LogoMeilleurAvocats.fr
AvocatsAssistant IABlogPrix
ConnexionDéposer ma demande

Vous avez un problème juridique ?

Décrivez votre situation en 2 minutes — un avocat spécialisé vous répond sous 24h.

Déposer ma demandeJe suis avocat
Logo MeilleurAvocats.frMeilleurAvocats.fr

Mise en relation avocat–client par l'IA. Gratuit pour les particuliers.

Particuliers

  • Déposer une demande
  • Trouver un avocat
  • Assistant IA gratuit
  • Bibliothèque juridique
  • Guides pratiques
  • Jurisprudence

Avocats

  • Pour les avocats
  • Espace avocat
  • Tarifs et formules
  • Recevoir des leads
  • Programme d'affiliation
  • Contact commercial

Spécialités

  • Droit général
  • Droit du travail
  • Droit de la sécurité sociale et de la protection sociale
  • Droit fiscal et droit douanier
  • Droit de la famille, des personnes et de leur patrimoine
  • Droit immobilier

Légal

  • Mentions légales
  • Confidentialité
  • CGU
  • Cookies
  • Contact

Newsletter juridique hebdomadaire

Décisions clés, évolutions législatives, conseils pratiques — chaque semaine.

© 2026 MeilleurAvocats.fr— KONSEIL SAS. Tous droits réservés.

Mentions légales|Confidentialité|Cookies

BOB★La messagerie française & cryptée pour des échanges confidentiels entre avocats et clients.

En savoir +TéléchargerBOB
AccueilJurisprudence administrativeN° TA69-2205409

Tribunal Administratif de Lyon — Décision N° TA69-2205409

mardi 3 octobre 2023

JuridictionTribunal Administratif de Lyon
SectionTribunal Administratif de Lyon
N° DossierTA69-2205409
TypeDécision
RecoursExcès de pouvoir
PublicationC
Formation6ème chambre
Avocat requérantGUNGOR

Texte intégral

Vu la procédure suivante :

Par une requête enregistrée le 12 juillet 2022, M. A B, représenté par Me Gungor, demande au tribunal :

1°) d'annuler la décision par laquelle la commission nationale d'agrément et de contrôle du Conseil national des activités privées de sécurité a implicitement rejeté son recours préalable obligatoire présenté à l'encontre de la délibération de la commission locale du 8 septembre 2020 portant refus de délivrance d'une autorisation préalable permettant l'accès à une formation aux métiers de la sécurité privée ;

2°) d'enjoindre au Conseil national des activités privées de sécurité de lui délivrer l'autorisation préalable sollicitée dans un délai de 15 jours à compter du jugement à intervenir, sous astreinte de 100 euros par jour de retard ;

3°) de mettre à la charge de l'Etat le versement à son conseil d'une somme de 1 500 euros au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative et de l'article 37 de la loi du 10 juillet 1991.

Il soutient que :

- la décision de la commission locale du 8 septembre 2020 méconnaît les dispositions de l'article L. 212-1 du code des relations entre le public et l'administration dès lors qu'elle ne comporte pas les nom et prénom de la présidente signataire ;

- la décision de rejet de sa demande d'autorisation préalable est entachée d'erreur d'appréciation au regard des dispositions de l'article L. 612-20 du code de la sécurité intérieure ; la commission aurait dû prendre en considération notamment les circonstances et le contexte dans lesquels ont été commis les faits qui lui sont reprochés ; les faits de conduite d'un véhicule sans assurance sont anciens et isolés et ont été commis dans un contexte particulier de grève des transports publics ; les faits de port sans motif légitime d'arme blanche concernent un couteau qu'il avait l'habitude d'utiliser pour son repas qu'il transportait d'ailleurs avec lui ; il n'est pas démontré que ces faits révéleraient un comportement portant atteinte à la sécurité publique et à la sécurité des personnes.

Par un mémoire en défense, enregistré le 1er août 2023, le Conseil national des activités privées de sécurité conclut au rejet de la requête.

Il soutient que les moyens soulevés par M. B ne sont pas fondés.

La clôture d'instruction a été fixée au 11 septembre 2023 par une par une ordonnance du 1er août 2023.

M. B a été admis au bénéfice de l'aide juridictionnelle totale par une ordonnance du président de la Cour administrative d'appel de Lyon du 12 mai 2022.

Vu les autres pièces du dossier.

