mercredi 3 août 2022
| Juridiction | Tribunal Administratif de Lyon |
| Section | Tribunal Administratif de Lyon |
| N° Dossier | TA69-2205823 |
| Type | Décision |
| Recours | Excès de pouvoir |
| Publication | C |
| Formation | ELOIGNEMENT |
| Avocat requérant | TOMASI |
Vu la procédure suivante :
Par une requête, enregistrée le 29 juillet 2022, M. D B, représenté par Me Hmaida, demande au tribunal :
1°) d'annuler l'arrêté du 27 juillet 2022 par lequel le préfet de l'Isère l'a obligé à quitter le territoire français, a refusé de lui accorder un délai de départ volontaire, a fixé le pays de destination et a prononcé une interdiction de retour sur le territoire français d'une durée d'un an ;
2°) d'enjoindre au préfet de l'Isère de procéder au réexamen de sa situation et de lui délivrer, dans l'attente, une autorisation provisoire de séjour dans un délai de deux mois à compter de la notification du jugement à intervenir, sous astreinte de 100 euros par jour de retard ;
3°) de mettre à la charge de l'Etat la somme de 1 000 euros au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
Il soutient que :
- l'arrêté attaqué est entaché d'incompétence ;
En ce qui concerne la décision l'obligeant à quitter le territoire français :
- elle méconnaît les stipulations de l'article 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales ;
- elle méconnaît les stipulations du paragraphe 1 de l'article 3 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales ;
En ce qui concerne la décision de refus de délai de départ volontaire :
- elle est illégale en raison de l'illégalité de la décision l'obligeant à quitter le territoire français ;
- il n'a pas déclaré son intention de ne pas se conformer à l'obligation de quitter le territoire français, mais son impossibilité de regagner son pays d'origine en raison des craintes qu'il nourrit ;
- il dispose de garanties de représentation ;
- le préfet de l'Isère a commis une erreur manifeste d'appréciation en estimant qu'il présentait un risque de fuite ;
En ce qui concerne la décision fixant le pays de destination :
- elle est illégale en raison de l'illégalité des décisions l'obligeant à quitter le territoire français et lui refusant un délai de départ volontaire ;
- elle méconnaît les stipulations de l'article 3 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales ;
En ce qui concerne la décision lui interdisant de revenir sur le territoire français pendant un an :
- elle est illégale en raison de l'illégalité des décisions l'obligeant à quitter le territoire français et lui refusant un délai de départ volontaire ;
- elle est entachée d'une erreur manifeste d'appréciation dans son principe ;
- elle est entachée d'une erreur d'appréciation dans sa durée.
Des pièces ont été produites en défense par le préfet de l'Isère le 29 juillet 2022 et le 1er août 2022.
La présidente du tribunal a délégué les pouvoirs qui lui sont attribués par l'article L. 614-9 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile à Mme Gros, conseillère.
Vu les autres pièces du dossier ;
Vu :
- la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales ;
- la convention internationale relative aux droits de l'enfant ;
- le code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile ;
- le code de justice administrative ;
Les parties ont été régulièrement averties du jour de l'audience.
