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AccueilJurisprudence administrativeN° TA69-2205713

Tribunal Administratif de Lyon — Décision N° TA69-2205713

mercredi 14 décembre 2022

JuridictionTribunal Administratif de Lyon
SectionTribunal Administratif de Lyon
N° DossierTA69-2205713
TypeDécision
RecoursExcès de pouvoir
PublicationC
FormationJU 1ère chambre
Avocat requérantWECKERLIN

Texte intégral

Vu la procédure suivante :

Par une requête, enregistrée le 26 juillet 2022, M. A B, représenté par Me Weckerlin, avocat, demande au tribunal :

1°) d'annuler pour excès de pouvoir les décisions par lesquelles le ministre de l'intérieur a successivement retiré du capital de son permis de conduire trois points pour une infraction au code de la route commise le 12 juin 2017, quatre points pour une infraction du 6 février 2018, un point pour une infraction commise le 12 août 2018, trois points pour une infraction du 29 septembre 2018, quatre points pour une infraction commise le 27 juin 2019, trois points pour une infraction commise le 20 juin 2018, trois points pour une infraction commise le 26 octobre 2021 à 15 h 40, et la décision référencée " 48 SI " du 1er juillet 2022 par laquelle le ministre a retiré trois points de son permis de conduire à la suite d'une infraction au code de la route commise le 26 octobre 2021 à 15 h 41 et l'a informé de la perte de validité dudit permis pour solde de points nul ;

2°) d'enjoindre au ministre de l'intérieur de lui restituer son titre de conduite et de reconstituer son capital de points en lui restituant les points illégalement retirés, dans un délai de quinze jours à compter de la notification du jugement à intervenir ;

3°) de mettre à la charge de l'État une somme de 2 500 euros au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.

Il soutient que :

- il n'a jamais reçu les décisions lui notifiant les retraits de points successifs ;

- il n'a pas été destinataire des informations préalables au retrait de points prévues par les dispositions des articles L. 223-3 et R. 223-3 du code de la route ;

- la réalité des infractions qui lui sont reprochées n'est pas établie.

Par un mémoire en défense, enregistré le 25 août 2022, le ministre de l'intérieur et des outre-mer conclut au rejet de la requête.

Il fait valoir que les moyens de la requête ne sont pas fondés.

Vu les autres pièces du dossier.

Vu :

- le code de procédure pénale ;

- le code de la route ;

- le code de justice administrative.

Le président du tribunal a désigné M. Drouet, président de la 1ère chambre, en application de l'article R. 222-13 du code de justice administrative.

Le président de la formation de jugement a dispensé le rapporteur public, sur sa proposition, de prononcer des conclusions à l'audience.

Les parties ont été régulièrement averties du jour de l'audience.

Le rapport de M. Drouet, président, a été entendu au cours de l'audience publique.

Considérant ce qui suit :

Sur les conclusions à fin d'annulation :

1. En premier lieu, les conditions de la notification au conducteur des retraits de points de son permis de conduire, prévues par les dispositions de l'article L. 223-3 du code de la route, ne conditionnent pas la régularité de la procédure suivie et partant, la légalité de ces retraits. Cette notification a pour seul objet de rendre ceux-ci opposables à l'intéressé et de faire courir le délai dont il dispose pour en contester la légalité devant la juridiction administrative. La circonstance que l'administration ne soit pas en mesure d'apporter la preuve que la notification des retraits successifs, effectuée par lettre simple, a bien été reçue par son destinataire, ne saurait lui interdire de constater que le permis a perdu sa validité, dès lors que la décision procédant au retrait des derniers points récapitule les retraits antérieurs et les rend ainsi opposables au conducteur. M. B ne saurait dès lors utilement se prévaloir de ce que divers retraits de points ne lui auraient pas été notifiés avant l'intervention de la décision constatant la perte de validité de son permis de conduire.

2. En deuxième lieu, en application des dispositions des articles L. 223-3 et R. 223-3 du code de la route, dans leurs versions successives applicables à la date des infractions en litige, lors de la constatation d'une infraction entraînant un retrait de points, l'auteur de celle-ci est notamment informé qu'il encourt un retrait de points, si la réalité de l'infraction est établie dans les conditions définies à l'article L. 223-1 du même code. Il est informé également de l'existence d'un traitement automatisé des retraits et reconstitutions de points et de la possibilité pour lui d'accéder aux informations le concernant.

