mercredi 2 novembre 2022
| Juridiction | Tribunal Administratif de Lyon |
| Section | Tribunal Administratif de Lyon |
| N° Dossier | TA69-2205369 |
| Type | Décision |
| Recours | Excès de pouvoir |
| Publication | C |
| Formation | 9ème chambre |
| Avocat requérant | FRERY |
Vu la procédure suivante :
Par une requête, enregistrée le 13 juillet 2022, et des pièces complémentaires, enregistrées les 20 juillet et 24 août 2022, M. A B, représenté par Me Fréry, demande au tribunal :
1°) d'annuler les décisions du 1er juin 2022 par lesquelles la préfète de l'Ain a refusé de lui délivrer un titre de séjour, l'a obligé à quitter le territoire français dans un délai de trente jours et a fixé le pays à destination duquel il pourra être reconduit d'office ;
2°) d'enjoindre à la préfète de l'Ain, à titre principal, de lui délivrer un titre de séjour portant la mention " vie privée et familiale ", " salarié " ou " entrepreneur / profession libérale " dans un délai d'un mois à compter de la notification du jugement à intervenir et, dans l'attente, de lui délivrer une autorisation provisoire de séjour l'autorisant à travailler ou, à titre subsidiaire, de réexaminer sa situation dans un délai de deux mois à compter de la notification du jugement à intervenir et de lui délivrer, dans l'attente, une autorisation provisoire de séjour l'autorisant à travailler ;
3°) de mettre à la charge de l'Etat une somme de 1 500 euros au titre des dispositions de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
M. B soutient que :
En ce qui concerne l'ensemble des décisions :
- elles sont entachées d'incompétence ;
En ce qui concerne le refus de titre de séjour :
- il est entaché d'un vice de procédure en l'absence de saisine de la commission du titre de séjour ;
- il est entaché d'une erreur de droit , les dispositions de l'article L. 435-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile ne lui étant pas opposables ;
-le préfet aurait dû faire usage de son pouvoir de régularisation et lui délivrer un titre de séjour en qualité d'entrepreneur ;
- il est entaché d'une erreur manifeste d'appréciation dans l'appréciation de sa situation en qualité de salarié ;
- il méconnaît les dispositions de l'article 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales, et est entachée d'une erreur manifeste d'appréciation de ses conséquences sur sa situation personnelle.
En ce qui concerne la décision faisant obligation de quitter le territoire français dans un délai de trente jours :
- elle est illégale en conséquence de l'illégalité du refus de titre de séjour ;
- elle méconnaît les stipulations de l'article 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales et est entachée d'une erreur manifeste d'appréciation ;
En ce qui concerne la décision fixant le pays de destination :
- elle est illégale en conséquence de l'illégalité de la décision portant refus de titre et celle faisant obligation de quitter le territoire français ;
Par des mémoires en défense, enregistrés les 8 septembre et 7 octobre 2022, la préfète de l'Ain conclut au rejet de la requête.
- Elle demande, d'une part, que soit substitué au motif tiré de ce que le requérant n'a pas produit un contrat de travail visé par les autorités compétentes, celui tiré de ce qu'il ne possède pas de visa de long séjour et ne remplit par suite pas la condition posée à l'article L. 312-2 du CESEDA ; d'autre part, subsidiairement, si le tribunal jugeait inapplicables aux ressortissants marocains les dispositions de droit interne relatives à l'admission exceptionnelle au séjour, constater qu'elle aurait pris la même décision en vertu de son pouvoir général de régularisation ;
- Elle soutient, pour le surplus, qu'aucun des moyens de la requête n'est fondé.
Vu les autres pièces du dossier.
Vu :
- la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales ;
- l'accord du 9 octobre 1987 entre le Gouvernement de la République française et le Gouvernement du royaume du Maroc en matière de séjour et d'emploi ;
- le code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile ;
- la loi n° 91-647 du 10 juillet 1991 ;
- le code de justice administrative.
La présidente de la formation de jugement a dispensé la rapporteure publique, sur sa proposition, de prononcer des conclusions à l'audience.
Les parties ont été régulièrement averties du jour de l'audience.
Ont été entendus au cours de l'audience publique :
- le rapport de Mme E,
- et les observations de Me Doumane, substituant Me Fréry, représentant M. B.
Considérant ce qui suit :
1. M. B, ressortissant marocain né le 17 mai 1980, déclare être entré irrégulièrement en France au mois de février 2012. Le 12 octobre 2021, il a sollicité la délivrance d'un titre de séjour en application des articles L. 435-1 et L. 421-5 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile et de l'article 3 de l'accord franco-marocain du 9 octobre 1987. Par une décision en date du 1er juin 2022, la préfète de l'Ain a refusé de lui délivrer un titre de séjour, lui a fait obligation de quitter le territoire français dans un délai de trente jours et a fixé le pays à destination duquel il est susceptible d'être reconduit d'office. M. B demande l'annulation de ces décisions.
