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AccueilJurisprudence administrativeN° TA69-2205895

Tribunal Administratif de Lyon — Décision N° TA69-2205895

jeudi 19 septembre 2024

JuridictionTribunal Administratif de Lyon
SectionTribunal Administratif de Lyon
N° DossierTA69-2205895
TypeDécision
RecoursExcès de pouvoir
PublicationC
Formation2ème chambre
Avocat requérantBENABDESSADOK

Texte intégral

Vu la procédure suivante :

Par une requête et un mémoire, enregistrés les 28 juillet et 27 septembre 2022, M. AA T et Mme N F, M. Y V et Mme AC M, M. L et Mme AD Z, M. K et Mme Q C, M. D P et Mme AE W, M. B et Mme AF I, M. A et Mme S U, M. AB G et Mme X E, le premier nommé ayant la qualité de représentant unique pour l'application de l'article R. 751-3 du code de justice administrative, représentés par Me Bouzerda, demandent au tribunal :

1°) d'annuler l'arrêté du 9 juin 2022 par lequel le maire de Genas a délivré à M. O un permis de construire portant sur la réalisation d'une maison individuelle sur un terrain situé 6 rue Molière ;

2°) de mettre à la charge de la commune de Genas une somme de 2 000 euros à leur verser à chacun au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.

Ils soutiennent que :

- ils disposent d'un intérêt leur donnant qualité pour agir dès lors qu'ils sont voisins immédiats du projet et que l'autorisation accordée est de nature à affecter directement les conditions d'occupation et d'utilisation de leur bien, notamment en terme de nuisances et d'accès à leur propriété ;

- leur requête n'est pas tardive ;

- l'arrêté attaqué a été pris par une autorité incompétente, faute de justifier d'une délégation de signature au bénéfice du signataire de cet arrêté ou d'une absence ou d'un empêchement du maire ;

- le dossier de demande de permis de construire est insuffisant s'agissant de la présentation de l'état initial du terrain et de ses abords ainsi que de l'absence de précisions sur les démolitions envisagées ; il ne comporte aucune information relative aux modalités de desserte du terrain d'assiette du projet ; les pièces du dossier n'ont pas permis au service instructeur d'apprécier le projet de construction dans son entièreté et son insertion dans l'environnement ;

- le projet de construction méconnaît la vocation de la zone Ue, qui est une zone urbaine destinée à l'habitat individuel dans un quartier aéré et arboré ;

- il méconnaît l'article 2.3.1 du règlement du plan local d'urbanisme applicable à la zone Ue dès lors que le dossier de demande de permis de construire ne précise pas le coefficient de biotope applicable par surface ;

- il méconnaît l'article 2.3.2 du règlement du plan local d'urbanisme applicable à la zone Ue dès lors qu'il ne précise pas les caractéristiques des plantations prévues ;

- il méconnaît l'article 2.4 du règlement du plan local d'urbanisme applicable à la zone Ue dès lors qu'il ne comporte aucune indication sur les conditions d'aménagement des places de stationnement ;

- il méconnaît l'article 3.1.1 des dispositions du règlement du plan local d'urbanisme dès lors qu'il ne comporte aucun accès direct à la voie publique, l'accès créé débouchant sur un chemin privé indivis ;

- cet accès méconnaît les clauses contractuelles du lotissement ;

- le projet méconnaît l'article 3.2.1 des dispositions du règlement du plan local d'urbanisme dès lors qu'il ne précise pas les conditions de raccordement du projet au réseau d'assainissement des eaux usées et que le projet a pour effet d'augmenter le volume des eaux usées à traiter du lotissement.

Par un mémoire en défense, enregistré le 7 septembre 2022, la commune de Genas, représentée par la SELAS Charrel et associés, conclut au rejet de la requête et à ce que soit mis à la charge des requérants le versement d'une somme de 3 000 euros sur le fondement de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.

Elle soutient qu'aucun des moyens soulevés par les requérants n'est fondé.

