jeudi 20 octobre 2022
| Juridiction | Tribunal Administratif de Lyon |
| Section | Tribunal Administratif de Lyon |
| N° Dossier | TA69-2205742 |
| Type | Décision |
| Recours | Excès de pouvoir |
| Publication | C |
| Formation | 2ème chambre |
| Avocat requérant | SCP ROBIN VERNET |
Vu la procédure suivante :
Par une requête, enregistrée le 26 juillet 2022, M. F B, représenté par la SCP Robin-Vernet (Me Robin), demande au tribunal :
1°) d'annuler les décisions du 27 juin 2022 par lesquelles le préfet du Rhône a refusé de lui délivrer un titre de séjour, l'a obligé à quitter le territoire français dans un délai de trente jours, a fixé le pays à destination duquel il pourra être reconduit d'office et a prononcé à son encontre une interdiction de retour sur le territoire français d'une durée de six mois ;
2°) d'enjoindre au préfet du Rhône de lui délivrer un certificat de résidence portant la mention " salarié " dans un délai de 48 heures à compter de la notification du jugement à intervenir ;
3°) de mettre à la charge de l'Etat une somme de 1 500 euros au titre des dispositions de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
M. B soutient que :
En ce qui concerne la décision de refus de titre de séjour :
- elle n'est pas suffisamment motivée ;
- elle est entachée d'un défaut d'examen particulier de sa situation personnelle ;
- elle est entachée d'erreur de droit dès lors que le préfet s'est prononcé sans examiner lui-même la demande d'autorisation de travail, en se bornant à lui opposer le fait qu'il ne bénéficiait pas d'un contrat visé par les autorités compétentes ;
- compte tenu de son expérience et de sa qualification professionnelles, elle est entachée d'une erreur manifeste d'appréciation dans l'exercice par le préfet de son pouvoir de régularisation ;
En ce qui concerne l'obligation de quitter le territoire français et la décision d'octroi d'un délai de départ volontaire de trente jours :
- ces décisions sont illégales en conséquence de l'illégalité du refus de délivrance d'un certificat de résidence ;
- au regard de ses attaches en France et de ses perspectives d'intégration professionnelles, elles sont entachées d'une erreur manifeste d'appréciation et méconnaissent les stipulations de l'article 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales ;
En ce qui concerne la décision fixant le pays de destination :
- elle devra être annulée en raison de l'annulation des décisions portant refus de titre de séjour et obligation de quitter le territoire français ;
En ce qui concerne l'interdiction de retour sur le territoire français :
- elle est insuffisamment motivée ;
- elle est entachée d'un défaut d'examen de sa situation personnelle ;
- compte tenu de sa situation, elle entachée d'une erreur d'appréciation, tant dans son principe que dans sa durée, qui est excessive.
La clôture d'instruction a été fixée au 13 septembre 2022 par une ordonnance du 28 juillet 2022.
Un mémoire a été présenté par M. B, représenté par la SCP Robin-Vernet, enregistré le 11 octobre 2022, après la clôture d'instruction, et n'a pas été communiqué.
Vu les autres pièces du dossier.
Vu :
- la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales ;
- l'accord franco-algérien du 27 décembre 1968 relatif à la circulation, à l'emploi et au séjour en France des ressortissants algériens et de leurs familles ;
- le code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile ;
- le code des relations entre le public et l'administration ;
- le code du travail ;
- le code de justice administrative.
Le président de la formation de jugement a dispensé le rapporteur public, sur sa proposition, de prononcer des conclusions à l'audience.
Les parties ont été régulièrement averties du jour de l'audience.
Ont été entendus au cours de l'audience publique :
- le rapport de M. D,
- et les observations de Me Beligon, substituant Me Robin, représentant M. B, requérant.
Considérant ce qui suit :
1. M. B, ressortissant algérien né le 26 décembre 1974, est entré en France le 6 février 2016 sous couvert d'un visa de court séjour. Le 28 mars 2022, il a sollicité son admission exceptionnelle au séjour en invoquant sa situation professionnelle. Par des décisions du 27 juin 2022, le préfet du Rhône a refusé de lui délivrer un titre de séjour, lui a fait obligation de quitter le territoire français dans un délai de trente jours, a fixé le pays à destination duquel il est susceptible d'être reconduit d'office et a prononcé à son encontre une interdiction de retour sur le territoire français d'une durée de six mois. M. B demande l'annulation de ces décisions.