3. L'information prévue par ces dispositions du code de la route constitue une formalité substantielle dont l'accomplissement, qui est une garantie essentielle donnée à l'auteur de l'infraction pour lui permettre d'en contester la réalité et d'en mesurer les conséquences sur la validité de son permis, est une condition de la régularité de la procédure suivie et, partant, de la légalité du retrait de points. Il appartient à l'administration d'apporter la preuve, par tous moyens, qu'elle a satisfait à cette obligation. M. B soutient que les informations préalables, mentionnées par les dispositions précitées du code de la route, ne lui ont pas été délivrées lors de la commission des infractions des 12 juin 2017, 6 février 2018, 20 juin 2018, 12 août 2018, 29 septembre 2018, 27 juin 2019, 26 octobre 2021 à 15 h 40 et 26 octobre 2021 à 15 h 41.

4. Aux termes du II de l'article R. 49-1 du code de procédure pénale : " Sans préjudice de l'article R. 249-9, le procès-verbal peut être dressé au moyen d'un appareil sécurisé dont les caractéristiques sont fixées par arrêté du garde des sceaux, ministre de la justice, permettant le recours à une signature manuscrite conservée sous forme numérique. " En vertu des articles A. 37-1 et suivants du même code, lorsque le procès-verbal de constatation de l'infraction est dressé avec un appareil électronique sécurisé permettant de dresser un procès-verbal dématérialisé, il est adressé, par voie postale au domicile du contrevenant, un avis de contravention et une notice de paiement. L'avis de contravention adressé par voie postale au contrevenant comporte les informations requises par les dispositions L. 223-3 et R. 223-3 du code de la route.

5. S'agissant de l'infraction commise le 12 juin 2017, Depuis une mise à jour logicielle effectuée le 15 avril 2015, tous les appareils électroniques utilisés par les agents verbalisateurs font apparaître sur la page présentée au contrevenant, en cas d'infraction entraînant retrait de points, l'ensemble des informations exigées par la loi. Dès lors, pour les infractions constatées à compter de cette date, la signature apposée par l'intéressé et conservée par voie électronique établit que ces informations lui ont été délivrées. La mention certifiée par l'agent selon laquelle le contrevenant a refusé d'apposer sa signature sur la page qui lui était présentée possède la même valeur probante. Il ressort des pièces du dossier que l'infraction commise le 12 juin 2017 qui a entraîné le retrait de trois points, a été constatée par l'établissement d'un procès-verbal électronique. Le ministre produit une copie du procès-verbal se rapportant à cette infraction, lequel comporte la mention " refus de signer ", précise la qualification de l'infraction et comporte en annexe la mention selon laquelle un retrait de trois points est prévu. Ce procès-verbal comporte, en outre, la mention de l'existence d'un traitement automatisé des points, de la possibilité pour l'intéressé d'exercer un droit d'accès et de rectification et de ce que le paiement de l'amende entraîne la reconnaissance de l'infraction. Dans ces conditions, le ministre doit être regardé comme s'étant acquitté de l'obligation qui lui incombe de fournir les informations prévues par les articles L. 223-3 et R. 223-3 du code de la route. Il suit de là que M. B n'est pas fondé à soutenir que le retrait de points à la suite de cette infraction serait intervenu au terme d'une procédure irrégulière.

6. S'agissant de l'infraction commise le 6 février 2018, il ressort des pièces du dossier, notamment des mentions du relevé d'information intégral, que M. B s'est acquitté le 22 février 2018 de l'amende forfaitaire afférente à l'infraction susvisée, constatée par un procès-verbal dématérialisé dressé le 6 février 2018 au moyen d'un appareil électronique sécurisé. En application des dispositions susmentionnées du code de procédure pénale, M. B doit être regardé comme ayant nécessairement reçu à son domicile l'avis de contravention afférent à cette infraction. Eu égard aux mentions dont cet avis de contravention doit être revêtu, il doit être regardé comme établi que l'administration s'est acquittée envers lui de son obligation de lui délivrer, préalablement au paiement de l'amende forfaitaire, les informations requises en vertu des dispositions des articles L. 223-3 et R. 223-3 du code de la route, dès lors qu'il ne démontre pas avoir été destinataire d'un avis inexact ou incomplet. Par suite, le moyen tiré du défaut de délivrance des informations préalables doit être écarté.

7. S'agissant de l'infraction commise le 20 juin 2018, l'omission de la formalité prévue aux articles L. 223-3 et R. 223 3 du code de la route est sans influence sur la régularité du retrait de points lorsque la réalité de l'infraction a été établie par une condamnation devenue définitive prononcée par le juge pénal qui a statué sur tous les éléments de fait et de droit portés à sa connaissance et que l'auteur de l'infraction a ainsi pu la contester. Cette dernière condition est également remplie lorsque la condamnation intervient selon la procédure simplifiée régie par les articles 524 et suivants du code de procédure pénale, qui permettent au juge de statuer sans débat préalable sur une contravention de police, mais qui réservent la possibilité, pour le prévenu, de former opposition à l'ordonnance pénale ainsi prononcée et d'obtenir que l'affaire soit portée à l'audience du tribunal de police ou de la juridiction de proximité dans les formes de la procédure ordinaire. Il ressort des pièces du dossier que la réalité de l'infraction commise le 20 juin 2018 par M. B a été établie par une condamnation pénale par jugement du tribunal judiciaire de Lyon en date du 24 octobre 2019 devenue définitive devenue définitive le 23 décembre 2019. Par suite le moyen tiré du manquement à l'obligation d'information préalable prévue aux articles L. 223-3 et R. 223-3 du code de la route ne saurait, en tout état de cause, être utilement invoqué à l'encontre du retrait de points consécutif à cette infraction.