Au cours de l'audience publique du 1er août 2022, Mme A a présenté son rapport et entendu :
- les observations de Me Hmaida, représentant M. B, qui reprend les conclusions et les moyens de la requête, à l'exception du vice d'incompétence, expressément abandonné, ajoute, s'agissant du risque de fuite, que la décision du 23 février 2021 prononçant l'assignation à résidence du requérant pour l'exécution de l'obligation de quitter le territoire français prononcée à son encontre le 12 décembre 2020 ne lui a pas été notifiée avec l'assistance d'un interprète, l'empêchant de saisir la portée des obligations qui pesaient sur lui dans ce cadre, et, s'agissant des craintes invoquées en cas de retour en Albanie, indique que l'inertie des autorités policières, qui n'ont pas remis à M. B et à son épouse de procès-verbal de dépôt de plainte et n'ont procédé à aucune investigation, ainsi que les menaces que les intéressés ont continuées de recevoir sur leur nouveau numéro de téléphone, qu'ils n'avaient communiqué à personne hormis aux forces de l'ordre, témoignent des accointances de l'agresseur de l'épouse de M. B avec celles-ci, souligne, pour attester du lien entre l'incendie ayant visé le débit de boissons exploité de façon saisonnière par le requérant et la dénonciation de l'agression subie par son épouse, que l'établissement a toujours été aux normes et son exploitation paisible et que la présence de cratères a été constatée dans la salle de restauration, évoquant un incendie d'origine criminelle, et précise, enfin, que les intéressés n'ont pas entrepris de démarches à la suite de cet évènement compte-tenu du traitement réservé à leur première plainte,
- les observations de M. B, assisté de Mme E, interprète en langue albanaise, mais s'exprimant en français, qui a repris les éléments exposés par son avocate s'agissant de l'absence de protection des autorités albanaises, du lien entre la dénonciation de l'agression subie par son épouse et l'incendie de son établissement et de l'absence de nouvelle démarche entreprise à ce titre, et fait valoir sa bonne insertion dans la société française.
Le préfet de l'Isère n'était ni présent, ni représenté.
La clôture de l'instruction a été prononcée à l'issue de l'audience.
Considérant ce qui suit :
1. M. D B, ressortissant albanais né 21 mars 1994, serait entré en France au mois d'octobre 2018 en compagnie de son épouse. Après le rejet de sa demande d'asile, le préfet de l'Isère l'a obligé à quitter le territoire français dans un délai de trente jours par un arrêté du 12 octobre 2020, dont la légalité a été confirmée par le tribunal administratif de Grenoble. Le 27 octobre 2022, M. B a été interpellé par les services de police pour conduite d'un véhicule sans permis. Par un arrêté du 27 juillet 2022, le préfet de l'Isère l'a obligé à quitter le territoire français, a refusé de lui accorder un délai de départ volontaire, a fixé le pays de destination et a prononcé une interdiction de retour sur le territoire français d'une durée d'un an. M. B demande au tribunal l'annulation de ces décisions.
Sur les conclusions à fin d'annulation :
En ce qui concerne la décision obligeant M. B à quitter le territoire français :
2. En premier lieu, aux termes de l'article 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales : " 1. Toute personne a droit au respect de sa vie privée et familiale, de son domicile et de sa correspondance. / 2. Il ne peut y avoir ingérence d'une autorité publique dans l'exercice de ce droit que pour autant que cette ingérence est prévue par la loi et qu'elle constitue une mesure qui, dans une société démocratique, est nécessaire à la sécurité nationale, à la sûreté publique, au bien-être économique du pays, à la défense de l'ordre et à la prévention des infractions pénales, à la protection de la santé ou de la morale ou à la protection des droits et libertés d'autrui. ". Aux termes de l'article 3 de la convention internationale relative aux droits de l'enfant : " 1. Dans toutes les décisions qui concernent les enfants, qu'elles soient le fait des institutions publiques ou privées de protection sociale, des tribunaux, des autorités administratives ou des organes législatifs, l'intérêt supérieur de l'enfant doit être une considération primordiale. () ".