En ce qui concerne le refus de titre de séjour :
2. En premier lieu, le refus de titre de séjour litigieux vise les textes dont il est fait application, notamment l'accord franco-algérien. Par ailleurs, il précise les éléments déterminants de la situation du requérant qui ont conduit à lui refuser la délivrance d'un titre de séjour. Dès lors, il comporte l'énoncé des éléments de droit et de fait qui en constituent le fondement et satisfait ainsi aux exigences de motivation résultant des dispositions des articles L. 211-2 et suivants du code des relations entre le public et l'administration. Par suite, le moyen tiré du défaut de motivation manque en fait.
3. En deuxième lieu, avant de rejeter la demande d'admission exceptionnelle au séjour présentée par M. B, le préfet a examiné sa situation professionnelle. S'il a, à tort, opposé à l'intéressé la circonstance qu'il ne justifiait pas d'un contrat de travail visé par les autorités compétentes, alors qu'un tel visa n'est pas nécessaire s'agissant d'une demande d'admission au séjour présentée à titre exceptionnel, qui n'a pas à être instruite selon les règles fixées par le code du travail, pour autant, il ne ressort ni des termes de la décision attaquée, ni d'aucune autre pièce du dossier, que le préfet n'aurait pas procédé à un examen particulier de la situation du requérant. Par suite le moyen tiré de l'erreur de droit doit être écarté.
4. En troisième lieu, M. B a demandé au préfet de faire usage de son pouvoir de régularisation à titre exceptionnel, en invoquant sa qualification et son expérience professionnelles. Il n'a toutefois pas invoqué dans sa demande les stipulations de l'article 7 b) de l'accord franco-algérien, selon lesquelles les ressortissants algériens désireux d'exercer une activité professionnelle salariée reçoivent un certificat de résidence valable un an pour toutes professions et toutes régions, portant la mention " salarié ", sur présentation d'un contrat de travail visé par les services du ministre chargé de l'emploi. Dès lors, d'une part, si, ainsi qu'il a été dit au point précédent, le préfet a opposé à tort à M. B la circonstance qu'il ne disposait pas d'un contrat de travail visé, il ne ressort cependant pas des pièces du dossier que cette erreur aurait eu une incidence sur le sens de la décision attaquée. D'autre part, dès lors que le préfet n'était pas saisi d'une demande de délivrance d'un certificat de résidence en qualité de salarié, sur le fondement des stipulations de l'article 7 b) de l'accord franco-algérien, le fait d'avoir opposé cette circonstance à l'intéressé ne saurait constituer une erreur de droit.
5. En quatrième et dernier lieu, M. B se prévaut de son expérience en qualité de mécanicien dans son pays d'origine, de son certificat d'aptitude professionnelle d'ouvrier qualifié en " mécanique auto diesel ", ainsi que d'une promesse d'embauche pour un contrat à durée indéterminée à temps plein comme mécanicien automobile. Toutefois, et à supposer même que ce secteur d'activité serait en tension, comme le soutient le requérant, ces seules circonstances ne permettent pas, compte tenu par ailleurs de la durée de la présence en France de l'intéressé et de ses liens sur le territoire, de démontrer une erreur manifeste d'appréciation dans l'exercice par le préfet de son pouvoir de régularisation. La circonstance que M. B se soit vu délivrer une autorisation de travail le 6 juillet 2022 est sans incidence sur la légalité de la décision en litige, dès lors que cette autorisation est postérieure à la date d'édiction de cette décision, à laquelle s'apprécie sa légalité.
En ce qui concerne les décisions portant obligation de quitter le territoire français et fixant le délai de départ volontaire :
6. En premier lieu, M. B n'ayant pas démontré l'illégalité du refus de certificat de résidence, le moyen tiré de l'exception d'illégalité de cette décision doit être écarté ;
7. En second lieu, aux termes de l'article 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales : " 1. Toute personne a droit au respect de sa vie privée et familiale, de son domicile et de sa correspondance. / 2. Il ne peut y avoir ingérence d'une autorité publique dans l'exercice de ce droit que pour autant que cette ingérence est prévue par la loi et qu'elle constitue une mesure qui, dans une société démocratique, est nécessaire à la sécurité nationale, à la sûreté publique, au bien-être économique du pays, à la défense de l'ordre et à la prévention des infractions pénales, à la protection de la santé ou de la morale, ou à la protection des droits et libertés d'autrui. " Pour l'application de ces stipulations, l'étranger qui invoque la protection due à son droit au respect de sa vie privée et familiale en France doit apporter toute justification permettant d'apprécier la réalité et la stabilité de ses liens personnels et familiaux effectifs en France au regard de ceux qu'il a conservés dans son pays d'origine.