8. S'agissant des infractions commises les 29 septembre 2018, 27 juin 2019 et le 26 octobre 2021 à 15 h 40 et 15 h 41, il résulte de la mention " procès-verbal électronique " portée sur le relevé intégral d'information que les infractions susvisées ont été constatées à l'aide d'un procès-verbal dématérialisé. Il résulte des dispositions portant application des articles R. 49-1 et R. 49-10 du code de procédure pénale, notamment celles de ses articles A. 37-10 à A. 37-13 dans leur rédaction issue de l'arrêté du 2 juin 2009 que lorsqu'une infraction au code de la route est constatée au moyen d'un procès-verbal dématérialisé, le service verbalisateur adresse au domicile du contrevenant ou à celui du titulaire du certificat d'immatriculation, un avis de contravention, une notice de paiement et un formulaire de requête en exonération comportant les informations requises par la loi. S'il résulte de l'instruction qu'en application des dispositions de l'article 529-2 du code de procédure pénale, à défaut du paiement de l'amende forfaitaire ou du dépôt régulier d'une requête tendant à son exonération, ces infractions ont fait l'objet de l'émission d'un titre exécutoire d'amende forfaitaire majorée devenu définitif laquelle établit la réalité de l'infraction en application des dispositions du quatrième alinéa de l'article L. 223-1 du code la route, cette circonstance n'est toutefois pas de nature à démontrer que M. B aurait reçu l'information prévue à l'article L. 223-3 du même code. Il ressort des pièces du dossier que les quatre infractions susvisées ont été constatées au moyen d'un procès-verbal électronique dressé par un agent verbalisateur et ont fait l'objet de l'émission de titres exécutoires d'amende forfaitaire majorée. Il résulte de l'examen de ces procès-verbaux, qui ne comportent pas les informations exigées par la loi, que ceux-ci ne sont pas signés par le requérant ni ne contiennent la mention d'un refus de signer. La production de ces procès-verbaux ne suffit ainsi pas à établir que le requérant aurait été destinataire de l'information requise par l'article L.223-3 du code la route. Toutefois, il résulte des historiques des documents reçus, produits par le ministre, que les avis de contravention ont été envoyés à l'intéressé les 5 octobre 2018, 4 juillet 2019 et 4 novembre 2021 et que M. B a adressé les 15 octobre 2018, 15 juillet 2019 et 20 novembre 2021 des requêtes en exonération, formées à l'aide du formulaire de requête en exonération qui constitue l'un des volets de l'avis de contravention, par lesquelles il entendait désigner un autre conducteur. Il est dès lors établi que M. B a nécessairement reçu l'avis de contravention afférent à chacune des infractions susvisées, lequel est réputé contenir toutes les informations dont la communication au contrevenant est exigée par les articles L. 223-3 et R. 223-3 du code de la route. Par suite, et alors que M. B ne démontre pas que les avis reçus étaient incorrects ou incomplet, le moyen tiré de ce que les retraits de points susvisés seraient intervenus au terme d'une procédure irrégulière doit être écarté.

9. S'agissant de l'infraction commise le 12 août 2018, si le ministre se prévaut des mentions du relevé d'information intégral de l'intéressé pour attester de l'émission d'un titre exécutoire d'amende forfaitaire majorée relatif à l'infraction commise le 12 août 2018, consistant en un excès de vitesse inférieur à 20 km/h en une zone où la vitesse autorisée est inférieure à 50 km/h, il n'établit pas, à défaut de le produire à l'instance, que le formulaire d'amende forfaitaire majorée dont M. B a été destinataire comportait les informations requises par le code de la route. Il ne résulte pas non plus de l'instruction que M. B aurait été rendu destinataire de l'ensemble des informations exigées par la loi, en particulier de l'information relative à la qualification de cette infraction, à l'occasion d'une infraction antérieure, de même nature, suffisamment récente. Par suite, M. B est fondé à soutenir que la décision de retrait d'un point consécutive à l'infraction du 12 août 2018 a été prise au terme d'une procédure irrégulière et, sans qu'il soit besoin de se prononcer sur les autres moyens dirigés contre cette décision, à en demander l'annulation.

