LogoMeilleurAvocats.fr
AvocatsAssistant IABlogPrix
ConnexionDéposer ma demande

Vous avez un problème juridique ?

Décrivez votre situation en 2 minutes — un avocat spécialisé vous répond sous 24h.

Déposer ma demandeJe suis avocat
Logo MeilleurAvocats.frMeilleurAvocats.fr

Mise en relation avocat–client par l'IA. Gratuit pour les particuliers.

Particuliers

  • Déposer une demande
  • Trouver un avocat
  • Assistant IA gratuit
  • Bibliothèque juridique
  • Guides pratiques
  • Jurisprudence

Avocats

  • Pour les avocats
  • Espace avocat
  • Tarifs et formules
  • Recevoir des leads
  • Programme d'affiliation
  • Contact commercial

Spécialités

  • Droit général
  • Droit du travail
  • Droit de la sécurité sociale et de la protection sociale
  • Droit fiscal et droit douanier
  • Droit de la famille, des personnes et de leur patrimoine
  • Droit immobilier

Légal

  • Mentions légales
  • Confidentialité
  • CGU
  • Cookies
  • Contact

Newsletter juridique hebdomadaire

Décisions clés, évolutions législatives, conseils pratiques — chaque semaine.

© 2026 MeilleurAvocats.fr— KONSEIL SAS. Tous droits réservés.

Mentions légales|Confidentialité|Cookies

BOB★La messagerie française & cryptée pour des échanges confidentiels entre avocats et clients.

En savoir +TéléchargerBOB
AccueilJurisprudence administrativeN° TA69-2204575

Tribunal Administratif de Lyon — Décision N° TA69-2204575

jeudi 15 septembre 2022

JuridictionTribunal Administratif de Lyon
SectionTribunal Administratif de Lyon
N° DossierTA69-2204575
TypeDécision
RecoursExcès de pouvoir
PublicationD
FormationJU 9ème chambre
Avocat requérantBELIGON

Texte intégral

Vu la procédure suivante :

Par une requête, enregistrée le 16 juin 2022, et un mémoire, enregistré le 31 août 2022, M. F C, représenté par Me Marion Beligon, demande au tribunal :

1°) d'annuler l'arrêté du 31 mai 2022 par lequel le préfet du Rhône l'a obligé à quitter le territoire français dans un délai de quatre-vingt-dix jours et a fixé le pays de destination ;

2°) de mettre à la charge de l'État le versement à son conseil d'une somme de 1 200 euros au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative, sous réserve pour ce dernier de renoncer au bénéfice de la part contributive de l'État à la mission d'aide juridictionnelle qui lui a été confiée.

Il soutient que :

- les décisions contestées sont entachées d'incompétence de leur signataire ;

- les décisions portant obligation de quitter le territoire français dans un délai de quatre-vingt-dix jours sont entachées d'insuffisance de motivation ;

- elles sont entachées d'un défaut d'examen de sa situation ;

- elles sont entachées d'une erreur de fait quant à la composition de sa famille ;

- la décision portant obligation de quitter le territoire est entachée d'un vice de procédure, faute pour le préfet d'avoir saisi l'Office français de l'immigration et de l'intégration ;

- elle méconnaît les dispositions du 9° de l'article L. 611-3 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile ;

- les décisions portant obligation de quitter le territoire français et fixant le délai de départ à quatre-vingt-dix jours méconnaissent l'article 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales ;

- elles sont entachées d'erreur manifeste d'appréciation ;

- la décision fixant le pays de destination doit être annulée compte tenu de l'annulation des décisions portant obligation de quitter le territoire français et fixant le délai de départ à quatre-vingt-dix jours ;

- elle méconnaît l'article 3 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales.

Le préfet du Rhône a présenté une pièce qui a été enregistrée le 30 août 2022.

Vu les autres pièces du dossier ;

Vu :

- la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales ;

- le code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile ;

- le code des relations entre le public et l'administration ;

- la loi n° 91-647 du 10 juillet 1991 modifiée ;

- le code de justice administrative ;

La présidente du tribunal a désigné Mme Reniez, conseillère, pour statuer en application de l'article L. 614-5 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.

Les parties, dûment convoquées, ont été régulièrement averties du jour de l'audience, à laquelle M. A C n'était pas présent et à laquelle le préfet du Rhône n'était ni présent ni représenté.