En ce qui concerne l'ensemble des décisions :
2. L'arrêté en litige a été signé par Mme D C, directrice de la citoyenneté et de l'intégration de la préfecture de l'Ain en vertu d'une délégation de signature consentie par la préfète de l'Ain par un arrêté du 31 janvier 2022 publié au recueil des actes administratifs spécial de la préfecture le 1er février suivant. Par suite, le moyen tiré de l'incompétence de l'auteur des décisions attaquées doit être écarté.
En ce qui concerne la décision portant refus d'admission au séjour :
3. En premier lieu, aux termes de l'article 3 de l'accord franco-marocain du 9 octobre 1987 : " Les ressortissants marocains désireux d'exercer une activité professionnelle salariée en France, pour une durée d'un an au minimum et qui ne relèvent pas de l'article 1er du présent accord, reçoivent après le contrôle médical d'usage et sur présentation d'un contrat de travail visé par les autorités compétentes, un titre de séjour valable un an renouvelable et portant la mention salarié () ". Aux termes de l'article 9 de ce même accord : " " Les dispositions du présent accord ne font pas obstacle à l'application de la législation des deux Etats sur le séjour des étrangers sur tous les points non traités par l'accord () ". Aux termes de l'article L. 435-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile : " L'étranger dont l'admission au séjour répond à des considérations humanitaires ou se justifie au regard des motifs exceptionnels qu'il fait valoir peut se voir délivrer une carte de séjour temporaire portant la mention " salarié ", " travailleur temporaire " ou " vie privée et familiale ", sans que soit opposable la condition prévue à l'article L. 412-1. ".
4. Il ressort des pièces du dossier que pour refuser le titre de séjour salarié en application de l'article 3 de l'accord franco-marocain du 9 octobre 1987, la préfète de l'Ain a relevé que M. B n'avait pas produit un contrat de travail visé par les autorités compétentes. Si l'intéressé soutient avoir transmis pour instruction une demande d'autorisation de travail à la préfète, et se prévaut d'une demande d'autorisation de travail de la société " Boucherie de la Poste " en date du 23 décembre 2021, il ne démontre pas que ladite autorisation aurait été effectivement déposée par son employeur. Par suite, il ne justifie pas être titulaire d'un contrat de travail visé au sens des stipulations précitées de l'accord franco-marocain. En tout état de cause, la préfète fait valoir qu'elle aurait pu prendre la même décision en se fondant sur l'absence de visa de long séjour prévue par l'article L. 312-2 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. Il y a lieu par suite de substituer ce motif, qui suffit à lui seul à justifier le refus de délivrance d'un titre de séjour salarié et ne prive l'intéressé d'aucune garantie. Il s'ensuit que le moyen tiré de la méconnaissance des stipulations de l'article 3 de l'accord franco-marocain doit être écarté.
5. En deuxième lieu, dès lors que l'article 3 de l'accord franco-marocain du 9 octobre 1987 régit la délivrance de titres de séjour pour l'exercice d'une activité salariée, un ressortissant marocain souhaitant obtenir un tel titre de séjour ne peut utilement invoquer les dispositions de l'article L. 435-1 à l'appui d'une demande d'admission au séjour sur le territoire national. Toutefois, les stipulations de cet accord n'interdisent pas au préfet, dans l'exercice du pouvoir discrétionnaire dont il dispose sur ce point, d'apprécier, en fonction de l'ensemble des éléments de la situation personnelle de l'intéressé, l'opportunité d'une mesure de régularisation de la situation d'un ressortissant marocain qui ne remplirait pas les conditions auxquelles est subordonnée la délivrance de plein droit d'un titre de séjour en qualité de salarié.
