lundi 18 juillet 2022
| Juridiction | Tribunal Administratif de Lyon |
| Section | Tribunal Administratif de Lyon |
| N° Dossier | TA69-2205342 |
| Type | Décision |
| Recours | Excès de pouvoir |
| Publication | C |
| Formation | ELOIGNEMENT |
| Avocat requérant | DEBBACHE |
Vu la procédure suivante :
G une requête enregistrée le 13 juillet 2022 à 19 heures 08 minutes sous le n°2205342, M. D B, représenté G Me Debbache, demande au tribunal :
1°) d'annuler les décisions du 12 juillet 2022 G lesquelles le préfet du Rhône l'a obligé à quitter le territoire français sans délai de départ volontaire, a fixé le pays à destination duquel il sera reconduit d'office, et lui a en outre opposé une interdiction de retour sur le territoire français d'une durée de six mois ;
2°) de l'admettre au bénéfice de l'aide juridictionnelle provisoire ;
3°) de mettre à la charge de l'Etat une somme de 1 000 euros en application de l'article L. 761-1 du code de justice administrative, sous réserve que le conseil du requérant renonce à percevoir l'aide juridictionnelle dont il s'agit.
M. B soutient que :
- l'arrêté souffre d'un défaut d'examen sérieux de sa situation personnelle, familiale et sanitaire ;
- il est insuffisamment motivé en fait et en droit ;
- l'arrêté a été édicté en violation de l'article 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales, et est entaché d'une erreur manifeste d'appréciation ;
- la décision le privant de tout délai de départ volontaire méconnaît les dispositions de l'article L. 612-2 en ce que le préfet du Rhône aurait dû lui accorder un tel délai de départ ; le préfet a sur ce plan entaché sa décision d'une erreur manifeste d'appréciation ;
- c'est à tort que le préfet du Rhône lui a opposé une interdiction de retour sur le territoire français dont le principe et la durée sont infondés et disproportionnés.
Vu les pièces produites G le préfet du Rhône, enregistrées au greffe du tribunal administratif le 17 juillet 2022 à 17 heures 49 minutes.
Vu les autres pièces du dossier.
Vu :
- la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales du 4 novembre 1950 ;
- la charte des droits fondamentaux de l'Union européenne ;
- le code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile ;
- le code des relations entre le public et l'administration ;
- le code de justice administrative.
La présidente du tribunal a désigné M. A pour statuer sur les litiges relatifs aux décisions portant mesure d'éloignement des ressortissants étrangers en application du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
Les parties ont été régulièrement averties du jour de l'audience publique du 18 juillet 2022.
Ont été entendus au cours de l'audience publique le rapport de M. Habchi, magistrat désigné, et les observations de Me Debbache, pour M. B, également présent à l'audience, lui-même assisté de Mme E, interprète en langue kosovare. Me Debbache rappelle la situation personnelle et familiale de M. B, ses garanties de représentation suffisantes, et précise en outre que sa compagne réside régulièrement sur le territoire national. Elle insiste sur l'erreur d'appréciation commise sur l'interdiction de retour sur le territoire français. Ont été également entendues les observations de Mme F, pour le préfet du Rhône, qui rappelle le profil pénal général de l'étranger, et fait valoir en outre que les moyens articulés ne sont pas fondés.
La clôture de l'instruction a été prononcée à l'issue de l'audience.
Considérant ce qui suit :
1. M. B, né le 22 août 1990, et de nationalité kosovare, est entré en France pour la dernière fois en 2021, démuni de tout visa ou document de séjour. L'Office français de protection des réfugiés et des apatrides (OFPRA) a rejeté sa demande d'asile le 25 octobre 2021, décision confirmée G la Cour nationale du droit d'asile le 17 décembre 2021. L'intéressé s'est maintenu de manière irrégulière sur le territoire national avec sa compagne, Mme H C, et l'enfant mineur de cette dernière, né le 23 septembre 2016. A la suite d'une interpellation G les forces de police pour des faits de violence conjugale le 12 juillet 2022, M. B a fait l'objet d'une vérification de son droit au séjour à l'issue de laquelle le préfet du Rhône a constaté que l'intéressé se maintenait sur le territoire français démuni de tout visa ou document de séjour. Puis, le préfet du Rhône a édicté à son encontre un arrêté, en date du 12 juillet 2022, portant éloignement sans délai de départ volontaire, fixant le pays à destination duquel il sera reconduit d'office, et lui a en outre opposé une interdiction de retour sur le territoire français d'une durée de six mois. G la présente requête, M. B demande l'annulation de l'ensemble de ces décisions prises G l'autorité administrative. G un arrêté pris le 12 juillet 2022, le préfet l'a également placé en rétention administrative, mesure qui a été prolongée pour une durée de 28 jours G une ordonnance du 14 juillet 2022 du juge des libertés et de la détention du tribunal judiciaire de Lyon.