Par un mémoire en défense, enregistré le 18 novembre 2022, M. H O, représenté par Me Benabdessadok, conclut au rejet de la requête et à ce que la somme de 2 500 euros soit mise à la charge de chaque requérant sur le fondement de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.

Il soutient qu'aucun des moyens soulevés par les requérants n'est fondé.

Par ordonnance du 16 janvier 2024, la clôture de l'instruction a été fixée au 19 février 2024.

Vu les autres pièces du dossier.

Vu :

- le code général des collectivités territoriales ;

- le code de l'urbanisme ;

- le code de justice administrative.

Les parties ont été régulièrement averties du jour de l'audience.

Ont été entendus au cours de l'audience publique :

- le rapport de Mme R,

- les conclusions de M. Bodin-Hullin, rapporteur public,

- les observations de Me Discours, représentant les requérants,

- les observations de Me Quiviger, substituant la SELAS Charrel et associés, représentant la commune de Genas,

- et les observations de Me Benabdessadok, représentant M. O.

Considérant ce qui suit :

1. Par un arrêté du 9 juin 2022, le maire de Genas a délivré à M. O un permis de construire portant sur la réalisation d'une maison individuelle sur un terrain situé 6 rue Molière. Par la présente requête, M. T et autres requérants demandent au tribunal d'annuler cet arrêté.

Sur les conclusions à fin d'annulation :

2. En premier lieu, d'une part, aux termes de l'article L. 422-1 du code de l'urbanisme : " L'autorité compétente pour délivrer le permis de construire () est : / a) Le maire, au nom de la commune, dans les communes qui se sont dotées d'un plan local d'urbanisme ou d'un document d'urbanisme en tenant lieu, () ". D'autre part, aux termes de l'article L. 2122-18 du code général des collectivités territoriales : " Le maire est seul chargé de l'administration, mais il peut, sous sa surveillance et sa responsabilité, déléguer par arrêté une partie de ses fonctions à un ou plusieurs de ses adjoints et à des membres du conseil municipal. () ".

3. L'arrêté attaqué a été signé par M. J, 2ème adjoint au maire en charge de l'urbanisme, qui disposait d'une délégation de signature, accordée par arrêté du maire de Genas du 29 mai 2020 dans le domaine de l'urbanisme, afin de signer, notamment, les autorisations d'occupation des sols. Dans ces conditions, alors que les requérants ne contestent pas le caractère exécutoire de cet arrêté, le moyen tiré de l'incompétence du signataire de l'arrêté litigieux doit être écarté.

4. En deuxième lieu, aux termes de l'article R. 431-8 du code de l'urbanisme : " Le projet architectural comprend une notice précisant : / 1° L'état initial du terrain et de ses abords indiquant, s'il y a lieu, les constructions, la végétation et les éléments paysagers existants ; / 2° Les partis retenus pour assurer l'insertion du projet dans son environnement et la prise en compte des paysages, faisant apparaître, en fonction des caractéristiques du projet : / a) L'aménagement du terrain, en indiquant ce qui est modifié ou supprimé ; / b) L'implantation, l'organisation, la composition et le volume des constructions nouvelles, notamment par rapport aux constructions ou paysages avoisinants ; () / f) L'organisation et l'aménagement des accès au terrain, aux constructions et aux aires de stationnement. ". Aux termes de l'article R. 431-9 du même code : " Le projet architectural comprend également un plan de masse des constructions à édifier ou à modifier coté dans les trois dimensions. Ce plan de masse fait apparaître les travaux extérieurs aux constructions, les plantations maintenues, supprimées ou créées et, le cas échéant, les constructions existantes dont le maintien est prévu. () / Lorsque le terrain n'est pas directement desservi par une voie ouverte à la circulation publique, le plan de masse indique l'emplacement et les caractéristiques de la servitude de passage permettant d'y accéder. / () ". Et aux termes de l'article R. 431-10 de ce code : " Le projet architectural comprend également : () / c) Un document graphique permettant d'apprécier l'insertion du projet de construction par rapport aux constructions avoisinantes et aux paysages, son impact visuel ainsi que le traitement des accès et du terrain ; / d) Deux documents photographiques permettant de situer le terrain respectivement dans l'environnement proche et, sauf si le demandeur justifie qu'aucune photographie de loin n'est possible, dans le paysage lointain. Les points et les angles des prises de vue sont reportés sur le plan de situation et le plan de masse. ".

