jeudi 20 octobre 2022
| Juridiction | Tribunal Administratif de Lyon |
| Section | Tribunal Administratif de Lyon |
| N° Dossier | TA69-2205600 |
| Type | Décision |
| Recours | Excès de pouvoir |
| Publication | C |
| Formation | 2ème chambre |
| Avocat requérant | LANTHEAUME |
Vu la procédure suivante :
Par une requête, enregistrée le 21 juillet 2022, Mme A E, veuve C, représentée par Me Lantheaume, demande au tribunal :
1°) d'annuler les décisions du 14 juin 2022 par lesquelles le préfet du Rhône a refusé de lui délivrer un titre de séjour, l'a obligée à quitter le territoire français dans un délai de trente jours et a fixé le pays de renvoi ;
2°) d'enjoindre au préfet du Rhône, à titre principal, de lui délivrer un certificat de résidence algérien de dix ans ou, à défaut, un certificat de résidence algérien d'un an, dans le délai de trente jours suivant la notification du jugement à intervenir, à titre subsidiaire, de réexaminer sa situation dans ce même délai ;
3°) de mettre à la charge de l'Etat la somme de 2 000 euros, au titre des dispositions de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
Mme C soutient que :
En ce qui concerne le refus d'admission au séjour :
- ce refus n'est pas suffisamment motivé ;
- il est entaché d'un vice de procédure en l'absence de saisine de la commission du titre de séjour ;
- il est entaché d'une erreur de fait, dès lors qu'il ne mentionne pas qu'elle a présenté une demande de renouvellement de son titre de séjour, qu'aucune référence n'est faite à la durée de son séjour et qu'il évoque la question de son visa, alors que la détention d'un visa de long séjour n'est pas exigée ;
- ces erreurs révèlent une erreur de droit, en l'absence d'examen préalable, réel et sérieux de sa demande ;
- le préfet a méconnu les stipulations de l'article 7 bis b) de l'accord franco-algérien, dès lors qu'elle remplit les conditions posées par ces stipulations pour bénéficier d'un certificat de résidence de dix ans ;
- dès lors que toutes ses attaches privées et familiales sont désormais sur le territoire français, le préfet a également méconnu les stipulations de l'article 6-5) de l'accord franco-algérien ;
- pour cette même raison, les stipulations de l'article 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales ont été méconnues ;
- enfin, le préfet a commis une erreur manifeste dans l'appréciation des conséquences de ses décisions sur sa situation personnelle ;
En ce qui concerne l'obligation de quitter le territoire français :
- elle est illégale en conséquence de l'illégalité du refus de titre de séjour ;
- pour les mêmes raisons que précédemment, elle méconnaît les stipulations de l'article 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales et est entachée d'une erreur manifeste d'appréciation ;
En ce qui concerne la décision fixant le délai de départ volontaire et le pays de renvoi :
- elles devront être annulées en conséquence de l'annulation de l'obligation de quitter le territoire français.
La clôture d'instruction a été fixée au 13 septembre 2022 par une ordonnance du 28 juillet 2022.
Le préfet du Rhône a produit des pièces le 7 octobre 2022, après la clôture de l'instruction, qui n'ont pas été communiquées.
Vu les autres pièces du dossier.
Vu :
- la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales ;
- l'accord franco-algérien du 27 décembre 1968 relatif à la circulation, à l'emploi et au séjour en France des ressortissants algériens et de leurs familles ;
- le code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile ;
- le code des relations entre le public et l'administration ;
- le code de justice administrative.
Le président de la formation de jugement a dispensé le rapporteur public, sur sa proposition, de prononcer des conclusions à l'audience.
Les parties ont été régulièrement averties du jour de l'audience.
Ont été entendus au cours de l'audience publique :
- le rapport de M. B,
- et les observations de Me Lantheaume, représentant Mme C, requérante.
Considérant ce qui suit :
1. Mme C, ressortissante algérienne née le 5 janvier 1951, est entrée en France le 24 mai 2018 et a bénéficié de deux certificats de résidence algérien d'un an, valables du 19 juin 2019 au 18 juin 2020 et du 30 décembre 2020 au 29 décembre 2021. Le 17 janvier 2022, elle a demandé la délivrance d'un certificat de résidence d'un an, mention " vie privée et familiale ", ou à titre subsidiaire, d'un certificat de résidence de dix ans, en qualité d'ascendante à charge d'un ressortissant français. Par des décisions du 14 juin 2022, dont elle demande au tribunal de prononcer l'annulation, le préfet du Rhône a refusé de l'admettre au séjour, lui a fait obligation de quitter le territoire français dans un délai de trente jours et a fixé le pays à destination duquel elle pourra être reconduite d'office.