Sur l'aide juridictionnelle provisoire :
2. Compte tenu de l'urgence qui s'attache à la situation personnelle et administrative de M. B, il y a lieu de l'admettre au bénéfice de l'aide juridictionnelle provisoire.
Sur les conclusions à fin d'annulation :
En ce qui concerne la mesure d'éloignement :
3. En premier lieu, les décisions en litige mentionnent les considérations de droit et de fait sur lesquelles le préfet du Rhône s'est fondé pour édicter de telles décisions. La triple circonstance que l'autorité administrative n'ait pas fait mention de l'ensemble du parcours de l'étranger, ni de son état de santé dégradé, ou encore de la reconnaissance prénatale de son enfant à naître le 5 août 2022, ne suffit pas à faire regarder l'arrêté attaqué comme insuffisamment motivé. G suite, ce premier moyen doit être écarté.
4. En deuxième lieu, il ne ressort pas des pièces du dossier, ni des termes de la décision attaquée que le préfet du Rhône aurait omis d'examiner de manière individualisée ou complète la situation de M. B, qui lui était alors soumise. Contrairement à ce qu'allègue le requérant, l'autorité administrative a bien pris en compte la situation familiale, sociale et pénale de l'intéressé avant de prendre l'arrêté en litige. G suite, le moyen tiré du défaut d'examen ne peut qu'être écarté.
5. En troisième lieu, aux termes de l'article 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales : " 1. Toute personne a droit au respect de sa vie privée et familiale () ". Pour l'application de ces stipulations, l'étranger qui invoque la protection due à son droit au respect de sa vie privée et familiale en France doit apporter toute justification permettant d'apprécier la réalité et la stabilité de ses liens personnels et familiaux effectifs en France au regard de ceux qu'il a conservés dans son pays d'origine.
6. Il ressort des pièces du dossier que M. B, âgé de 31 ans, est entré en France en 2021 pour la dernière fois après avoir effectué plusieurs voyages hors du territoire national, notamment en Autriche. Il n'a d'ailleurs jamais sollicité de titre de séjour en France, ni n'a cherché à régulariser sa situation auprès de l'autorité préfectorale. Sa durée de séjour n'est à cet égard pas significative. S'il se prévaut de la présence en France de sa compagne, Mme C, née le 22 août 1990, ressortissante albanaise titulaire de la protection subsidiaire, et de leur enfant à naître le 5 août 2022, leur vie commune s'avère récente dans le département de la Loire, et rien ne fait obstacle à ce que M. B regagne le Kosovo afin de solliciter le visa de séjour approprié auprès des autorités consulaires françaises à Pristina. De plus, l'intéressé, qui a déjà fait l'objet d'une précédente mesure d'éloignement le 3 septembre 2018, ne fait aussi état d'aucune insertion sociale et professionnelle stable en France, ni ne dispose de ressources suffisantes pour subvenir aux besoins de sa famille. Il a déclaré lui-même lors de son audition vivre de la mendicité, et ne justifie G ailleurs pas d'attaches familiales fortes ou de liens privés intenses sur le territoire national. Dès lors, M. B ne démontre pas de manière probante l'intensité de la vie privée et familiale qu'il invoque. Il en résulte que l'ensemble des éléments exposés ci-avant ne saurait suffire à établir que la décision portant obligation de quitter le territoire français sans délai de départ volontaire a porté à son droit au respect de sa vie privée et familiale une atteinte disproportionnée eu égard aux buts en vue desquels elle a été prise. G suite, le moyen tiré de la méconnaissance des stipulations citées au point 5 doit être écarté. Pour les mêmes motifs, M. B n'est pas davantage fondé à soutenir que le préfet du Rhône aurait entaché sa décision d'éloignement d'une erreur manifeste d'appréciation.
En ce qui concerne l'absence de délai de départ volontaire :
7. Il ressort des termes de l'arrêté attaqué du 12 juillet 2022 que, pour édicter la mesure d'éloignement en litige et refuser d'accorder un délai de départ volontaire à M. B, le préfet du Rhône s'est fondé sur les dispositions de l'article L. 612-2 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile aux termes desquelles : " G dérogation à l'article L. 612-1, l'autorité administrative peut refuser d'accorder un délai de départ volontaire dans les cas suivants : 1° Le comportement de l'étranger constitue une menace pour l'ordre public ; () / 3° Il existe un risque que l'étranger se soustraie à la décision portant obligation de quitter le territoire français dont il fait l'objet. " ; et aux termes de l'article L. 612-3 du même code : " Le risque mentionné au 3° de l'article L. 612-2 peut être regardé comme établi, sauf circonstance particulière, dans les cas suivants : () / 8° L'étranger ne présente pas de garanties de représentation suffisantes, notamment parce qu'il ne peut présenter des documents d'identité ou de voyage en cours de validité, qu'il a refusé de communiquer les renseignements permettant d'établir son identité ou sa situation au regard du droit de circulation et de séjour ou a communiqué des renseignements inexacts, qu'il a refusé de se soumettre aux opérations de relevé d'empreintes digitales ou de prise de photographie prévues au 3° de l'article L. 142-1, qu'il ne justifie pas d'une résidence effective et permanente dans un local affecté à son habitation principale ou qu'il s'est précédemment soustrait aux obligations () ".
