LogoMeilleurAvocats.fr
AvocatsAssistant IABlogPrix
ConnexionDéposer ma demande

Vous avez un problème juridique ?

Décrivez votre situation en 2 minutes — un avocat spécialisé vous répond sous 24h.

Déposer ma demandeJe suis avocat
Logo MeilleurAvocats.frMeilleurAvocats.fr

Mise en relation avocat–client par l'IA. Gratuit pour les particuliers.

Particuliers

  • Déposer une demande
  • Trouver un avocat
  • Assistant IA gratuit
  • Bibliothèque juridique
  • Guides pratiques
  • Jurisprudence

Avocats

  • Pour les avocats
  • Espace avocat
  • Tarifs et formules
  • Recevoir des leads
  • Programme d'affiliation
  • Contact commercial

Spécialités

  • Droit général
  • Droit du travail
  • Droit de la sécurité sociale et de la protection sociale
  • Droit fiscal et droit douanier
  • Droit de la famille, des personnes et de leur patrimoine
  • Droit immobilier

Légal

  • Mentions légales
  • Confidentialité
  • CGU
  • Cookies
  • Contact

Newsletter juridique hebdomadaire

Décisions clés, évolutions législatives, conseils pratiques — chaque semaine.

© 2026 MeilleurAvocats.fr— KONSEIL SAS. Tous droits réservés.

Mentions légales|Confidentialité|Cookies

BOB★La messagerie française & cryptée pour des échanges confidentiels entre avocats et clients.

En savoir +TéléchargerBOB
AccueilJurisprudence administrativeN° TA69-2205623

Tribunal Administratif de Lyon — Décision N° TA69-2205623

mardi 26 juillet 2022

JuridictionTribunal Administratif de Lyon
SectionTribunal Administratif de Lyon
N° DossierTA69-2205623
TypeDécision
RecoursExcès de pouvoir
PublicationD
FormationELOIGNEMENT
Avocat requérantMAHDJOUB

Texte intégral

Vu la procédure suivante :

Par une requête enregistrée le 22 juillet 2022, M. C A doit être regardé comme demandant au tribunal :

1°) de l'admettre à l'aide juridictionnelle à titre provisoire ;

2°) d'annuler les décisions du 21 juillet 2022 par lesquelles le préfet du Rhône lui a fait obligation de quitter le territoire français sans délai, a fixé le pays à destination duquel il pourrait être reconduit d'office, et lui a fait interdiction de retour pendant une durée de trente-six mois, ainsi que la décision du même jour portant assignation à résidence.

Des pièces ont été produites par le préfet du Rhône, et enregistrées le 25 juillet 2022.

Vu les décisions attaquées et les autres pièces du dossier ;

Vu :

- la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales ;

- le code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile ;

- le code des relations entre le public et l'administration ;

- la loi n° 91-647 du 10 juillet 1991 relative à l'aide juridique ;

- le code de justice administrative.

La présidente du tribunal a désigné Mme B pour statuer en application de l'article L. 614-9 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.

Les parties ont été régulièrement averties du jour de l'audience.

Au cours de l'audience publique du 26 juillet 2022, la magistrate désignée a présenté son rapport, et entendu :

- les observations de Me Mahdjoub pour M. A, absent, qui conclut aux mêmes fins et fait valoir que la décision portant obligation de quitter le territoire français est insuffisamment motivée, est entachée d'un défaut d'examen de la situation du requérant, méconnaît l'article 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales et porte une atteinte disproportionnée à son droit de mener une vie privée et familiale normale dès lors qu'il est marié et a un enfant de 7 ans, et résulte d'une erreur manifeste d'appréciation de sa situation ; que la décision refusant de lui octroyer un délai de départ volontaire est insuffisamment motivée, résulte d'un examen insuffisant de sa situation dès lors d'une part que les menaces à l'ordre public qui lui sont reprochées ne sont ni précises ni étayées, et d'autre part qu'il va respecter l'obligation qui lui est faite dès lors qu'il est assigné, et doit être annulée par voie de conséquence de l'illégalité de la décision portant obligation de quitter le territoire ; que la décision fixant le pays à destination duquel il pourra être reconduit d'office est illégale du fait de l'illégalité des décisions portant obligation de quitter le territoire français sans délai ; que la décision fixant une interdiction de retour sur le territoire français pour une durée de 36 mois est infondée et disproportionnée, porte atteinte à son droit de mener une vie privée et familiale normale, en méconnaissance de l'article 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales, et doit être annulée par voie de conséquence de l'illégalité de la décision portant obligation de quitter le territoire français ; que l'assignation à résidence est entachée d'une erreur manifeste d'appréciation, et est illégale dès lors qu'elle est prise pour l'application d'une mesure d'éloignement elle-même illégale ;