En ce qui concerne les décisions portant refus d'admission au séjour :
2. En premier lieu, les décisions attaquées, qui notamment précisent que l'intéressée est entrée sur le territoire français le 24 mai 2018, comportent les considérations de droit et de fait sur lesquelles elles se fondent. La circonstance qu'elles ne mentionnent pas les précédents titres de séjour dont Mme C a bénéficié n'est pas de nature à caractériser un défaut de motivation. Le moyen tiré de l'insuffisance de motivation de la décision attaquée doit, par suite, être écarté.
3. En deuxième lieu, aux termes de l'article R. 431-5 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, l'étranger doit présenter sa demande dans le courant des deux mois précédant l'expiration du document dont il est titulaire.
4. Il est constant que Mme C a présenté sa demande de titre de séjour le 17 janvier 2022, soit après l'expiration de la durée de validité du certificat de résidence dont elle disposait, intervenue le 29 décembre 2021. Par suite, et en tout état de cause, en indiquant que l'intéressée a présenté une demande de titre de séjour, et non de renouvellement de ce certificat, le préfet n'a pas commis une erreur de fait. Par ailleurs, le préfet, qui a mentionné que la requérante est entrée en France le 24 mai 2018, ne s'est pas mépris sur la durée de sa présence sur le territoire. Enfin, le préfet ne s'est pas fondé sur l'absence de détention d'un visa de long séjour par Mme C pour refuser de lui délivrer un titre de séjour. Par suite, contrairement à ce que soutient cette dernière, les décisions en litige ne sont entachées d'aucune erreur de fait.
5. En troisième lieu, il ne ressort pas des termes des décisions attaquées, ni de l'ensemble des pièces du dossier, que le préfet du Rhône se serait abstenu de se livrer à un examen particulier de la situation de la requérante et aurait ainsi entaché ses décisions d'une erreur de droit.
6. En quatrième lieu, aux termes de l'article 7 bis de l'accord franco-algérien : " () Le certificat de résidence valable dix ans est délivré de plein droit sous réserve de la régularité du séjour pour ce qui concerne les catégories visées au a), au b), au c) et au g) : / () b) () aux ascendants d'un ressortissant français et de son conjoint qui sont à sa charge : / () ".
7. L'autorité administrative, lorsqu'elle est saisie d'une demande tendant à la délivrance d'un certificat de résidence au bénéfice d'un ressortissant algérien qui fait état de sa qualité d'ascendant à charge d'un ressortissant français, peut légalement fonder sa décision de refus sur la circonstance que l'intéressé ne saurait être regardé comme étant à la charge de son descendant, dès lors qu'il dispose de ressources propres, que son descendant de nationalité française ne pourvoit pas régulièrement à ses besoins ou qu'il ne justifie pas des ressources nécessaires pour ce faire.
8. En l'espèce, Mme C ne conteste pas que, comme le préfet l'a indiqué dans sa décision attaquée, elle bénéficie de ressources propres mensuelles constituées d'une pension de retraite et d'une pension de réversion, s'élevant à un total de presque 80 000 dinars par mois, très largement supérieur au montant du salaire minimum garanti en Algérie, fixé à 20 000 dinars par mois depuis le 1er juin 2020. Par suite, et alors que Mme C ne peut dans ces conditions sérieusement faire valoir que ses ressources ne lui permettraient pas de vivre dignement en Algérie, le préfet du Rhône, en estimant qu'elle ne peut être regardée comme étant à la charge de son fils de nationalité française, n'a pas méconnu les stipulations précitées de l'article 7 bis b) de l'accord franco-algérien.
9. En cinquième lieu, aux termes de l'article 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales : " 1. Toute personne a droit au respect de sa vie privée et familiale, de son domicile et de sa correspondance. / 2. Il ne peut y avoir ingérence d'une autorité publique dans l'exercice de ce droit que pour autant que cette ingérence est prévue par la loi et qu'elle constitue une mesure qui, dans une société démocratique, est nécessaire à la sécurité nationale, à la sûreté publique, au bien-être économique du pays, à la défense de l'ordre et à la prévention des infractions pénales, à la protection de la santé ou de la morale, ou à la protection des droits et libertés d'autrui. " Aux termes de l'article 6 de l'accord franco-algérien : Le certificat de résidence d'un an portant la mention " vie privée et familiale " est délivré de plein droit : / () 5°) au ressortissant algérien, qui n'entre pas dans les catégories précédentes ou dans celles qui ouvrent droit au regroupement familial, dont les liens personnels et familiaux en France sont tels que le refus d'autoriser son séjour porterait à son droit au respect de sa vie privée et familiale une atteinte disproportionnée au regard des motifs du refus ; () ". Pour l'application de ces stipulations, l'étranger qui invoque la protection due à son droit au respect de sa vie privée et familiale en France doit apporter toute justification permettant d'apprécier la réalité et la stabilité de ses liens personnels et familiaux effectifs en France au regard de ceux qu'il a conservés dans son pays d'origine.