6. Il ressort de la décision attaquée que la préfète de l'Ain a rejeté la demande d'admission exceptionnelle au séjour de M. B présentée en qualité de salarié sur le fondement des dispositions de l'article L. 435-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile alors que ces dispositions ne sont pas applicables à l'intéressé qui est de nationalité marocaine. Toutefois, lorsqu'il constate que la décision contestée devant lui aurait pu être prise, en vertu du même pouvoir d'appréciation, sur le fondement d'un autre texte que celui dont la méconnaissance est invoquée, le juge de l'excès de pouvoir peut substituer ce fondement à celui qui a servi de base légale à la décision attaquée, sous réserve que l'intéressé ait disposé des garanties dont est assortie l'application du texte sur le fondement duquel la décision aurait dû être prononcée. Dans ses dernières écritures, la préfète de l'Ain sollicite une telle substitution. En l'espèce, il y a lieu de substituer à la base légale erronée de l'article L. 435-1 du code précité celle tirée du pouvoir discrétionnaire, dont dispose l'autorité préfectorale, de régulariser ou non la situation d'un étranger dès lors que cette substitution de base légale n'a pour effet de priver l'intéressé d'aucune garantie et que l'administration dispose du même pouvoir d'appréciation dans l'exercice de son pouvoir général de régularisation que lorsqu'elle examine une demande d'admission exceptionnelle au séjour en qualité de salarié présentée sur le fondement de l'article L. 435-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
7. Il ressort des termes de la décision attaquée que la préfète de l'Ain a relevé que M. B avait présenté une promesse d'embauche en qualité de boucher établie le 16 novembre 2021 par le gérant de l'établissement de la Boucherie de la Poste dans le cadre d'un contrat de travail à durée indéterminée. Toutefois, la préfète a également relevé que l'intéressé ne justifiait d'aucun diplôme ou qualification professionnelle lui permettant d'exercer cette profession en France. Au surplus, si M. B affirme détenir une expérience professionnelle de sept ans en qualité de boucher de 2014 à 2021, la préfète a relevé qu'il ne produisait pas les documents permettant d'attester de cette expérience. La production de dix bulletins de salaires épars en qualité de vendeur en boucherie entre 2016 et 2021, la plupart pour des durées très partielles, et de deux autres promesses d'embauche en date du 12 mars 2020 et 7 juin 2022 ne suffisent pas à démontrer sa qualification professionnelle. Par suite, eu égard à l'ensemble de ces éléments, et quand bien même le secteur d'activité dans lequel il souhaite exercer serait un secteur en tension ainsi qu'il le soutient, le requérant n'est pas fondé à soutenir qu'en refusant de procéder à sa régularisation au titre de son activité professionnelle, la préfète de l'Ain aurait entaché sa décision d'une erreur manifeste d'appréciation.
8. Aux termes de l'article L. 421-5 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile : " Une carte de séjour temporaire, d'une durée maximale d'un an, autorisant l'exercice d'une activité professionnelle est délivrée à l'étranger : () Pour l'exercice d'une activité non salariée, économiquement viable et dont il tire des moyens d'existence suffisants, dans le respect de la législation en vigueur. Elle porte la mention " entrepreneur / profession libérale " () ".
9. Il ressort des termes de la décision attaquée que la préfète de l'Ain a également refusé de délivrer un titre de séjour à M. B sur le fondement de l'article L. 421-5 précité aux motifs, d'une part, que l'intéressé était dépourvu d'un visa de long séjour et, d'autre part, qu'il ne démontrait ni la viabilité économique de son entreprise ni qu'il en tirerait des moyens d'existence suffisants. Le requérant, qui fait état de sa qualité de co-gérant d'une SARL au capital de 1 200 euros créée en mars 2022 dans le secteur de la boucherie, ne conteste aucun de ces deux motifs, dont chacun suffit à lui seul à justifier légalement la décision attaquée. En se bornant à soutenir que l'autorité préfectorale dispose d'un pouvoir discrétionnaire, il n'établit pas que la préfète de l'Ain aurait méconnu sa propre compétence ni qu'elle aurait entaché d'erreur manifeste l'appréciation à laquelle elle s'est livrée de sa situation en lui refusant la délivrance d'un titre de séjour sur le fondement de ces dispositions.
10. Aux termes de l'article 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales : " 1. Toute personne a droit au respect de sa vie privée et familiale, de son domicile et de sa correspondance () ". Pour l'application de ces stipulations, l'étranger qui invoque la protection due à son droit au respect de sa vie privée et familiale en France doit apporter toute justification permettant d'apprécier la réalité et la stabilité de ses liens personnels et familiaux effectifs en France au regard de ceux qu'il a conservés dans son pays d'origine.
11. M. B, âgé de 42 ans, déclare être entré en France en février 2012. S'il soutient résider en France depuis dix ans à la date de la décision attaquée, la production de pièces éparses, telles que des ordonnances médicales, la carte d'aide médicale d'état et des factures, ne permet pas d'établir qu'il résiderait effectivement et de manière continue sur le territoire français depuis cette date. En outre, il est célibataire et sans charge de famille, et ne démontre pas ni même n'allègue être dépourvu de toute attache personnelle ou familiale dans son pays d'origine où il a lui-même vécu au moins jusqu'à l'âge de 33 ans. S'il se prévaut, d'une part, de son insertion professionnelle, en faisant état des quelques emplois qu'il a occupés en tant que vendeur en boucherie entre 2016 et 2021, de trois promesses d'embauche en qualité de boucher ainsi que de sa qualité de co-gérant d'une SARL créée en mars 2022 dans le secteur de la boucherie et, d'autre part, de la présence en France de sa sœur de nationalité française, ces éléments ne permettent pas d'établir que le requérant aurait désormais en France le centre de ses attaches familiales et personnelles. Dans ces circonstances, il n'est pas fondé à soutenir que la décision attaquée aurait porté une atteinte disproportionnée à son droit au respect de sa vie privée et familiale et ainsi méconnu les stipulations précitées de l'article 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales. Pour les mêmes motifs, cette décision n'est pas davantage entachée d'une erreur manifeste d'appréciation de ses conséquences sur sa situation personnelle.