8. Il ressort des pièces du dossier que M. B est entré en France le 6 février 2016, à l'âge de 41 ans, après avoir jusque-là vécu dans son pays d'origine. A la date des décisions attaquées, il résidait en France depuis seulement six ans. Selon les mentions non contestées de ces décisions, son épouse réside en situation irrégulière sur le territoire français. Selon les indications du formulaire de demande de titre, émanant de M. B lui-même, ses parents et cinq de ses frères et sœurs habitent en Algérie, pays dans lequel il a lui-même résidé et exercé une activité professionnelle l'essentiel de son existence et où sa cellule familiale pourra se reformer. Ses perspectives d'intégration professionnelle et ses activités associatives ne peuvent suffire à démontrer une intégration particulière sur le territoire français. Ainsi, et même en tenant compte des conséquences spécifiques de la mesure d'éloignement, le moyen tiré de la méconnaissance des stipulations précitées de l'article 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales dont serait entachée cette mesure et la décision fixant le délai de départ volontaire doit être écarté. Pour ces mêmes raisons, ces décisions ne sont pas entachées d'une erreur manifeste d'appréciation.
En ce qui concerne la décision fixant le pays de destination :
9. Il résulte de ce qui précède que M. B n'est pas fondé à soutenir que la décision fixant le pays de renvoi doit être annulée par voie de conséquence de l'annulation des décisions portant refus d'admission au séjour et obligation de quitter le territoire français prises à son encontre.
En ce qui concerne l'interdiction de retour sur le territoire français :
10. Aux termes de l'article L. 612-7 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile : " Lorsque l'étranger s'est maintenu irrégulièrement sur le territoire au-delà du délai de départ volontaire, l'autorité administrative édicte une interdiction de retour. Des circonstances humanitaires peuvent toutefois justifier que l'autorité administrative n'édicte pas d'interdiction de retour. Les effets de cette interdiction cessent à l'expiration d'une durée, fixée par l'autorité administrative, qui ne peut excéder deux ans à compter de l'exécution de l'obligation de quitter le territoire français. " Aux termes de l'article L. 612-8 du même code : " Lorsque l'étranger n'est pas dans une situation mentionnée aux articles L. 612-6 et L. 612-7, l'autorité administrative peut assortir la décision portant obligation de quitter le territoire français d'une interdiction de retour sur le territoire français. Les effets de cette interdiction cessent à l'expiration d'une durée, fixée par l'autorité administrative, qui ne peut excéder deux ans à compter de l'exécution de l'obligation de quitter le territoire français. " Enfin, aux termes de l'article L. 612-10 du même code : " Pour fixer la durée des interdictions de retour mentionnées aux articles L. 612-6 et L. 612-7, l'autorité administrative tient compte de la durée de présence de l'étranger sur le territoire français, de la nature et de l'ancienneté de ses liens avec la France, de la circonstance qu'il a déjà fait l'objet ou non d'une mesure d'éloignement et de la menace pour l'ordre public que représente sa présence sur le territoire français. Il en est de même pour l'édiction et la durée de l'interdiction de retour mentionnée à l'article L. 612-8 ainsi que pour la prolongation de l'interdiction de retour prévue à l'article L. 612-11. "
11. En premier lieu, il ressort des termes mêmes de ces dispositions que l'autorité compétente doit, pour décider de prononcer à l'encontre de l'étranger soumis à l'obligation de quitter le territoire français une interdiction de retour et en fixer la durée, tenir compte, dans le respect des principes constitutionnels, des principes généraux du droit et des règles résultant des engagements internationaux de la France, des quatre critères qu'elles énumèrent, sans pouvoir se limiter à ne prendre en compte que l'un ou plusieurs d'entre eux. La décision d'interdiction de retour doit comporter l'énoncé des considérations de droit et de fait qui en constituent le fondement, de sorte que son destinataire puisse à sa seule lecture en connaître les motifs. Si cette motivation doit attester de la prise en compte par l'autorité compétente, au vu de la situation de l'intéressé, de l'ensemble des critères prévus par la loi, aucune règle n'impose que le principe et la durée de l'interdiction de retour fassent l'objet de motivations distinctes, ni que soit indiquée l'importance accordée à chaque critère.
