LogoMeilleurAvocats.fr
AvocatsAssistant IABlogPrix
ConnexionDéposer ma demande

Vous avez un problème juridique ?

Décrivez votre situation en 2 minutes — un avocat spécialisé vous répond sous 24h.

Déposer ma demandeJe suis avocat
Logo MeilleurAvocats.frMeilleurAvocats.fr

Mise en relation avocat–client par l'IA. Gratuit pour les particuliers.

Particuliers

  • Déposer une demande
  • Trouver un avocat
  • Assistant IA gratuit
  • Bibliothèque juridique
  • Guides pratiques
  • Jurisprudence

Avocats

  • Pour les avocats
  • Espace avocat
  • Tarifs et formules
  • Recevoir des leads
  • Programme d'affiliation
  • Contact commercial

Spécialités

  • Droit général
  • Droit du travail
  • Droit de la sécurité sociale et de la protection sociale
  • Droit fiscal et droit douanier
  • Droit de la famille, des personnes et de leur patrimoine
  • Droit immobilier

Légal

  • Mentions légales
  • Confidentialité
  • CGU
  • Cookies
  • Contact

Newsletter juridique hebdomadaire

Décisions clés, évolutions législatives, conseils pratiques — chaque semaine.

© 2026 MeilleurAvocats.fr— KONSEIL SAS. Tous droits réservés.

Mentions légales|Confidentialité|Cookies

BOB★La messagerie française & cryptée pour des échanges confidentiels entre avocats et clients.

En savoir +TéléchargerBOB
AccueilJurisprudence administrativeN° TA69-2205912

Tribunal Administratif de Lyon — Décision N° TA69-2205912

lundi 15 juillet 2024

JuridictionTribunal Administratif de Lyon
SectionTribunal Administratif de Lyon
N° DossierTA69-2205912
TypeDécision
RecoursExcès de pouvoir
PublicationC
Formation2ème chambre
Avocat requérantCHARREL ET ASSOCIES

Texte intégral

Vu la procédure suivante :

Par une requête et un mémoire, enregistrés les 29 juillet 2022 et 15 mars 2023, M. A C, représenté par la SELAS Charrel et associés, demande au tribunal, dans le dernier état de ses écritures :

1°) d'annuler le certificat d'urbanisme du 2 juin 2022 par lequel D de Saint-Alban-Auriolles a déclaré non réalisable l'opération de construction d'une maison individuelle sur un terrain situé impasse du Belvezet ;

2°) d'enjoindre à la commune de Saint-Alban-Auriolles de délivrer le certificat d'urbanisme sollicité dans un délai de quinze jours à compter du jugement à intervenir sous astreinte de 1 000 euros par jour de retard ou, à titre subsidiaire, de réexaminer sa demande dans les mêmes conditions de délai et d'astreinte ;

3°) de mettre à la charge de la commune de Saint-Alban-Auriolles et de l'Etat le versement d'une somme de 2 500 euros au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.

Il soutient que :

- D s'est cru à tort en situation de compétence liée ;

- la décision attaquée est entachée d'une erreur de fait dès lors que le terrain d'assiette du projet est situé dans une zone urbanisée de la commune ;

- elle est entachée d'une erreur de droit au regard de l'article L. 111-3 du code de l'urbanisme, lequel n'exige pas que la construction soit implantée au cœur du village ;

- elle est entachée d'une erreur d'appréciation dès lors que le terrain d'assiette du projet est situé dans une partie du territoire comportant une densité significative de constructions, qu'il est desservi par les réseaux publics et qu'un précédent projet identique a déjà fait l'objet d'une autorisation d'urbanisme.

Par des mémoires en défense, enregistrés les 6 septembre 2022 et 25 janvier 2023, la commune de Saint-Alban-Auriolles, représentée par son maire en exercice, doit être regardée comme concluant à ce qu'il soit fait droit aux conclusions de la requête et à ce que la somme de 3 000 euros soit mise à la charge de l'Etat au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.

Elle soutient que les moyens soulevés par le requérant sont fondés.

Par un mémoire en défense, enregistré le 19 décembre 2022, E de l'Ardèche conclut au rejet de la requête.

Il soutient que les moyens soulevés par le requérant ne sont pas fondés.

La requête a été communiquée à la communauté de communes des Gorges de l'Ardèche qui n'a pas produit d'observations.

Par ordonnance du 16 janvier 2024, la clôture de l'instruction a été fixée au 19 février 2024.

Vu les autres pièces du dossier.

Vu :

- le code de l'urbanisme ;

- le code de justice administrative.

Les parties ont été régulièrement averties du jour de l'audience.

Ont été entendus au cours de l'audience publique :

- le rapport de Mme B,

- et les conclusions de Mme Flechet, rapporteure publique.