- ainsi que celles de Mme D pour le préfet du Rhône, qui conclut au rejet de la requête et soutient qu'aucun moyen soulevé n'est fondé.

La clôture de l'instruction a été prononcée à l'issue de l'audience.

Considérant ce qui suit :

1. Ressortissant tunisien né en 1987, M. A conteste la décision du 21 juillet 2022 portant obligation de quitter le territoire français sans délai, fixation du pays de destination et interdiction de retour pour une durée de trente-six mois, ainsi que la décision du même jour l'assignant à résidence pour une durée de quarante-cinq jours.

Sur la demande d'admission à l'aide juridictionnelle :

2. En raison de l'urgence qui s'attache à ce qu'il soit statué sur la requête de M. A, il y a lieu de prononcer son admission provisoire à l'aide juridictionnelle sur le fondement de l'article 20 de la loi du 10 juillet 1991 visée ci-dessus.

Sur les conclusions à fin d'annulation :

En ce qui concerne la décision portant obligation de quitter le territoire français :

3. La décision en litige comporte l'ensemble des considérations de droit et de fait qui en constituent le fondement, en particulier le 1° de l'article L. 611-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile ainsi que l'absence de preuve que l'intéressé serait régulièrement entré pour la dernière fois sur le territoire français. Le moyen tiré de l'insuffisante motivation de cette décision doit dès lors être écarté.

4. Il ne ressort ni des termes de la décision en litige ni des pièces du dossier, compte tenu en particulier des déclarations de l'intéressé lors de son audition auprès de la direction de la police aux frontières de Lyon le 21 juillet 2022 selon lesquelles il serait célibataire et sans charge de famille, que le préfet du Rhône aurait négligé de procéder à un examen particulier de la situation de M. A.

5. Aux termes de l'article L. 611-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile : " L'autorité administrative peut obliger un étranger à quitter le territoire français lorsqu'il se trouve dans les cas suivants : / 1° L'étranger, ne pouvant justifier être entré régulièrement sur le territoire français, s'y est maintenu sans être titulaire d'un titre de séjour en cours de validité () ".

6. Il est constant que M. A, qui a soutenu lors de son audition auprès de la direction de la police aux frontières de Lyon le 3 avril 2021 être entré en France pour la dernière fois en fin 2020, ne peut justifier être entré régulièrement sur le territoire français, ni y séjourner sous couvert d'un titre de séjour en cours de validité. Dans ces conditions, M. A n'est pas fondé à soutenir que la décision en litige méconnait l'article L. 611-1 précité du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.

7. Aux termes de l'article 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales : " Toute personne a droit au respect de sa vie privée et familiale, de son domicile et de sa correspondance () ". Pour soutenir que l'obligation de quitter le territoire français qui lui est opposée porte une atteinte disproportionnée au droit au respect de sa vie privée et familiale, M. A se prévaut la présence en France de son épouse et de leur fils. Toutefois, lors de son audition par la police aux frontières du 21 juillet 2022, il s'est déclaré célibataire et sans enfant, et lors de l'audition du 3 avril 2021 par ce même service, il a déclaré être séparé de son épouse depuis 2016, et souhaiter divorcer. M. A n'établit pas avoir sollicité de titre de séjour en France, ni cherché à régulariser sa situation auprès des autorités préfectorales, et ne soutient ni même n'allègue contribuer à l'entretien et à l'éducation de son fils. Dès lors, les éléments exposés par M. A ne sauraient suffire à établir que la décision portant obligation de quitter le territoire français a porté à son droit au respect de sa vie privée et familiale une atteinte disproportionnée eu égard aux buts en vue desquels elle a été prise. Par suite, le moyen tiré de la méconnaissance des stipulations citées au point précédent doit être écarté. Pour les mêmes motifs, M. A n'est pas davantage fondé à soutenir que le préfet du Rhône aurait entaché sa décision d'éloignement d'une erreur manifeste d'appréciation.