Vu :

- le code des relations entre le public et l'administration ;

- le code de la sécurité intérieure ;

- la loi n°91-647 du 10 juillet 1991 relative à l'aide juridique ;

- le code de justice administrative.

Les parties ont été régulièrement averties du jour de l'audience.

Ont été entendus au cours de l'audience publique :

- le rapport de M. Delahaye, premier conseiller ;

- les conclusions de Mme Collomb, rapporteure publique ;

- les observations de Me Gungor pour M. B.

Considérant ce qui suit :

1. Par une délibération du 8 septembre 2020, la commission locale d'agrément et de contrôle du Conseil national des activités privées de sécurité a rejeté la demande de M. A B tendant à la délivrance d'une autorisation préalable en vue de l'accès à une formation aux métiers de la sécurité privée. L'intéressé a présenté le 10 novembre 2020 un recours administratif préalable à l'encontre de cette décision devant la commission nationale du Conseil national des activités privées de sécurité. M. B demande au tribunal l'annulation de la décision par laquelle la commission nationale du Conseil national des activités privées de sécurité a implicitement rejeté son recours préalable obligatoire présenté à l'encontre de la délibération du 8 septembre 2020 par laquelle la commission locale a refusé de lui délivrer une autorisation préalable permettant l'accès à une formation aux métiers de la sécurité privée.

2. En premier lieu, M. B ne peut utilement se prévaloir de ce que la décision de la commission locale d'agrément et de contrôle du Conseil national des activités privées de sécurité du 8 septembre 2020 ne comporte pas les nom et prénom de son signataire en méconnaissance des dispositions de l'article L. 212-1 du code des relations entre le public et l'administration, vice qui est propre à cette décision et a nécessairement disparu avec elle, dès lors que la décision de la commission nationale d'agrément et de contrôle du Conseil national des activités privées de sécurité, rejetant implicitement sa demande, prise sur recours administratif préalable obligatoire, s'y est substituée.

3. En second lieu, aux termes de l'article L. 611-1 du code de la sécurité intérieure : " Sont soumises aux dispositions du présent titre, dès lors qu'elles ne sont pas exercées par un service public administratif, les activités qui consistent : / 1° A fournir des services ayant pour objet la surveillance humaine ou la surveillance par des systèmes électroniques de sécurité ou le gardiennage de biens meubles ou immeubles ainsi que la sécurité des personnes se trouvant dans ces immeubles ; () ". Aux termes de l'article L. 612-20 du même code : " Nul ne peut être employé ou affecté pour participer à une activité mentionnée à l'article L. 611-1 : ()2° S'il résulte de l'enquête administrative, () que son comportement ou ses agissements sont contraires à l'honneur, à la probité, aux bonnes mœurs ou sont de nature à porter atteinte à la sécurité des personnes ou des biens, à la sécurité publique ou à la sûreté de l'Etat et sont incompatibles avec l'exercice des fonctions susmentionnées ; ". Aux termes de l'article L. 612-22 du même code dans sa rédaction applicable: " L'accès à une formation en vue d'acquérir l'aptitude professionnelle est soumis à la délivrance d'une autorisation préalable, fondée sur le respect des conditions fixées aux 1°, 2° et 3 de l'article L. 612-20. "

4. Pour rejeter la demande de M. B tendant à la délivrance d'une autorisation préalable en vue de l'accès à une formation aux métiers de la sécurité privée sur le fondement notamment des dispositions précitées du 2° de l'article L. 612-20 du code de la sécurité intérieure, il ressort des pièces du dossier, et notamment des termes de la décision de la commission locale du 8 septembre 2020 dont la commission nationale s'est appropriée les termes en rejetant implicitement le recours administratif préalable du requérant, que l'administration s'est fondée sur la circonstance que l'intéressé a été condamné le 18 novembre 2016 par le tribunal correctionnel de Lyon à une peine de 400 euros d'amende pour des faits de circulation avec un véhicule terrestre à moteur sans assurance et qu'il a été mis en cause le 4 décembre 2018 pour des faits de port sans motif légitime d'arme blanche ou incapacitante de catégorie D commis à Villeurbanne.