Considérant ce qui suit :

1. Le 5 avril 2022, M. C a présenté une demande de certificat d'urbanisme, sur le fondement du b) de l'article L. 410-1 du code de l'urbanisme, pour un projet de construction d'une maison individuelle sur un terrain situé impasse du Belvezet à Saint-Alban-Auriolles, cette demande faisant suite à une première demande déposée le 26 novembre 2021 pour un projet identique, laquelle avait donné lieu à la délivrance d'un certificat d'urbanisme déclarant non réalisable l'opération envisagée. Le 2 juin 2022, D de la commune a délivré un certificat d'urbanisme déclarant non réalisable l'opération de construction d'une maison individuelle ainsi envisagée par M. C. Par la présente requête, M. C demande l'annulation de ce certificat du 2 juin 2022.

Sur les conclusions à fin d'annulation :

2. Aux termes de l'article L. 422-5 du code de l'urbanisme : " Lorsque D ou le président de l'établissement public de coopération intercommunale est compétent, il recueille l'avis conforme du préfet si le projet est situé : / a) Sur une partie du territoire communal non couverte par une carte communale, un plan local d'urbanisme ou un document d'urbanisme en tenant lieu ; () ".

3. D'une part, les dispositions précitées sont relatives aux règles de compétence applicables aux permis de construire, d'aménager et de démolir et aux oppositions aux déclarations préalables de travaux. Ces dispositions, auxquelles ne renvoient pas celles qui sont relatives aux certificats d'urbanisme, ne trouvent donc pas à s'appliquer en l'espèce.

4. D'autre part, D de Saint-Alban-Auriolles a sollicité l'avis des services de l'Etat dès l'instruction de la première demande de certificat d'urbanisme déposée par M. C. Il a ensuite sollicité un réexamen de cette demande après la délivrance d'un premier avis défavorable du préfet de l'Ardèche. Il ressort des pièces du dossier, en particulier du mail du 22 décembre 2021 adressé par D aux services de l'Etat, que D est favorable à un projet de construction d'une maison sur le terrain d'assiette, dès lors que celui-ci est situé dans un secteur qui s'inscrit dans une zone urbanisée de la commune, que le terrain est bordé par une route départementale, une voie communale et une parcelle urbanisée et qu'un permis de construire avait été précédemment délivré pour ce tènement. Les services de la préfecture ont alors répondu qu'ils n'avaient pas la même approche urbanistique que D concernant ce secteur, lequel " semble éloigné du cœur du village et donc à préserver et non à densifier ", ce qui est d'ailleurs cohérent avec le zonage retenu par le plan local d'urbanisme en cours d'élaboration. Ces services ont également précisé que la parcelle cadastrée B n° 1240, laquelle fait partie du terrain d'assiette du projet, est enclavée entre une route départementale, une route communale, une barrière boisée naturelle qu'il convient de préserver et une maison. Si E de l'Ardèche indique en défense que cet avis concerne une autre demande de certificat d'urbanisme, les projets successifs de M. C, qui portent sur la réalisation d'une maison individuelle, sont toutefois sensiblement identiques. Il ressort par ailleurs des termes de la décision attaquée que D a repris le sens de l'avis du préfet de l'Ardèche, quand bien même il ne le vise pas et ne le partage pas. En effet, la commune indique dans ses écritures en défense que " D n'a pas d'autre moyen que de suivre l'avis du préfet ", que " malgré l'insistance de Monsieur D pour donner une suite favorable à la demande d'urbanisme, les services de Monsieur E ont refusé de modifier leur avis par deux fois ", que D " est contraint par l'avis de la direction départementale des territoires sous peine d'être poursuivi soit par le pétitionnaire, soit par la direction départementale des territoires " et que l'on " peut considérer que lorsque la commune est sous le régime du règlement national d'urbanisme, D signe des documents d'urbanisme au nom du préfet ". La commune mentionne par ailleurs, dans ses écritures en réplique, avoir pris acte " de la liberté du maire de se délier des avis consultatifs de M. E lorsqu'il émettra dorénavant un avis défavorable lors de l'instruction des certificats d'urbanisme ". Elle précise enfin que, lors du réexamen de la demande de certificat d'urbanisme litigieuse, D délivrera un certificat d'urbanisme opérationnel positif, conformément aux deux précédents " avis maire " favorables au projet. Dans ces conditions, le requérant est fondé à soutenir qu'en délivrant le certificat d'urbanisme litigieux, D s'est cru, à tort, en situation de compétence liée du fait de l'avis défavorable rendu par E de l'Ardèche. Par suite, le moyen tiré d'une erreur de droit doit être accueilli.

5. Pour l'application de l'article L. 600-4-1 du code de l'urbanisme, aucun autre moyen n'est de nature à entraîner l'annulation de la décision en litige.

