartés par les mêmes motifs que ceux développés aux points 6 à 9.
Sur le délai de départ volontaire :
12. En l'absence d'illégalité de la décision portant obligation de quitter le territoire français, le moyen tiré de l'illégalité de la décision lui refusant tout délai de départ volontaire par voie de conséquence devra être écarté.
Sur le pays de destination :
13. En l'absence d'illégalité de la décision portant obligation de quitter le territoire français, le moyen tiré de l'illégalité de la décision fixant le pays de renvoi devra par voie de conséquence, être écarté.
Sur l'interdiction de retour sur le territoire français :
14. L'article L. 612-8 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile dispose : " Lorsque l'étranger n'est pas dans une situation mentionnée aux articles L. 612-6 et L. 612-7, l'autorité administrative peut assortir la décision portant obligation de quitter le territoire français d'une interdiction de retour sur le territoire français. Les effets de cette interdiction cessent à l'expiration d'une durée, fixée par l'autorité administrative, qui ne peut excéder deux ans à compter de l'exécution de l'obligation de quitter le territoire français. ". L'article L. 612-10 du même code dispose : " Pour fixer la durée des interdictions de retour mentionnées aux articles L. 612-6 et L. 612-7, l'autorité administrative tient compte de la durée de présence de l'étranger sur le territoire français, de la nature et de l'ancienneté de ses liens avec la France, de la circonstance qu'il a déjà fait l'objet ou non d'une mesure d'éloignement et de la menace pour l'ordre public que représente sa présence sur le territoire français. Il en est de même pour l'édiction et la durée de l'interdiction de retour mentionnée à l'article L. 612-8 ainsi que pour la prolongation de l'interdiction de retour prévue à l'article L. 612-11 ".
15. Compte tenu de la situation irrégulière de M. A, de l'existence d'une précédente mesure d'éloignement qui n'a pas été exécutée, de la circonstance que son comportement constitue une menace pour l'ordre public, et de ce qu'il ne dispose d'aucune attache privée ou familiale en France à l'exception des membres de sa famille qui ne disposent d'aucun droit au séjour sur le territoire, le préfet du Rhône n'a pas commis d'erreur d'appréciation en lui interdisant de retourner en France pendant vingt-quatre mois.
16. Il résulte de tout ce qui précède que les conclusions de cette requête doivent être rejetées en ce comprises les conclusions aux fins d'annulation, d'injonction, d'astreinte et au titre des frais exposés et non compris dans les dépens.
17. Il n'y a pas lieu, dans les circonstances de l'espèce, de faire droit aux conclusions présentées par le préfet du Rhône sur le fondement de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
D E C I D E :
Article 1er : Il n'y a plus lieu de statuer sur la demande d'aide juridictionnelle formée par M. A.
Article 2 : Le surplus de la requête de M. A est rejeté.
Article 3 : Les conclusions du préfet du Rhône fondées sur l'article L. 761-1 du code de justice administrative sont rejetées.
Article 4 : Le présent jugement sera notifié à M. C A et au préfet du Rhône.
Délibéré après l'audience du 30 août 2022, à laquelle siégeaient :
M. Clément, président,
Mme Tocut, première conseillère,
Mme Gros, conseillère,
Rendu public par mise à disposition au greffe le 13 septembre 2022.
La rapporteure,
C. Tocut
Le président,
M. D La greffière,
T. Andujar
La République mande et ordonne au préfet du Rhône en ce qui le concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.
Pour expédition,
Un greffier,
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608292
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. A... contre l'arrêté du préfet des Hautes-Alpes du 5 mai 2026 prolongeant son assignation à résidence. Le requérant invoquait une atteinte disproportionnée à sa liberté d'aller et venir et une méconnaissance de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et de l'article 3-1 de la Convention internationale des droits de l'enfant. Le tribunal a jugé que les contraintes horaires imposées (présence au domicile de 14h à 17h) n'étaient pas disproportionnées, faute de preuves suffisantes de leur incompatibilité avec le suivi scolaire de sa belle-fille. La décision s'appuie sur les articles L. 731-1 et R. 733-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608430
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant égyptien, contestant un arrêté préfectoral du 14 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. La juridiction a estimé que l'arrêté était suffisamment motivé et ne méconnaissait pas les articles L. 612-6 et L. 612-10 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA), le préfet ayant examiné les critères légaux. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, y compris la demande d'aide juridictionnelle provisoire et de communication du dossier.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608432
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant sénégalais, contestant un arrêté préfectoral du 15 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. Le tribunal a jugé que l'arrêté était suffisamment motivé et que la situation personnelle du requérant avait été examinée, notamment son maintien irrégulier après expiration de son visa. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, sur la base des articles L. 613-1, L. 612-2, L. 612-6 et L. 721-4 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2607881
Le Tribunal administratif de Marseille, statuant en référé sur le fondement de l’article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de suspension de l’arrêté du sous-préfet d’Istres du 7 avril 2026 mettant en demeure M. et Mme A... de quitter leur logement à Vitrolles. La requête a été jugée irrecevable car elle n’était pas accompagnée de la copie intégrale de la décision contestée, en méconnaissance des exigences procédurales. En conséquence, le juge a appliqué l’article L. 522-3 du même code pour rejeter la requête sans instruction ni audience, et a refusé l’admission provisoire à l’aide juridictionnelle.
01/06/2026