mardi 4 octobre 2022
| Juridiction | Tribunal Administratif de Lyon |
| Section | Tribunal Administratif de Lyon |
| N° Dossier | TA69-2204304 |
| Type | Ordonnance |
| Recours | Excès de pouvoir |
| Publication | D |
| Avocat requérant | DEFAUX |
Vu la procédure suivante :
Par une requête et un mémoire, enregistrés le 7 juin 2022 et le 12 septembre 2022, M. D B, représenté par Me Defaux, avocate, demande au tribunal :
1°) d'annuler pour excès de pouvoir l'arrêté du 21 mai 2021 par lequel le maire de la commune de Maclas a, au nom de la commune, délivré un permis de construire à Mme A C ;
2°) de mettre à la charge de la commune de Maclas une somme de 3 000 euros au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
Il soutient que :
- sa requête n'est pas tardive, dès lors que le panneau d'affichage du permis de construire litigieux sur le terrain est incomplet en ce qui concerne la nature des travaux avec l'indication d'une réhabilitation sans mention de l'extension résultant de l'aménagement du balcon ni de la surélévation du bâtiment ;
- il a intérêt à agir contre le permis de construire litigieux ;
- ce permis de construire est entaché d'illégalités.
Par un mémoire en défense, enregistré le 13 juillet 2022, la commune de Maclas, représentée par Me Salen, avocat, conclut au rejet de la requête et à ce que la somme de 2 000 euros soit mise à la charge de M. B au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
Elle fait valoir que :
- la requête est irrecevable car tardive ;
- le requérant n'a pas intérêt à agir contre le permis de construire litigieux ;
- les moyens présentés par le requérant ne sont pas fondés.
Par un mémoire en défense, enregistré le 29 juillet 2022, Mme A C, représentée par la SELAS Cabinet Champauzac, avocat, conclut au rejet de la requête et à ce que la somme de 3 500 euros soit mise à la charge de M. B au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
Elle fait valoir que :
- la requête est irrecevable car tardive ;
- le requérant n'a pas intérêt à agir contre le permis de construire litigieux ;
- les moyens présentés par le requérant ne sont pas fondés.
Vu les autres pièces du dossier.
Vu le code de justice administrative.
Considérant ce qui suit :
1. Aux termes de l'article R. 222-1 du code de justice administrative : " () les présidents de formation de jugement des tribunaux () peuvent, par ordonnance : / () / 4° Rejeter les requêtes manifestement irrecevables, lorsque la juridiction n'est pas tenue d'inviter leur auteur à les régulariser ou qu'elles n'ont pas été régularisées à l'expiration du délai imparti par une demande en ce sens ; / 5° Statuer sur les requêtes qui ne présentent plus à juger de questions autres que la condamnation prévue à l'article L. 761-1 ou la charge des dépens ; / () ".
2. En premier lieu, en vertu du premier alinéa de l'article R. 421-1 du code de justice administrative, le recours formé contre une décision administrative doit être présenté dans le délai de deux mois à compter de sa notification ou de sa publication. Aux termes de l'article R. 600-2 du code de l'urbanisme : " Le délai de recours contentieux à l'encontre d'une décision de non-opposition à une déclaration préalable ou d'un permis de construire, d'aménager ou de démolir court à l'égard des tiers à compter du premier jour d'une période continue de deux mois d'affichage sur le terrain des pièces mentionnées à l'article R. 424-15. " Selon l'article R. 424-15 de ce code : " Mention du permis explicite ou tacite ou de la déclaration préalable doit être affichée sur le terrain, de manière visible de l'extérieur, par les soins de son bénéficiaire, dès la notification de l'arrêté ou dès la date à laquelle le permis tacite ou la décision de non-opposition à la déclaration préalable est acquis et pendant toute la durée du chantier. () / Cet affichage mentionne également l'obligation, prévue à peine d'irrecevabilité par l'article R. 600-1, de notifier tout recours administratif ou tout recours contentieux à l'auteur de la décision et au bénéficiaire du permis ou de la décision prise sur la déclaration préalable. / () ". L'article A. 424-18 du même code dispose : " Le panneau d'affichage doit être installé de telle sorte que les renseignements qu'il contient demeurent lisibles de la voie publique ou des espaces ouverts au public pendant toute la durée du chantier. "