Ont été entendus au cours de l'audience publique :

- le rapport de Mme Reniez, magistrate désignée ;

- les observations de Me Beligon, avocat, représentant M. A C, qui demande le bénéfice de l'aide juridictionnelle provisoire et qui reprend les moyens de la requête.

La clôture de l'instruction a été prononcée à l'issue de l'audience.

Considérant ce qui suit :

1. M. A C, ressortissant angolais, conteste l'arrêté du 31 mai 2022 par lequel le préfet du Rhône l'a obligé à quitter le territoire français dans un délai de quatre-vingt-dix jours et a fixé le pays de destination.

Sur la demande d'admission à l'aide juridictionnelle provisoire :

2. En raison de l'urgence résultant de l'application des dispositions de l'article L. 614-5 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, il y a lieu d'admettre M. A C, dont la demande d'aide juridictionnelle est en cours d'instruction, au bénéfice de l'aide juridictionnelle provisoire, sur le fondement de l'article 20 de la loi du 10 juillet 1991 précédemment visée.

Sur les conclusions à fin d'annulation :

En ce qui concerne les moyens communs à l'ensemble des décisions attaquées :

3. Les décisions attaquées en date du 31 mai 2022 ont été signées par Mme E D, directrice adjointe des migrations et de l'intégration à la préfecture du Rhône, qui bénéficiait, en vertu d'un arrêté du préfet du Rhône du 29 mars 2022, régulièrement publié au recueil des actes administratifs spécial de la préfecture le 4 avril 2022, d'une délégation pour signer de tels actes. Le moyen tiré de l'incompétence du signataire des décisions contestées manque ainsi en fait et doit être écarté.

En ce qui concerne la légalité de la décision portant obligation de quitter le territoire français :

4. En premier lieu, la décision litigieuse comporte l'énoncé des considérations de droit et de fait qui en constituent le fondement. Elle est par suite suffisamment motivée.

5. En deuxième lieu, il ne ressort pas des pièces du dossier que le préfet du Rhône n'aurait pas procédé à l'examen de la situation particulière de l'intéressé avant d'édicter la mesure en litige. Si le requérant fait valoir que le préfet n'a pas pris en considération son état de santé et qu'un de ses enfants est décédé, il ne ressort pas des pièces du dossier, ni même n'est allégué par l'intéressé qu'il aurait fait part au préfet de son état de santé et du décès d'un de ses enfants. Dès lors, le moyen tiré du défaut d'examen particulier ne peut qu'être écarté.

6. En troisième lieu, le requérant soutient que le préfet a commis une erreur de fait dès lors que la décision mentionne qu'il est père de deux enfants alors que l'un d'eux est décédé. Toutefois, à supposer même que le préfet du Rhône aurait commis une erreur sur ce point, il ressort des pièces du dossier qu'il aurait pris la même décision sans celle-ci.

7. En quatrième lieu, aux termes de l'article L. 611-3 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile : " Ne peuvent faire l'objet d'une décision portant obligation de quitter le territoire français : / () / 9° L'étranger résidant habituellement en France si son état de santé nécessite une prise en charge médicale dont le défaut pourrait avoir pour lui des conséquences d'une exceptionnelle gravité et si, eu égard à l'offre de soins et aux caractéristiques du système de santé du pays de renvoi, il ne pourrait pas y bénéficier effectivement d'un traitement approprié. / () ". Aux termes de l'article R. 611-1 du même code : " Pour constater l'état de santé de l'étranger mentionné au 9° de l'article L. 611-3, l'autorité administrative tient compte d'un avis émis par un collège de médecins à compétence nationale de l'Office français de l'immigration et de l'intégration. / () ".

8. Lorsqu'il envisage de prononcer une obligation de quitter le territoire français à l'encontre d'un étranger, le préfet n'est tenu, en application des dispositions de l'article R. 611-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, de recueillir préalablement l'avis du collège de médecins de l'Office français de l'immigration et de l'intégration que s'il dispose d'éléments d'information suffisamment précis permettant d'établir que l'intéressé présente un état de santé susceptible de le faire entrer dans la catégorie des étrangers qui ne peuvent faire l'objet d'une telle mesure d'éloignement.

9. D'une part, M. A C n'établit ni n'allègue avoir informé le préfet du Rhône d'un état de santé nécessitant des soins en France. Par ailleurs, il n'établit pas que le traitement approprié à son état de santé ne serait pas disponible dans son pays d'origine. Par suite, les moyens tirés de ce que le préfet aurait dû saisir le collège de médecins de l'Office français de l'immigration et de l'intégration avant de prendre à son encontre la décision contestée portant obligation de quitter le territoire français doit être écarté.