5. La circonstance que le dossier de demande d'autorisation d'urbanisme ne comporterait pas l'ensemble des documents exigés par les dispositions du code de l'urbanisme, ou que les documents produits seraient insuffisants, imprécis ou comporteraient des inexactitudes, n'est susceptible d'entacher d'illégalité le permis de construire qui a été accordé que dans le cas où les omissions, inexactitudes ou insuffisances entachant le dossier ont été de nature à fausser l'appréciation portée par l'autorité administrative sur la conformité du projet à la réglementation applicable.

6. Le dossier de demande de permis de construire comporte notamment un plan des démolitions, lequel fait apparaître la terrasse, la piscine et l'abri en bois à démolir. La notice présente quant à elle l'état initial du terrain et de ses abords. En outre, le plan de masse fait apparaître la servitude de passage assurant la desserte du projet et débouchant sur la rue Molière. Enfin, le plan de situation, le document graphique et les différentes photographies transmises ont permis au service instructeur d'apprécier l'insertion du projet dans son environnement. Par suite, le moyen tiré du caractère insuffisant du dossier de demande de permis de construire ne peut qu'être écarté.

7. En troisième lieu, le préambule de la zone Ue du règlement du plan local d'urbanisme de la commune de Genas précise que la zone Ue constitue une zone, construite ou immédiatement constructible, dans laquelle la capacité des équipements permet la réalisation de constructions nouvelles, qui correspond aux extensions urbaines en ordre discontinu et se compose de quartiers aérés et arborés où se succèdent notamment pavillons et jardins. Sa vocation principale est l'habitat individuel de faible densité, mais les équipements collectifs et les activités complémentaires compatibles avec le caractère de la zone sont également admis pour maintenir une mixité des fonctions urbaines.

8. Le projet prévoit, sur une parcelle d'une surface de 579 m², la construction d'une maison individuelle d'une surface de plancher de 139 m². Il ne ressort pas des pièces du dossier que ce projet, qui comprend un espace engazonné et prévoit la plantation de plusieurs arbres, entrerait en contradiction avec la vocation de la zone Ue, dont la vocation principale est l'habitat individuel, ou remettrait en cause ses caractéristiques.

9. En quatrième lieu, aux termes de l'article 2.3.1 du règlement du plan local d'urbanisme applicable à la zone Ue : " En zone Ue : / 25 % de la parcelle devra être sous forme d'espace de pleine terre et planté. / Dans les lotissements, les Z.A.C. ou ensembles d'habitations, ces espaces pourront être traités en mails plantés le long des voies de desserte. / Un coefficient de biotope par surface est fixé à 0,3. ".

10. Si les requérants soutiennent que le dossier de demande de permis de construire ne précise pas le coefficient de biotope par surface décrivant la proportion de surfaces favorables à la biodiversité par rapport à la surface totale de la parcelle, ils n'assortissent pas cette assertion des précisions suffisantes pour en apprécier le bien-fondé, alors qu'au demeurant, le dossier de demande de permis de construire comporte un tableau indiquant l'ensemble des surfaces, le coefficient applicable par surface ainsi que la superficie perméable.

11. En cinquième lieu, aux termes de l'article 2.3.2 du règlement du plan local d'urbanisme applicable à la zone Ue : " Espaces libres et de plantations : / Les espaces de pleine terre doivent être plantés à raison d'un arbre par 100 m². / L'ensemble des plantations (haies de clôtures, arbres de hautes tiges, arbres d'ornements) seront d'essences locales et diversifiées. / Les plantations existantes doivent être maintenues ou remplacées par des plantations indigènes, résistantes aux conditions climatiques et pédologiques. / Les espèces exotiques sont à éviter. () ".