3. Il ressort des pièces du dossier, notamment des trois procès-verbaux de constat d'huissier du 29 mai 2021, du 29 juin 2021 et du 30 juillet 2021 produits par Mme C, que, du 29 mai 2021 au 30 juillet 2021, a été affiché de manière continue sur le terrain d'assiette du projet de construction litigieux un panneau lisible depuis la voie publique et mentionnant le permis de construire contesté du 21 mai 2021, son bénéficiaire, la date de sa délivrance, la nature des travaux autorisés ainsi que l'obligation, prévue à peine d'irrecevabilité par l'article R. 600-1 du code de l'urbanisme, de notifier tout recours administratif ou tout recours contentieux à l'auteur de la décision et au bénéficiaire du permis, ledit panneau comportant en ce qui concerne la nature des travaux les mêmes mentions que celles figurant dans le cartouche de l'arrêté litigieux du 21 mai 2021 portant permis de construire. Dans ces conditions, ont été affichées de manière visible de la voie publique, au sens des dispositions précitées l'article R. 424-15 du code de l'urbanisme et de l'article A. 424-18 du même code, et ainsi propre à déclencher le délai de recours contentieux, pendant une période continue d'au moins deux mois à compter du 29 mai 2021, les pièces mentionnées au même article R. 424-15 et relatives au permis de construire en litige. Dès lors, et en application des dispositions précitées de l'article R. 600-2 du code de l'urbanisme et du premier alinéa de l'article R. 421-1 du code de justice administrative, ont été introduites le 7 juin 2022, après l'expiration du délai de recours contentieux, les conclusions de la requête de M. B tendant à l'annulation du permis de construire délivré le 21 mai 2021 à Mme C. Par suite, ces conclusions doivent être rejetées comme manifestement irrecevables en raison de leur tardiveté.
4. En second lieu, les dispositions de l'article L. 761-1 du code de justice administrative font obstacle à ce que soit mise à la charge de la commune de Maclas, qui n'est pas dans la présente instance la partie perdante, la somme demandée par M. B au titre des frais exposés par lui et non compris dans les dépens. Il n'y a pas lieu, dans les circonstances de l'espèce, de mettre à la charge du requérant les sommes demandées par la commune de Maclas et par Mme C au même titre.
ORDONNE :
Article 1er : La requête de M. B est rejetée.
Article 2 : Les conclusions présentées sur le fondement de l'article L. 761-1 du code de justice administrative par la commune de Maclas et par Mme A C sont rejetées.
Article 3 : La présente ordonnance sera notifiée à M. D B, à la commune de Maclas et à Mme A C.
Fait à Lyon, le 4 octobre 2022.
Le président de la 1ère chambre,
Hervé Drouet
La République mande et ordonne à la préfère de la Loire en ce qui la concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées de pourvoir à l'exécution de la présente décision.
Pour expédition conforme,
Une greffière,
1
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608292
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. A... contre l'arrêté du préfet des Hautes-Alpes du 5 mai 2026 prolongeant son assignation à résidence. Le requérant invoquait une atteinte disproportionnée à sa liberté d'aller et venir et une méconnaissance de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et de l'article 3-1 de la Convention internationale des droits de l'enfant. Le tribunal a jugé que les contraintes horaires imposées (présence au domicile de 14h à 17h) n'étaient pas disproportionnées, faute de preuves suffisantes de leur incompatibilité avec le suivi scolaire de sa belle-fille. La décision s'appuie sur les articles L. 731-1 et R. 733-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
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01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608432
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant sénégalais, contestant un arrêté préfectoral du 15 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. Le tribunal a jugé que l'arrêté était suffisamment motivé et que la situation personnelle du requérant avait été examinée, notamment son maintien irrégulier après expiration de son visa. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, sur la base des articles L. 613-1, L. 612-2, L. 612-6 et L. 721-4 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2607881
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01/06/2026