10. En dernier lieu, Aux termes de l'article L. 223-1 du code de la route : " () La réalité d'une infraction entraînant retrait de points est établie par le paiement d'une amende forfaitaire ou l'émission du titre exécutoire de l'amende forfaitaire majorée, l'exécution d'une composition pénale ou par une condamnation définitive. () ". Il résulte des dispositions combinées des articles L. 225-1 du code de la route et des articles 529 et suivants du code de procédure pénale que le mode d'enregistrement et de contrôle des informations relatives aux infractions au code de la route conduit à considérer que la réalité de l'infraction est établie dans les conditions prévues à l'article L. 223-1 du code de la route dès lors qu'est inscrite, dans le système national des permis de conduire, la mention du paiement de l'amende forfaitaire ou de l'émission du titre exécutoire de l'amende forfaitaire majorée, sauf si l'intéressé justifie avoir présenté une requête en exonération dans les quarante-cinq jours de la constatation de l'infraction ou de l'envoi de l'avis de contravention ou formé, dans le délai prévu à l'article 530 du code de procédure pénale, une réclamation ayant entraîné l'annulation du titre exécutoire de l'amende forfaitaire majorée.

11. Il résulte des mentions du relevé d'information intégral versé au dossier, d'une part, que M. B s'est acquitté le 22 février 2018 de l'amende correspondant à l'infraction commise le 6 février 2018, d'autre part, que des titres exécutoires d'amende forfaitaire majorée ont été respectivement émis les 31 août 2017, 21 janvier 2019, 3 octobre 2019 et 17 février 2022 pour les infractions commises les 12 juin 2017, 29 septembre 2018, 27 juin 2019 et 26 octobre 2021 à 15 h 40 et 15 h 41. Enfin, tel qu'exposé précédemment, la réalité de l'infraction du 20 juin 2018 a été constatée par l'existence d'une condamnation pénale devenue définitive. En l'absence de tout élément avancé par l'intéressé de nature à mettre en doute l'exactitude de ces mentions, la réalité de ces infractions est, dès lors, établie dans les conditions prévues à l'article L. 223-1 du code de la route. Par suite, le moyen tiré du défaut d'établissement de la réalité des infractions doit être écarté.

12. Il résulte de tout ce qui précède que M. B est seulement fondé à demander l'annulation de la décision par laquelle le ministre de l'intérieur lui a retiré un point de son permis de conduire à raison de l'infraction commise le 12 août 2018, ainsi que, par voie de conséquence, de la décision référencée " 48 SI " du 1er juillet 2022 du ministre de l'intérieur en tant qu'elle prononce l'invalidation de son permis de conduire pour solde de points nul.

Sur les conclusions à fin d'injonction :

13. Il résulte de ce qui vient d'être dit que le présent jugement implique nécessairement qu'il soit enjoint au ministre de l'intérieur et des outre-mer, sous réserve de retraits de points éventuellement prononcés par ailleurs à raison d'infractions étrangères à la présente instance, de restituer le permis de conduire de M. B doté du point illégalement retiré à la suite de l'infraction commise le 12 août 2018, dans un délai de deux mois à compter de la notification du présent jugement.

Sur les frais liés au litige :

14. Il n'y a pas lieu, dans les circonstances de l'espèce, de mettre une somme à la charge de l'État au titre des frais exposés par M. B et non compris dans les dépens.

DÉCIDE :

Article 1er : Sont annulées la décision du ministre de l'intérieur portant retrait d'un point à la suite de l'infraction au code de la route commise le 12 août 2018 et la décision référencée " 48 SI " du 1er juillet 2022 du ministre de l'intérieur et des outre-mer en tant qu'il prononce l'invalidation du permis de conduire de M. B.

Article 2 : Il est enjoint au ministre de l'intérieur et des outre-mer de restituer à M. B le point illégalement retiré à la suite de l'infraction mentionnée à l'article 1er, sans toutefois que cette restitution ne puisse porter le capital de points du permis de conduire de l'intéressé à un nombre supérieur à douze, réduit des retraits de points éventuellement prononcées par ailleurs à raison d'infractions étrangères à la présente instance, dans un délai de deux mois à compter de la date de notification du présent jugement.

Article 3 : Le surplus des conclusions de la requête de M. B est rejeté.

Article 4 : Le présent jugement sera notifié à M. A B et au ministre de l'intérieur et des outre-mer.

Rendu public par mise à disposition au greffe le 14 décembre 2022.

Le magistrat désigné,

H. DrouetLa greffière,

C. Amouny

La République mande et ordonne au ministre de l'intérieur et des outre-mer en ce qui le concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.

Pour expédition conforme,

Une greffière,

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