3. Il ressort des pièces du dossier que M. B, entré en France au mois d'octobre 2018, soit trois ans et dix mois avant l'intervention de la décision attaquée, s'y est maintenu en dépit de la mesure d'éloignement prononcée à son encontre le 12 octobre 2020. Son épouse, de même nationalité que lui, se trouve également en situation irrégulière. La cellule familiale que les intéressés forment avec leur fille C, née le 15 mai 2021, a, ainsi, vocation à se reconstituer en Albanie. M. B soutient, toutefois, que les menaces pesant sur sa famille y font obstacle. A cet égard, il fait valoir qu'à la suite de l'agression dont a été victime son épouse lors d'un déplacement en Italie, et qui a été tenue pour établie par la Cour nationale du droit d'asile dans sa décision du 26 août 2019, ils ont déposé une plainte qui n'a cependant pas été formellement enregistrée et n'a donné lieu à aucune investigation de la part des autorités policières et qu'à la suite de cette démarche, ils ont reçu des menaces sur leur nouveau numéro de téléphone, connu de leur seul cercle familial et des forces de l'ordre, confirmant les accointances de celles-ci avec l'individu mis en cause, tandis que l'établissant exploité jusque-là paisiblement par M. B a été victime d'un incendie, alors qu'il était aux normes, incident au titre duquel ils ont renoncé, malgré la présence de cratères au sol dans la salle de restauration leur laissant suspecter une origine criminelle, à exercer de quelconques démarches en raison du traitement réservé à leur plainte, préférant fuir l'Albanie. Les déclarations écrites et orales du requérant, pas plus que l'attestation produite, ne suffisent, toutefois, à établir que les membres de son foyer seraient exposés à des risques réels et actuels de traitements inhumains et dégradants en cas de retour en Albanie, interdisant la reconstitution de la cellule dans ce pays. Par ailleurs, la seule circonstance que l'une des sœurs de M. B est titulaire d'une carte de séjour temporaire ne permet pas de considérer qu'il aurait en France le centre de ses attaches, la régularité de la situation administrative de ses parents n'étant, quant à elle, pas attestée. Dans ces conditions, en dépit de ses efforts d'intégration, le requérant n'est pas fondé à soutenir que la décision l'obligeant à quitter le territoire français porterait à son droit au respect de sa vie privée et familiale une atteinte disproportionnée aux buts en vue desquels elle a été prise ou serait contraire à l'intérêt supérieur de sa fille C. Par suite, les moyens tirés de la méconnaissance des stipulations précitées de l'article 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales et du paragraphe 1 de l'article 3 de la convention internationale relative aux droits de l'enfant doivent être écartés.
En ce qui concerne la décision refusant à M. B un délai de départ volontaire :
4. En premier lieu, il résulte de ce qui précède que M. B n'est pas fondé à exciper de l'illégalité de la décision l'obligeant à quitter le territoire français à l'appui de ses conclusions dirigées contre la décision refusant de lui accorder un délai de départ volontaire.
5. En deuxième lieu, aux termes de l'article L. 612-2 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile : " Par dérogation à l'article L. 612-1, l'autorité administrative peut refuser d'accorder un délai de départ volontaire dans les cas suivants : / () 3° Il existe un risque que l'étranger se soustraie à la décision portant obligation de quitter le territoire français dont il fait l'objet. () ". Aux termes de l'article L. 612-3 du même code : " Le risque mentionné au 3° de l'article L. 612-2 peut être regardé comme établi, sauf circonstance particulière, dans les cas suivants : / 1° L'étranger, qui ne peut justifier être entré régulièrement sur le territoire français, n'a pas sollicité la délivrance d'un titre de séjour ; / () 4° L'étranger a explicitement déclaré son intention de ne pas se conformer à son obligation de quitter le territoire français ; / 5° L'étranger s'est soustrait à l'exécution d'une précédente mesure d'éloignement ; / () 8° L'étranger ne présente pas de garanties de représentation suffisantes, notamment parce qu'il ne peut présenter des documents d'identité ou de voyage en cours de validité, qu'il a refusé de communiquer les renseignements permettant d'établir son identité ou sa situation au regard du droit de circulation et de séjour ou a communiqué des renseignements inexacts, qu'il a refusé de se soumettre aux opérations de relevé d'empreintes digitales ou de prise de photographie prévues au 3° de l'article L. 142-1, qu'il ne justifie pas d'une résidence effective et permanente dans un local affecté à son habitation principale ou qu'il s'est précédemment soustrait aux obligations prévues aux articles L. 721-6 à L. 721-8, L. 731-1, L. 731-3, L. 733-1 à L. 733-4, L. 733-6, L. 743-13 à L. 743-15 et L. 751-5. ".