8. Il ressort des pièces versées au dossier et des termes de l'arrête attaqué, qui ne sont d'ailleurs pas utilement contredits sur ce point G le requérant, que M. B est connu défavorablement des services de police et de l'autorité judiciaire, pour des faits de violence aggravée, de conduite sans permis, et sous l'emprise de l'alcool, d'utilisation de faux papiers autrichiens, d'usage de stupéfiants, ou encore de vol à l'étalage. Il ressort de ces mêmes pièces que ce comportement est récurrent depuis l'année 2018 et jusqu'à l'année 2022. En outre, M. B s'est soustrait à une précédente mesure d'éloignement édictée à son encontre en 2018. Enfin, il ne justifie d'aucun logement stable ni d'une adresse permanente, et a déclaré lui-même lors de son audition " faire la manche ". Dans ces conditions, il ne peut être regardé comme disposant de garanties de représentation suffisante au sens du 8° de l'article L. 612-3 du code de l'entré et du séjour des étrangers et du droit d'asile. Dès lors, et à supposer que le comportement de M. B ne constituerait pas une menace à l'ordre public, ce qui n'est pas présentement démontré au surplus, M. B entrant dans le champ d'application du 8° de l'article L. 612-3 du code précité, les moyens tirés de la méconnaissance des dispositions de l'article L. 612-2 et de l'erreur manifeste d'appréciation en l'absence de délai de départ volontaire doivent être écartés. C'est donc à bon droit que le préfet du Rhône a pu lui dénier tout délai de départ volontaire.
En ce qui concerne la décision portant interdiction de retour sur le territoire français et sans qu'il soit besoin d'examiner les autres moyens de la requête sur ce point :
9. En premier lieu, aux termes de l'article L. 612-6 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile : " Lorsqu'aucun délai de départ volontaire n'a été accordé à l'étranger, l'autorité administrative assortit la décision portant obligation de quitter le territoire français d'une interdiction de retour sur le territoire français. Des circonstances humanitaires peuvent toutefois justifier que l'autorité administrative n'édicte pas d'interdiction de retour. Les effets de cette interdiction cessent à l'expiration d'une durée, fixée G l'autorité administrative, qui ne peut excéder trois ans à compter de l'exécution de l'obligation de quitter le territoire français " ; et ceux de l'article L. 612-10 du même code : " pour fixer la durée des interdictions de retour mentionnées aux articles L. 612-6 et L. 612-7, l'autorité administrative tient compte de la durée de présence de l'étranger sur le territoire français, de la nature et de l'ancienneté de ses liens avec la France, de la circonstance qu'il a déjà fait l'objet ou non d'une mesure d'éloignement et de la menace pour l'ordre public que représente sa présence sur le territoire français. Il en est de même pour l'édiction et la durée de l'interdiction de retour mentionnée à l'article L. 612-8 ainsi que pour la prolongation de l'interdiction de retour prévue à l'article L. 612-11 ".
10. Il ressort des termes mêmes de ces dispositions que l'autorité compétente doit, pour décider de prononcer à l'encontre de l'étranger soumis à l'obligation de quitter le territoire français une interdiction de retour et en fixer la durée, tenir compte, dans le respect des principes constitutionnels, des principes généraux du droit et des règles résultant des engagements internationaux de la France, des quatre critères qu'elles énumèrent, sans pouvoir se limiter à ne prendre en compte que l'un ou plusieurs d'entre eux. Ainsi, la décision d'interdiction de retour doit comporter l'énoncé des considérations de droit et de fait qui en constituent le fondement, de sorte que son destinataire puisse à sa seule lecture en connaître les motifs. En outre, si cette motivation doit attester de la prise en compte G l'autorité compétente, au vu de la situation de l'intéressé, de l'ensemble des critères prévus G la loi, aucune règle n'impose que le principe et la durée de l'interdiction de retour fassent l'objet de motivations distinctes, ni que soit indiquée l'importance accordée à chaque critère.