12. Enfin, aux termes de l'article L. 432-14 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile : " Dans chaque département est instituée une commission du titre de séjour () ". Aux termes de l'article L. 435-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile : " L'autorité administrative est tenue de soumettre pour avis de la commission mentionnée à l'article L. 432-14 la demande d'admission exceptionnelle au séjour formée par l'étranger qui justifie par tout moyen résider en France habituellement depuis plus de dix ans ".
13. Ainsi qu'il a été dit précédemment au point 11, il n'est pas établi que le requérant résidait en France depuis plus de dix ans au moment de sa demande de titre. Par suite, le préfet n'était pas tenue de saisir la commission du titre de séjour avant de rejeter sa demande de titre de séjour.
En ce qui concerne l'obligation de quitter le territoire français :
14. En premier lieu, M. B n'ayant pas démontré l'illégalité de la décision portant refus d'admission au séjour, son moyen tiré de cette illégalité et soulevé pour les mêmes motifs, par la voie de l'exception, à l'encontre de la décision faisant obligation de quitter le territoire français doit être écarté.
15. En second lieu, en l'absence de tout élément particulier invoqué, et même en tenant compte des conséquences spécifiques à la mesure d'éloignement, les moyens tirés de la violation des stipulations de l'article 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales et de l'erreur manifeste d'appréciation dont serait entachée la mesure d'éloignement doivent être écartés pour les motifs énoncés au point 11 s'agissant du refus d'admission au séjour.
En ce qui concerne la décision fixant le pays de destination :
16. Il résulte de ce qui précède que M. B n'est pas fondé à soutenir que la décision fixant le pays de destination serait illégale du fait qu'elle serait la conséquence de décisions portant refus de séjour et obligation de quitter le territoire elles-mêmes illégales.
17. Il résulte de tout ce qui précède que la requête doit être rejetée, en ce compris ses conclusions aux fins d'annulation, d'injonction et au titre des frais exposés et non compris dans les dépens.
D É C I D E :
Article 1er : La requête de M. B est rejetée.
Article 2 : Le présent jugement sera notifié à M. A B et à la préfète de l'Ain.
Délibéré après l'audience du 12 octobre 2022, à laquelle siégeaient :
Mme Verley-Cheynel, présidente,
M. Gille, vice-président,
M. Besse, vice-président.
Rendu public par mise à disposition au greffe le 2 novembre 2022.
La présidente, rapporteure
G. ELe vice-président, assesseur le plus ancien
A. Gille
La greffière,
S. Lecas
La République mande et ordonne à la préfète de l'Ain en ce qui la concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.
Pour expédition,
Un greffier,
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608292
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. A... contre l'arrêté du préfet des Hautes-Alpes du 5 mai 2026 prolongeant son assignation à résidence. Le requérant invoquait une atteinte disproportionnée à sa liberté d'aller et venir et une méconnaissance de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et de l'article 3-1 de la Convention internationale des droits de l'enfant. Le tribunal a jugé que les contraintes horaires imposées (présence au domicile de 14h à 17h) n'étaient pas disproportionnées, faute de preuves suffisantes de leur incompatibilité avec le suivi scolaire de sa belle-fille. La décision s'appuie sur les articles L. 731-1 et R. 733-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608430
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant égyptien, contestant un arrêté préfectoral du 14 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. La juridiction a estimé que l'arrêté était suffisamment motivé et ne méconnaissait pas les articles L. 612-6 et L. 612-10 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA), le préfet ayant examiné les critères légaux. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, y compris la demande d'aide juridictionnelle provisoire et de communication du dossier.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608432
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant sénégalais, contestant un arrêté préfectoral du 15 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. Le tribunal a jugé que l'arrêté était suffisamment motivé et que la situation personnelle du requérant avait été examinée, notamment son maintien irrégulier après expiration de son visa. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, sur la base des articles L. 613-1, L. 612-2, L. 612-6 et L. 721-4 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2607881
Le Tribunal administratif de Marseille, statuant en référé sur le fondement de l’article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de suspension de l’arrêté du sous-préfet d’Istres du 7 avril 2026 mettant en demeure M. et Mme A... de quitter leur logement à Vitrolles. La requête a été jugée irrecevable car elle n’était pas accompagnée de la copie intégrale de la décision contestée, en méconnaissance des exigences procédurales. En conséquence, le juge a appliqué l’article L. 522-3 du même code pour rejeter la requête sans instruction ni audience, et a refusé l’admission provisoire à l’aide juridictionnelle.
01/06/2026