10. Il ressort des pièces du dossier que Mme C est entrée en France le 24 mai 2018, à l'âge de 67 ans. A la date de la décision attaquée, elle résidait en France depuis seulement quatre ans. Mme C a vécu l'essentiel de son existence en Algérie, où elle dispose d'attaches familiales, notamment en raison de la présence dans ce pays de deux de ses enfants, ainsi que d'attaches sociales et culturelles. Ainsi qu'il a été dit précédemment, elle dispose de revenus suffisants pour vivre dans des conditions normales dans son pays d'origine. Dans ces circonstances, la requérante n'est pas fondée à soutenir que les décisions attaquées ont porté à son droit au respect de sa vie privée et familiale une atteinte disproportionnée au regard des buts en vue desquels elles ont été prises. Ces décisions n'ont ainsi méconnu ni les stipulations de l'article 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales, ni celles de l'article 6-5) de l'accord franco-algérien.
11. En cinquième lieu, eu égard aux éléments exposés aux points précédents s'agissant de la situation personnelle et familiale de Mme C, le préfet du Rhône n'a pas commis d'erreur manifeste d'appréciation dans l'exercice de son pouvoir de régularisation en refusant de lui délivrer, à titre exceptionnel, un certificat de résidence algérien.
12. En dernier lieu, l'article L. 423-23 du même code dispose que : " L'étranger qui n'entre pas dans les catégories prévues aux articles L. 423-1, L. 423-7, L. 423-14, L. 423-15, L. 423-21 et L. 423-22 ou dans celles qui ouvrent droit au regroupement familial, et qui dispose de liens personnels et familiaux en France tels que le refus d'autoriser son séjour porterait à son droit au respect de sa vie privée et familiale une atteinte disproportionnée au regard des motifs du refus, se voit délivrer une carte de séjour temporaire portant la mention " vie privée et familiale " d'une durée d'un an, sans que soit opposable la condition prévue à l'article L. 412-1. / Les liens mentionnés au premier alinéa sont appréciés notamment au regard de leur intensité, de leur ancienneté et de leur stabilité, des conditions d'existence de l'étranger, de son insertion dans la société française ainsi que de la nature de ses liens avec sa famille restée dans son pays d'origine. / L'insertion de l'étranger dans la société française est évaluée en tenant compte notamment de sa connaissance des valeurs de la République. ". Et l'article L. 432-13 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile dispose que : " Dans chaque département est instituée une commission du titre de séjour qui est saisie pour avis par l'autorité administrative : / 1° Lorsqu'elle envisage de refuser de délivrer ou de renouveler la carte de séjour temporaire prévue aux articles L. 423-1, L. 423-7, L. 423-13, L. 423-14, L. 423-15, L. 423-21, L. 423-22, L. 423-23, L. 425-9 ou L. 426-5 à un étranger qui en remplit effectivement les conditions de délivrance ; () ".
13. Si l'accord franco-algérien du 27 décembre 1968 visé ci-dessus régit d'une manière complète les conditions dans lesquelles les ressortissants algériens peuvent être admis à séjourner en France et y exercer une activité professionnelle, ainsi que les règles concernant la nature et la durée de validité des titres de séjour qui peuvent leur être délivrés, il n'a toutefois pas entendu écarter, sauf stipulations incompatibles expresses, l'application des dispositions de procédure qui s'appliquent à tous les étrangers en ce qui concerne la délivrance, le renouvellement ou le refus de titres de séjour dès lors que ces ressortissants algériens se trouvent dans une situation entrant à la fois dans les prévisions de l'accord et dans celles du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. Au nombre de ces dispositions, figurent notamment celles qui résultent des dispositions combinées des articles L. 423-23 et L. 432-13 précités du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile qui prévoient que le préfet doit consulter la commission du titre de séjour lorsqu'il envisage de refuser un titre de séjour à un étranger dont les liens personnels et familiaux en France sont tels que ce refus porterait au droit au respect de sa vie privée et familiale une atteinte disproportionnée au regard des motifs du refus. Le préfet n'est toutefois tenu de saisir la commission que du seul cas des étrangers qui remplissent effectivement cette condition, et non de celui de tous les étrangers qui s'en prévalent.