En ce qui concerne le refus de délai de départ volontaire :

8. Il résulte de ce qui précède que M. A n'est pas fondé à soutenir que l'illégalité de l'obligation de quitter le territoire français qui lui a été opposée entache d'illégalité la décision de refus de lui accorder un délai de départ volontaire qui y trouve son fondement.

9. La décision en litige comporte l'ensemble des considérations de droit et de fait qui en constituent le fondement, en particulier les 1° et 3° de l'article L. 612-1 et les 1°, 5° et 8° de l'article L. 612-3 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, ainsi que, notamment, les signalements de M. A pour des faits pénalement répréhensibles, l'absence de preuve que l'intéressé serait régulièrement entré pour la dernière fois sur le territoire français et la mention d'une précédente obligation de quitter le territoire français. Le moyen tiré de l'insuffisante motivation de cette décision doit dès lors être écarté.

10. Si M. A soutient que la décision refusant de lui octroyer un délai de départ volontaire résulte d'un défaut d'examen de sa situation personnelle, le moyen tiré de l'erreur de droit doit être écarté pour les motifs exposés au point 4.

11. Pour refuser d'accorder à M. A un délai de départ volontaire, le préfet du Rhône s'est fondé sur les dispositions des 1° et 3° de l'article L. 612-2 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, aux termes desquelles : " Par dérogation à l'article L. 612-1, l'autorité administrative peut refuser d'accorder un délai de départ volontaire dans les cas suivants : / 1° Le comportement de l'étranger constitue une menace pour l'ordre public ; / () / 3° Il existe un risque que l'étranger se soustraie à la décision portant obligation de quitter le territoire français dont il fait l'objet ". Aux termes de l'article L. 612-3 du même code : " Le risque mentionné au 3° de l'article L. 612-2 peut être regardé comme établi, sauf circonstance particulière, dans les cas suivants : / 1° L'étranger, qui ne peut justifier être entré régulièrement sur le territoire français, n'a pas sollicité la délivrance d'un titre de séjour ; / () / 5° L'étranger s'est soustrait à l'exécution d'une précédente mesure d'éloignement ; / () / 8° L'étranger ne présente pas de garanties de représentation suffisantes, notamment parce qu'il ne peut présenter des documents d'identité ou de voyage en cours de validité, qu'il a refusé de communiquer les renseignements permettant d'établir son identité ou sa situation au regard du droit de circulation et de séjour ou a communiqué des renseignements inexacts, qu'il a refusé de se soumettre aux opérations de relevé d'empreintes digitales ou de prise de photographie prévues au 3° de l'article L. 142-1, qu'il ne justifie pas d'une résidence effective et permanente dans un local affecté à son habitation principale ou qu'il s'est précédemment soustrait aux obligations prévues aux articles L. 721-6 à L. 721-8, L. 731-1, L. 731-3, L. 733-1 à L. 733-4, L. 733-6, L. 743-13 à L. 743-15 et L. 751-5 ".