5. Il ressort des pièces du dossier que les faits de circulation avec un véhicule terrestre à moteur sans assurance du 11 août 2016 ainsi que les faits de port sans motif légitime d'arme blanche ou incapacitante de catégorie D du 4 décembre 2018 reprochés à M. B, dont la matérialité est établie, ont donné lieu respectivement à la condamnation de l'intéressé par le tribunal correctionnel de Lyon, le 18 novembre 2016, à une peine de 400 euros d'amende, puis le 6 mai 2019 à une peine de 3 ans d'interdiction de détenir ou de porter une arme, alors que ces faits ont été commis à une période où l'intéressé était titulaire d'une carte professionnelle d'agent de sécurité valable du 29 janvier 2015 au 29 janvier 2020. Quel qu'ait été le contexte dans lequel ils ont été commis, ces faits, dont les derniers présentent encore un caractère relativement récent à la date de la décision attaquée, révèlent sur une courte période la réitération par M. B d'agissements contraires à la probité et de nature à porter atteinte à la sécurité des personnes ou des biens et à la sécurité publique. La commission nationale d'agrément et de contrôle du CNAPS a en conséquence pu, sans commettre d'erreur d'appréciation, estimer que les agissements du requérant révélaient, à la date de la décision attaquée, un comportement incompatible avec la profession envisagée d'agent de sécurité privée en application des dispositions combinées précitées du 2° de l'article L. 612-20 et de l'article L. 612-22 du code de la sécurité intérieure.

6. Il résulte de tout ce qui précède que les conclusions de M. B tendant à l'annulation de la décision par laquelle la commission nationale du CNAPS a implicitement rejeté son recours préalable obligatoire présenté à l'encontre de la délibération de la commission locale du 8 septembre 2020 portant refus de délivrance d'une autorisation préalable permettant l'accès à une formation aux métiers de la sécurité privée doivent être rejetées. Par voie de conséquence, doivent également être rejetées ses conclusions à fin d'injonction et celles présentées au titre des dispositions combinées de l'article L. 761-1 du code de justice administrative et de l'article 37 de la loi du 10 juillet 1991.

DÉCIDE :

Article 1er La requête de M. B est rejetée.

Article 2 : Le présent jugement sera notifié à M. A B et au Conseil national des activités privées de sécurité.

Délibéré après l'audience du 19 septembre 2023, à laquelle siégeaient :

M. Segado, président,

M. Delahaye, premier conseiller ;

Mme Bardad, première conseillère.

Rendu public par mise à disposition au greffe le 3 octobre 2023.

Le rapporteur,

L. DelahayeLe président,

J. Segado

La greffière,

N. Renoud-Genty

La République mande et ordonne au ministre de l'intérieur et des outre-mer en ce qui le concerne, ou à tous commissaires de justice à ce requis, en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.

Pour expédition conforme,

Un greffier,

Décisions similaires

TA13Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608292

Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. A... contre l'arrêté du préfet des Hautes-Alpes du 5 mai 2026 prolongeant son assignation à résidence. Le requérant invoquait une atteinte disproportionnée à sa liberté d'aller et venir et une méconnaissance de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et de l'article 3-1 de la Convention internationale des droits de l'enfant. Le tribunal a jugé que les contraintes horaires imposées (présence au domicile de 14h à 17h) n'étaient pas disproportionnées, faute de preuves suffisantes de leur incompatibilité avec le suivi scolaire de sa belle-fille. La décision s'appuie sur les articles L. 731-1 et R. 733-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.

01/06/2026

TA13Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608430

Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant égyptien, contestant un arrêté préfectoral du 14 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. La juridiction a estimé que l'arrêté était suffisamment motivé et ne méconnaissait pas les articles L. 612-6 et L. 612-10 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA), le préfet ayant examiné les critères légaux. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, y compris la demande d'aide juridictionnelle provisoire et de communication du dossier.

01/06/2026

TA13Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608432

Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant sénégalais, contestant un arrêté préfectoral du 15 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. Le tribunal a jugé que l'arrêté était suffisamment motivé et que la situation personnelle du requérant avait été examinée, notamment son maintien irrégulier après expiration de son visa. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, sur la base des articles L. 613-1, L. 612-2, L. 612-6 et L. 721-4 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.

01/06/2026

TA13Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2607881

Le Tribunal administratif de Marseille, statuant en référé sur le fondement de l’article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de suspension de l’arrêté du sous-préfet d’Istres du 7 avril 2026 mettant en demeure M. et Mme A... de quitter leur logement à Vitrolles. La requête a été jugée irrecevable car elle n’était pas accompagnée de la copie intégrale de la décision contestée, en méconnaissance des exigences procédurales. En conséquence, le juge a appliqué l’article L. 522-3 du même code pour rejeter la requête sans instruction ni audience, et a refusé l’admission provisoire à l’aide juridictionnelle.

01/06/2026

← Retour aux décisions