11. En second lieu, M. B soutient, dans le dernier état de ses écritures, que le principe de l'interdiction de retour sur le territoire français prononcée à son encontre et sa durée seraient infondées et disproportionnées. Il ressort à cet égard des pièces du dossier, mais aussi des explications fournies au cours de l'audience publique du 18 juillet 2022, qui n'ont pas été contredites en défense, que la compagne de M. B, Mme C, née le 22 août 1990 et titulaire d'une carte de séjour en qualité de bénéficiaire de la protection subsidiaire, est actuellement enceinte de ses œuvres, la date d'accouchement de cette dernière étant prévue le 5 août 2022. La réalité de leur concubinage n'est d'ailleurs pas contestée dans la présente instance. Mme C n'a donc pas vocation à regagner l'Albanie, pays dont elle est ressortissante, et son état de santé ne lui permet pas davantage d'accompagner M. B au Kosovo, pays d'origine du requérant. Or, s'il était certes loisible au préfet du Rhône d'édicter, compte tenu il est vrai du comportement général de l'intéressé et des autres critères mentionnés au point 9, une interdiction de retour sur le territoire français, dans son principe, la durée de six mois à laquelle M. B a été astreint, G la décision attaquée, revêt en revanche, dans les circonstances de l'espèce, un caractère disproportionné. Et ce alors au surplus, qu'il était loisible au préfet du Rhône, à la date de son arrêté en litige, de fixer à une durée d'un mois cette mesure de police administrative spéciale. Eu égard à l'ensemble de ces éléments, le préfet du Rhône a fait une inexacte application des dispositions de l'article L. 612-10 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, en édictant une interdiction de retour sur le territoire français d'une durée de six mois, qui s'avère, en l'espèce, entachée d'une erreur d'appréciation.
12. Cette annulation partielle entraîne seulement l'effacement du signalement aux fins de non -admission dans le système d'information " Schengen ", de M. B.
13. Il résulte de tout ce qui précède, que M. B est seulement fondé à demander l'annulation de la décision portant interdiction de retour sur le territoire français d'une durée de six mois, édictée G le préfet du Rhône le 12 juillet 2022. M. B ayant bénéficié de l'aide juridictionnelle provisoire, il n'y a pas lieu dans les circonstances de l'espèce, de faire droit sa demande présentée au titre des frais exposés et non compris dans le dépens.
D E C I D E :
Article 1er : M. B est admis au bénéfice de l'aide juridictionnelle provisoire.
Article 2 : L'interdiction de retour sur le territoire français du 12 juillet 2022, d'une durée de six mois, édictée à l'encontre de M. B G le préfet du Rhône, est annulée.
Article 3 : Le surplus des conclusions de la requête n°2205342 de M. B est rejeté.
Article 4 : Le présent jugement sera notifié à M. D B et au préfet du Rhône.
Rendu public G mise à disposition au greffe le 18 juillet 2022.
Le magistrat désigné,
H. ALa greffière,
C. Driguzzi
La République mande et ordonne au préfet du Rhône en ce qui le concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.
Pour expédition conforme,
Un greffier,
N°220534
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608292
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. A... contre l'arrêté du préfet des Hautes-Alpes du 5 mai 2026 prolongeant son assignation à résidence. Le requérant invoquait une atteinte disproportionnée à sa liberté d'aller et venir et une méconnaissance de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et de l'article 3-1 de la Convention internationale des droits de l'enfant. Le tribunal a jugé que les contraintes horaires imposées (présence au domicile de 14h à 17h) n'étaient pas disproportionnées, faute de preuves suffisantes de leur incompatibilité avec le suivi scolaire de sa belle-fille. La décision s'appuie sur les articles L. 731-1 et R. 733-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608430
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant égyptien, contestant un arrêté préfectoral du 14 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. La juridiction a estimé que l'arrêté était suffisamment motivé et ne méconnaissait pas les articles L. 612-6 et L. 612-10 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA), le préfet ayant examiné les critères légaux. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, y compris la demande d'aide juridictionnelle provisoire et de communication du dossier.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608432
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant sénégalais, contestant un arrêté préfectoral du 15 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. Le tribunal a jugé que l'arrêté était suffisamment motivé et que la situation personnelle du requérant avait été examinée, notamment son maintien irrégulier après expiration de son visa. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, sur la base des articles L. 613-1, L. 612-2, L. 612-6 et L. 721-4 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2607881
Le Tribunal administratif de Marseille, statuant en référé sur le fondement de l’article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de suspension de l’arrêté du sous-préfet d’Istres du 7 avril 2026 mettant en demeure M. et Mme A... de quitter leur logement à Vitrolles. La requête a été jugée irrecevable car elle n’était pas accompagnée de la copie intégrale de la décision contestée, en méconnaissance des exigences procédurales. En conséquence, le juge a appliqué l’article L. 522-3 du même code pour rejeter la requête sans instruction ni audience, et a refusé l’admission provisoire à l’aide juridictionnelle.
01/06/2026