10. D'autre part, M. A C fait valoir qu'il est atteint de cinq pathologies. Il ressort d'un certificat médical d'un médecin généraliste que son état de santé nécessite un suivi médical régulier et d'un autre certificat médical qu'une de ses pathologies nécessite un bilan biologique semestriel de surveillance et une échographie abdominale semestrielle. Il produit également des documents démontrant qu'il a quatre rendez-vous médicaux prévus. Il ne ressort en revanche pas des pièces du dossier qu'il aurait actuellement un traitement médicamenteux. Par les seules pièces qu'il produit, M. A C n'établit pas que son état de santé nécessite une prise en charge médicale dont le défaut pourrait avoir pour lui des conséquences d'une exceptionnelle gravité ni qu'il ne pourrait pas effectivement bénéficier d'un traitement approprié à son état de santé dans son pays d'origine. Le moyen tiré de la méconnaissance du 9° de l'article L. 611-3 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile doit par suite être écarté.

11. En cinquième lieu, aux termes de l'article 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales : " 1° Toute personne a droit au respect de sa vie privée et familiale, de son domicile et de sa correspondance ; / 2° Il ne peut y avoir ingérence d'une autorité publique dans l'exercice de ce droit que pour autant que cette ingérence est prévue par la loi et qu'elle constitue une mesure qui, dans une société démocratique, est nécessaire à la sécurité nationale, à la sûreté publique, au bien-être économique du pays, à la défense de l'ordre et à la prévention des infractions pénales, à la protection de la santé ou de la morale ou à la protection des droits et libertés d'autrui ".

12. M. A C fait valoir qu'il a appris le français et tissé des liens privés sur le territoire français. Toutefois, il n'apporte aucune pièce de nature à démontrer l'existence d'attaches sur le territoire français ou une insertion particulière sur ce territoire. Par ailleurs, ainsi qu'il a été dit précédemment, il ne ressort pas des pièces du dossier que son état de santé justifierait qu'il demeure sur le territoire français. Par suite, la mesure d'éloignement en litige ne porte pas d'atteinte disproportionnée au droit de M. A C au respect de sa vie privée et familiale et ne méconnaît dès lors pas les stipulations précitées de l'article 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales. Elle ne procède pas davantage, pour les mêmes motifs, d'une erreur manifeste d'appréciation.

13. Il résulte de tout ce qui précède que M. A C n'est pas fondé à demander l'annulation de la décision du 31 mai 2022 par laquelle le préfet du Rhône l'a obligé à quitter le territoire français.

En ce qui concerne la légalité de la décision fixant le délai de départ :

14. En premier lieu, la décision litigieuse comporte l'énoncé des considérations de droit et de fait qui en constituent le fondement. Elle est par suite, suffisamment motivée.

15. En deuxième lieu, il ne ressort pas des pièces du dossier que le préfet du Rhône n'aurait pas procédé à l'examen de la situation particulière de l'intéressé avant d'édicter la mesure en litige. Dès lors, le moyen tiré du défaut d'examen particulier ne peut qu'être écarté.

16. En troisième lieu, à supposer même qu'il aurait commis une erreur en omettant de prendre en compte le décès d'un des enfants du requérant, il ressort des pièces du dossier le préfet du Rhône aurait pris la même décision sans une telle erreur.

17. En quatrième lieu, pour les mêmes motifs que ceux exposés au point 12 du présent jugement, le moyen tiré de la méconnaissance de l'article 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales doit être écarté.

18. En dernier lieu, la circonstance que le requérant ait des rendez-vous médicaux au moins jusqu'en octobre 2022 ne suffit pas à caractériser l'existence d'une erreur manifeste d'appréciation entachant la décision fixant le délai de départ volontaire à quatre-vingt-dix jours. Dès lors, et compte tenu de ce qui a été dit au point 12, le moyen tiré de l'erreur manifeste d'appréciation doit être écarté.

19. Il résulte de tout ce qui précède que M. A C n'est pas fondé à demander l'annulation de la décision du 31 mai 2022 par laquelle le préfet du Rhône a fixé le délai de départ volontaire à quatre-vingt-dix jours.