12. Le projet prévoit que les espaces libres seront engazonnés et que des arbres seront plantés à hauteur d'un arbre pour 100 m² de pleine terre. Si le projet ne mentionne pas la nature précise de ces arbres, il n'est pas établi que le dossier de demande serait incomplet. En outre, les dispositions précitées de l'article 2.3.2 préconisent seulement d'éviter les espèces exotiques.

13. En sixième lieu, aux termes de l'article 2.4 du règlement du plan local d'urbanisme applicable à la zone Ue : " () Le stationnement des véhicules doit correspondre aux besoins des constructions et doit être assuré en dehors des voies publiques. Le nombre de places de stationnement requises est différent selon la nature des constructions réalisées. / Les places de stationnement dans les cours seront limitées à un minimum d'emprise au sol et aménagées tout en respectant l'ambiance et le caractère des lieux. () ".

14. La notice du dossier de demande de permis de construire indique qu'est prévue la création d'une place de stationnement dans un garage et de deux places de stationnement non couvertes et non closes. Si les requérants font valoir que le dossier ne comporte aucune indication concernant les conditions d'aménagement de ces places, le plan de masse fait apparaître l'espace gravillonné sur lequel seront implantées les places de stationnement non couvertes. Par ailleurs, il ne ressort pas des pièces du dossier que l'aménagement des places de stationnement ne respecterait pas l'ambiance et le caractère des lieux. Dans ces conditions, les requérants ne sont pas fondés à soutenir que l'arrêté attaqué méconnaît l'article 2.4 du règlement du plan local d'urbanisme applicable à la zone Ue.

15. En septième lieu, aux termes de l'article 3.1.1 du règlement du plan local d'urbanisme applicable à la zone Ue : " L'accès des constructions doit être assuré et aménagé de façon à ne pas présenter de risque pour la sécurité des usagers des voies publiques ou pour celle des personnes utilisant ces accès. Cette sécurité doit être appréciée, compte tenu notamment de la position des accès, de leur configuration ainsi que de la nature et de l'intensité du trafic. / Le nombre des accès sur les voies publiques peut être limité dans l'intérêt de la sécurité. / En particulier, lorsque le terrain est desservi par plusieurs voies, les constructions peuvent n'être autorisées que sous réserve que l'accès soit établi sur la voie où la gêne pour la circulation sera la moindre. Cette gêne sera appréciée notamment en fonction des aménagements qui pourraient être réalisés sur l'une ou l'autre voie. ". Et aux termes de l'article 3.1.2 de ce même règlement : " () Les voies publiques ou privées destinées à accéder aux constructions doivent avoir des caractéristiques techniques adaptées aux usages qu'elles supportent, aux opérations qu'elles doivent desservir et notamment à l'approche du matériel de lutte contre l'incendie, comme aux véhicules de collecte des ordures ménagères. () ".

16. D'une part, les requérants ne peuvent utilement se prévaloir de la méconnaissance de l'article 3.1.1 du règlement du plan local d'urbanisme, qui ne s'applique qu'aux accès débouchant sur des voies publiques, alors que le projet contesté est desservi par une servitude de passage débouchant sur la rue Molière, qui est une impasse privée. D'autre part, cette servitude de passage est précisément représentée sur le plan de masse et il ne ressort pas des pièces du dossier que cette rue serait fermée à la circulation publique. Dans ces conditions, alors que l'accès ainsi créé n'est pas incompatible avec la configuration des lieux et que le permis est délivré sous réserve des droits des tiers, les requérants n'établissent pas que le terrain d'assiette du projet ne serait pas desservi par une voie publique ou privée présentant les caractéristiques techniques adaptées aux usages qu'elle supporte.

17. En huitième lieu, aux termes de l'article L. 442-9 du code de l'urbanisme : " Les règles d'urbanisme contenues dans les documents du lotissement, notamment le règlement, le cahier des charges s'il a été approuvé ou les clauses de nature réglementaire du cahier des charges s'il n'a pas été approuvé, deviennent caduques au terme de dix années à compter de la délivrance de l'autorisation de lotir si, à cette date, le lotissement est couvert par un plan local d'urbanisme ou un document d'urbanisme en tenant lieu. / () ".