6. Il résulte de ce qui précède que M. C est fondé à demander l'annulation du certificat d'urbanisme du 2 juin 2022.

Sur les conclusions à fin d'injonction et d'astreinte :

7. Aux termes de l'article L. 911-2 du même code : " Lorsque sa décision implique nécessairement qu'une personne morale de droit public ou un organisme de droit privé chargé de la gestion d'un service public prenne à nouveau une décision après une nouvelle instruction, la juridiction, saisie de conclusions en ce sens, prescrit, par la même décision juridictionnelle, que cette nouvelle décision doit intervenir dans un délai déterminé. () ".

8. L'annulation du certificat d'urbanisme attaqué n'implique pas que soit délivré à M. C un certificat d'urbanisme positif. En revanche, cette annulation implique nécessairement que D de Saint-Alban-Auriolles délivre à l'intéressé un nouveau certificat d'urbanisme, dans un délai de deux mois à compter de la notification du présent jugement. Il n'y a pas lieu d'assortir cette injonction d'une astreinte.

Sur les frais liés à l'instance :

9. Dans les circonstances de l'espèce, il n'y a pas lieu de mettre à la charge de la commune de Saint-Alban-Auriolles et de l'Etat la somme que demande M. C au titre des frais exposés et non compris dans les dépens. Les dispositions de l'article L. 761-1 du code de justice administrative font obstacle à ce qu'une somme soit versée par l'Etat à la commune de Saint-Alban-Auriolles, partie perdante, au titre des frais exposés et non compris dans les dépens.

D E C I D E :

Article 1er : Le certificat d'urbanisme du 2 juin 2022 est annulé.

Article 2 : Il est enjoint au maire de Saint-Alban-Auriolles de délivrer à M. C un nouveau certificat d'urbanisme, dans un délai de deux mois à compter de la date de notification du présent jugement.

Article 3 : Le surplus des conclusions de la requête est rejeté.

Article 4 : Les conclusions présentées par la commune de Saint-Alban-Auriolles sur le fondement de l'article L. 761-1 du code de justice administrative sont rejetées.

Article 5 : Le présent jugement sera notifié à M. A C, à la commune de Saint-Alban-Auriolles, à l'Etat et à la communauté de communes des Gorges de l'Ardèche.

Délibéré après l'audience du 4 juillet 2024, à laquelle siégeaient :

M. Jean-Pascal Chenevey, président,

Mme Flore-Marie Jeannot, première conseillère,

Mme Marie Chapard, conseillère.

Rendu public par mise à disposition au greffe le 15 juillet 2024.

La rapporteure,

F.-M. BLe président,

J.-P. Chenevey

La greffière,

A. Baviera

La République mande et ordonne à la préfète de l'Ardèche en ce qui la concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.

Pour expédition conforme,

La greffière

Décisions similaires

TA13Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608292

Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. A... contre l'arrêté du préfet des Hautes-Alpes du 5 mai 2026 prolongeant son assignation à résidence. Le requérant invoquait une atteinte disproportionnée à sa liberté d'aller et venir et une méconnaissance de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et de l'article 3-1 de la Convention internationale des droits de l'enfant. Le tribunal a jugé que les contraintes horaires imposées (présence au domicile de 14h à 17h) n'étaient pas disproportionnées, faute de preuves suffisantes de leur incompatibilité avec le suivi scolaire de sa belle-fille. La décision s'appuie sur les articles L. 731-1 et R. 733-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.

01/06/2026

TA13Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608430

Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant égyptien, contestant un arrêté préfectoral du 14 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. La juridiction a estimé que l'arrêté était suffisamment motivé et ne méconnaissait pas les articles L. 612-6 et L. 612-10 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA), le préfet ayant examiné les critères légaux. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, y compris la demande d'aide juridictionnelle provisoire et de communication du dossier.

01/06/2026

TA13Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608432

Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant sénégalais, contestant un arrêté préfectoral du 15 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. Le tribunal a jugé que l'arrêté était suffisamment motivé et que la situation personnelle du requérant avait été examinée, notamment son maintien irrégulier après expiration de son visa. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, sur la base des articles L. 613-1, L. 612-2, L. 612-6 et L. 721-4 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.

01/06/2026

TA13Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2607881

Le Tribunal administratif de Marseille, statuant en référé sur le fondement de l’article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de suspension de l’arrêté du sous-préfet d’Istres du 7 avril 2026 mettant en demeure M. et Mme A... de quitter leur logement à Vitrolles. La requête a été jugée irrecevable car elle n’était pas accompagnée de la copie intégrale de la décision contestée, en méconnaissance des exigences procédurales. En conséquence, le juge a appliqué l’article L. 522-3 du même code pour rejeter la requête sans instruction ni audience, et a refusé l’admission provisoire à l’aide juridictionnelle.

01/06/2026

← Retour aux décisions