14. En l'espèce, il résulte de ce qui a été au point 10 que Mme C ne satisfait pas aux conditions prévues par les stipulations du 5) de l'article 6 de l'accord franco-algérien du 27 décembre 1968, équivalentes à celles des dispositions de l'article L. 423-23 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, pour prétendre à la délivrance d'un titre de séjour de plein droit portant la mention " vie privée et familiale ". Dans ces conditions, le préfet du Rhône n'était pas tenu de saisir pour avis la commission du titre de séjour préalablement à l'édiction des décisions contestées. Le moyen tiré du vice de procédure au regard des dispositions précitées de l'article L. 432-13 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile doit, par suite, être écarté.
En ce qui concerne la décision portant obligation de quitter le territoire français :
15. En premier lieu, Mme C n'ayant pas démontré l'illégalité du refus de titre de séjour, le moyen tiré de l'exception d'illégalité de ce refus doit être écarté.
16. En second lieu, les moyens tirés de la méconnaissance de l'article 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales et de l'erreur manifeste d'appréciation doivent, en l'absence de tout élément particulier invoqué tenant à cette obligation, être écartés pour les mêmes motifs que ceux développés au point 10.
En ce qui concerne les décisions fixant le délai de départ volontaire et le pays de destination :
17. Mme C, qui n'a pas démontré l'illégalité de l'obligation de quitter le territoire français, n'est pas fondée à soutenir que les décisions fixant le délai de départ volontaire et le pays de renvoi devront être annulées par voie de conséquence de l'annulation de cette obligation.
18. Il résulte de l'ensemble de ce qui précède, que les conclusions à fin d'annulation de la requête doivent être rejetées ainsi que, par voie de conséquence, les conclusions aux fins d'injonction et au titre des frais exposés et non compris dans les dépens.
D E C I D E :
Article 1er : La requête de Mme C est rejetée.
Article 2 : Le présent jugement sera notifié à Mme A E, veuve C, et au préfet du Rhône.
Délibéré après l'audience du 13 octobre 2022, à laquelle siégeaient :
M. Chenevey, président,
Mme Monteiro, première conseillère,
Mme Flechet, première conseillère.
Rendu public par mise à disposition au greffe le 20 octobre 2022.
Le président-rapporteur,
J.-P. BL'assesseure la plus ancienne
dans l'ordre du tableau,
M. D
La greffière,
A. Baviera
La République mande et ordonne au préfet du Rhône en ce qui le concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.
Pour expédition,
Un greffier,
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608292
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. A... contre l'arrêté du préfet des Hautes-Alpes du 5 mai 2026 prolongeant son assignation à résidence. Le requérant invoquait une atteinte disproportionnée à sa liberté d'aller et venir et une méconnaissance de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et de l'article 3-1 de la Convention internationale des droits de l'enfant. Le tribunal a jugé que les contraintes horaires imposées (présence au domicile de 14h à 17h) n'étaient pas disproportionnées, faute de preuves suffisantes de leur incompatibilité avec le suivi scolaire de sa belle-fille. La décision s'appuie sur les articles L. 731-1 et R. 733-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608430
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant égyptien, contestant un arrêté préfectoral du 14 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. La juridiction a estimé que l'arrêté était suffisamment motivé et ne méconnaissait pas les articles L. 612-6 et L. 612-10 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA), le préfet ayant examiné les critères légaux. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, y compris la demande d'aide juridictionnelle provisoire et de communication du dossier.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608432
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant sénégalais, contestant un arrêté préfectoral du 15 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. Le tribunal a jugé que l'arrêté était suffisamment motivé et que la situation personnelle du requérant avait été examinée, notamment son maintien irrégulier après expiration de son visa. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, sur la base des articles L. 613-1, L. 612-2, L. 612-6 et L. 721-4 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2607881
Le Tribunal administratif de Marseille, statuant en référé sur le fondement de l’article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de suspension de l’arrêté du sous-préfet d’Istres du 7 avril 2026 mettant en demeure M. et Mme A... de quitter leur logement à Vitrolles. La requête a été jugée irrecevable car elle n’était pas accompagnée de la copie intégrale de la décision contestée, en méconnaissance des exigences procédurales. En conséquence, le juge a appliqué l’article L. 522-3 du même code pour rejeter la requête sans instruction ni audience, et a refusé l’admission provisoire à l’aide juridictionnelle.
01/06/2026