6. Si M. B soutient qu'il ne peut être regardé comme ayant déclaré lors de son audition par les services de police son intention de ne pas se conformer à l'obligation de quitter le territoire français, qu'il a présenté son permis de conduire albanais et dispose d'un passeport et qu'il justifie d'une résidence effective et permanente, il ressort des pièces du dossier que l'intéressé n'a pas exécuté, dans le délai imparti, la mesure d'éloignement prise à son encontre par le préfet de l'Isère le 12 octobre 2020 et qu'assigné à résidence pour l'exécution de cette mesure le 23 février 2021, il ne s'est pas conformé à l'obligation de se présenter deux fois par semaine aux services de gendarmerie. Il résulte de l'instruction que le préfet de l'Isère aurait retenu l'existence d'un risque de fuite s'il ne s'était fondé que sur cette seule circonstance, laquelle permet de caractériser un tel risque, sauf circonstance particulière. Ne constituent pas de telles circonstances le dépôt d'une demande de titre de séjour ni, eu égard à ce qui a été dit au point 3, les craintes invoquées par M. B en cas de retour en Albanie, ou encore la notification de la décision d'assignation à résidence sans l'assistance d'un interprète, laquelle est seulement susceptible de faire obstacle, le cas échéant, au déclenchement du délai de recours contentieux. Dès lors, c'est sans méconnaître les dispositions combinées des articles L. 612-2 et L. 612-3 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile ni commettre d'erreur manifeste d'appréciation que le préfet de l'Isère a refusé d'accorder au requérant un délai de départ volontaire.
En ce qui concerne la décision fixant le pays de destination :
7. En premier lieu, il résulte de ce qui précède que M. B n'est pas fondé à exciper de l'illégalité des décisions l'obligeant à quitter le territoire français et refusant de lui accorder un délai de départ volontaire à l'appui de ses conclusions dirigées contre la décision fixant le pays de destination.
8. En second lieu, aux termes de l'article 3 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales : " Nul ne peut être soumis à la torture ni à des peines ou traitements inhumains ou dégradants. ".
9. Eu égard à ce qui a été énoncé au point 3, le moyen tiré de ce que la décision fixant comme pays de destination l'Albanie méconnaîtrait les stipulations de l'article 3 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales doit être écarté.
En ce qui concerne la décision interdisant à M. B de revenir sur le territoire français pendant un an :
10. Aux termes de l'article L. 612-6 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile : " Lorsqu'aucun délai de départ volontaire n'a été accordé à l'étranger, l'autorité administrative assortit la décision portant obligation de quitter le territoire français d'une interdiction de retour sur le territoire français. Des circonstances humanitaires peuvent toutefois justifier que l'autorité administrative n'édicte pas d'interdiction de retour. () ". Aux termes de l'article L. 612-10 de ce code : " Pour fixer la durée des interdictions de retour mentionnées aux articles L. 612-6 et L. 612-7, l'autorité administrative tient compte de la durée de présence de l'étranger sur le territoire français, de la nature et de l'ancienneté de ses liens avec la France, de la circonstance qu'il a déjà fait l'objet ou non d'une mesure d'éloignement et de la menace pour l'ordre public que représente sa présence sur le territoire français. () ".
11. En premier lieu, il résulte de ce qui précède que M. B n'est pas fondé à exciper de l'illégalité des décisions l'obligeant à quitter le territoire français et refusant de lui accorder un délai de départ volontaire à l'appui de ses conclusions dirigées contre la décision fixant le pays de destination.
12. En deuxième lieu, M. B a fait l'objet d'une mesure d'éloignement pour laquelle aucun délai de départ volontaire n'a été accordé. Il entre ainsi dans le cas prévu à l'article L. 612-6 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, dans lequel le préfet doit assortir son obligation de quitter le territoire français d'une interdiction de retour sur le territoire français, sauf s'il existe des circonstances humanitaires de nature à justifier qu'une telle interdiction ne soit pas décidée. Compte-tenu de ce qui a été dit au point 3, le requérant ne justifie d'aucune circonstance humanitaire. C'est dès lors à bon droit et sans commettre d'erreur manifeste d'appréciation que le préfet de l'Isère a prononcé à l'encontre de M. B une interdiction de retour sur le territoire français.