12. Il incombe ainsi à l'autorité compétente qui prend une décision d'interdiction de retour d'indiquer dans quel cas susceptible de justifier une telle mesure se trouve l'étranger. Elle doit par ailleurs faire état des éléments de la situation de l'intéressé au vu desquels elle a arrêté, dans son principe et dans sa durée, sa décision, eu égard notamment à la durée de la présence de l'étranger sur le territoire français, à la nature et à l'ancienneté de ses liens avec la France et, le cas échéant, aux précédentes mesures d'éloignement dont il a fait l'objet. Elle doit aussi, si elle estime que figure au nombre des motifs qui justifie sa décision une menace pour l'ordre public, indiquer les raisons pour lesquelles la présence de l'intéressé sur le territoire français doit, selon elle, être regardée comme une telle menace. En revanche, si, après prise en compte de ces deux derniers critères, elle ne les retient pas au nombre des motifs de sa décision, elle n'est pas tenue, à peine d'irrégularité, de le préciser expressément.
13. En l'espèce, la décision attaquée indique que M. B, qui est entré en France le 6 février 2016, ne justifie pas d'une vie privée et familiale ancienne et stable en France, ni de son insertion dans la société française, et qu'il a déjà fait l'objet d'une précédente mesure d'éloignement, qu'il n'a pas exécutée. Il s'ensuit que la décision prononçant une interdiction de retour sur le territoire français en litige est suffisamment motivée.
14. En deuxième lieu, il ne ressort pas des pièces du dossier que le préfet du Rhône n'aurait pas procédé à un examen suffisant de la situation de M. B avant d'édicter la mesure d'interdiction de retour sur le territoire français attaquée.
15. En troisième et dernier lieu, le requérant s'est maintenu plusieurs années sur le territoire français sans chercher à régulariser sa situation. Eu égard à la durée de sa présence sur le territoire français et à l'absence de justification d'une vie privée et familiale stable et intense en France, il n'est pas fondé à soutenir que l'interdiction de retour sur le territoire français pendant une durée de six mois qui lui a été opposée est entachée d'une erreur d'appréciation, et ce à supposer même que, comme il le soutient, l'obligation de quitter le territoire français qui a été prise à son encontre le 28 novembre 2018 ne lui aurait pas été notifiée.
16. Il résulte de l'ensemble de ce qui précède, que les conclusions à fin d'annulation de la requête doivent être rejetées, ainsi que, par voie de conséquence, les conclusions aux fins d'injonction et celles tendant à l'application des dispositions de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
D E C I D E :
Article 1er : La requête de M. B est rejetée.
Article 2 : Le présent jugement sera notifié à M. F B et au préfet du Rhône.
Délibéré après l'audience du 13 octobre 2022, à laquelle siégeaient :
M. Chenevey, président,
Mme Monteiro, première conseillère,
Mme Flechet, première conseillère.
Rendu public par mise à disposition au greffe le 20 octobre 2022.
Le président rapporteur,
J.-P. DL'assesseure la plus ancienne
dans l'ordre du tableau,
M. E
La greffière,
A. Baviera
La République mande et ordonne au préfet du Rhône en ce qui le concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.
Pour expédition,
Un greffier,
N° 205742
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608292
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. A... contre l'arrêté du préfet des Hautes-Alpes du 5 mai 2026 prolongeant son assignation à résidence. Le requérant invoquait une atteinte disproportionnée à sa liberté d'aller et venir et une méconnaissance de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et de l'article 3-1 de la Convention internationale des droits de l'enfant. Le tribunal a jugé que les contraintes horaires imposées (présence au domicile de 14h à 17h) n'étaient pas disproportionnées, faute de preuves suffisantes de leur incompatibilité avec le suivi scolaire de sa belle-fille. La décision s'appuie sur les articles L. 731-1 et R. 733-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608430
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant égyptien, contestant un arrêté préfectoral du 14 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. La juridiction a estimé que l'arrêté était suffisamment motivé et ne méconnaissait pas les articles L. 612-6 et L. 612-10 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA), le préfet ayant examiné les critères légaux. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, y compris la demande d'aide juridictionnelle provisoire et de communication du dossier.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608432
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant sénégalais, contestant un arrêté préfectoral du 15 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. Le tribunal a jugé que l'arrêté était suffisamment motivé et que la situation personnelle du requérant avait été examinée, notamment son maintien irrégulier après expiration de son visa. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, sur la base des articles L. 613-1, L. 612-2, L. 612-6 et L. 721-4 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2607881
Le Tribunal administratif de Marseille, statuant en référé sur le fondement de l’article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de suspension de l’arrêté du sous-préfet d’Istres du 7 avril 2026 mettant en demeure M. et Mme A... de quitter leur logement à Vitrolles. La requête a été jugée irrecevable car elle n’était pas accompagnée de la copie intégrale de la décision contestée, en méconnaissance des exigences procédurales. En conséquence, le juge a appliqué l’article L. 522-3 du même code pour rejeter la requête sans instruction ni audience, et a refusé l’admission provisoire à l’aide juridictionnelle.
01/06/2026