12. Il ressort des pièces du dossier que M. A, s'il avait un visa d'entrée et de séjour sur le territoire français en 2014, ne peut justifier de la régularité de sa dernière entrée sur le territoire en 2020, selon ses déclarations lors de son audition par la police aux frontières le 3 avril 2021. M. A s'est également soustrait à l'obligation de quitter le territoire français édictée le 23 janvier 2021 par le préfet du Rhône, a manqué à ses obligations de présentation issues de deux mesures d'assignation à résidence des 23 janvier et 3 avril 2021, et ne peut présenter ses documents d'identité ou de voyage qu'il déclare avoir perdus. Si le requérant se prévaut de ce que le préfet du Rhône aurait à tort considéré que son comportement constituerait une menace pour l'ordre public, cette circonstance, à la supposer avérée, demeure sans incidence sur la légalité de l'arrêté attaqué dès lors que le préfet du Rhône pouvait se fonder uniquement sur le 3° de l'article L. 612-2 précité, pour priver l'étranger de tout délai de départ volontaire. Dès lors, M. A, entrant dans le champ d'application du 3° de l'article L. 612-2 du code précité, les moyens tirés de la méconnaissance des dispositions de l'article L. 612-2 et de l'erreur manifeste d'appréciation en l'absence de délai de départ volontaire doivent être écartés. Il ressort toutefois des pièces du dossier, en particulier du fichier automatisé des empreintes digitales consulté le 21 juillet 2022 par la direction générale de la police nationale, que M. A a été signalé en 2015 pour des faits de violence conjugales à deux reprises, mauvais traitements et abandon d'enfant et coups et blessures volontaires, et en 2021 pour des faits de vol en réunion sans violence. Par suite, et même en l'absence de condamnation pénale, M. A n'est pas fondé à soutenir que le préfet du Rhône aurait méconnu les dispositions précitées des articles L. 612-2 et L. 612-3 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile en refusant de lui accorder un délai de départ volontaire.

En ce qui concerne la fixation du pays à destination duquel il pourra être reconduit d'office et l'interdiction de retour sur le territoire :

13. Il résulte de ce qui a été dit ci-dessus que M. A n'est pas fondé à soutenir que l'illégalité de la décision portant obligation de quitter le territoire français qu'il conteste entache d'illégalité les décisions prises sur son fondement et fixant le pays à destination duquel il pourrait être éloigné d'office et prononçant une interdiction de retour sur le territoire français pour une durée de trente-six mois.

14. Aux termes de l'article L. 612-6 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile : " Lorsqu'aucun délai de départ volontaire n'a été accordé à l'étranger, l'autorité administrative assortit la décision portant obligation de quitter le territoire français d'une interdiction de retour sur le territoire français. Des circonstances humanitaires peuvent toutefois justifier que l'autorité administrative n'édicte pas d'interdiction de retour. / Les effets de cette interdiction cessent à l'expiration d'une durée, fixée par l'autorité administrative, qui ne peut excéder trois ans à compter de l'exécution de l'obligation de quitter le territoire français ". Aux termes de l'article L. 612-10 du même code : " Pour fixer la durée des interdictions de retour mentionnées aux articles L. 612-6 et L. 612-7, l'autorité administrative tient compte de la durée de présence de l'étranger sur le territoire français, de la nature et de l'ancienneté de ses liens avec la France, de la circonstance qu'il a déjà fait l'objet ou non d'une mesure d'éloignement et de la menace pour l'ordre public que représente sa présence sur le territoire français. () ".

15. Il ne ressort pas des pièces du dossier que M. A, qui s'est vu refuser tout délai de départ volontaire pour exécuter l'obligation de quitter le territoire français prise à son encontre, justifierait, notamment en raison de la présence de son épouse et son enfant, avec lesquels il n'a, lors de son audition du 21 juillet 2022, revendiqué aucun lien et dont il n'établit pas contribuer effectivement à l'entretien, d'une circonstance humanitaire au sens des dispositions précitées. Le requérant, qui a déjà fait l'objet d'une précédente mesure d'éloignement non exécutée, n'a jamais sollicité la régularisation de sa situation, ne justifie d'aucun lien intense, stable et ancien sur le territoire français ni d'aucune intégration particulière, et est défavorablement connu des services de police pour des faits d'abandon d'enfant et de violences réitérées en 2015, et de vol en 2021. Par suite, le préfet du Rhône n'a pas fait une inexacte application des dispositions des articles L. 612-6 et L. 612-10 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile en prononçant à l'encontre de l'intéressé une interdiction de retour sur le territoire français d'une durée, non disproportionnée, de trente-six mois.

16. Compte tenu de ce qui a été dit au point 7, le moyen tiré par M. A de ce que la décision attaquée porte une atteinte disproportionnée à son droit au respect de sa vie privée et familiale en méconnaissance des stipulations précitées de l'article 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales doit être écarté.