18. Il ressort des pièces du dossier que les documents du lotissement ont été approuvés le 14 avril 1969 et que la commune de Genas est couverte par un plan local d'urbanisme depuis plus de dix ans. Dans ces conditions, les requérants ne peuvent utilement se prévaloir des règles d'urbanisme contenues dans les documents du lotissement, ces règles étant devenues caduques en application de l'article L. 442-9 du code de l'urbanisme.

19. En dernier lieu, aux termes de l'article 3.2.1 du règlement du plan local d'urbanisme applicable à la zone Ue : " Assainissement des eaux usées : / Les constructions devront respecter les prescriptions du Schéma Directeur d'Assainissement. / Le raccordement au réseau public d'assainissement est obligatoire, conformément aux dispositions réglementaires en vigueur. / L'évacuation des eaux usées dans ce réseau peut être subordonnée à un traitement spécifique avant la mise à l'égout. / Assainissement des eaux pluviales : / Les projets doivent respecter les dispositions du zonage eaux pluviales du Schéma Directeur d'Assainissement. / Le rejet doit être prévu et adapté au milieu récepteur. / Les réseaux internes aux opérations d'aménagement doivent obligatoirement être de type séparatif. ".

20. Le projet de construction est raccordé au réseau public d'assainissement via une servitude de passage en surface et en tréfonds, laquelle est indiquée sur le plan de masse. D'une part, ainsi qu'il a été exposé au point 19, les requérants ne peuvent utilement se prévaloir des règles d'urbanisme contenues dans les documents du lotissement, ces règles étant devenues caduques en application de l'article L. 442-9 du code de l'urbanisme. D'autre part, ils n'établissent pas que le réseau d'assainissement des eaux usées ne sera pas en capacité d'accueillir le nouveau branchement sollicité, alors que le service gestionnaire du réseau, consulté le 11 mai 2022, n'a émis aucune observation quant à la capacité du réseau. Par suite, le moyen tiré de la méconnaissance de l'article 3.2.1 du règlement du plan local d'urbanisme applicable à la zone Ue ne peut qu'être écarté.

21. Il résulte de ce qui précède que les conclusions à fin d'annulation des requérants doivent être rejetées.

Sur les frais liés à l'instance :

22. Aux termes de l'article L. 761-1 du code de justice administrative : " Dans toutes les instances, le juge condamne la partie tenue aux dépens ou, à défaut, la partie perdante, à payer à l'autre partie la somme qu'il détermine, au titre des frais exposés et non compris dans les dépens. Le juge tient compte de l'équité ou de la situation économique de la partie condamnée. Il peut, même d'office, pour des raisons tirées des mêmes considérations, dire qu'il n'y a pas lieu à cette condamnation. ".

23. Les dispositions précitées font obstacle à ce que soit mise à la charge de la commune de Genas, qui n'est pas la partie perdante dans la présente instance, la somme que demandent les requérants au titre des frais liés au litige. Dans les circonstances de l'espèce, il y a lieu de mettre à la charge des requérants la somme globale de 1 600 euros au profit de chacune des parties défenderesses au titre des frais non compris dans les dépens qu'elles ont exposés.

D E C I D E :

Article 1er : La requête de M. T et autres est rejetée.

Article 2 : M. T et autres verseront la somme globale de 1 600 euros à la commune de Genas.

Article 3 : M. T et autres verseront la somme globale de 1 600 euros à M. O.

Article 4 : Le présent jugement sera notifié à M. AA T, représentant unique des requérants, à la commune de Genas et à M. H O.

Délibéré après l'audience du 5 septembre 2024, à laquelle siégeaient :

M. Jean-Pascal Chenevey, président,

Mme Marine Flechet, première conseillère,

Mme Flore-Marie Jeannot, première conseillère.

Rendu public par mise à disposition au greffe le 19 septembre 2024.

La rapporteure,

F.-M. RLe président,

J.-P. Chenevey

La greffière,

G. Reynaud

La République mande et ordonne à la préfète du Rhône en ce qui la concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.

Pour expédition conforme,

La greffière

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