13. En troisième lieu, compte-tenu de la durée de sa présence et de ses attaches privées et familiales en France, telles qu'analysées au point 3, ainsi que de la précédente mesure d'éloignement dont il a fait l'objet, en fixant à un an la durée de l'interdiction de retour sur le territoire français prononcée à l'encontre de M. B, le préfet de l'Isère n'a pas commis d'erreur d'appréciation.
14. Il résulte de tout ce qui précède que M. B n'est pas fondé à demander l'annulation de l'arrêté du 27 juillet 2022 par lequel le préfet de l'Isère l'a obligé à quitter le territoire français, a refusé de lui accorder un délai de départ volontaire, a fixé le pays de destination et a prononcé une interdiction de retour sur le territoire français d'une durée d'un an.
Sur les conclusions aux fins d'injonction et d'astreinte :
15. Le présent jugement, qui rejette les conclusions à fin d'annulation présentées par M. B, n'appelle aucune mesure d'exécution. Par suite, ses conclusions aux fins d'injonction et d'astreinte doivent être rejetées.
Sur les frais liés au litige :
16. Les dispositions de l'article L. 761-1 du code de justice administrative font obstacle à ce que soit mis à la charge de l'Etat, qui n'est pas partie perdante dans la présente instance, le versement à M. B d'une somme au titre de ses frais d'instance.
DECIDE :
Article 1er : La requête de M. B est rejetée.
Article 2 : Le présent jugement sera notifié à M. D B et au préfet de l'Isère.
Rendu public par mise à disposition au greffe le 3 août 2022.
La magistrate désignée,
R. A
La greffière,
F. Gaillard
La République mande et ordonne au préfet de l'Isère en ce qui le concerne et à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.
Pour expédition,
Un greffier,
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608292
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. A... contre l'arrêté du préfet des Hautes-Alpes du 5 mai 2026 prolongeant son assignation à résidence. Le requérant invoquait une atteinte disproportionnée à sa liberté d'aller et venir et une méconnaissance de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et de l'article 3-1 de la Convention internationale des droits de l'enfant. Le tribunal a jugé que les contraintes horaires imposées (présence au domicile de 14h à 17h) n'étaient pas disproportionnées, faute de preuves suffisantes de leur incompatibilité avec le suivi scolaire de sa belle-fille. La décision s'appuie sur les articles L. 731-1 et R. 733-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608430
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant égyptien, contestant un arrêté préfectoral du 14 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. La juridiction a estimé que l'arrêté était suffisamment motivé et ne méconnaissait pas les articles L. 612-6 et L. 612-10 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA), le préfet ayant examiné les critères légaux. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, y compris la demande d'aide juridictionnelle provisoire et de communication du dossier.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608432
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant sénégalais, contestant un arrêté préfectoral du 15 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. Le tribunal a jugé que l'arrêté était suffisamment motivé et que la situation personnelle du requérant avait été examinée, notamment son maintien irrégulier après expiration de son visa. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, sur la base des articles L. 613-1, L. 612-2, L. 612-6 et L. 721-4 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2607881
Le Tribunal administratif de Marseille, statuant en référé sur le fondement de l’article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de suspension de l’arrêté du sous-préfet d’Istres du 7 avril 2026 mettant en demeure M. et Mme A... de quitter leur logement à Vitrolles. La requête a été jugée irrecevable car elle n’était pas accompagnée de la copie intégrale de la décision contestée, en méconnaissance des exigences procédurales. En conséquence, le juge a appliqué l’article L. 522-3 du même code pour rejeter la requête sans instruction ni audience, et a refusé l’admission provisoire à l’aide juridictionnelle.
01/06/2026