En ce qui concerne la décision portant assignation à résidence :

17. Aux termes de l'article L. 731-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile : " L'autorité administrative peut assigner à résidence l'étranger qui ne peut quitter immédiatement le territoire français mais dont l'éloignement demeure une perspective raisonnable, dans les cas suivants : / 1° L'étranger fait l'objet d'une décision portant obligation de quitter le territoire français, prise moins d'un an auparavant, pour laquelle le délai de départ volontaire est expiré ou n'a pas été accordé () ".

18. Il résulte de ce qui a été dit ci-dessus que M. A n'est pas fondé à soutenir que l'illégalité de la décision portant obligation de quitter le territoire français qu'il conteste entache d'illégalité la décision portant assignation à résidence dans le département du Rhône pour une durée de 45 jours prise sur son fondement.

19. Si M. A se prévaut de l'inexacte application de ces dispositions compte tenu de sa situation, il n'assortit pas le moyen qu'il entend soulever des précisions permettant d'en apprécier le bien-fondé. Par suite, alors que les conditions prévues par l'article L. 731-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile pour édicter une mesure d'assignation à résidence sont remplies, M. A n'établit pas que le préfet du Rhône aurait méconnu les dispositions précitées de cet article en adoptant la décision d'assignation à résidence dans le département du Rhône pour une durée de 45 jours.

20. Il résulte de tout ce qui précède que M. A n'est pas fondé à demander l'annulation des arrêtés portant obligation de quitter le territoire sans délai, fixation du pays à destination duquel il pourrait être reconduit, interdiction de retour sur le territoire pour une durée de trente-six mois et assignation à résidence.

D E C I D E :

Article 1er : M. A est admis à l'aide juridictionnelle provisoire.

Article 2 : La requête de M. A est rejetée.

Article 3 : Le présent jugement sera notifié à M. C A et au préfet du Rhône.

Rendu public par mise à disposition au greffe le 26 juillet 2022.

La magistrate désignée

A. B

La greffière

F. Gaillard

La République mande et ordonne au préfet du Rhône en ce qui le concerne, ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.

Pour expédition,

Un greffier.

Décisions similaires

TA13Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608292

Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. A... contre l'arrêté du préfet des Hautes-Alpes du 5 mai 2026 prolongeant son assignation à résidence. Le requérant invoquait une atteinte disproportionnée à sa liberté d'aller et venir et une méconnaissance de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et de l'article 3-1 de la Convention internationale des droits de l'enfant. Le tribunal a jugé que les contraintes horaires imposées (présence au domicile de 14h à 17h) n'étaient pas disproportionnées, faute de preuves suffisantes de leur incompatibilité avec le suivi scolaire de sa belle-fille. La décision s'appuie sur les articles L. 731-1 et R. 733-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.

01/06/2026

TA13Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608430

Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant égyptien, contestant un arrêté préfectoral du 14 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. La juridiction a estimé que l'arrêté était suffisamment motivé et ne méconnaissait pas les articles L. 612-6 et L. 612-10 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA), le préfet ayant examiné les critères légaux. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, y compris la demande d'aide juridictionnelle provisoire et de communication du dossier.

01/06/2026

TA13Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608432

Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant sénégalais, contestant un arrêté préfectoral du 15 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. Le tribunal a jugé que l'arrêté était suffisamment motivé et que la situation personnelle du requérant avait été examinée, notamment son maintien irrégulier après expiration de son visa. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, sur la base des articles L. 613-1, L. 612-2, L. 612-6 et L. 721-4 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.

01/06/2026

TA13Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2607881

Le Tribunal administratif de Marseille, statuant en référé sur le fondement de l’article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de suspension de l’arrêté du sous-préfet d’Istres du 7 avril 2026 mettant en demeure M. et Mme A... de quitter leur logement à Vitrolles. La requête a été jugée irrecevable car elle n’était pas accompagnée de la copie intégrale de la décision contestée, en méconnaissance des exigences procédurales. En conséquence, le juge a appliqué l’article L. 522-3 du même code pour rejeter la requête sans instruction ni audience, et a refusé l’admission provisoire à l’aide juridictionnelle.

01/06/2026

← Retour aux décisions