En ce qui concerne la décision fixant le pays de destination :

20. En premier lieu, il résulte des motifs qui précèdent que M. A C n'est pas fondé à invoquer, par voie d'exception à l'encontre de la décision fixant le pays de renvoi, l'illégalité de la décision portant obligation de quitter le territoire français.

21. En deuxième lieu, M. A C ne peut utilement invoquer, par voie d'exception, à l'encontre de la décision fixant le pays de renvoi, l'illégalité de la décision fixant le délai de départ volontaire.

22. En dernier lieu, aux termes de l'article 3 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales : " Nul ne peut être soumis à la torture ni à des traitements inhumains ou dégradants ".

23. Ainsi qu'il a été dit, il ne ressort pas des pièces du dossier que l'état de santé de M. A C nécessiterait une prise en charge médicale dont le défaut pourrait avoir pour lui des conséquences d'une exceptionnelle gravité ni qu'il ne pourrait pas effectivement bénéficier d'un traitement approprié à son état de santé dans son pays d'origine. Par ailleurs, si le requérant, dont la demande d'asile a été rejetée, soutient être exposé à des risques en cas de retour dans son pays d'origine, il n'apporte au tribunal aucun élément et aucune précision sur les risques auxquels il serait exposé. Par suite, le moyen tiré de la méconnaissance de l'article 3 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales doit être écarté.

24. Il résulte de ce qui précède que M. A C n'est pas fondé à demander l'annulation de la décision du 31 mai 2022 par laquelle le préfet du Rhône a fixé le pays de destination.

Sur les frais liés au litige :

25. Les dispositions de l'article L. 761-1 du code de justice administrative font obstacle à ce que soit mise à la charge de l'État, qui n'est pas la partie perdante dans la présente instance, une somme au titre des frais exposés et non compris dans les dépens.

D E C I D E :

Article 1er : M. A C est admis au bénéfice de l'aide juridictionnelle provisoire.

Article 2 : Les conclusions de la requête de M. A C sont rejetées pour le surplus.

Article 3 : Le présent jugement sera notifié à M. B A C et au préfet du Rhône.

Rendu public par mise à disposition au greffe le 15 septembre 2022.

La magistrate désignée,

E. Reniez

La greffière,

A.Calmès

La République mande et ordonne au préfet du Rhône en ce qui le concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.

Pour expédition,

Un greffier,

Décisions similaires

TA13Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608292

Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. A... contre l'arrêté du préfet des Hautes-Alpes du 5 mai 2026 prolongeant son assignation à résidence. Le requérant invoquait une atteinte disproportionnée à sa liberté d'aller et venir et une méconnaissance de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et de l'article 3-1 de la Convention internationale des droits de l'enfant. Le tribunal a jugé que les contraintes horaires imposées (présence au domicile de 14h à 17h) n'étaient pas disproportionnées, faute de preuves suffisantes de leur incompatibilité avec le suivi scolaire de sa belle-fille. La décision s'appuie sur les articles L. 731-1 et R. 733-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.

01/06/2026

TA13Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608430

Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant égyptien, contestant un arrêté préfectoral du 14 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. La juridiction a estimé que l'arrêté était suffisamment motivé et ne méconnaissait pas les articles L. 612-6 et L. 612-10 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA), le préfet ayant examiné les critères légaux. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, y compris la demande d'aide juridictionnelle provisoire et de communication du dossier.

01/06/2026

TA13Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608432

Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant sénégalais, contestant un arrêté préfectoral du 15 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. Le tribunal a jugé que l'arrêté était suffisamment motivé et que la situation personnelle du requérant avait été examinée, notamment son maintien irrégulier après expiration de son visa. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, sur la base des articles L. 613-1, L. 612-2, L. 612-6 et L. 721-4 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.

01/06/2026

TA13Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2607881

Le Tribunal administratif de Marseille, statuant en référé sur le fondement de l’article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de suspension de l’arrêté du sous-préfet d’Istres du 7 avril 2026 mettant en demeure M. et Mme A... de quitter leur logement à Vitrolles. La requête a été jugée irrecevable car elle n’était pas accompagnée de la copie intégrale de la décision contestée, en méconnaissance des exigences procédurales. En conséquence, le juge a appliqué l’article L. 522-3 du même code pour rejeter la requête sans instruction ni audience, et a refusé l’admission provisoire à l’aide juridictionnelle.

01/06/2026

← Retour aux décisions